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Un Si Grand Soleil : Jérémy Banster nous présente son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérémy,

 

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

 

 

L’aventure « Un si grand soleil » a démarré il y a quelques semaines, comment présenteriez-vous ce programme ?

 

On est dans une quotidienne. Nous nous caractérisons par une belle ambition, ce qui m’intéresse beaucoup, étant donné que je viens du cinéma, que j’écris, je réalise etc… L’idée est de faire venir des réalisateurs de cinéma, de sélectionner un casting qui ne vient pas forcément de quotidiennes et des personnages assez forts. Nous avons des comédiens compétents et c’est un vrai bonheur de travailler dans ces conditions. Cette façon de voir le métier nous a tous convaincu.

 

C’est ma première quotidienne, mais il y a un véritable esprit de troupe. Nous sommes au début, à la création, avec une envie de bien faire. Je crois que c’est pour cela que le succès est là, pour l’instant : nous avons eu envie de créer quelque chose et de mettre la barre la plus haute possible en fonction de nos capacités : viser « un si grand soleil » pour atteindre les étoiles. Nous tâchons d’être très exigeants avec nous-mêmes et avec les autres.

 

 

Si nous nous intéressons plus précisément à votre personnage, comment est-ce que vous l’abordez ?

 

Julien est quelqu’un de très carré, rigide, qui a une vie bien rangée, il a la bonne voiture, les bons enfants, la bonne femme, le chien qui va avec… c’est un cliché total. Heureusement, il a une faille en lui qui est un gouffre: c’est l’éducation qu’il a reçue de sa mère, sans père. Cela lui donne un déséquilibre et une sensibilité à fleur de peau, qui en fait quelqu’un de très riche et de très touchant, cela permet de casser son côté rigide. 

 

C’est pour ça qu’il est extraordinaire à travailler : il a des zones d’ombres. Et puis il y a aussi son fils de 17 ans qui va venir rouvrir ses failles. Il se débat à l’intérieur de ça. Grâce à ces embuches, il va apprendre à se connaître vraiment.

 

Il évolue énormément au cours de la série. Il connaît ses faiblesses, ses forces et il va décider de commencer une nouvelle vie en étant lui-même.

 

 

Existe-t-il quelques similarités entre le personnage et vous ?

 

Au début, nous partons sur des personnages très écrits, puis notre personnalité, notre voix, notre respiration donnent corps au personnage. C’est nous qui apportons le vivant dans le personnage, il s’adapte à nous : c’est la grande chance des séries.

 

 

C’est un personnage riche ! Ce personnage de Julien vous donne-t-il envie de traiter certains thèmes ?

 

Le thème de l’adoption, la question de la filiation, avec ce fils caché qu’il va reconnaître … : pour moi, c’est très fort. J’écris et je réalise également et c’est vrai que la filiation est un thème qui me touche profondément. Je suis très heureux de le défendre.

 

Pour le reste, je fais confiance aux auteurs. Pour moi, le plus beau thème est déjà là, c’est aussi pour cela que j’adore mon personnage : le partage, la transmission.

 

Je crois que la dimension humaine du personnage, et même de la série, fait que c’est inépuisable. On a déjà un socle très fort. Je surfe dessus.

 

 

Vous avez un rythme de tournage très fort, très intense. Est-ce que vous avez trouvé votre tempo personnel pour être efficace sur le plateau ?

 

Oui. Au bout de quelques mois, on se connaît, on connait l’équipe, on connait le rythme. Evidemment, c’est une gymnastique : nous sommes des sportifs de haut niveau, on se lève à 6h du matin, on se couche tard, on fait attention à nous et nous y arrivons. C’est complètement différent de ce qu’on peut faire d’habitude. Mais ça nous drive !

 

 

De plus, vous êtes dans un cadre sympathique, Montpellier ?

 

Oui, on se plaît beaucoup dans cette région. Je la connaissais peu, parce que je suis plutôt axé sur le bateau. Mais là, je découvre, les alentours, le centre historique, nous avons été très bien accueillis !

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

 

Que ça continue comme ça a commencé. Nous sommes tous très heureux de ce qui s’est passé, de partager avec les gens qui ont accroché avec la série. C’est ce qui me plaît, d’être un passeur d’émotions. Nous ne sommes qu’interprètes mais pour autant nous donnons de la joie, du rire, nous partageons des messages, des sentiments… Le langage universel ne sont pas les mots, la langue, mais l’émotion. Ça ne monte pas au cerveau, ça part dans le ventre, c’est organique, instinctif. En tous cas, c’est comme cela que je conçois le métier.

 

 

Merci Jérémy pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Benjamin Bourgois évoque les débuts de la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benjamin,

 

Quel réel de vous rencontrer pour cette interview !

 

 

L’aventure « Un si grand soleil » a démarré il y a quelques semaines. Qu’est-ce que vous évoque ce programme ?

 

C’est un programme quotidien, dynamique. On est dans un format-feuilleton. On y apporte notre touche d’originalité, via la réalisation. Ça nous importe également de tenir une patte artistique indépendante et différente.

 

 

Le fait que ce soit diffusé à 20h45 - ce n’est plus vraiment l’access, ce n’est pas encore le prime - est-il un facteur de challenge pour vous ? Pour garder sur la durée le public.

 

L’horaire de diffusion nous importe assez peu. Ça appartient à ceux qui décident et nous les suivons avec enthousiasme, c’est évidemment un challenge pour la chaine. Notre travail, en revanche, dans son exécution-même reste identique. Nous nous évertuons à fournir une qualité, on essaye d’amener au mieux ce feuilleton au plus haut niveau.

 

 

Comment vous décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C’est un homme pas très beau, pas très séduisant, mais qui est rigolo, très maladroit avec les filles, très admiratif de son supérieur, qui est un séducteur. C’est un portrait qui n’est pas très glorieux mais il ne faut pas avoir d’égo dans ce métier.

