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Camille Remy nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Camille,

C'est une vraie joie de vous retrouver pour ce nouvel échange  !

 

Depuis le 1er octobre, au moins jusqu'à 19 novembre, on peut vous retrouver sur scène, chaque lundi soir, pour « Le cri du corps ». Au théâtre Darius Milhaud, avec Léa Richard et Holly Khan. Pour commencer et poser un peu le cadre, comment présentez-vous et décrivez-vous ce spectacle ?

C'est un spectacle que je trouve fascinant. Mon avis est très arrêté et peut être un peu biaisé car je l'avais déjà vu en tant que spectatrice. Je l'avais trouvé très prenant, c'était très bien joué et très touchant. On y parle d'une femme, Georgia, la figure du mythe de Médée. Son parcours de femme blessée est retracé, on y parle de ses angoisses, ses espoirs, ses désillusions et ses questionnements face à sa situation amoureuse et familiale qui va s'avérer très compliquée.

On y aborde des thèmes variés, l'amour, la trahison, la maternité. Dans la pièce, les trois personnes au plateau, que ce soit la musicienne ou les deux comédiennes, interprétons toutes le même personnage, ce qui est très riche. Nous jouons toutes des facettes et des moments de la vie de Georgia différents.

Quel moment de sa vie jouez-vous ?

Je suis le moment de sa fin, je connais toute l'histoire avant même que le public l'apprenne. Une des Georgia vit les événements en directs, et l'autre, que j'interprète, les vit par le souvenir, en sachant la conclusion dramatique de l'aventure.

Pour autant, je suis présente dès le début mais nous sommes toutes dans des états différents. Je suis dans un état de « dénouement » - vidée et détruite - et j'ai déjà vécu ce qui va se passer. Alors que l'autre comédienne, Léa, est dans un état du tout début, donc beaucoup plus enjouée, vive et heureuse. 

Selon vous, qu'est-ce qui peut plaire aux spectateurs dans ce spectacle ?

La richesse de ce trio, je pense, fait résonner une même voix. Je trouve cela hyper beau parce que, très vite, on comprend qu'il n'y a finalement qu'un seul personnage. En plus, c'est bien écrit, en prose. C'est touchant car on va droit au but, c’est une écriture ancrée dans le réel, presque quotidienne même, fluide. On s'identifie vite à ce personnage et on comprend le cheminement de cette femme qui s'avère être quelqu'un de très instable et profondément malheureuse, qui va aller jusqu'à faire des actes désastreux pour elle comme pour les autres. Mais on entend sa souffrance et son dilemme intérieur, ce qui se passe dans son corps. Ce sont une colère, une rage et une tristesse tellement immenses que ça se voit même corporellement.

Ajoutons que la mise en scène est très intelligente. Avec peu de choses, on s'imagine tous les endroits : chaque élément du décor est finement choisi, tout est essentiel et participe à une symbolique. On voyage très bien d’un lieu à un autre, tout est très fluide, tout est symbolique et, pourtant, les images sont terriblement fortes. Ce qui rend la pièce parfois même un peu violente dans les images et, surtout, dans ce que l'on ressent. Cela fonctionne très bien, quelque chose nous revient à la figure alors que ce n'était pas forcément prémédité et que ça arrive sans artifice.

Holly, le troisième personnage, est musicienne. Quelle valeur ajoutée cela apporte-t-il au spectacle ?

Cela apporte du corps à l'ensemble et donne tout son sens à la pièce. C’est un spectacle inenvisageable sans la musique, elle fait partie intégrante de la création. L'émotion passe par le texte, par les comédiennes mais la musique d’Holly et son improvisation selon ses ressentis accompagnent nos émotions et les amplifient. La voir en live est magnifique. C’est vraiment un personnage à part entière, elle fait partie de la mise en scène, on la voit en même temps que nous, elle évolue avec nous, nous sommes un trio. Elle a une formation de comédienne aussi donc elle reçoit les informations et les émotions à la fois comme une musicienne mais aussi en tant que une comédienne. Elle joue alors en fonction de ce qui se passe. C'est très fort pour le spectateur et c'est aussi incroyable pour les comédiennes car cela nous permet d'extérioriser d'autres choses. Parfois, grâce à elle, on peut découvrir d'autres enjeux d'une représentation à une autre.

Pour voir la bande annonce du spectacle qui rend compte de l’atmosphère générale, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=XH2HCDOGKKI&frags=pl%2Cwn

Vous le disiez, vous avez eu la chance de voir cette pièce en tant que spectatrice. Vous en êtes-vous inspirée pour votre interprétation ? Ou, à l'inverse, avez-vous cherché une touche plus personnelle ?

Je l'ai vue en juillet 2017 et j'ai commencé à travailler un an plus tard. Entre temps, j’ai donc pu oublier un peu le jeu de la comédienne précédente. J'ai également refusé de voir la captation pour trouver mon identité propre et ma place. En plus, on s'est rendu compte, au fur et à mesure du travail, que mes énergies et mon interprétation sont bien différentes de ce qui était proposé précédemment, ce qui permet d’ouvrir de nouvelles possibilités, d’explorer d’autres horizons. La pièce reste la même mais nous offrons une nouvelle version, interprétation.

En parallèle, vous êtes en développement d'une deuxième compagnie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette autre aventure artistique ?

Nous avons créé, toujours avec Léa, la compagnie « Les p’tites grenouilles », qui a vu le jour en mai dernier. Elle a pour vocation de faire principalement des spectacles jeune publics mais pas uniquement car nous avons aussi d'autres envies.

