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Plus Belle La Vie : Manon Bresch nous présente sa vision de Thérèse, son personnage

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Manon,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Votre personnage dans « Plus Belle la vie » vit en ce moment une intrigue amoureuse. Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ces derniers mois ?

 

Effectivement, depuis cet été, on m’a plus vue dans cette intrigue. On a quitté le lycée, on devient adulte. Il faut trouver ce que nos personnages vont devenir, ce qu’ils vont faire comme métier, comme études. L’aventure que Thérèse vit lui permet aussi de se débrider un petit peu et d’ouvrir le champ des possibles. Cette intrigue permet de voir plus de choses de ce personnage et de montrer aussi aux gens qui s’identifient à Thérèse qu’on peut faire quelques conneries et tenter des choses qui vont nous servir pour les choix d’après.

 

Le fait que le tournage se déroule en décors extérieurs a-t-il joué sur votre interprétation ? Est-ce que cela a nécessité quelques adaptations ou le ressenti est-il exactement le même ?

 

Le rythme en studio est assez effréné. En extérieur, les réalisateurs ont plus de temps. Ce sont de nouveaux rapports avec les équipes techniques. J’ai tourné dans une villa exceptionnelle, tout était propice à me permettre de donner le meilleur de moi-même. Dans cette production, je crois que la seule chose qui peut différencier les tournages est le travail en amont sur le texte, avec ton coéquipier. C’est plutôt de ce côté-là que se joue la différence, davantage que sur les décors extérieurs/intérieurs.

 

 

En terme de rythme, avez-vous trouvé des petites astuces pour être tout à fait disponible et à l’écoute pour le réalisateur et l’équipe technique ?

 

Je suis un peu façonnée au monde « Plus Belle de vie ». C’est ma plus belle expérience de vie et ma première réelle expérience de plateau, mis à part un petit rôle dans « Clem ». Je suis habituée à ce rythme. C’est plutôt lorsque j’arrive sur d’autres plateaux, sur TF1 ou France 4, que je dois m’adapter, notamment aux temps d’attente (sourire). J’ai été rodée à enquiller, que ce soit au niveau des mémorisations de textes, de l’accès à la concentration en plateau, etc…

 

Pour revenir sur votre personnage de Thérèse, quelles sont les prochaines thématiques qui vont être développées autour d’elle, ou celles que vous souhaiteriez voir aborder ?

 

Honnêtement je n’ai aucune idée de ce qui va se dérouler, on ne m’en a pas encore informée. Mais j’aimerais qu’elle touche à la politique, à la vie de la ville. Je pense que ce serait important de montrer aux jeunes que tu peux aller tôt vers ce genre d’actions. Je trouve cela sympathique à souligner et, autour de moi, ce sont des énergies qui manquent. J’ai beaucoup de connaissances qui font de l’économie ou de l’humanitaire mais j’en ai peu qui s’engagent dans la vie de leur quartier ou de leur ville.

 

Plus en lien avec mes activités actuelles, on a laissé Thérèse avec ses ambitions de stylistes. Pourquoi ne pas aller vers ce qui ressort du métier d’« influenceur »… Ce nouveau métier est en pleine expansion. Il pourrait être intéressant de développer son parcours vers les métiers du web via cette passerelle mode.

 

 

La série cartonne depuis 14 ans. Pour vous qui êtes plus récente dans l’aventure, qu’est-ce qui explique la fidélité des spectateurs ?

 

Ça raconte leur vie, tout simplement ! Les gens se reconnaissent dans nos personnages, dans les évènements qui se déroulent. C’est une série très terre-à-terre. « Plus Belle la vie » rime aussi avec famille, souvenirs collectifs, il y a une union autour de cette série. Mais, oui, je crois que c’est avant tout parce que les spectateurs peuvent se retrouver à travers nous.

 

En parallèle de « Plus Belle la vie », quels sont vos autres projets ?

 

En comédie, je suis actuellement sur France 4 dans une série qui s’appelle « Des jours meilleurs » qui est en diffusion en ce moment.