 

Il y aura forcément une évolution. Mais, pour l’instant, on est très proche de ce côté gauche-pataud. Il a des bonnes capacités de réflexion, c’est dû à son passé d’avocat. Il apprend le métier de flic, la communication dans sa profession comme dans la vie. Et puis on découvre, au fur à mesure, que sa famille a beaucoup d’importance, ce qui nous permettra de développer son côté affectif qu’en l’état il n’a pas du tout.

 

Il manque beaucoup de clés à ce garçon, malgré sa trentaine. J’essaye de lui apporter une certaine fantaisie.

 

 

Malgré tout, est-ce qu’il y a un peu de vous dans ce personnage ?

 

Oui, j’y mets un maximum de moi. Par exemple, le côté gauche, maladroit, a été un problème dans ma propre existence et donc cela me parle énormément. J’ai plus de facilités à communiquer avec l’humain, je suis un bon vivant. Du coup, j’essaye aussi de lui apporter d’autres couleurs, comme l’ironie ou quelque chose d’un peu plus léger…

 

 

Le tournage est soutenu. Bien qu’il ne se soit écoulé que quelques semaines, commencez-vous à développer votre méthodologie personnelle, pour être le plus efficace possible ?

 

Ça s’est fait de façon empirique. J’ai découvert un peu ce rythme-là, même si j’ai pu avoir des expériences qui nécessitaient d’aller vite et d’être efficace, comme la télévision peut l’être. Mais, là, nous sommes dans un système de production assez rapide, efficace, très bien rôdé. Et nous sommes dans l’obligation d’être prêt. Le travail se fait majoritairement en amont, et s’il se fait sur le plateau, c’est avec intensité.

 

C’est la première fois que je travaille comme cela. Ce n’est pas désagréable, même si ça peut être déstabilisant. L’avantage est que nous avons tous accepté les conditions de travail, les comédiens, l’équipe technique etc… on se sert les coudes. Je n’ai jamais vu une aussi bonne ambiance, pour faire avancer ce grand bateau, c’est assez hallucinant. Chacun sa méthode après, moi, j’ai besoin de beaucoup déconner. Les affinités se créent, les différences se tolèrent et s’acceptent. Tout va très vite mais tout va très bien.

 

Les conditions sont tout de même extraordinaires, entre les moyens qui ont été mis en place, l’expertise de la production… Et, nous, on en profite ! On s’amuse, ce qui me paraît être le principal moteur.

 

 

A moyen terme, est-ce qu’il y a des thèmes que vous souhaiteriez voir aborder grâce à votre personnage?

 

Tous les thèmes sont importants pour moi, le principal est la façon dont ils sont abordés. On est vraiment en accord et on travaille toujours de concert avec les équipes. Je crois que la seule chose à laquelle je tiens en tant que comédien est que ce qui arrive à mon personnage soit cohérent avec son parcours et sa personnalité, que je puisse le défendre d’une bonne façon. Pour l’instant nous n’avons pas à utiliser une astuce scénaristique ou de comédien pour maintenir la cohérence.

 

 

Que peut-on vous souhaiter, à vous et au reste de l’équipe, pour la suite de cette aventure « Un si grand soleil » ?

 

Qu’on continue à s’amuser, que ce soit dans le drame ou dans la comédie, pour faire avancer ce programme.

 

 

Merci, Benjamin, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Marthe Fieschi nous présente Léa, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marthe,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

La diffusion d’« Un si grand soleil » a commencé il y a quelques semaines. Comment présenter ce programme ?

 

C’est un programme qui vise le plus de personnes possible. Nous pouvons le regarder en famille, avec des gens de toutes les générations. C’est très varié la vie dans un feuilleton quotidien, avec toutes les péripéties, les aventures etc… C’est aussi riche que le sont nos existences.

 

 

Comment gérez-vous le fait que ce soit diffusé à un horaire un peu particulier, 20h45 ?

 

Nous en étions très heureux. Tous les comédiens étaient contents parce que ça correspond aussi à nos habitudes de consommation. Ça veut aussi dire que la chaine nous fait confiance. En plus, nous avons les replay. Je trouve, en tous cas, que c’est un horaire avantageux.

 

 

Si nous nous intéressons à votre personnage, quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Léa est un personnage paradoxal : elle est à la fois très timide et, en même temps, elle a beaucoup d’énergie. Elle est dans cet espèce d’entre-deux de l’adolescence, elle peut foncer ou être dans la réserve parce qu’elle manque de confiance en elle. On commence à voir aussi qu’elle est amoureuse. Elle représente bien l’adolescence, à mon avis : avec les premiers amours, les premières déceptions, les premiers espoirs, les premiers doutes.

 

 

Nous n’en sommes qu’aux prémices du programme, mais avez-vous déjà réussi à mettre de vous dans ce personnage ?

 

Non, pas encore. Mais, par contre, je l’aime énormément. Ce n’est pas le type de rôles qu’on me donnait jusqu’ici : je ne suis pas timide, je suis très différente de Léa dans la vie. Au niveau de la personnalité, je suis peu semblable, en revanche au niveau de l’énergie, il y a des similitudes. A moins que ce soit quelque chose de moi que j’ai mis dedans et qui n’était pas prévu au départ… Cela dit, je l’incarne avec tout mon être. J’adore Léa, je lui donne tout ce que je peux lui donner.

 

 

Est-ce que, pour la suite, il y a des thèmes que vous tiennent à cœur de défendre ?

 

Ce qui est très riche, c’est qu’elle incarne le fait de grandir, les changements de l’adolescence, avec le mal être etc… J’espère qu’elle va être un petit peu plus heureuse plus tard. En tous cas, il y a une palette de jeu énorme. Etant donné que la temporalité de la série suit plus ou moins la temporalité de la vie, il lui reste encore au moins un an de lycée, voire deux, le bac etc… J’espère qu’elle va se remettre en question, qu’elle va avoir des histoires d’amour, qu’elle va continuer à avancer et gagner de la confiance.

