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Jérémy Amelin revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Bonjour Jérémy,

 

Quel plaisir d’échanger avec vous !

 

 

Vous êtes un jeune artiste, avec déjà de l’expérience. Spontanément, qu’est-ce que vous retenez de ces quelques années dans le milieu artistique ?

 

Je retiens les gens qui sont là depuis le premier jour, que ce soit les proches qui partagent ma vie privée ou des personnes « inconnues » qui me soutiennent, des fans ou des followers. C’est assez impressionnant et flatteur de savoir que, quoique l’on fasse, les gens sont là.

 

 

Si nous revenons à la genèse de votre parcours, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

 

Aussi banal que cela puisse paraître, ça a toujours été là. Dans mes premiers souvenirs, j’ai toujours chanté et j’ai toujours exprimé le souhait de chanter dans ma vie. Pour moi, c’était aussi évident que de devenir adulte. Il n’y avait aucune réflexion là-dedans, c’était ma vérité naïve d’enfant. Je ne crois pas qu’il y ait de raison, je crois que c’était là dans l’embryon (rires) car je ne viens pas d'une famille d’artistes, où l’on écoute beaucoup de musique. Je pense que c’est très personnel, que ça vient de moi… sans que je n’en sois pour autant le décisionnaire.

 

Certaines choses ont accéléré le processus. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un moyen de communication et que dire en chantant est souvent plus facile que la parole. Je me suis également aperçu que j’arrivais à me faire comprendre en chantant, peut-être parce que je suis plus honnête dans ce cadre. C’est ce que certains appellent un mode de libération ou d’expression.

 

Puis, quand j’ai découvert la scène, je me suis rendu compte que c’était le seul endroit où je me sentais chez moi, où je n’avais peur de rien. Là où beaucoup de gens ont peur de la scène et peuvent se sentir en danger, je me dis qu’à cet endroit il ne peut vraiment rien m’arriver, quoiqu’il se passe : se tromper, tomber, oublier les paroles… ça me parait toujours moins dangereux qu’une fois que j’ai les pieds en dehors de la scène.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Avant de rentrer sur scène, y a-t-il un peu de stress tout de même, ou est-ce exclusivement le plaisir et la hâte de retrouver votre public qui prédominent en vous ?

 

Il y a beaucoup de théories selon lesquelles les gens qui ne stressent pas sont des personnes qui s’en moquent, et qui n’ont pas peur de mal faire. Je ne suis pas d’accord avec cela parce que je n’ai stressé qu’assez peu souvent. Ça m’est arrivé bien sûr, parce que je me mettais en péril, parce que je n’étais vraiment pas sûr de maîtriser ce que j’allais devoir faire… Mais c’est davantage de l’adrénaline et de l’impatience en général. Avant de monter sur scène, j’ai le même sentiment que lorsqu’on revient de longues vacances et qu’on est content de rentrer chez soi, partagé entre petite appréhension et réconfort.

 

 

Vous évoquiez votre passion dès les premières années, est-ce que vos goûts, vos inspirations ont évolué ou êtes-vous resté dans la même lignée ?

 

J’ai des racines ancrées, dont j’ai voulu m’émanciper. Mais, avec le temps, j’ai appris à les aimer car lorsque j’ai essayé de les ignorer, j’ai perdu le lien avec le public et ma sincérité. Je devenais alors un exécutant et non plus un interprète. Je ne veux pas renier cette chape, même si parfois je la trouve un peu hors des tendances actuelles. La variété française m’a construit, la comédie musicale française m’a construit.

 

J’ai bien entendu évolué, je me suis beaucoup intéressé à la musique électro. Ça a été mon émancipation adolescent. Je suis toutefois resté assez imperméable à certains styles musicaux, je le regrette et j’essaie toujours de comprendre pour percevoir la beauté de ces genres.

 

 

Vous êtes aussi ponctuellement auteur. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

 

La première source, c’est moi ! (rires) Toujours dans ce désir de sincérité et de communication… : ma vie, mes expériences, mes non-expériences aussi.

 

J’ai connu des commandes, notamment dans mon parcours de styliste, et il est vrai que si ça ne vient pas de moi, d’une expérience, d’un besoin d’exprimer quelque chose, je n’y arrive pas, ou moins bien.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

Vous parliez tout à l’heure des comédies musicales, voyez-vous des similarités dans cette interprétation-là par rapport à un concert en solo ?

 

J’ai eu la chance de toujours avoir des rôles proches de moi. Les directeurs de casting ont bien travaillé (rires). J’ai donc pu alimenter ces personnages fictifs de ma personnalité. Donc, finalement, oui c’est assez proche parce que j’ai toujours pu mettre de moi dans mes personnages, y compris en comédie musicale. Je nourris systématiquement mes rôles d’honnêteté, qui ne peut venir que de moi-même.