 

Bientôt un rôle pour TF1 autour de l’environnement scolaire : « Le jour où j’ai brûlé mon cœur », autour d’une magnifique histoire vraie. Nous avons terminé de tourner cet été. Ce sera diffusé normalement en 2019.

 

Aussi un autre petit rôle dans une série OCS, que j’ai intégrée il y a peu.

 

 

Grâce à la fidélité des personnes qui suivent « Plus Belle la vie », je me permets de partager ma passion autour de la mode, mes styles etc… je ne suis pas sur du blogging mais plutôt dans du partage d’inspirations, de looks. J’ai la chance de pouvoir commencer à travailler avec des marques françaises, qui me font confiance, avec lesquelles j’espère grandir.

 

Ce fut un plaisir, Manon, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Grant Lawrens nous parle de César, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grant,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

Votre personnage sur « Plus belle la vie », César, a fini ses années lycée pour intégrer GreenTech. Comment avez-vous vécu, à titre personnel, ce changement ? Comment l’avez-vous interpréter en termes de jeu et d’interprétation ?

 

Cela m’a beaucoup intéressé car ce changement fait sortir le personnage de son cadre habituel, il quitte le lycée pour le milieu de l’entreprise. Du coup, il y a des rapports d’entreprise à traiter, des rapports de compétitivité notamment, là il est mis en concurrence dans une boîte. Avec ce qui se passe dans l’histoire, on arrive à trouver de nouvelles pistes pour le personnage, de nouveaux aspects, on se permet de creuser un peu plus loin.

 

 

En termes de diffusion pour GreenTech, nous n’en sommes qu’au début. Est-ce que le fait de jouer avec des partenaires qui n’intervenaient pas dans le cadre du lycée vous a impacté ?

 

Je joue avec Emma et avec Serge, que je connaissais tout de même un peu, pour avoir joué avec eux précédemment. Mais il y a de nouveaux personnages, comme celui d’Elodie ou de Cerise. J’ai plus tourné avec des personnages avec lesquels je n’avais pas l’habitude de tourner. C’était l’occasion de créer de nouvelles complicités, de s’adapter.

 

 

Le personnage de César est assez compliqué, pas nécessairement appréciable. Est-ce que vous aimeriez accentuer ce côté du personnage ou, au contraire, souhaiteriez-vous qu’on découvre une autre facette plus positive ?

 

Je crois que cette facette est intéressante. Nous avons eu l’occasion de nuancer et il faut continuer selon l’intrigue. Mais c’est aussi ce qui est à défendre : il est égoïste, compétiteur, il peut être très mauvais, parfois même machiavélique, prêt à tout. C’est quelque chose qui me plaît beaucoup à jouer.

 

 

Avez-vous des sources particulières d’inspiration, pour perfectionner votre jeu ?

 

Je n’ai pas le sentiment de m’inspirer particulièrement d’un personnage d’un film ou d’une autre série. Je le traite dans sa singularité, je le ramène à moi. Je ne me suis pas inspiré, j’ai fait avec ce qui me venait d’après le texte.

 

 

Est-ce qu’au-delà de la connaissance du texte, il y a une préparation particulière en amont, pour être aussi disponible que possible sur le plateau ?

 

La particularité de cette série est qu’on tourne très vite, nous n’avons pas de répétition avant, le travail de comédien à la table qu’on est censé avoir pour s’imprégner de la scène, du personnage, est très limité. Une fois qu’on a appris le texte et qu’on cherche des pistes, il faut aller sur le plateau. Tout est cadré, les déplacements sont déjà prévus, une fois en action, on obtient souvent des choses très différentes de ce qu’on aurait pu imaginer. Il faut être très malléable. Il faut connaitre le texte sur le bout des doigts et il faut être capable de fondamentalement changer le ton ou l’émotion : garder sa mobilité et être capable de changer son fusil d’épaule au cours de la scène. La réactivité est importante.

 

 

Avant votre arrivée à GreenTech, les spectateurs vous connaissaient un peu moins. Est-ce que, par la suite, vous aimeriez garder cette présence, voir être encore plus présent qu’actuellement ?