 

 

Face à ce rythme de tournage soutenu, est-ce que vous avez pris le pli avec des astuces qui vous rendent efficaces et disponible sur le plateau ?

 

On doit être efficaces, ça s’est sûr : et la difficulté est de trouver de la subtilité et de la profondeur dans ces conditions.

 

Il n’y a pas de baguette magique, c’est quelque chose de l’ordre du présent. Il s’agit d’immédiateté, d’être présent avec son partenaire… on n’a pas vraiment le temps de travailler en amont.

 

En ce qui concerne mes textes, je les lis beaucoup, mais pas trop à l’avance. Par contre, je me raconte les liens dans l’histoire, afin de savoir ce qui se passe vraiment dans la scène. Avec mon partenaire, qui est aussi beaucoup dans l’immédiateté, on partage nos idées, les liens qu’on fait, on change les mots pour que ça nous parle davantage…

 

 

Vous bénéficiez également d’un cadre de tournage très sympathique. Est-ce que vous en profitez ?

 

Bien sûr, c’est top ! La région de Montpellier est magnifique, je suis très contente de tourner là.

 

 

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

 

Que les gens continuent à aimer et suivre nos histoires, c’est ce qui nous fait le plus plaisir ! 

 

 

Ce fut un plaisir, Marthe, d’échanger avec vous !

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Demain Nous Appartient : Interview avec Ingrid Chauvin, l'une des héroïnes de la série

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Ingrid,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

« Demain nous appartient » a commencé il y a maintenant 16 mois, à un horaire audacieux, 19h20, traditionnellement plutôt dédié aux jeux. D’après vous, qu’est-ce qui fait que ça fonctionne et que les spectateurs sont au rendez-vous ?

 

C’est compliqué de répondre à cette question ! Si nous le savions, chacun l’appliquerait. Je crois que nous sommes dans un programme multigénérationnel, qui réunit les familles, qui plaît aussi bien aux tous jeunes enfants, qu’à leurs grands-parents. Et nous traversons aussi des milieux sociaux très différents. Peut-être également que joue le fait qu’on s’entende tous très bien, nous sommes environs 250 personnes à travailler sur la série, il existe une vraie bienveillance, nous travaillons beaucoup mais dans une énergie très positive. Peut-être que cela se ressent à l’écran. Ce sont probablement une partie des clés de la réussite, mais, au début, c’était effectivement un pari très ambitieux. Je crois que les producteurs sont extrêmement habiles.

 

 

En 16 mois, votre personnage a vécu beaucoup d’aventures. Comment le voyez-vous à présent, comparativement à votre appréhension de votre rôle au départ ?

 

Il est arrivé tellement de choses, à cette femme, ce couple, cette famille ! Un mariage se profile. Je crois que c’est un couple très identifiable : ils sont humains, ils ont leurs limites, il va encore leur arriver plein de choses, mais pour le moment il faut qu’ils se posent un petit peu (rire).

 

 

Est-ce que vous retrouvez un peu de vous dans ce personnage ?

 

Bien sûr. En plus de ça, quand on est dans un format de quotidienne, on ne peut pas tricher tous les jours. Bien sûr, je reste très différente malgré tout.

 

 

Face à ce format quotidien justement, est-ce que vous avez trouvé votre rythme de croisière dans la préparation ?

 

Des astuces, je n’en ai pas, je crois qu’il faut avoir une hygiène de vie irréprochable et une condition digne d’un grand sportif. Si on sort le soir, si on boit, etc… le corps ne tient pas. Quand on tourne quasiment tous les jours, c’est : tournage la journée, apprentissage des scènes le soir, une vie de maman entre les deux. Cela demande une vraie organisation.

 

Souvent, on me demande si je ne suis pas trop fatiguée et chaque fois je réponds que le plaisir l’emporte sur le tout. Je crois que, quand on est heureux de faire ce qu’on fait, on ne ressent pas la fatigue.

 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Pour la suite, est-ce qu’il y a de nouvelles thématiques que vous souhaiteriez voir développer ?

 

J’aime bien laisser faire les auteurs. Je leur trouve un talent assez phénoménal, une imagination exceptionnelle. Je trouve intéressant de les laisser faire. Ils arrivent à faire passer des émotions et des comportements qui sont assez proches de ceux des personnes qui jouent les rôles, c’est très impressionnant.

 

Je les laisse faire aussi parce qu’on n’a pas le temps de s’y atteler et parce je trouve cela très intéressant de découvrir.

 

 

Très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

Que ça continue et qu’on travaille tous avec autant de plaisir qu’aujourd’hui. J’aimerai aussi remercier le public parce que c’est aussi grâce à eux qu’on existe et qu’on perdure dans le temps.

 

Merci, Ingrid, pour votre disponibilité !

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Anaïs Gilbert évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes, comme en témoigne votre parcours. De l’écriture, du jeu en comédie, du jeu sur des publicités notamment. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

J'aime jouer, tout simplement. Que ce soit devant la caméra ou au théâtre. Je n'ai pas l'occasion de souvent jouer sur les planches car je ne fais pas partie de cette famille-là. J'ai commencé par les publicités et le cinéma donc c'est très dur d'intégrer le théâtre, mais j'adorerais.

J'aime cet instant où je m'oublie. C'est comme la méditation, je ne suis plus là moi-même, je suis quelqu'un d'autre.

 

Estimez-vous faire le même métier, quelque que soit le domaine artistique ? Ou y voyez-vous de vraies différences ?

J'y vois une grande différence mais je mets toujours autant d'implication. Quand je fais une pub et qu'il n'y a pas grand-chose, à défendre j'essaie de jouer comme si c’était du Audiard, je vis l'instant à fond. En revanche, quand on défend un rôle dans un film, on a un personnage et un passif, on est quelqu'un d'autre.