La première création est un spectacle bilingue, français et anglais, pour les enfants « Give me five ». C'est une sorte de quête initiatique et interactive, avec un personnage principal qui s'appelle Zoé, qui reçoit un cadeau de sa correspondante anglaise. Pour l'ouvrir, il lui faut un code secret que l'on arrive à obtenir qu'en se rendant dans «  The wonderful english world  ». Différentes étapes et aventures doivent y être passées, grâce à l'aide des enfants, leur vocabulaire et ce que l'on va leur apprendre. Les clés obtenues permettent ensuite l'ouverture du trésor. C'est un chouette spectacle, qui allie pédagogique, culture anglaise, et divertissement ! Pour retrouver toutes les informations de cette compagnie et de ce spectacle, vous pouvez visiter notre site internet : www.lesptitesgrenouilles.com !

 

Merci Camille pour cette agréable interview !

Crédits photos : Si Garner

Publié dans Théâtre

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Demain Nous Appartient : Samira Lachhab évoque Leila, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Samira,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

L’aventure « Demain nous appartient » a commencé il y a maintenant 16 mois. Les téléspectateurs sont fidèles au rendez-vous. C’est un beau challenge pour vous, pour TF1, à cette heure de diffusion. Qu’est-ce qui explique la fidélité du public ?

Là où je peux trouver une explication, c’est que lorsque nous jouons les scènes, nous ressentons des choses tellement intenses, en retranscrivant ce que l’on vit, que je crois que cela peut toucher le téléspectateur. Sans compter que l’on entre un peu chez lui tous les soirs. Je crois qu’à la diffusion, on peut sans doute ressentir ce que nous nous vivons en interne. Nous prenons plaisir à jouer, les émotions sont vraiment jouées, les rires sont vraiment joués, je ne peux pas moi-même l’expliquer, nous sommes sur un petit nuage.


 

Est-ce que le fait d’être sur TF1 à une heure de grande écoute modifie votre façon de vous adresser au public ?

Oui, absolument. Puisque ce sont des quotidiennes, qui sont écrites au fur et à mesure, nous découvrons les choses petit à petit. Tous les jours, c’est un challenge. C’est un rythme assez rapide, forcément puisque c’est une quotidienne. On ne s’ennuie pas avec l’équipe. Il y a beaucoup de séquences à tourner, avec de nombreux personnages.

C’est vrai que, dans le cadre d’un tournage normal, nous avons des lectures, on modifie éventuellement des éléments de texte, on vérifie les costumes etc… avant le tournage. Dans « Demain nous appartient » tout peut changer en permanence. D’un instant à l’autre, nous pouvons jouer une scène fondamentalement différente. Nous sommes sans arrêt dans la surprise.


 

Au bout de ces 16 mois, avez-vous trouvé votre propre rythme, vos astuces en amont pour être ensuite à l’écoute du réalisateur sur le plateau ?

J’ai envie de dire que, déjà, il faut connaître le personnage par cœur. Pour ce qui est du texte, je crois qu’il faut se l’approprier. Ce n’est pas si compliqué…

Si, bien sûr, quand on joue des émotions fortes pendant longtemps, ça devient difficile, mais dans ces cas-là nous avons toute l’équipe, le sport, la possibilité de voir notre famille, de prendre du temps pour nous et nous ressourcer etc…

En général, c’est assez fluide, on se comprend. Pour l’instant tout va bien.


 

Vous disiez que vous connaissez maintenant assez bien votre personnage. Comment le présenteriez-vous ?

Leïla, au départ, a vécu un deuil assez dramatique : son fils. Elle s’est noyée dans le travail. Elle s’entend très bien avec ses collègues de boulot. Elle est importante, elle remonte le moral des troupes, mais elle est très mystérieuse, elle se confie rarement. On sent que c’est une femme forte, qui aime sa famille, très unie, à laquelle elle tient beaucoup. C’est vraiment la mama. Depuis la perte de son fils, elle a encore plus resserré les liens familiaux avec ses filles notamment.

Maintenant elle devient plus femme, c’est différent. Elle perd un peu pied. On connaissait la mère de famille, désormais on découvre un peu la femme.


 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Est-ce que vous retrouvez des traits de votre personnalité dans ce personnage ?

Il peut y avoir des similarités parfois, mais je ne dirais pas lesquelles ! (rire)


 

Êtes-vous amenée à faire des propositions aux scénaristes ou aux équipes techniques, des suggestions de thèmes qui vous tiennent à cœur ?

Nous sommes très à l’écoute les uns des autres. En général, on ne ma que rarement dit non. Bien sûr, cela reste des petites nuances, on ne cherche pas à influer sur les intrigues. Mais nous avons des auteurs avec lesquels nous pouvons communiquer, qui sont présents dans les studios. On a la possibilité d’aller les voir pour se faire éclaircir des points, pour nous aider à prendre du recul. Nous sommes très bien entourés.


 

Pour la suite, auriez-vous des sujets que vous souhaiteriez défendre au travers de votre personnage ou de son entourage ?

J’espère qu’elle va pouvoir retrouver son groupe de parole relatif aux violences faites aux femmes. Je trouve que c’est intéressant. Puis arrive cette histoire chaotique qu’elle est en train de vivre, qui montre autre chose. Pour le moment, je suis ravie de ce qui se passe, notamment de cette histoire chaotique qui permet de montrer autre chose que son côté infirmière, un peu pansement.

J’espère bien entendu qu’elle continuera à vivre beaucoup de choses différentes.


 

Nous parlions de ce rythme important, et du fait qu’il faille aussi prendre du temps pour soi. Est-ce que pour autant, ça vous laisse l’opportunité de travailler sur d’autres envies artistiques ?

Oui, il est vrai que lorsqu’on a la chance de travailler sur un tel projet, on s’y investit. Pour la suite, je donne ma langue au chat !


 

Très simplement que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure « DNA » ?

Que ça perdure et qu’on s’amuse toujours autant. Nous nous entendons tous bien et nous sommes heureux de jouer ensemble. Nous sommes un peu comme une bande de copains.

Ce fut un plaisir, Samira, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Alexandre Brasseur dresse le bilan de ses premiers mois dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Alexandre,

 

C'est un plaisir d'effectuer cet entretien avec vous !