 

Tant que le rôle est intéressant, ça me donne envie de tourner, j’ai vraiment le souhait de jouer. Je m’adapte au rythme qui est demandé mais tant que ça me plaît, je suis présent.

 

 

La série existe depuis 14 ans, elle fait toujours d’excellentes audiences. Vous qui êtes plus récent dans la série (trois années), comment expliquez-vous ce succès qui ne se dément pas ?

 

Je dirais que le succès est lié à l’aspect quotidien du feuilleton. Comme il y a un épisode tous les soirs depuis des années, cela crée une fiction en parallèle de la vie. Le fait qu’il y a ait tout le temps du neuf, que ce soit toujours en suspens est attractif. Il n’y a pas besoin d’attendre des mois et des mois pour avoir la suite. Une grosse quantité de fiction est fournie. Je crois que ce qui fait le succès, c’est la récurrence et le fait qu’il y ait beaucoup de contenu.

 

Bien sûr, tout le monde se dépasse, tout le monde travaille à tous les postes, se creuse la tête, fait le maximum avec les contraintes qui sont imparties car faire 25 minutes dans la journée est une contrainte énorme.  Il faut donc savoir faire les bons choix, les bons sacrifices au bon endroit.

 

 

Pour un jeune comédien, cela doit être une bonne école ?

 

C’est une excellente école. J’ai beaucoup plus appris qu’en étant dans une école de théâtre parce que nous devons faire avec des contraintes réelles que nous n’avons pas dans un cours, où on peut travailler des mois une scène, avec différents partenaires, avec différentes mises en scène, où on a le temps d’y revenir, de réfléchir au texte très longtemps…

 

Dans « Plus Belle la vie », ce sont les contraintes de textes, de temps, de mise en scène qui orientent notre travail. Ça oblige à bien connaître le texte, à rester concentrer… Je crois que si l’on arrive à travailler dans ces contraintes de temps et de rigueur, après, sur les autres tournages, ça deviendra très agréable parce qu’on aura le temps d’explorer un peu le personnage.

 

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à faire mon métier, tant que je le peux : je vis de mon rêve, tant que je peux poursuivre, je suis heureux.

 

Merci Grant pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Enola Righi et Jules Fabre évoquent la série et leur personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour à tous les deux,

 

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

Enola Righi (ER) et Jules Fabre (JF), vous avez rejoint « Plus Belle la vie » il y a quelques mois. Comment avez-vous vécu votre arrivée dans cette belle série ?

 

JF : C’est très impressionnant au début. Tu rencontres tout-à-coup plein de gens que tu vois à la télé depuis 14 ans et, en même temps, des personnes qui arrivent sur la série comme toi. Au bout d’un moment, tu commences à te sentir chez toi. A ce moment-là, tu te libères, tu peux faire quelque chose de plus détendu.

 

ER : Pour ma part, c’était une série que je connaissais assez peu, en fait. C’est un univers que j’ai découvert et c’est vrai que c’est spécial car tout va toujours très vite. Il faut prendre le temps de s’adapter.

 

JF : C’est un tournage qui fait beaucoup de minutes par jour, 25, c’est énorme en fait. Il faut tenir le rythme ! C’est une excellente école. Quand tu tournes sur « Plus Belle la vie », tu vas sur un autre tournage, tu es efficace!

 

Après ces quelques mois, est-ce que vous êtes plutôt à l’aise, est-ce que vous avez trouvé le rythme, des petites astuces personnelles pour supporter cette cadence ?

 

ER : Nous travaillons ensemble avec Jules Fabre depuis maintenant un an, nous avons eu le temps de nous connaître, nous savons comment fonctionne l’autre et nous arrivons à avancer beaucoup plus vite qu’au début.