Alors que la publicité s'apparente plus à du mannequinat. Les expressions me viennent alors naturellement, je n'ai pas de préparation particulière, pour être tout à fait honnête. Je viens avec ce que je suis. Souvent, on est choisi pour ce que l'on est, on correspond à l'image voulue, à l'inverse du cinéma où l'on incarne un personnage.

 

 

A l'image, en amont du tournage, aimez-vous apprendre votre texte tôt pour réfléchir à quelques propositions ?

Je suis une très grosse traqueuse donc j'apprends le texte à fond, sur le bout des doigts, dès le début. Quand je suis ensuite dans le personnage, comme je vous le disais, je m'oublie et n'ai pas envie d'être bloquée par le texte. J'essaie de m'approprier les mots et, parfois, en accord avec le réalisateur, j'en change quelques-uns.

Je répète, parfois seule, parfois avec des amis. J'aime aussi échanger avec le réalisateur, quand le temps le permet. Dans le cas contraire, c'est parfois un peu compliqué. C'est vraiment au feeling, selon le réalisateur et le projet. Il faut s'adapter.

 

Êtes-vous attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce l'ensemble et les complémentarités qui vous plaisent ?

Je ne refuse jamais rien car on a toujours à apprendre. Même un court métrage étudiant. C'est d'ailleurs dans les projets les plus compliqués que j'ai le plus appris. Il faut parfois gérer plein de choses, la technique, jouer avec des comédiens qu’on découvre le jour même parfois, s’adapter au réalisateur, car ils dirigent tous différemment les comédiens.

Je préfère les longs métrages et même une bonne série, j'aime incarner et défendre un personnage, surtout s'il peut évoluer. Contrairement à une pub où l'évolution se fait sur trente secondes seulement.

 

Parmi vos différentes expériences, l'une plus que les autres vous aurait-elle davantage marquée ?

La série télé « Camping Paradis » m'a marquée, j'ai beaucoup appris. Le rythme soutenu, intégrer une équipe de récurrents qui est là depuis longtemps. C’était une bonne expérience.

Je retiens qu'il faut arriver quand même avec une certaine confiance en soi pour ne pas faire douter les autres. Il faut être gonflé à bloc mais sans prétention. Tout le monde a besoin d'être soudé pour aller de l'avant.

 

 

Pour la suite, quels sont vos projets artistiques ?

J'ai coécrit, depuis un an et demi, un scénario de long métrage, avec Martin Valente, réalisateur et scénariste. Ce fut extraordinaire d'écrire à deux. Au départ, j'avais rédigé en solo un court métrage, un peu autobiographique. Martin, en le lisant, a été séduit par l'histoire et y voyait l'opportunité de l'étendre en un long.

L'écriture est à présent terminée, nous sommes à la recherche de producteurs, nous avons déjà quelques pistes. C'est en cours, en tout cas.

C'est l'histoire d'une femme de 40 ans, qui se rend compte qu'elle est passée un peu à côté de sa vie. Elle a une vie confortable, des enfants et une famille très présente. Du jour au lendemain, elle va annoncer qu’elle veut devenir comédienne. Elle ne va pas être comprise ni de son entourage qui prend sa passion pour une lubie, ni du milieu des comédiens dans lequel elle va débarquer. C'est un personnage assez maladroit, un peu perdu mais toujours volontaire.

On a souvent traité les rêves de jeunes filles qui veulent devenir comédiennes et qui n’ont rien à perdre. Ici, on parle d’une femme qui est prête à renoncer à beaucoup de choses, à tout perdre presque pour suivre ses rêves. On y parle donc des choix d’une femme, de son émancipation, et surtout de sortir des cases dans lesquelles l’entourage a tendance à vous enfermer car cela rassure. Martin et moi connaissons le milieu des comédiens, on a pu rajouter pas mal de comédie.

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies artistiques ?

De jouer, au théâtre, au cinéma, dans des séries, … de jouer ! C’est une telle chance.

 

Ce fut un plaisir, Anaïs, d'échanger avec vous !

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Demain Nous Appartient : Lorie Pester évoque l'évolution de son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Lorie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

 

L’aventure « Demain nous appartient » a démarré il y a maintenant 16 mois. A cette heure-là, ce sont plutôt des jeux, c’était donc un vrai pari pour la chaine sur les parts d’audience. Pour autant, c’est un succès. Avec votre recul, comment expliquez-vous cette fidélité des spectateurs ?

 

Ce qui fait le succès, c’est un tout : un travail d’équipe, la production, le casting, les auteurs qui nous surprennent chaque fois, qui entretiennent un suspens incroyable, les réalisateurs, la musique, les équipes techniques…

 

 

Le fait que ce soit à 19h20, en accès prime-time, change-t-il quelque chose à votre jeu ? Est-ce que vous vous dites qu’il faut s’adapter au fait que les gens rentrent du travail et qu’ils vont être plus réceptifs à certaines choses plutôt à d’autres ?

 

Oh non, pas du tout ! Quand tu joues, tu joues, que ce soit pour un 20h50, un 19h20 ou un 8h du matin, quand on me demande de jouer un personnage, je le joue à fond. En revanche, peut-être que les auteurs ont des restrictions du fait de cette horaire. Mais, pour ma part, je cherche juste à être au plus proche de mon personnage.

 

 

Justement, votre personnage est passé par beaucoup de péripéties et a beaucoup évolué depuis le début. Comment le voyez-vous 16 mois après le début ?

 

C’est vrai qu’au début, chaque comédien modelait son personnage. Je trouve que Lucie est un beau personnage, que les gens peuvent s’identifier à elle parce qu’elle est authentique, elle est cash, un peu garçon-manqué, c’est la moins fringuée de toutes les filles, elle est très nature. Et il lui arrive des choses douloureuses.