 

 

Quelles seraient vos envies pour l’avenir ?

 

J’en ai plein ! Je suis très ouvert, avide d’expériences. Ce qui compte le plus pour moi est de me sentir à ma place au bon moment. Demain, peut-être que je me retrouverais dans un cirque, un film, une installation artistique… peu importe, tant que j’aurais le sentiment de pouvoir exprimer quelque chose de sincère, ça m’ira.

 

Bien sûr que le théâtre m’attire, ou de me retrouver devant une caméra… mais en réalité, je n’en sais rien, parce que je ne connais pas. Et si cela me déplaît, j’irai vers autre chose. Je suis à un stade de ma vie où je veux faire les choses que j’aime.

 

C’est une évidence aujourd’hui que je me sens bien en comédie musicale, mais globalement ce qui m’intéresse est d’incarner de nouveaux personnages… peut être d’ailleurs créer un personnage à part entière dans une comédie musicale, plutôt que de reprendre le rôle déjà existant à quelqu’un qui l’a inventé avant moi. J’aimerai être à la création.

 

Crédit photo : CHLOE CAR

 

J’aimerais écrire pour moi, pas forcément pour les autres. Pour le moment j’écris beaucoup mais dans ma tête (rires).

 

Une chose est sûre, aujourd’hui mon besoin est d’être dans le partage et l’expression, avant toute autre démarche de célébrité, de succès : ce sont des notions qui ne m’attirent pas, je ne les rejette pas, mais je n’y tends pas.

 

 

Merci, Jérémy, pour votre disponibilité !

 

Mon Instagram : https://www.instagram.com/jeremyamelin/?hl=fr

Ma page Facebook : https://www.facebook.com/JeremyAmelin/

Publié dans Musique

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Leanna Chea nous présente sa belle actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léanna,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Depuis la rentrée, vous êtes à l'affiche, au théâtre de la Contrescarpe, de la pièce « Fragments de Femmes ». Tout d'abord, comment présenteriez-vous ce spectacle, proposé chaque mercredi et jeudi à 21h 30 ?

 

Ce sont des chroniques de femmes, de différentes femmes. Je l'avais vécu aussi en tant que spectatrice il y a un an et j'avais adoré. J'en avais d'ailleurs fait part à Fabien, auteur et co-metteur en scène de la pièce. Cela a été une belle surprise.

 

Je pense que c'est une pièce qui manquait. Elle dépeint la femme sous tous ses angles, j'ai envie de dire. La femme forte et sensible à la fois, dans sa belle complexité. Nos forces mais aussi faiblesses y sont mises en valeurs dans les textes. C'est bien de les assumer.

 

Je ne connais pas la définition exacte du Féminisme… et je ne sais pas si je peux me définir comme telle mais je choisis toujours mes projets en fonction de mes valeurs. Je refuse toujours des rôles qui portent atteinte à l’image de la femme, qui la dégradent.

 

Vous aurez l'occasion, par la suite, d'interpréter les trois « rôles » de la pièce. Comment l'appréhendez-vous ?

 

Justement, je reprends la partie de Cécile pour le moment. Je dis la partie car, dedans, il y a plusieurs personnages. Chaque comédienne est amenée à interpréter des monologues, toute seule, en duo ou en trio. Sur ces monologues, il y a, à chaque fois, différentes femmes. Une comédienne n'interprète pas juste un personnage mais plusieurs. Ce n'est pas une pièce avec un suivi ni un fil conducteur, c'est du coup chouette, pour une comédienne, de pouvoir jouer différents type de femmes.

 

J'essaie d'être dans le moment présent, je profite de la partie actuelle, je vis les textes. Je me dis que, plus tard seulement, je travaillerai la suite au moment venu. Je ne cherche pas à m'imprégner de ce que font mes camarades. Mon passé de danseuse me permet d’intégrer les choses facilement, je veux me débarrasser de ce qui est déjà ancré pour avoir la liberté de faire des propositions de jeu. Même si ce n'est pas toujours simple car la technique de la comédie est fine et réglée.

 

Vous avez rejoint l'équipe il y a quelques semaines. En termes d'appropriation et d'interprétation, comment avez-vous, du coup, procédé ?

 

C'est vrai que, dans notre métier, nous sommes souvent à faire des compositions de rôles. Là, j'ai beaucoup travaillé avec les metteurs en scène, François et Fabien, qui m’ont dirigée mais aussi laissée libre court à mes propositions pour m'approprier les textes. Pour ne pas recopier le travail de Cécile ou, plus tard, celui d'Alix ou de Solène. C’est un cadeau de pouvoir faire avec sa propre personnalité et son univers artistique.