 

« Demain nous appartient » a été lancé il y a un an et 4 mois, c’est devenu un rendez-vous. D’après vous, qu’est-ce qui explique cette fidélité des spectateurs ?

 

Je crois que la série est très addictive, de par sa construction scénaristique. C’est une série qui est très libre, qui nous permet des intrigues policières puissantes, des histoires d’amour, des histoires déchirantes, des histoires de meurtres… la vie en plus fort. Forcément, les gens s’y retrouvent. Nous avons la chance d’avoir une galerie de personnages divers et variés, avec des caractères forts, vers lesquels on a envie de se projeter.

 

Sur la forme plus que sur le fond maintenant, nous avons également un format de 26 minutes, qui me semble parfaitement adapté aux réalités du monde d’aujourd’hui, pour une consommation facile et rapide de la fiction. « DNA » vous pouvez le regarder sur votre iPhone le matin avec d’aller bosser en replay, c’est gratuit.

 

 

Pendant ces 16 mois, votre personnage a fait beaucoup de choses : comment l’avez-vous vu grandir et évoluer ?

 

Je ne fais pas trop de psychologie par rapport à tout cela, je joue les choses telles qu’on me les présente. Je n’aime pas trop savoir à l’avance ce qui va se passer. J’ai eu la chance d’être très gâté comme acteur, en ayant des choses très diverses à jouer : des histoires familiales profondes, des émotions fortes. C’est aussi la force de cette série : les enjeux forts.

 

J’ai juste traversé avec beaucoup de joie ce qui était proposé. On a beaucoup de travail, il faut tenir le choc. Mais si vous êtes bien organisé et bien en forme physiquement, c’est une super expérience.

 

 

Justement, vous parlez d’organisation, est-ce que vous avez une préparation en amont spécifique ?

 

Oui, j’ai ma méthodologie de travail. Je crois qu’il faut utiliser cette faculté fondamentale de l’homme qui est l’adaptation. Vous savez, ce dont vous avez besoin pour avancer, c’est à vous ensuite de l’adapter. J’ai fait des modifications dans ma méthode de travail, de façon à répondre au cahier des charges « DNA ».


 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Vous évoquez le fait que vous avez été gâté par les scénaristes, est-ce que vous êtes amené à échanger avec eux, à faire des propositions, ou au contraire est-ce que vous préférez découvrir les évolutions du script ?

 

J’aime découvrir. On a évoqué un moment l’ostréiculture. C’était une idée que j’ai eue et eux aussi. Mais je n’ai pas vocation à venir leur soumettre des idées sans cesse, même si on échange volontiers. Je les laisse faire, ils n’ont pas besoin de moi (sourire).

 

 

Pour autant, y a-t-il des thèmes que vous aimeriez voir défendre à travers votre personnage ?

 

Du moment que nous ne sommes pas gnangnan et qu’on garde du conflit, je suis content. Le conflit fait avancer la dramaturgie donc il est nécessaire. J’aime bien les scènes de conflit, à titre personnel.

 

 

Ce rythme intense de tournage vous laisse-t-il le temps d’envisager autre chose ?

 

Pour l’instant, non. J’étais très centré sur ça. Même si j’ai fait un seul en scène et suis parti en tournée jusqu’en février dernier. J’ai aussi tourné pour France 3 dans « La Stagiaire ». Mais je suis quand même très focalisé sur « Demain nous appartient ».

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure DNA ?

 

Je crois qu’il faut nous souhaiter que ça continue, qu’il y ait toujours cette ambiance, qu’on ne perde rien en humanité et en qualité. Nous faisons de belles audiences en ce moment, si les gens sont en plus au rendez-vous, c’est formidable.

 

Merci, Alexandre, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Clémence Camus évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d'effectuer cet entretien avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne et danseuse. Si nous revenons à la genèse, qu’est-ce qui vous a donné l'envie de faire ce métier ?

J’ai commencé toute petite, par la danse, à 3 ans. Cela fait donc 24 ans que je pratique cet art ! Ma mère et ma sœur en avaient déjà fait. J’ai tout de suite accroché. A 10 ans, je disais déjà que je serai danseuse. J’ai alors entrepris de passer des concours. A 13 ans, j’ai été prise au Conservatoire de Montpellier, dans lequel j’ai appris durant une dizaine d’années. J’ai alors suivi un parcours de Sport-études.

Après le BAC, je voulais continuer des études. Je me suis inscrite à la faculté, en économie, mais 6 mois après, j’ai décroché un contrat à l’opéra de Montpellier, dans une production lyrique, « Traviata ». J’ai enchaîné deux à trois contrats. J’ai alors décidé de me consacrer à 100 % à la danse et je suis montée à Paris, en me laissant 3 ans pour percer. Nous sommes 8 ans plus tard. Je travaille souvent à l’Opéra de Paris dans des productions lyriques et dans d’autres compagnies.

Est venue à moi la comédie, via des rencontres, lors de productions de danse. Certains metteurs en scène m’ont encouragée. J’ai alors commencé par des castings relatifs à la danse et je me suis lancée complètement. J’ai démarré par la figuration. Puis, je me suis formée, j’ai fait mon réseau de directeur de casting.

J’en suis arrivée à une grosse transition l’année dernière. C’est très compliqué en France d’être à la fois danseuse et comédienne. Ça faisait déjà 4 ans qu’on pouvait me voir au cinéma mais, dans la tête des gens, j’étais toujours perçue comme une danseuse. Alors, j’ai arrêté de communiquer sur la danse et j’ai fait un stage de comédienne avec le Collectif du libre acteur, Sébastien Bonnabel.

D’un point de vue artistique, qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

Je suis heureuse parce que chaque jour est différent. Je n’ai jamais rêvé par exemple d’être danseuse étoile à l’Opéra, à cause de la régularité des journées. Dans ma vie actuellement, je vais faire une prise pour «  Les mystères de l’amour  » et, le lendemain, je vais faire un spectacle de danse indienne avec la compagnie Mojgan’arts. C’est vraiment cette variété qui m’épanouit. Je ne pourrais pas me lever tous les matins et faire la même chose.