 

Les auteurs m’ont permis de jouer une grande palette : dans la joie, la tristesse, la colère, le doute, des crises d’angoisse… Elle va péter un câble ! Elle me permet d’aller dans les extrêmes.

 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

 

Est-ce qu’à des moments vous vous retrouvez plus personnellement dans ce personnage ?

 

Oui, quand elle va aider Karim dans ses problèmes perso’, avec Nina… quand elle revient pour l’aider… Et puis quand elle ne lâche pas dans une enquête. Je suis un peu comme ça aussi. Je vais jusqu’au bout des choses.

 

 

Vous évoquiez votre chance d’avoir eu des choses intéressantes à jouer grâce aux scénaristes. Est-ce qu’il y a d’autres sujets que vous aimeriez défendre sur cette série ?

 

Dans cette série beaucoup de thèmes d’actualité sont développés. Quand les auteurs m’avaient demandée ce que j’aimerais jouer, j’avais dit : un peu plus d’action. Justement, quand on est arrivé dans la ville de tournage, j’ai trouvé une salle de boxe et cela fait un an que je m’entraine là-bas. J’avais proposé d’y faire des séquences, pensant que l’endroit était visuellement intéressant et que c’était cohérent avec les personnages : les flics, quand ils sortent du boulot, s’entrainent, il faut qu’ils soient capables de faire face aux exigences physiques de leur métier.

 

Il se trouve, qu’apparemment, on va avoir des scènes d’action un peu plus musclées.

 

 

Par rapport au rythme soutenu du programme, après ces mois d’expérience, avez-vous trouvé votre rythme et surtout votre méthodologie de préparation pour être efficace sur le plateau ?

 

Oui, dès le départ. J’essaye d’avoir mes textes le plus tôt possible et je m’avance sur la mémorisation. Ce sont des 20 à 30 pages de texte, parfois davantage. Je sais que je ne suis pas trop du soir pour le lendemain alors je m’y attèle rapidement, pour avoir le temps de le digérer.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure « Demain nous appartient » ?

 

Que ça reste comme ça parce qu’on est une bonne équipe, bienveillante, et que le programme continue encore longtemps.

 

 

Ce fut une joie, Lorie, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Dominique Guillo évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Dominique,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment comédien sur scène et à l'écran mais aussi, entre autres, metteur en scène. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant, aujourd'hui, après toutes ces années d'expérience, dans votre quotidien artistique ?

 

En un mot, la réponse est Le Théâtre. Avec une majuscule à chaque mot. Parce que ce que rapporte Le Théâtre à l'artiste que l'on est est vraiment indiscutable, quand on a, comme je pense l'avoir eue, la vocation. Cette envie a commencé à 12 ans, je m'y suis mis un an plus tard, au Conservatoire. J'y suis allé franchement, déjà très décidé et convaincu que ça ne changerait pas.

 

Dans toutes ces activités-là, de mise en scène et de jeu, le théâtre est celle qui répond le plus justement aux attentes et aux fondamentaux, tout le temps. Le théâtre procure les retours les plus beaux, les plus grands, les plus nourrissants, les plus inattendus, et pourtant les plus justes, et les plus adéquats à l'artiste que l'on est.

 

Il répond à une forme de sincérité. C'est impossible de faire du théâtre sans savoir pourquoi on le fait. Ce qui n'est pas le cas à l'écran, on peut jouer juste par plaisir, sans se poser de question. Le théâtre oblige à autre chose, oblige à se justifier davantage, surtout avec le temps qui passe, à soi-même surtout.

 

Retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités entre ces différents domaines artistiques que nous venons d'évoquer ?

 

J'ai vraiment la vision que réaliser un film par exemple et mettre une scène une pièce sont deux métiers bien différents. Ce ne sont tellement pas les mêmes choses. On raconte, certes, une histoire, c'est le seul point commun, pour laquelle on a besoin d'acteurs, de lumières et de costumes.

 

Mais l'image est un art nouveau et récent par rapport au théâtre. J'ai vraiment l'impression d'avoir deux métiers. Ce qui me passionne le plus est de diriger des acteurs, de les mettre en vie, j'adore les amener vers ce qu'ils ne sont pas.

 

Quand je suis metteur en scène, même si je suis souvent sur le plateau, je ne me sens pas du tout acteur. A tel point que, même quand j'essaie de souffler le ton d'une phrase, ce que je fais rarement, je le joue très très mal. Comme si, vraiment, je n'avais jamais joué. C'est fou, je n'arrive pas à interpréter quand je fais de la mise en scène.

 

Ce sont les comédiens devant moi qui jouent. Dès la seconde où je les ai engagés, je les aime aveuglement. C'est une espèce d'amour paternel fulgurant ; même quand ils sont plus âgés que moi. Je les considère comme des enfants, que je protège, avec en premier lieu une grande admiration et une grande reconnaissance.

 

Quand on dirige des acteurs, on arrive d'un coup à démystifier le plateau. J'ai récemment répondu d'ailleurs à un acteur que j'ai moins peur du plateau à présent, tellement j'y vais dessus pour travailler avec les comédiens. Je suis tellement connecté en profondeur avec eux seuls que le plateau, la scène, la salle, me paraissent anecdotiques par rapport à la richesse que nous touchons en travaillant ensemble. Et conséquemment, je trouve la scène moins dangereuse et moins magique que l’acteur.

 

Je suis, du coup, impatient de jouer à nouveau au théâtre car, depuis deux à trois pièces que j'ai mises en scènes, j'ai justement un nouveau rapport avec le plateau. C'est très neuf. Je trouve d'ailleurs les choses de plus en plus simples.

 

A titre plus personnel, l'un de ces domaines vous tient-il encore plus à cœur ? Ou les placez-vous tous sur un même pied d'égalité ?