 

 

JF : Il faut réussir à trouver ses automatismes. De façon plus personnelle, j’ai trouvé ma façon de fonctionner. Par exemple, je n’ai pas besoin de connaître mes textes longtemps à l’avance, je les répète beaucoup juste avant et, de cette façon, je gagne en spontanéité. Certaines scènes vont demander plus de travail, auquel cas je potasse un peu avant. Nous prenons aussi beaucoup de plaisir avec Enola parce que nous arrivons à intégrer de l’improvisation. Quand nous faisons des scènes à deux et que nous sommes en forme, nous arrivons à trouver un petit quelque chose qui fait que la scène vit vraiment.

 

Depuis ces quelques mois d’aventure, vos personnages sont passés par de nombreuses émotions, sur des sujets parfois assez lourds, notamment à propos de la famille. Avez-vous été à l’aise avec ces thèmes-là ?

 

ER : C’est un sujet que je ne connaissais pas. Mais je crois que ça s’est fait facilement parce qu’on est très aidé, nous avons des coachs, des gens qui sont là pour nous aiguiller sur le type d’émotions que l’on doit faire passer. Cette intrigue n’a pas été si difficile à jouer. Au début, on s’inquiète un peu du rendu et où cela va nous mener mais, en réalité, ça se fait bien.

 

JF : J’ai l’impression qu’en fait, quand on instaure quelque chose sur la longueur, il n’y a pas vraiment d’adaptation. Les scénaristes écrivent assez bien pour que ça se fasse logiquement et que ça coule de source. Il n’y a pas besoin d’interprétation, il suffit de jouer.

 

Pour la suite, sans tout dévoiler, quels sont les thèmes qui vous concerneront ?

 

JF : On va avoir une histoire de famille…

 

ER : … à laquelle on ne s’attend pas ! On commence à la tourner mi-octobre.

 

JF : Pour l’instant, on est sur la fin de l’intrigue de lycée.

 

ER : J’ai adoré cette intrigue !

 

JF : Je tiens à faire une grosse dédicace à l’équipe du lycée, avec qui on s’est beaucoup amusé !

 

ER : Nous avons passé de très bons moments tous ensemble. Les passages de rire étaient sincères.

 

 

Quels sujets souhaiteriez-vous voir abordés par la suite ? Avez-vous des envies particulières?

 

JF : Très logiquement, on va aller vers un Théo plus adulte, je pense que ce serait très intéressant de le voir rentrer dans le milieu professionnel par exemple ou prendre plus de responsabilités. De toute façon, je fais totalement confiance à l’écriture de « Plus Belle la vie », qui parvient toujours à nous surprendre, d’autant que les textes nous arrivent au fur et à mesure.

 

ER : Lorsque l’on commence une intrigue, nous ne connaissons jamais la fin !

 

La série cartonne depuis 14 ans, qu’est-ce qui, selon vous, fait que ce succès dure ?

 

ER : C’est la famille. Je pense que les gens ont pris l’habitude de regarder tous les soirs, les lieux changent, tout le monde peut s’identifier à quelqu’un.

 

JF : On parle d’un vrai quotidien. La série prend des risques sur les thèmes abordés, par exemple la sexualité d’Antoine, de Clara… Ce n’est pas que de la discussion. Il y a des moments de vie de tous les jours et puis il y a des choses plus importantes, des prises de partie.

 

ER : Ils traitent à la fois des sujets légers et plus lourds.

 

 

A titre plus personnel, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

JF : J’aimerai faire ce métier toute ma vie.

 

ER : C’est un beau métier.

 

JF : … Pouvoir en vivre.

 

ER : Oui et j’espère que, si je vais sur d’autres tournages, ça se passera aussi bien.

 

Merci à tous les deux pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Jules Vallauri évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jules,

 

C’est un réel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

 

Jules, vous êtes actuellement en phase de développement d’un court métrage qui s’appelle « Funérailles ». Comment présenteriez-vous ce projet ?