Retrouvez-vous des liens entre les différentes disciplines que vous pratiquez ? Est-ce que votre expérience de danseuse vous aide sur les plateaux par exemple ?

Bien sûr, notamment la notion d’espace. Lorsqu’il y a des placements très précis par exemple, c’est le quotidien d’une danseuse, donc c’est quelque chose que je vais faire très facilement. Le fait aussi d’avoir un regard périphérique me permet de capter des consignes de jeu dans mon champ de vision pendant que je joue. De même la concentration. C’est sûr aussi que j’ai une aisance dans le corps qui m’aide énormément.

Maintenant que je suis dans la comédie, je me rends compte que ce que j’aimais dans la danse était d’interpréter des rôles. Je n’ai jamais été une grande technicienne, mais c’était ma présence sur scène qui faisait ma force … je dansais comme une comédienne en fait ! J’interprète, je fais passer des émotions.

Sur l’ensemble de votre parcours, y a-t-il un moment plus que les autres que vous retenez ?

Il n’y a pas un seul moment mais pleins ! Je crois que ce qui m’a donné envie de tenter la comédie est cet instant où j’étais à l’Opéra National de Montpellier, sur une production lyrique. Au cours des répétitions, il a fallu interpréter la douleur. En aparté, le chorégraphe et son assistant sont venus me parler et s’étonner que je ne fasse pas davantage de comédie. Je crois que ça a été l’élément déclencheur.

En termes d’actualité, on va pouvoir vous retrouvez à partir de mi-octobre sur TMC, dans « Les mystères de l’amour ». Que dire de ce nouveau rôle ?

Pour la petite histoire, j’avais passé le casting pour la série mais dans un autre rôle pour lequel je n’ai pas été prise ! J’ai été recontactée par la suite pour jouer une policière, ce qui m’a fait très plaisir car j’avais très envie d’en interpréter une. Cette «  flickette  » vient du sud, elle est en remplacement.

Sur le tournage, j’ai apprécié la bienveillance et l’empathie. J’ai aussi aimé le rythme, tout tourne très vite, les séquences sont très rapides, deux prises maximum. Il faut être hyper réactif et investi : cela me paraît être un merveilleux entraînement.

Le fait qu’il y ait plusieurs réalisateurs qui travaillent avec leur propre staff m’a aussi apporté car j’ai dû m’adapter tout de suite à deux équipes totalement différentes. Ça m’a permis de tout le temps être en éveil, c’était presque troublant. Quelque part, en une seule expérience, j’en ai eu deux !

En parallèle de cela, quels sont vos autres projets artistiques et, pour la suite, vos envies ?

Je continue toujours la danse. Je tourne avec différentes compagnies, notamment en événementiel. J’espère ne jamais avoir à arrêter cette partie là.

Pour ce qui est des envies, j’ai envie de jouer plus. Donc, j’ai beaucoup de réseau à faire. Aujourd’hui, tant que je joue, tous les rôles me conviennent, tout est bon à explorer. Ce qui me plaît, c’est d’expérimenter au maximum.

J’espère une grande carrière de comédienne et faire valoir ma pluridisciplinarité.

Merci, Clémence, pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Sam : Natacha Lindinger nous donne son point de vue sur la nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

© Julien CAUVIN / AUTHENTIC PROD / TF1

 

Bonjour Natacha,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Sam est atteinte, dans cette saison 3, d’un cancer du sein. Comment avez-vous abordé cette problématique ?

 

Je ne l’ai pas préparé, je crois que les gens subissent le cancer. J’ai joué les scènes exactement comme quelqu’un qui l’apprendrait et qui aurait à le vivre. Je trouvais ça très bien qu’on en parle, parce que malheureusement c’est quelque chose de plus en plus présent. Je trouvais d’autant plus intéressant que nous sommes dans un téléfilm qui est avant tout une comédie, avec un personnage Rock and Roll… tout ça a un peu décalé les choses. De plus, c’était abordé de façon assez réaliste, ce que je trouvais essentiel, car même si Sam est ce qu’elle est, il était important de ne pas en faire un truc loufoque.

 

Il y a eu des moments de tournage un peu violents, notamment la scène de la mammographie : vous avez 30 personnes autour de vous, premier jour de tournage, le sein écrasé entre deux plaques…Pour le reste c’était juste un rôle.

 

 

Ça nous fait découvrir une autre facette de Sam, plus vulnérable. Comment avez-vous appréhendé ce nouvel aspect de sa personnalité ?

 

Je crois que j’étais ravie d’avoir cela à jouer, parce qu’elle ne change pas radicalement. Cependant, elle se fragilise, elle est obligée de se poser des questions sur la vie, la mort, la sexualité, le corps, le mensonge, le silence, la maladie… Ça donne autre chose à jouer qu’à la saison précédente. Ça me permet de me renouveler.

 

 

Sam a beaucoup de mal à le dire à ses proches. Pourquoi, selon vous ?

 

Elle le nie. Au début, elle se dit qu’elle va le soigner dans le silence. Elle se dit qu’en se taisant, elle restera désirable, que les gens continueront à lui rentrer dedans sans pitié, qu’elle n’inquiètera pas ses enfants… Et puis elle cherche à se persuader qu’elle va très bien. Comme lors de la saison précédente, où sa mère mourrait et où elle mettait deux jours à se dire qu’elle était peut-être triste. 

 

C’est sa façon de faire, qui est étrange et brutale, parce que le nier et après se le prendre, c’est difficile.

 

 

L’un des moments très forts, c’est lorsqu’elle s’apprête à le dire lors d’un repas de famille…

 

Oui, c’est une très jolie scène.