 

Je pense que les tournages ont toujours existé dans ma vie, j'en fais beaucoup mais je n'ai jamais vraiment couru après. Le premier tournage est un peu arrivé par hasard, avant que cela ne s’enchaîne. J'adore tourner, je m'amuse beaucoup. C'est très reposant d'être acteur, il faut l'admettre.

 

Mais le théâtre me manquerait trop s'il n'y en avait plus. La caméra ne m'a jamais manquée, j'ai eu des moments de longs blancs, ça ne me manquait pas. Contrairement à la scène. Je ne joue pas assez sur scène à mon goût mais je suis rassasié par toutes les mises en scène que je fais, qui me donnent l'impression de jouer tous les rôles. J'ai vraiment la sensation d'un chef d'orchestre, de jouer tous les soirs l’œuvre entière et sur tous les instruments.

 

On peut vous retrouver à 19h 20, sur TF1, dans la série « Demain nous appartient ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

La production m'a appelé un jour pour me proposer un rôle un peu ambigu, qui n'allait pas être sympathique, un peu chargé. J'ai trouvé cela amusant, c'était en plus à un moment où je sortais d'une très grosse période de théâtre. Je me suis dit que ça allait être agréable de me laisser porter par un tournage. La fréquence est rapide mais moins que sur d'autres séries, chaque réalisateur tourne dix minutes par jour et trois équipes travaillent en parallèle. C'est très confortable.

 

copyright Fabien Malot

 

Je suis assez content, j'en parlais avec Catherine Allégret, qui interprète ma maman et qui me disait très justement qu'une série comme celle-ci est agréable pour nous car elle permet de jouer plein de choses, beaucoup de situations. Que nous jouons rarement dans des unitaires. C'est surtout très varié et très fourni. C'est très amusant, je me sens très acteur, c'est vraiment agréable car c'est bien, en plus d’être très bien écrit. Je suis très heureux d'en être !

 

copyright Fabien Malot

 

En parallèle, vous venez de finir la mise en scène de la pièce «  Sur la route de Madison  » avec notamment Clémentine Célarié actuellement en tournée. Comment présenter ce projet et cette œuvre ?

 

Clémentine Célarié, Aurélien Recoing et Gérald Cesbron oui, trois magnifiques acteurs…C'est une pièce un peu magique. Monter un spectacle comme celui-ci est toujours très particulier car les spectateurs qui vont venir connaissent l'histoire. Du coup, c'est un challenge de savoir comment la raconter.

 

Nous sommes partis sur quelque chose de réaliste car je voulais que ça touche les gens. Je ne voulais pas prendre le risque que les spectateurs jugent mal l’héroïne car, avec le temps, ils pourraient avoir une réflexion qui n'est pas tout à fait en sa faveur. Ce serait dommage car ça serait trahir la réalité de cette histoire vraie. Je veux donc préserver la finesse et la délicatesse de sa situation. Pour cela, je cherche à suspendre le spectacle dans quelque chose d'un peu magique, intemporel et volé au temps.

 

Cela se passe en plein été 65, dans l'Ohio, c'est désert, c'est agricole, il n'y a personne, il y a de la poussière partout. En fait, personne n’a réellement jamais été témoin de cette histoire, cette femme l'a écrite sur un livre qui a été découvert par ses enfants. La seule question que l'on pourrait se poser est : cette histoire a-t-elle vraiment existé ? Cette femme déracinée italienne qui s’ennuyait toute seule avec un mari agriculteur toujours absent n'a-t-elle pas juste écrit, fantasmé cette histoire car elle était brillante en littérature ? On a le droit d'imaginer cela certes, à partir de là, je ne souhaite pas que l'on remette en question la suite car elle est écrite.

 

 

Datant de 65, j'essaie de la raconter comme un nuage qui passe. Qui est passé. J'ai donné un peu au spectacle cet aspect-là.

 

Merci Dominique pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Demain Nous Appartient : Hector Langevin nous parle de son personnage, de son évolution et de la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Hector,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

L’aventure « Demain nous appartient » a commencé il y a 16 mois, c’est un pari pour TF1 à cette heure d’audience-là. Les spectateurs sont au rendez-vous. Vous qui vivez cela de l’intérieur, qu’est-ce qui explique la fidélité des spectateurs ?

 

On défend notre série et nos intrigues du mieux qu’on peut. Je crois que c’est ce qui plaît. C’est une série familiale. Nous sommes une famille, avec les équipes techniques et les comédiens et auteurs, la production, la réalisation. Et nous créons du contenu qui convient à toute la famille.

 

 

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

 

C’est dingue tout ce qui lui est arrivé à mon petit Bart ! C’est mon meilleur ami ! Je vis avec lui tous les jours, je le joue avec beaucoup de bonheur.

 

 

Est-ce que vous osez suggérer des idées aux scénaristes, certains thèmes que vous aimeriez défendre ?

 

Bien-sûr ! On travaille tous ensemble, c’est cela qui est génial sur cette série. Les comédiens peuvent tout à fait contacter les auteurs et proposer des choses. Il arrive que, ponctuellement, je le fasse.

 

 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

 

Auriez-vous des astuces à transmettre à un jeune comédien, une méthodologie de préparation en amont des tournages pour être aussi efficace que possible une fois sur le plateau ?

 

Effectivement, on tourne très vite et, en un an et demi, j’ai dû trouver mes petites astuces pour pouvoir me concentrer très rapidement. Je prends le temps de respirer, ne serait-ce que 20 secondes au calme, un peu comme de la méditation mais sur un temps très court : ça me met dans une bulle de concentration pour tourner. J’ai aussi besoin de me concentrer pour apprendre mes textes parce qu’il y a beaucoup de lignes à apprendre, parfois jusqu’à 40 pages.

 

 

Est-ce qu’il y a des choses que vous aimeriez interpréter à travers Bart ?