 

C’est un film de tension psychologique. Comme son nom l’indique, ça se passe lors d’un enterrement, qui n’est qu’un prétexte pour mettre en scène les retrouvailles d’un père et de son fils. Le père décide d’aller aux funérailles de son ex-femme et il y retrouve son fils. Tous les deux sont dans la voiture quelques minutes avant les obsèques. Alors que ces retrouvailles pourraient être sous l’augure de la réconciliation, ce sont les rancœurs qui vont refaire surface. Le fils, toujours meurtri, va avoir une explication avec son père. Il y a toujours ce fil rouge de la cérémonie qui va commencer et dont se sert le père pour esquiver la confrontation.

 

Je partage l’affiche avec mon partenaire, qui est une personne remarquable : Julian Ciais. Je l’ai rencontré lors d’un casting.

 

 

Quel est votre rôle précisément dans ce projet ?

 

J’ai signé le scénario et j’y joue le rôle du père. J’ai voulu m’entourer d’une équipe professionnelle, et notamment d’un réalisateur, Alban Sapin, pour éviter de tomber dans l’écueil de beaucoup d’acteurs, pour leurs premières créations audio-visuelles, qui écrivent, jouent et réalisent en même temps. Pour un rôle aussi conséquent, je voulais le confort de n’être que d’un côté de la caméra. J’ai pu me consacrer exclusivement au jeu et me départir des soucis techniques.

 

J’avais envie d’interpréter un rôle qu’on ne me donne pas en général. Souvent, on me propose des choses plus légères. Là, j’avais envie de toucher à des émotions profondes et personnelles. Ayant écrit la trame, j’y ai mis une part de moi et de mon vécu. C’est une thématique que j’aime aborder.

 

 

Où en est actuellement votre projet ?

 

Il est en phase de développement. Nous avons organisé, au centre culturel de la maison de MAI, une projection publique, qui a reçu un chaleureux accueil. Avec la collaboration d’Alban Sapin, nous allons présenter le film sur des plateformes de festivals.

 

C’est un format assez court qui peut plaire. De plus, je compte m’en servir aussi comme d’une bande démo.

 

 

Vous évoquiez votre rencontre avec votre partenaire : Julian Caïs. Pouvez-vous nous développer un peu les raisons de ce casting ?

 

J’ai rencontré Julian Caïs lors des essais pour un film « Les drapeaux de papier » de Nathan Ambrosioni, dont le film a été présenté à Cannes. Ce film a été tourné à Nice cet hiver. Guillaume Gouix incarnait le rôle principal, on retrouvait également Alysson Paradis. J’y jouais le directeur d’un établissement de restauration, qui va rencontrer des difficultés suite à l’embauche de Guillaume Bouix. Julian Caïs y interprétait un des salariés.

 

Lors du tournage, tandis que j’étais en pré-casting pour le rôle du fils dans « Funérailles », je lui ai soumis le script, qu’il a adoré. Avec Alban Sapin, on lui a fait passer des essais et avons définis qu’il était le plus à même d’interpréter le rôle. Je suis très content de sa performance dans le film.

 

C’est un petit baroudeur, il a toujours des rôles de casseurs, de cascadeurs. Dans le court métrage, il n’est pas du tout dans le physique. C’était avant tout une performance d’acteur.

 

 

Dans quel type de rôle vous voit-on d’habitude ? Vous évoquiez tout à l’heure des choses plus légères…

 

On me voit beaucoup dans le rôle du Méditerranéen, souvent un peu blagueur. Quoique dans « Plus belle la vie », j’ai interprété un homme plus dur, assez acariâtre, antipathique, borné, psychorigide. Il a cependant évolué et mis à nu certaines fragilités. J’ai apprécié de pouvoir incarner ce personnage parce qu’à chaque séquence, il révélait de nouvelles couleurs. Pour autant, c’est un personnage assez léger, on ne peut pas mettre autant d’intensité, du fait du ton général de la série.

 

Souvent, dans les séries, à moins d’avoir un rôle principal, il est difficile sur un tournage d’un jour ou deux jours d’insuffler une continuité et une évolution à un personnage et d’y mettre des couleurs différentes. Dans « Plus belle la vie », le fait d’être semi-récurrent, c’est-à-dire d’intervenir sur deux mois environ, m’a permis tout de même de dérouler davantage la personnalité de mon rôle.