 

Il faut s'approprier les choses pour être dans la proposition, plutôt que d'être dans la contrainte, d'être soumise à devoir interpréter quelque chose de très cadré et de très fermé. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas le but de la pièce ni des metteurs en scène.

 

Selon vous et selon les retours des spectateurs, qu'est-ce qui plaît dans ce spectacle ?

 

Le travail excellent de Fabien :) Les spectateurs peuvent passer du rire aux larmes sur le même monologue. On s'y reconnaît, on s'y retrouve. On parle beaucoup d'amour, j'y suis très sensible car, pour moi, c'est la vie qui est une grande histoire d’amour.

 

 

 

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

 

J'ai commencé en juin une autre création théâtrale « Station Châtelet-les-Halles ». Elle raconte une rencontre amoureuse dans le métro et, ensuite, tout ce que l'on peut vivre dans le métro, des choses probables et improbables. C'est une création danse théâtre avec une chorégraphe avec laquelle j'avais déjà travaillé précédemment. Elle a co-écrit ce spectacle avec Laurent Arnaut, un comédien et danseur. Nous allons partir en résidence la dernière semaine d'octobre pour présenter une partie du spectacle à Fontainebleau pendant les Journées Portes Ouvertes Artistiques.

 

Deux longs métrages vont sortir cet hiver. Un qui est français, « Sun », réalisé par Jonathan Desoindre, un jeune de la Fémis, dont le rôle principal est Tewfik Jallab. L'autre est québécois, dans lequel j'ai le rôle principal avec Anne Dorval, que l'on a tourné au Vietnam « 14 jours, 12 nuits ».

 

En conclusion, pour revenir sur la pièce, comment définitivement inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Si, dans votre vie, il y a certaines choses que vous n'avez pas comprises sur les histoires d'amour, c'est le moment de venir voir la pièce. Pour comprendre les femmes, comprendre l'amour, … ou pas, ou juste vivre un moment sympa, rire et pleurer avec nous peut être.

 

Ce fut une joie, Léanna, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Olivia Dutron revient sur son beau parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Olivia,

 

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes artistiques, en comédie sur les plateaux, en doublage, au théâtre. Qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Je fais surtout du doublage en ce moment. Quand j’ai commencé ce métier, après ma formation dans le centre de la rue Blanche, c’était pour faire du théâtre. J’aimais beaucoup tourner et jouer au théâtre. Désormais, j’aime tout, je m’amuse autant au théâtre, qu’en tournage ou en doublage. Ce que j’apprécie avant tout, ce sont les rencontres avec les gens, donc si l’équipe est sympa, je prends autant de plaisir à être sur « Camping Paradis » où tout le monde était adorable et bienveillant, que sur un doublage. Le fait d’avoir ce dernier support, qui m’apporte une sécurité financière, me permet aussi de faire des choix artistiques dans les autres domaines.

 

 

Trouvez-vous des liens entre ces différents domaines, ou est-ce que vous les dissociez vraiment et considérez ces métiers comme totalement différents ?

 

C’est quand même très différent : car ça ne demande pas du tout les mêmes qualités. Je trouve qu’au cinéma, il faut beaucoup de patience, de spontanéité, je n'ai malheureusement jamais eu la chance de travailler en amont un personnage avec l'auteur ou le réalisateur. Au théâtre au contraire, on travaille beaucoup, le personnage se forme petit à petit, on peut l’approfondir, on fait évoluer l’interprétation au fur et à mesure des répétitions. Le doublage est très amusant, j’ai la chance de travailler avec des directeurs artistiques que j’aime beaucoup, et dans les dessins animés on peut apporter beaucoup de fantaisie.

 

Pour tout, il faut de la sincérité, quoiqu’on fasse. J’ai pu faire des choses que je n’aimais pas forcément, mais à partir du moment où je me suis engagée, je le fais comme si c’était le rôle de ma vie.

 

 

Avez-vous une méthodologie particulière pour le doublage, ou est-ce strictement sur l’instant ?

 

Sur l’instant ! Souvent en arrivant, on ne sait même pas sur quel produit on va travailler. On sait seulement si c’est une série, un long métrage ou un dessin animé. De plus, on travaille assez rapidement. Sans compter que je fais également les voix de documentaires ou de voice over.

 

 

 

Parmi toutes vos expériences, y en a-t-il certaines qui vous aient particulièrement marquée ?