 

Je me laisse surprendre par les auteurs, en un an et demi j’ai vécu dans un suspens total (rires) ! C’est dingue que je puisse vivre cela. Chaque fois, c’est très bien ficelé, je leur fais totalement confiance, pas de demande particulière pour le moment.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer. Et j’espère que le public pourra me retrouver un jour dans d’autres projets, pour travailler avec d’autres personnes intéressantes et défendre d’autres personnages. Mais, pour l’instant, je souhaite vraiment pouvoir poursuivre dans « Demain nous appartient ».

 

 

Ce fut un réel plaisir, Hector, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Laurence Oltuski évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurence,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

Nous allons pouvoir vous retrouver dans la saison 9 de « Profilage » sur TF1, dans laquelle vous incarnerez un capitaine de police.

 

J’interviens dans les deux premiers épisodes de la nouvelle saison. C’était la première fois que j’incarnais un capitaine de police, le tournage était assez poignant.

 

 

Puisque c’était une première justement, est-ce qu’il y a eu un travail particulier pour aborder ce rôle ?

 

A chacun ses méthodes. Je travaille beaucoup sur le rythme du personnage, en général avec des coachs qui me préparent. Je cherche notamment à corriger mon côté speed naturel qui ne correspond pas à tous les personnages. Cette fois, je devais être plus sombre, plus intérieure, dans un rythme plus lent.

 

J’ai évidemment regardé les épisodes de la saison précédente, que j’ai trouvé vraiment très bien, bien jouée, bien filmée, bien éclairée.

 

 

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux gens qui regarderont ces épisodes ?

 

Nous sommes dans un univers différent de ce qu’on peut voir. On n’est peu en studio, la lumière joue énormément, les lieux également qui sont choisis. Là, nous étions en Camargue dans les marais salants, il faisait très froid, dans le monde de la tauromachie, de la corrida. Ce sont des choses qui se voient peu.

 

 

En parallèle, vous démarrer le tournage d’une série pour ARTE, franco-israélienne. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Je suis très heureuse parce que je joue en français et en hébreux, avec une équipe internationale israélienne et ukrainienne, et nous tournerons à l’étranger. C’est un projet sur lequel je travaille depuis longtemps. J’ai vécu aux Etats Unis il y a plus de 20 ans et je voulais exploiter mon anglais. Quant à l’hébreu, c’est une langue qui m’est familière de par ma religion. Je savais que je voulais tourner en hébreux. Je me dis que tout cela arrive à point nommé, que je suis assez mûre aujourd’hui pour tourner dans ces deux langues.

 

C’est vraiment très excitant, la série est dingue, très bien écrite : il s’agit d’un garçon qui arrive en France avec sa famille. Il ne parle pas un mot de français. Ils débarquent le jour des attentats du 13 novembre. Lui qui fuyait la guerre dans son pays d’origine se retrouve dans la tourmente.

 

C’est une série un peu dramatique et j’y interprète le seul personnage comique : une professeur de langue, très speed, qui donne des cours de français à ce garçon. Sauf qu’il ne parle pas un mot de français, il lui parle en fait en hébreux sans arrêt (langue qu’elle maîtrise). Ils vont se lier d’amitié.

 

J’adore ce personnage. Il y a quelque chose de pas très net à propos de cette fille, elle dit les choses passionnément, elle fait des grands drames, elle est persuadée que tous les hommes sont amoureux d’elle… bref elle est marrante.

 

 

Comment comptez-vous l’interpréter si c’est le seul personnage comique de la série ?

 

Nous avons déjà commencé à travailler le personnage. Du point de vue de la personnalité je n’ai pas grand-chose à faire, mais c’est du point de vue de la langue que c’est plus délicat. Presque tout mon texte va être en hébreux.

 

 

Quel sera le format de cette série ?

 

Pour l’instant, nous avons 12 épisodes de 40 minutes pour la première saison. Nous commençons le tournage mi-octobre à Kiev.

 

 

 

Vous êtes également en tournage pour le cinéma, sur un long métrage. Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

C’est initialement parti d’un court métrage titré « Josée » que j’ai tourné avec une équipe franco-belge il y a 4 ans. Ce film a été assez remarqué, il a reçu des prix.

 

Lorsque les réalisateurs sont passés au long-métrage, ils m’ont recontacté. Au départ, je devais avoir un petit rôle avec un personnage assez excitant, comme j’avais dans le court métrage : une femme un peu vulgaire. Mais, il y a un mois, ils m’ont appelé pour m’apprendre que j’allais changer et prendre le rôle principal.

 

Le long métrage va s’appeler « Music Hole » et mon personnage sera celui de Josée. Je suis détective privée et j’enquête sur la disparition d’une femme en Belgique.

 

Ce nouveau personnage est moins évident pour moi. Le film est une comédie trash, noire, mais je n’incarne pas le comique. Je fais le lien entre tous les personnages et il ne faut pas que je me fasse entraîner par le rythme des autres.

 

 

Vous avez également tourné dans le court métrage « Princesse Suplex ». Qu’en gardez-vous comme souvenir ?

 

J’y ai un petit rôle. C’est sympathique d’endosser le rôle d’une femme qui va sur un ring. J’y ai retrouvé Aurélien Poitrimoult, pour qui j’avais déjà joué dans « Alice Nevers », une série sur TF1. J’ai pris du plaisir à incarner encore un personnage différent.

 

 

J’ai beaucoup de chance parce que joue des personnages très différents et je suis ravie qu’on continue à me proposer des choses aussi variées. Je suis souvent étonnée du rendu. C’est excitant de voyager dans autant d’univers. Cela dit, c’est aussi pour cela que je fais ce métier.

 

 

Ce fut un plaisir, Laurence, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Petit meurtre et Grosse arnaque : Interview croisée de deux des comédiens de la pièce

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Béatrice et Jeff,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

atrice Vernhes (BV) et Jeff Dias (JD), vous êtes actuellement à l’affiche du théâtre des Blancs Manteaux, le mardi soir jusqu’à fin décembre, dans la pièce à succès « Petit meurtre et Grosse arnaque ». Comment décririez-vous ce spectacle ?