 

 

En parallèle de ses problèmes de santé, elle va s’investir de plus en plus dans une classe hors norme…

 

Oui, au début, elle ne croit pas au projet et pense qu’on met beaucoup d’énergie pour certains élèves en particulier, et qu’on n’aide pas beaucoup les enfants normaux de sa classe qui galèrent. Ça l’agace un peu cette classe « étoile ». Puis, elle s’y fait.

 

 

Elle a un peu un rôle de psychologue finalement auprès des enfants ?

 

Un peu oui, elle est à l’écoute comme une copine adulte, comme une marraine. Elle bouscule, sans le côté rigide d’un CPE ou d’une directrice.

 

 

Un mot sur ses relations avec les hommes, est-ce fini avec Xavier ?

 

Je crois qu’elle ne le sait pas non plus ! Et Xavier non plus. C’est comme un meilleur ami sexué : on essaye de voir ailleurs mais il y a toujours quelque chose qui nous rapproche. Et puis, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut aussi, une vie de couple ou non… C’est le bordel dans sa tête (rires).

 

 

Que pensez-vous de l’arrivée des nouvelles recrues ?

 

Je trouve cela très bien, le sang neuf est formidable. Ça nous oblige à ne pas être dans le « ronron », à nous renouveler.

 

Merci pour toutes vos réponses Natacha !

Publié dans Télévision

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Sam : Michael Cohen se projette sur la troisième saison de la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Julien CAUVIN / AUTHENTIC PROD / TF1

 

Bonjour Michael,

 

Quel plaisir de pouvoir nous entretenir avec vous !

 

Nous en sommes à la saison 3 de « Sam » prochainement diffusée, et la saison 4 est en préparation. Pourquoi, d’après vous, les spectateurs sont toujours aussi fidèles à ce programme ?

 

Je pense que c’est une série qui touche tout le monde, les jeunes, les collégiens, les lycéens, ceux qui sortent du bac et qui regardent ça avec leur recul, et bien sûr les adultes, les parents. C’est une série qui parle de beaucoup de choses, avec un spectre assez large : de la difficulté d’être parent, tout en travaillant, de la difficulté de pouvoir accompagner les élèves dans le cadre de l’éducation nationale… Le personnage de Sam s’intéresse aux élèves, au cas par cas, ce qui manque dans l’éducation nationale. J’ai toujours pensé qu’une scolarité réussie, c’était un professeur qui avait compris qui vous étiez. Je crois qu’on rêverait tous d’avoir un professeur comme Sam.

 

 

Quels sont les sujets auxquels sera confronté votre personnage dans cette saison 3 ?

 

A la fin de la saison 2, Sam et Raphael vont enfin laisser aller leur désir mutuel. Ils étaient comme chiens et chats et tout à coup, ils se lancent.

 

Donc, au début de la saison, ils sont amants, tout en ayant leur vie respective, notamment mon personnage qui est marié. Ils se cachent. Ils pensent qu’ils ne seront qu’amants, mais ils sont en réalité tellement connectés l’un à l’autre qu’ils vont tomber amoureux et qu’ils vont vouloir vivre leur amour au grand jour. Mon personnage va quitter sa femme, et à ce moment-là il apprend que Sam est atteinte du cancer du sein. Raphael vit avec sa femme handicapée depuis plus de 20 ans, il s’en occupe et, pour lui, c’est normal. Il va avoir la même réaction avec Sam. Ce qui est assez joli dans l’écriture et la réalisation, c’est que c’est Sam qui ne va pas supporter d’être un fardeau. Du coup, elle va le rejeter. Lui pense qu’elle sera plus forte accompagnée, et elle, au contraire, croit qu’elle en sera affaiblie.

 

Sam n’est jamais dans le pathos, elle ne se plaint pas. Mais la maladie est quand même là et leur désir aussi.

 

 

Par rapport à votre personnage, avez-vous eu besoin de convoquer des sources d’inspiration pour interpréter votre rôle ?

 

Ce qui est agréable dans les séries, c’est de jouer un personnage qu’on connait. Il ne change pas mais il évolue: dans la saison 2 il se protège beaucoup, il envoie souvent balader les gens pour mettre une distance et puis, dans la saison 3, il va se laisser aller et perdre un peu de sa « coolitude », de son flegme, parce qu’il tombe vraiment amoureux et va s’opposer à un mur. Il y a quelque chose d’un peu douloureux qui va ressortir chez ce personnage.

 

Il y a aussi une petite rivalité avec Xavier qui va être assez drôle.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous aborder certains thèmes, au travers de votre personnage ?

 

Rester dans cette continuité. Je joue un prof que j’aurais adoré avoir. Les retours des jeunes me touchent beaucoup. Bien que ce soit une fiction, j’adore l’idée d’être ce prof dont on rêve, qui est à la fois très cool et strict quand il faut être, qui parle avec les élèves pendant la récréation, qui leur donne des livres particuliers à lire, qui leur fait faire des choses à certains et pas à d’autres, qui ne les prend pas pour des enfants, qui les responsabilise…

 

 

Que peut-on vous souhaiter dans la suite de cette aventure ?

 

D’être heureux !

 

Merci Michael pour toutes vos réponses !

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Sam : Charlotte Gaccio revient pour nous sur l'évolution de son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Julien CAUVIN / AUTHENTIC PROD / TF1

 

Bonjour Charlotte,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Nous en sommes à la saison 3 de « Sam », la saison 4 est déjà en réflexion… d’après vous qu’est-ce qui explique le succès de ce programme ?

 

Je crois que Sam est un personnage tellement iconoclaste qu’on a envie de voir à quel point elle peut aller loin! Je pense que c’est son côté rebelle qui attire.

 

 

Si on s’intéresse à votre personnage, quelles sont les nouvelles thématiques qui vont être abordées au cours de cette saison 3 ?

 

Dans cette saison, Aurélie évolue, elle prend confiance en elle. Ça commençait à se voir avec l’épisode de la piscine à la fin de la saison 2.