 

Oui, j’ai joué dans une pièce qui s’appelait « Une drôle de vie », au théâtre Antoine, d’un auteur américain, Brian Clark, sur un sujet très difficile : l’euthanasie, mais avec l’humour anglo-saxon. C’était avec José-Maria Flotats, Viviane Elbaz, Jacques Castelot, Héléna Bossis, Pierre Vernier… nous étions une douzaine en scène. C’était une très belle pièce, avec un texte magnifique.

 

J’ai aussi adoré travailler avec Francis Perrin, notamment sur « Molière », car il avait une énergie exceptionnelle…! Je crois que nous avons fait un bon travail, c’était très drôle.

 

J’ai aussi vécu de belles leçons de comédie avec Michel Roux, c’était si agréable de voir des salles rire à ce point.

 

Mais je pense que le meilleur souvenir que j’ai, c’est la dernière pièce que j’ai joué avec mon amoureux, Philippe Roullier : une pièce d’Eric Assous, « Couple en danger ». Nous avons joué 4 mois au Petit Hébertot. C’est exactement le théâtre que j’aime jouer et puis la jouer avec mon mari était un grand moment de bonheur, d'autant plus que c'était un souhait de l'auteur.

 

 

 

Quels sont vos projets ?

 

J’ai deux projets de théâtre : l’un plutôt dramatique, une sorte de Tartuffe moderne. Nous commençons à le travailler. Nous allons faire une lecture publique d’ici la fin de l’année, et chercher des financements.

 

L’autre, une pièce de Jérémy Wulc, très drôle. Je continue encore à travailler régulièrement en doublage bien sûr.

 

 

 

Avez-vous des envies artistiques particulières pour la suite ?

 

J’aime faire mon métier, j’aime tourner, faire du théâtre, du doublage. Donc je suis enthousiaste à l’idée de continuer. J’aimerai bien reprendre un projet dans le genre de la pièce d’Eric Assous. Mais je ne privilégie pas quelque chose en particulier, c’est plutôt un coup de foudre sur un personnage et les rencontres avec les gens qui me motivent.

 

Merci Olivia pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Djinda Kane revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Djinda,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de vos expériences notamment au théâtre, à l'écran ou encore en réalisation. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Ce qui me fait kiffer dans mon quotidien d’artiste c’est quand ça marche. Quand je travaille.

 

Car en tant qu’actrice, on met tellement d’énergie, de travail et d’espoir pour avoir un rôle. En tant que réalisatrice on peut bosser pendant très longtemps avant l’aboutissement d’un projet. Dans les deux cas, la limite est très fine entre la concrétisation d’un projet ou pas et ce qui fait qu’on est prise ou pas. Quand ça marche enfin, c’est une montée d’adrénaline tellement exceptionnelle.

 

J’ai un ami qui utilise souvent la comparaison à un footballeur. Je trouve que ça colle très bien comme image. Quand le footballeur est sur un match, il tente des dizaines de fois de marquer et quand le ballon entre enfin dans le filet, c’est une joie incroyable. On se sent très chanceux et on déborde de bonheur.

 

Nous évoquions les divers domaines artistiques que vous pratiquez. Considérez-vous que c'est à chaque fois le même métier ? Ou y voyez-vous de grandes singularités ?

 

C'est complètement différent, être sur scène ou sur un plateau n'a rien à voir, ce n'est pas la même façon de travailler, ce n'est pas du tout le même genre de plaisir, ce n'est pas la même appréhension non plus. Le théâtre est un spectacle vivant, en général sur du long terme, on y consacre une grande partie de sa vie, on refait la même chose chaque jour pendant des mois, il y a un côté très organique spécifique au théâtre. Pour autant, ce n'est jamais pareil, selon le public, selon l'ambiance, selon la façon dont on se sent, dont sont les collègues, il y a une magie que l'on ne retrouve pas forcément sur un plateau car on est dans l'instant.

 

En tournage, c'est différent, c'est beaucoup plus technique, on a des préoccupations de placement et de cadrage notamment, de choses qui n'ont rien à voir avec notre boulot, mais que l'on est obligé de prendre en compte et qui peuvent parasiter notre travail. C'est très difficile de se concentrer sur un plateau. La dernière personne qui doit faire son métier, en entendant « action », est le comédien mais les aspects techniques perturbateurs font partie du job, on est d'autant plus content lorsque l'on arrive à donner quelque chose de correct dans ces conditions.

 

Êtes-vous, à titre plus personnel, davantage attirée par un domaine en particulier ?