 

Les équipes techniques et le réalisateur tournent en permanence sur cette série. Il doit y avoir une dizaine de réalisateurs en travail. Pour ma part, j’ai eu la chance d’être dirigé par le réalisateur historique de la chaine, qui est une personne d’une grande gentillesse.

 

 

Le fait de tourner dans une série, dans les conditions évoquées, représente-t-il un exercice particulier pour un comédien ?

 

Chaque fois, les conditions artistiques sont différentes, que ce soit au niveau des techniciens ou des réalisateurs. Selon les personnalités dominantes sur le plateau, ça donne des énergies complètement différentes. Après, cela reste une machine très bien huilée, tout est chronométré à la minute près, très rares sont les débordements. Tout est fait pour que la pression monte au fur et à mesure, du moment où le taxi vient nous chercher, au maquillage, puis à l’habillage… jusqu’à l’arrivée sur le plateau. Ça tient de la cérémonie, comme si on montait sur un ring.

 

C’est toujours intéressant de travailler sur ces projets car les scénaristes sont obligés d’être novateurs au regard de la concurrence de TF1 et de France 2. Ils ont notamment réussi à parler d’homosexualité et même de transgenre à 20h30. En termes de scénarios et de créativité, ils sont à l’affût des moindres nouveautés qui peuvent être porteuses. Par exemple, l’entreprise pour laquelle je travaille dans la série, GreenTech, évoque le côté écologique…

 

Les personnes âgées qui constituaient l’essentiel de l’audience il y a 15 ans regardent beaucoup moins la télé et, grâce aux réseaux de distribution, les jeunes se sont de plus en plus intéressés par cette série. Dès lors, on fait entrer de plus en plus de jeunes acteurs dans le programme, qui apportent une véritable modernité. Les scénaristes s’attachent aussi à réécrire les scénarios et à tourner rapidement en fonction de l’actualité, c’est une réactivité que n’ont pas forcément les autres séries.

 

 

Et est-ce que cette rapidité et cette sensibilité à l’actualité permet à l’acteur d’être plus libre ?

 

Je crois que l’essentiel du travail d’acteur est de proposer et le réalisateur dispose. A chaque rôle, je suggère des idées. Même sur « Plus belle la vie », j’ai pu proposer quelque chose. Normalement, sur ces formats-là, il n’y a pas de place pour l’improvisation.

 

Isabelle Huppert disait : « Mon métier de comédienne consiste à trouver un espace de liberté dans le carcan laissé par le metteur en scène ». Je suis en accord avec cette affirmation. Dans le détail des déplacements, des répliques, des postures, des intonations, des costumes, des décors qui sont imposés, il faut trouver une marge de créativité… et rapidement ! Parce que, sur une série, vous avez rarement plus de 3 prises !

 

Je trouve que c’est une excellente école.

 

 

« Plus Belle la vie » est-elle votre seule expérience de série ?

 

Non, quelques temps plus tard, j’ai été pris sur une autre série, « Caïn », sur France 2, bien implantée. Cette fois-ci, j’incarnais un militaire. Il y a eu un renouvellement de casting : Bruno Debrandt, l’acteur principal, a eu envie de faire évoluer sa carrière et changer de registre. Julian Baumgartner a brillamment repris le rôle. J’ai eu la chance de travailler avec lui, sous les traits de son cousin germain, ainsi qu’avec Victoria Abril et Andréa Ferréol.

 

Ici, les techniques de travail sont différentes car il y a un seul réalisateur depuis le début. Tout le monde a l’habitude de travailler ensemble. On est davantage dans l’artisanat, la répétition, la découverte des lieux aussi puisqu’ils font tout pour tourner en extérieur : j’étais notamment dans un château, un vignoble. Cela suppose aussi que les techniciens s’approprient le lieu et l’éclairage. Dans ce genre de projet, il y a de l’attente, le rythme est fondamentalement différent. Il est également plus loisible de faire des propositions. Quant aux acteurs, ils sont beaucoup plus présents sur le plateau en dehors de leurs scènes et plus accessibles. L’ambiance est plus conviviale.