 

Elle va se retrouver confrontée à un problème dans son couple, et se fâcher avec Sam. Ce n’est pas le point fort d’Aurélie, la confrontation ! C’était d’ailleurs un moment particulier à jouer de devoir se disputer avec Sam, car elle est tellement son rocher dans cette école !

 

 

Face à ces séquences, avez-vous eu des sources d’inspirations particulières pour jouer ces scènes un peu difficiles ?

 

Nous cherchons surtout des choses en nous. J’ai cherché à adapter mes propres en réaction à mon personnage. C’était chouette à jouer, d’autant que c’étaient les 4 derniers épisodes réalisés par Stéphanie Murat, qui est une très bonne directrice d’acteurs.

 

 

Avec le recul que vous avez sur cette série, est-ce que vous avez une préparation particulière en amont du plateau pour être aussi disponible ?

 

Pas vraiment, je ne me prépare pas trop en avance. Je reste instinctive. Je connais maintenant ma Aurélie. Je suis dans l’instant.

 

 

Pour la suite, est-ce qu’il y a des thèmes que vous aimeriez aborder avec votre personnage ?

 

J’aimerai qu’elle soit plus proche des élèves, qu’il se passe davantage de choses avec les enfants. Cela permettrait peut-être de développer des choses plus intérieures. J’espère que je serais exaucée, d’autant que j’ai beaucoup apprécié le peu de scènes que j’ai eu avec les enfants. Surtout qu’ils sont très instinctifs, ils ne se prennent pas la tête, tout en étant un peu impressionnés. Je crois que j’ai envie d’avoir ce rapport un peu maternel, de rassurer, d’aider.

 

 

D’après vous, est-ce très différent de tourner avec des enfants par rapport à un tournage avec des adultes ?

 

Oui, avec les adultes, c’est plus rodé. Les adultes ont choisi leur métier, alors que les enfants font ça à côté de l’école, c’est toujours un peu nouveau. Ils viennent littéralement jouer ! Il y a un côté neuf et excitant pour eux qui apportent beaucoup de fraicheur sur les plateaux.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite avec cette série ?

 

Qu'Aurélie se pose, qu’elle trouve sa voix. J’espère aussi que son histoire d’amour va fonctionner parce que je m’amuse beaucoup avec mon partenaire !

 

Ce fut un plaisir, Charlotte, d’échanger avec vous !

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Sam : Fanny Gilles évoque son personnage dans la saison 3 de la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Julien CAUVIN / AUTHENTIC PROD / TF1

 

Bonjour Fanny,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

 

Nous vous retrouverons sur la saison 3 de « Sam ». Comment présenter les thématiques qu’aborde votre personnage dans cette saison ?

 

À la fin de la saison 2, on a quitté Véronique en détresse à cause de l’échec cuisant de son histoire avec Xavier. On va la retrouver victorieuse, apaisée par son statut de principale, et heureuse de son projet de classe pilote avec Xavier (dont elle pense qu’il est aussi revenu pour elle!)

 

Véronique a un côté très, trop, volontaire. Elle se bat, pour ou contre tout. Elle essaye de tout contrôler par peur que ça ne dérape, que ça lui échappe.  Là, elle va être confrontée aux limites de ce système. À  l’échec de nouveau. Sur beaucoup de plans. Et elle va commencer à lâcher prise, à craquer. Ce qui va d’ailleurs ouvrir une porte, pour une saison future, sur sa vraie personnalité, celle d’avant l’armure et le contrôle.

 

 

Est-ce qu’à titre plus personnel, en tant que comédienne, cela vous a amenée à des adaptations ?

 

Adaptation... non.  Développement et plaisir oui!

 

Au début, Véronique était un personnage discrètement drôle.  En saison 2, on a développé l’aspect comique et excessif de ses névroses (ce qui d’ailleurs était jouissif pour moi à jouer). Cette année, après s’être « pris un mur », elle s’est relevée et  est «  redescendue ». Elle est traitée de manière plus réaliste. Donc forcément plus dramatique aussi parfois. Et c’est très intéressant!

 

Donc « adaptation », non, parce que, pour un comédien, c’est... son travail de développer un personnage.. Mais c’est super d’aller explorer d’autres facettes de Véronique, d’être plus dans ses fragilités, dans ses fêlures. C’est rare, en tout cas pour moi, de jouer une telle évolution. C’est un beau voyage.

 

 

Pour votre rôle, avez-vous eu des sources d’inspiration particulières, en amont, au-delà des consignes sur le plateau ?

 

Je me suis rapprochée du principal du collège de ma fille, qui est un homme très intéressant. Et je me suis encore plus investie dans la vie scolaire de mes enfants. Je suis déléguée des parents et j’animais déjà les TAP  (les activités périscolaires) dans l’école de mon fils. Donc j’ai côtoyé de plus près les équipes pédagogiques, et pas mal réfléchi à la transmission des connaissances.

 

Mais j’ai surtout étudié les composantes de Véronique. Je crois que ce personnage a envie de bien faire, qu’elle a une réelle bienveillance. Elle a aussi ses souffrances, qui lui donnent un besoin de cadre. C’est aussi pour cela que la confrontation avec Sam qui n’en a pas, de cadre, la challenge.

 

D’après moi, le fait qu’elle accède à une reconnaissance grâce à un poste à responsabilités lui fait beaucoup de bien. Je crois que c’est quelqu’un qui a besoin de respect et c’est pour cela qu’elle est très heureuse en début de saison.

 

 

Pour la suite, quels thèmes souhaiteriez-vous aborder au travers de votre personnage ?

 

La reconstruction. Qu’elle aille  à la recherche d’elle-même. J’aime le fait qu’un personnage soit confronté à des épreuves, ces expériences que chacun rencontre, et qui nous aident, si on les regarde en face, à nous positionner, nous définir, à grandir, pour devenir nous-mêmes.

 

Pour le spectateur aussi, c’est intéressant de voir les personnages passer ces épreuves. En plus de divertir, ça fait réfléchir, sur les autres et sur soi.