 

JD : Je dirais que c’est un spectacle interactif, nous sommes directement connectés avec le public.

 

BV : C’est une comédie très déjantée et originale puisque c’est le public qui vote pour définir la suite de l’histoire. Il intervient à plusieurs reprises : lorsqu’il est consulté, il doit lever un papier bleu ou rouge selon l’option qu’il préfère. C’est ludique et différent chaque fois.

 

 

Sans tout en dévoiler, quels sont les thèmes abordés ?

 

BV : C’est une comédie policière autour d’un meurtre. Qui a commis l’homicide et pourquoi ? Et du côté des coupables, comment vont-ils s’en sortir ? Avec l’aide du public ou pas (rires) !

 

JD : C’est souvent l’aide du public qui leur permet de s’en sortir (rires).

 

BV : Sachant que, dès le début, c’est le public qui décide de la relation entre les personnages. Donc c’est profondément différent à chaque fois.

 

 

Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs, sans trop spoiler la pièce ?

 

JD : J’en ai plusieurs. Une policière, sympathique ou non, selon mes envies ! Il y a aussi un personnage qui s’appelle Igor, ou encore Batman. Et, bien sûr, il y a Benoît, qui intervient très peu mais qui est clé.

 

BV : Effectivement, il y a toute une galerie de personnages et c’est ça aussi qui m’amusait dans l’écriture. Chaque comédien joue plusieurs personnages. J’interprète notamment le personnage de Marie, qui est un peu bête, c’est la blonde écervelée, riche héritière.

 

 

La pièce fonctionne plutôt bien – pas terrible cette tournure ? La pièce fonctionne, d’ailleurs vous passez à deux jours par semaine ce mois-ci (les vendredis et samedis à 19h 30 à partir du 19 octobre). D’après vous, quelles en sont les raisons ?

 

BV : Le côté ludique, le concept en lui-même. Le fait que le public intervienne existe, par exemple, dans « Dernier coup de ciseaux », où le public décide de la fin. Dans « Petit meurtre et Grosse Arnaque », le public intervient pour tout et dès le début. C’était d’ailleurs un gros travail d’écriture.

 

C’est aussi une pièce sympa parce que c’est complètement déjanté, très second degré.

 

 

En tant que comédien, comment appréhendez-vous cette singularité des différents scénarios ?

 

JD : C’est amusant même si je suis parfois frustré car il y a des personnages que je fais moins que d’autres ! Quand on fait un personnage plus souvent, on a envie de voir ce que pourrait donner l’autre, c’est naturel.

 

BV : Ça reste du plaisir de se demander quel personnage le public va choisir. Ça a un côté très excitant.

 

 

 

Quelles ont été les envies à l’origine du montage de ce spectacle, Béatrice ?

 

BV : C’est la quatrième pièce que je fais diffuser. J’ai commencé par une comédie musicale puis une pièce de théâtre chantée. Ensuite, il y a eu « Petits secrets de famille », dans laquelle il y a un concept de flash-back. Chaque fois, il y a une originalité. Dans cette comédie, laisser le choix de la suite au public est un concept fort et fondamental. 

 

En termes de rythme et psychologiquement, Jeff, comment passez-vous d’un personnage à un autre ?

 

JD : C’est le travail en amont et c’est aussi ce qu’on apporte au personnage. Nous sommes vraiment dans le travail de comédien pur.

 

BV : Un peu de la même manière que le jeu devant la caméra, au cinéma on doit passer tout de suite dans le personnage quand le réalisateur dit « Action ». Un bon comédien doit être rapidement disponible.

 

JD : J’avoue que c’est ce que je préfère, passer d’un personnage à un autre. On peut se permettre plein de folies avec ces personnages fictifs, bien plus que dans des personnages plus définis, réalistes voir historiques. De plus, je me lâche davantage sur scène quand je joue un personnage très éloigné de ma personnalité, que lorsque je joue un « pseudo-moi ».

 

 

Pour l’instant, vous êtes à l’affiche le mardi soir. Souhaitez-vous donner plus de visibilité à ce spectacle ou êtes-vous satisfaits de ce rythme en considération des autres projets que vous avez  en parallèle ?

 

BV : Bien sûr, nous aimerions que ce soit produit et que cela aille dans de grandes salles. Mais, pour l’instant, cela ne fait que deux mois et demi. Nous sommes encore en phase de test, j’ai d’ailleurs réécrit certains passages.

 

Le spectacle a déjà évolué, comme tous les spectacles d’ailleurs.

 

 

Béatrice, vous êtes en alternance sur la pièce. Est-ce que vous vous enrichissez avec votre doublure, que ce soit en termes de différenciation ou de similarité ?

 

BV : Je suis vraiment pour l’efficacité. Si elle trouve quelque chose qui marche, je le garde et vice versa. Je suis à l’origine de la création, mais en jouant on trouve de nouvelles choses, elle et moi. Il faut réessayer ce qui a fonctionné une fois, et si ça fonctionne encore tout en étant cohérent avec l’histoire et la caractérisation des personnages, on le garde.

 

En conclusion, que dire aux lecteurs du blog pour définitivement les inciter à venir voir ce spectacle ?

 

JD : S’ils viennent une première fois, ils seront pris au piège ! Puisqu’ils auront envie de revenir pour voir un autre déroulement et d’autres personnages. Ils ne pourront qu’avoir envie de participer !

 

BV : Nous prenons beaucoup de plaisir et nous avons envie de le partager. Lorsque les comédiens s’amusent, le spectateur en profite !

 

JD : Nous sommes régulièrement au bord du fou rire, voir complètement dedans !

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux !

 

Publié dans Théâtre

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