 

Pour la petite histoire, j’ai aussi retrouvé une ancienne collègue : Diane Robert de « Studio Sud », avec Séverine Ferrer et Tomer Sisley. Nous avions enregistré un 45 Tours ensemble. Cela m’a permis également de jouer à nouveau à Marseille, ville que je redécouvre avec un immense plaisir.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De récolter les fruits du travail de cet été justement. Je vais d’abord m’atteler à la promotion de « Funérailles ». Nous aurons ensuite la diffusion de « Caïn ».

 

Je vais aussi suivre l’évolution de divers projets sur lesquels j’ai travaillé, notamment un long métrage qui a été présenté à Cannes dans la quinzaine des réalisateurs : « Joueurs » de Marie Monge avec Tahar Rahim. Egalement un rôle intéressant dans un court métrage « Dix » de Franck Villette, au sujet de la prévention, qui, après la sélection de Cannes, a eu une sélection au Festival gay et lesbien de Tokyo. Enfin, je viens de réaliser cette fois mon premier court métrage, que j'ai également écrit, "Bang Bang", pour le Nikon Festival.

 

Merci Jules pour cette agréable discussion !

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Mélissa Silveira nous présente Sam, son personnage dans Plus Belle la Vie !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélissa,

 

Quel joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

Vous interprétez actuellement le personnage de Sam, sur France 3, dans la série à succès « Plus Belle la Vie ». Comment la présenteriez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est marrant, je ne sais pas si je dois dire « je » ou « Sam »...Sam est, je pense, une jeune femme qui se retrouve en prison car personne n’a jamais cru en elle, même pas elle et encore moins ses parents. Et puis il fallait bien qu'elle s'en sorte comme elle pouvait. Etre quelqu’un dans la cité et se faire respecter, ça nous amène souvent à faire des conneries. Au fond, Sam n’est pas méchante mais il faut pas la chercher. C’est difficile de ne pas céder à ses impulsions quand on a grandit en colère.

 

 

Quand j'ai reçu les informations sur mon personnage pour le casting, on m'avait dit que Sam est en prison parce qu'elle a été la nourrice d'un dealer de drogue qui était son copain. Donc elle s'est retrouvée derrière les barreaux par amour, comme beaucoup de femmes en prison d’ailleurs.

 

Comment vous êtes-vous appropriée ensuite l’interprétation de votre personnage ? Quelles ont été, justement, vos sources d'inspiration ?

 

Je me suis inspirée de mon passé. J’ai grandi en banlieue parisienne, j’étais un vrai garçon manqué jusqu’à la fin du collège et la reine de la baston à la récré. Je savais me faire respecter. Quand j'avais quatorze-quinze ans, je portais des dickies que j'achetais taille 52 pour que ça fasse baggys. Je me cuttais le sourcil au rasoir avec ma cousine pour avoir la cicatrice en mode bad girl. On se prenait pour des ouf. On prenait le RER B direction Châtelet les halles et on embrouillait les meufs qui osait nous regarder dans les yeux et d’autres petites conneries…

Pour l’univers carcéral, j’ai regardé beaucoup de reportages. Je suis fan de la série « Orange is the new black » et, avant de tourner, j'ai regardé en deux nuits la saison 6 de cette série.

 

 

Face au rythme soutenu sur le plateau, quelle a été votre méthodologie de travail en amont, pour ensuite être disponible et efficace  ?

 

J'arrivais la veille à l'hôtel et j’adorais poser toutes les feuilles sur mon lit, comme ça j’avais une vue d’ensemble.. Je l'avais évidemment déjà appris par cœur, au mot près, sinon je n'aurais pas pu travailler. Le tournage va tellement vite, surtout en studio. Donc, plus on connaît son texte et plus on a travaillé en amont, plus on assure sur le tournage. En arrivant en dilettante, on peut être sûr qu'avec le trac, ça ne le ferait pas.