 

 

C’est la saison 3 qui va être diffusée, la saison 4 est en préparation. D’après vous, qu’est-ce qui fait le succès de la série ? Pourquoi le public est-il fidèle au rendez-vous ?

 

Le personnage de Sam est libre. Je crois que c’est d’abord ça qui plaît. Tous ses positionnements à contre-courant permettent à chacun de se réjouir, de ses succès comme de ses erreurs. 

 

Je trouve qu’elle est attachante aussi. Elle a une réelle bienveillance : elle ne fait pas ce qui est reconnu comme devant être fait, elle fait ce qui lui semble le mieux, ce vers quoi son cœur et ses impulsions la poussent.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que mon personnage grandisse... et qu’on soit tous heureux de cette aventure, et qu’on se paye plein de fous rire !

 

 

Merci, Fanny, pour votre disponibilité !

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Plus Belle La Vie : Stéphane Henon se confie sur son personnage de Jean Paul Boher

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Stéphane,

 

C’est un réel plaisir de vous rencontrer pour cette interview !

 

 

Vous faites partie un peu des « anciens » de la série « Plus Belle la vie ». Ce programme entre dans sa quinzième année, d’après vous qu’est-ce qui justifie cette fidélité du public ?

 

S’il y avait une recette, tout le monde l’aurait ! Je ne sais pas… je crois que les gens peuvent s’identifier facilement aux personnages, ils sont tellement nombreux ! Je crois aussi que traiter des faits de société n’est pas indifférent. Ça permet d’aborder des sujets en famille que l’on n’aborde pas nécessairement aussi facilement avec des enfants, comme par exemple l’homosexualité.

 

Ajoutons que les personnages sont attachants et humbles.

 

 

Avec ces années d’expérience de tournage, est-ce uniquement de l’amusement pour vous ou un vrai travail de préparation est-il toujours nécessaire ?

 

Je suis un comédien spontané, je suis plutôt animal. Comme nous sommes obligés d’aller très vite, que nous n’avons pas le temps de digérer le texte, il faut être efficace tout de suite, sur le moment. Ça me va, je suis un comédien instinctif. Je n’oublie pas qu’on est là pour jouer, pour s’amuser ! Il ne faut jamais oublier cela.

 

Je crois que, pour un jeune comédien, c’est génial de venir dans ce genre de série parce qu’on fait nos armes. Il faut être opérationnel très vite, on est tout le temps dans l’urgence. J’aime ce rythme. Je suis très heureux.

 

Lorsque je vais sur d’autres tournages j’apprends mon texte, je le travaille, c’est complètement différent.

 

 

Ces derniers mois ont été l’occasion de profonds changements dans la vie de votre personnage. Comment les avez-vous vécus ?

 

Ce qui est bien, c’est d’aller vers ce qu’on ne connait pas. Le personnage de Boher a fait le buzz grâce à son humour, son autodérision, tout ce qu’on a pu amener avec les auteurs, son côté un peu bof … et là nous sommes allés chercher des choses plus profondes. Pour un comédien, c’est formidable.

 

D’ailleurs, à mes yeux, il est plus difficile d’être dans la comédie, de parvenir avec le rythme à faire rire dans le peu de temps qui nous est imparti, que dans l’intériorité et les larmes. Tout simplement parce que nous avons tous des blessures qui peuvent nous inspirer. Pour autant, cette évolution du personnage vers l’intériorité a beaucoup marqué les esprits et j’ai eu énormément de retours, notamment sur le passage de la rupture amoureuse.

 

 

En terme de jeu, avez-vous dû aller chercher d’autres choses que celles que vous aviez l’habitude de convoquer ?

 

Je me suis laissé aller à la situation et celle-ci était très porteuse, ne serait-ce que parce que cela faisait des années que je jouais avec ma partenaire et que je pouvais aisément me projeter vers son absence pour interpréter les sentiments liés à la rupture. Naturellement, il y a des émotions qui viennent, il faut ensuite les développer au maximum. Comme je fais ce métier depuis 30 ans, je commence à me connaître et à savoir où aller chercher des choses.

 

 

Pendant ces années de tournage, votre personnage a vécu de nombreuses choses, abordé de nombreux thèmes. Pour la suite, y a-t-il des sujets que vous aimeriez voir développer par Jean-Paul Boher ?

 

Je fais totalement confiance aux auteurs. Je suis un personnage qui a été très gâté par le passé. Je suis très confiant pour la suite. Mais, globalement, j’ai toujours envie de trouver de nouvelles choses, comme par exemple le ridicule… parce que, dans la vie, on se ridiculise aussi, avant tout nous sommes des hommes. C’est l’homme qui fait le métier et non pas l’inverse.

 

 

Quels sont les prochains sujets qui vont concerner votre personnage ?

 

Je l’ignore. Je reprends depuis octobre. Il va continuer ce triangle amoureux. Nous ne savons pas où cela va mener. Est-ce qu’il va être amené à choisir ? Sont-ce elles qui vont choisir ?

 

J’avoue que j’aime découvrir, ne pas savoir. Je ne vais pas voir les auteurs pour qu’ils me révèlent ce qui va se passer. J’aime être surpris. Tant que je suis heureux ! 

 

 

Merci, Stéphane, pour toutes vos réponses !

 

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Agnès de Tyssandier fait le tour de sa belle actualité et de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Agnès,

Merci d'avoir accepté d'effectuer ce troisième entretien pour notre blog.

 

Votre actualité et vos projets sont nombreux en ce moment. Commençons par vos chroniques et pastilles écologiques, d'une durée de trois minutes. Comment en présenteriez-vous le principe ?

Ces pastilles sont parties de mon envie d'écrire un one-woman show, je ne sais d'ailleurs pas si on peut appeler cela un one mais, en tout cas, je voulais parler d'un sujet qui me tient à cœur, l'écologie. L'écosystème et l'environnement dans lesquel on vit actuellement connaissent de grands changements, il est temps d'ouvrir les yeux.