 

J'ai aussi pu changer quelques mots. Sam devait dire, en parlant de son compagnon, « Je l'aime ». Moi qui ai grandie en banlieue, je sais que les gens y ont trop de pudeur pour dire cela. Au mieux, ils disent « je le kiffe » et, encore, c'est déjà un grand mot.

 

Vous avez tourné pendant plusieurs jours, à des périodes différentes. Au fur et à mesure, avez-vous réussi à vous approprier différemment le personnage et les conditions de tournage ?

 

En fait, j'aimais bien aller tôt au HMC pour m'habiller tôt. J'ai quand même un sacré look et le fait de le porter en amont m'aidait à m'imprégner de mon personnage.  Pour l'anecdote, après avoir tourné, dans le train du retour j'étais encore Sam dans ma tête et dans l’attitude, les gens me regardaient bizarrement, surtout en première classe :) Pareil pour aller au casting à Paris, je marchais dans les rues de quartiers chics habillée en Sam, les dames cachaient leur sac à main, j'avais le pas assuré « en mode faut pas me chercher » donc les gens me laissaient passer en se poussant, ils avaient limite peur. C'était trop drôle.

 

 

A l'écran, avez-vous participé du coup au choix vestimentaire  ?

 

Pas pour la coiffure :) On a essayé plus d'une dizaine de tenues avec la costumière. Le résultat final a été validé par sa chef et j'ai eu la chance d'avoir mon mot à dire.

 

Sur le tournage, quel est votre meilleur souvenir  à la Belle de Mai ?

 

Le soleil de Marseille déjà ! Les rencontres humaines. Dès mon arrivée, ils ont eu la gentillesse de me faire visiter les studios. L'équipe est géniale et à l’écoute. Que ce soit par l’équipe technique ou les acteurs, j’ai été accueillie d'une très belle façon. Mon meilleur souvenir est justement le souvenir global de mon accueil. Il n'a pas d’ego, il n'y a pas de star. Même si certains, comme Cécilia Hornus avec qui j'ai tournée, sont là depuis le début, tous sont super sympas et bienveillants.

 

Pour la suite, si Sam revient de façon plus régulière, comment aimeriez-vous la voir évoluer ?

 

C'est une bonne question. Il est déjà vrai que j'aimerais la voir évoluer. J’imagine bien Blanche lui tendre la main pour l'aider puisqu'elle l'avait déjà soutenue pour écrire sa lettre d'amour à son copain. Peut-être qu'elle pourrait aller plus loin pour la changer, lui montrer qu’elle a de la valeur. Peut être que l’atelier d’écriture va donner envie à Sam de commencer des études et d’espérer une vie meilleure. Souvent, quand des gens sont en marge de la société, c'est parce qu'ils sont isolés. Qui sait, peut-être que Sam pourrait sortir de prison et se transformer complètement ?

 

 

Sam pourrait devenir une femme. J’avoue que je serais pas contre un relooking :) Pour l'instant, elle est en révolte et n’assume pas sa féminité, trop de pudeur et de blocages. Je pense qu'elle a été victime de beaucoup d'injustices, que ce soit à la maison, dans la rue ou à l‘école et que son agressivité est sa manière à elle de s’affirmer et d’exister. Blanche pourrait l’aider à trouver une autre manière d’exister…

 

Ou alors peut-être va-t-elle rester en prison et devenir encore pire ? Perdre le peu d’innocence et d’espoir qui lui reste, en restant derrière les barreaux. Elle pourrait devenir, avec les années, de plus en plus coriace et s’imposer comme leader auprès des taulardes. Une sorte de chef de gang sans pitié.

 

Pour terminer, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à suivre, bien sûr, la série mais aussi votre arche et votre intrigue ?

 

« Plus Belle la Vie » parle toujours de sujets de société. C'est, par exemple, la première série française à avoir parlé des transgenres et à être allée aussi loin. Je pense que l'incarcération des femmes en prison est un sujet important dont on ne parle pas souvent.

 

Merci, Mélissa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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