Pour toucher les gens, l'humour est une bonne façon d'aborder ce sujet. Faire la leçon ne sert à rien, je préfère appuyer sur les choses pour que le public puisse réfléchir et échanger. C'est quand on appuie subrepticement sur la plaie qu'on la ressent le plus violemment. J'aime beaucoup l'humour grinçant, l'humour absurde et c'est ce que j'ai fait en commençant à écrire. Au bout de deux à trois pages, je me suis filmée pour voir ce que ça pourrait donner. Puis j'ai partagé cette vidéo "homemade" sur facebook pour tester le sujet auprès d'un public assez varié... J'ai été vraiment surprise de l'ampleur qu'a prise la vidéo, qui a été vue plus de 8 000 fois et partagée plus de 60 fois. C'est un beau succès, j'ai eu plein de messages de gens que je ne connaissais pas, qui m'ont dit bravo, qui m'ont remercié et confirmé que c'était une belle façon d'aborder ce sujet, qu'ils avaient envie d'en voir plus.

Tout cela m'a incité à continuer l'écriture de mon spectacle et celle d'autres chroniques. Ces dernières parlent de sujets actuels et inquiétants que j'aborde de façon grinçante, en mêlant quelques thèmes du moment. La structure de base sera conservée pour mon spectacle.

 

A quelle fréquence peut-on retrouver ces pastilles ?

J'en propose une tous les quinze jours, 3 semaines, je réfléchis déjà aux suivantes. J'ai beaucoup de choses à dire et me fixer un rythme est une façon de me forcer à écrire. C'est toujours difficile de prendre la plume pour parler de choses qui me nouent le ventre. Mais c'est une belle revanche sur mes colères intérieures. Je bouillonne face à la caméra en essayant de partager mon ressenti. Je pense que l'on peut tous œuvrer à notre manière et être acteurs d'un changement, pour prendre soin de la Terre, ce qui devient réellement nécessaire.

 

Quelles sont vos principales sources d'inspiration pour le choix des thèmes ?

Je me nourris aussi bien de ce que peuvent penser les gens autour de moi que de pensées et ressentis personnels. Des sujets me touchent et me parlent plus que d'autres, Je crois que c'est propre à chaque être humain. Je me documente, je vais sur des sites spécialisés. Je suis allée récemment à une conférence donnée par un chercheur sur les transformations subies par notre planète ces 40 dernières années. J'en suis sortie révoltée devant tant de pessimisme, je ne peux que m'incliner devant bien des évidences mais je souhaite conserver un côté optimiste, sans être utopiste pour autant. On a encore quelques décennies avant l'Apocalypse alors...Je préfère rire que pleurer et, si l'on rit assez fort, peut-être que l'Homme se réveillera et sortira de son règne de Nabab pour inverser la vapeur.

 

En parallèle, vous développez actuellement d'autres pastilles, cette fois ci de 30 secondes à 1 minute. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C'est une aventure que j'ai débutée seule avant, ensuite, de m'associer à un ami, Fabien Ara, comédien et réalisateur. Ensemble, nous avons créé Fluff, un collectif artistique, rassemblant des comédiens, des réalisateurs, des monteurs, des ingénieurs du son… pour créer des projets.

J'avais en moi le projet «  Femmes, je vous Homme  », je l'ai amené dans ce collectif et nous avons tourné quatre pastilles qui abordent les sujets des relations hommes – femmes, dans un cadre assez intemporel. J'ai choisi un cadre de réalisation très chirurgical au niveau de la mise en scène, c'était volontaire, pour montrer que ces rapports, il y a 100 ans ou dans 100 ans, resteront sans doute plus ou moins les mêmes. Parce que nous sommes des personnes foncièrement différentes, organiquement et physiquement. L'homme restera un monstre d'égoïsme et la femme l'être le plus évolué. -Rires-

 

Au-delà des quatre premières, quelle suite aimeriez-vous y donner ?

Proposer d'autres pastilles qui aborderont d'autres sujets. Nous avons déjà traité la paternité, la maternité, la féminité et la sexualité, nous aimerions évoquer d'autres thèmes relatifs au couple en général, comme le travail, la tromperie, le mensonge.

Nous souhaitons rester sur des pastilles courtes, humoristiques, efficaces. C'est vraiment pour s'amuser. On doit encore valider la fréquence, ce sera sans doute une par semaine.

 

Parmi vos autres actualités à court terme, vous allez tourner en octobre un épisode de « Caïn », la série de France 2.  Que pouvez-vous nous en dire, sans tout en dévoiler ?

Comme dans beaucoup d'épisodes de la série, c'est l'histoire d'un meurtre. Un patron a été tué et une employée sera un rouage de ce mystère.

Pour la préparation, je ferai, comme d'habitude, mes trainings, au niveau de la voix et de la gestuelle. Puis, je verrai avec les autres comédiens et au travers des directions du réalisateur comment je m'approprierai le personnage. En tout cas, j'ai envie de proposer, tout en restant bien sûr dans la limite du raisonnable. Je pense que c'est toujours bien d'arriver sur le plateau avec des propositions, comme j'avais pu le faire au casting.  Ensuite, je m'adapterai au rythme, je suis l'instrument et je suivrai le chef d'orchestre.

 

A long terme, très simplement, quels sont les autres projets à venir ?

Deux comédies dans lesquelles j'ai tourné cet été, une qui sortira au printemps 2019, l'autre en septembre de la même année. Deux comédies françaises très drôles, avec des réalisateurs formidables. On aura sans doute l'occasion d'en reparler.

J'ai vraiment passé de très bons moments sur les tournages, avec des équipes d'enfer. C'est pour ces moments là aussi que l'on fait ce métier.  Avec une insouciance enfantine et un professionnalisme que l'on trouve, je pense, rarement dans d'autres métiers.

 

Cet échange fut, une fois encore, un plaisir Agnès !

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