 

Je suis plus sensible effectivement au cinéma parce que je suis plus sensible globalement à l'image qu'à un spectacle vivant, en tant que spectatrice. Le cinéma fait partie de ma vie, j'ai grandi en regardant des films, ma grand-mère était assistante d'Orson Welles, on a dans la famille une grande culture filmique. Je suis passionnée de cinéma donc, forcément, je vais plus facilement vers une expression cinématographique que sur scène mais l'un n'empêche pas l'autre.

 

En tant que réalisatrice et que créatrice de projets, je fais plus des films que des spectacles vivants.

 

Parmi vos nombreuses expériences, en retenez-vous une plus encore que toutes les autres ?

 

Il y a tellement de choses qui marquent... Tout ce que l'on fait marque plus ou moins et implique que l'on évolue plus ou moins différemment. Je crois que mon souvenir le plus fort dans ma vie de comédienne est quand j'ai joué avec Gérard Depardieu. J'appréhendais beaucoup de tourner avec ce grand monsieur du cinéma mais j'ai hyper contente et fière de lui donner la réplique. Cela s'est très très bien passé. Ça restera gravé, d'autant plus que c'était mon premier tournage avec une grosse production, dans « Marseille » sur Netflix. Cela m'a vraiment boosté, ce souvenir restera longtemps en moi.

 

En amont des plateaux de tournage, avez-vous une méthodologie de préparation particulière ?

 

Je prépare toujours mes personnages avec ma coach. Une fois que j'ai le rôle, on fait un travail en amont, on revoit les scènes, je suis plutôt alors en préparation de l'histoire de mon personnage. Souvent, on manque quand même d'informations pour se nourrir et créer le rôle. J'invente quand je n'ai pas la chance d'en parler avec le réalisateur. Je me nourris, j'imagine des choses, je prépare des interviews pour mon personnage, je me demande s'il a ou pas des frères et sœurs, qui ils sont, où est-ce qu'il a grandi, … On se crée, avec ma coach, une base assez forte pour pouvoir y piocher ensuite au moment où le réalisateur me demandera d'adapter mon personnage.

 

Ensuite, je suis évidemment sur les textes. Selon la difficulté, je les apprends par cœur et je demande aussi au réalisateur s'il tient à ce que je sois au mot près, ce que je peux comprendre. Souvent, on a quand même une marge de manœuvre. L'important est que ça sonne bien dans ma tête et mon cœur. Il m'arrive, plus tard sur le plateau, de faire des propositions, selon le contexte.

 

On vous a retrouvé, tout l'été, dans la série à succès de France 3, « Plus Belle la Vie », en tant que DRH de Green Tech. Quels souvenirs gardez-vous de cette riche expérience ?

 

De très très bons souvenirs ! C'est un rythme de travail acharné, compliqué, très intense, ça ne s'arrête pas. Ce n'est pas un rythme de diffusion habituel, tout le monde essaie de copier mais c'est le seuil feuilleton à tenir ce rythme et ce rendement. C'est une ambiance particulière, quinze réalisateurs différents alternent, ils changent chaque semaine, avec plus d'une cinquantaine d'acteurs au générique. C'est un brassage industriel qui est très motivant et très formateur pour un acteur. On apprend à être efficace très rapidement, on découvre ce qui va arriver au personnage très peu de temps avant d'avoir à tourner.

 

 

Sur le plateau, on est obligé de réagir rapidement, de ne pas avoir de regrets. La première étape qui a été difficile à franchir pour moi a été de passer ma frustration d'acteur. On a au mieux trois prises par scène, on tourne neuf à dix séquences par jour avec des changements de décors, il faut être en forme et rapide dès le début. Il faut donner rapidement ce que l'on a envie de donner. Une fois que l'on a pris le rythme, ça va, ça roule mais, au début, on n'est pas forcément content de ce que l'on fait, ça peut être difficile à accepter. Il m'a fallu passer cette frustration et faire confiance à tous les réalisateurs qu'il y avait sur le plateau. J'ai eu besoin de trois semaines pour y parvenir car, comme ce sont des gens différents à chaque fois, on recommence l'exercice systématiquement.

 

C'était formateur, je peux à présent tout faire, j'ai beaucoup pris confiance en ma capacité à travailler, en mon efficacité de comédienne sur un plateau, ce qui est hyper important.

 

Pour faire le lien avec la question précédente, comment avez-vous préparé votre interprétation d’Élodie, votre personnage ?

 

Au début, sur le papier, c'était une expatriée des États-Unis, qui voulait monter une société. Elle avait donc ce côté « je parle anglais, je suis universelle ». On ne savait pas trop d'où elle venait. J'ai vécu aux USA, ce qui m'a sans doute aidé.

 

Encore une fois, je me suis créé l'histoire du personnage, dont on ne sait pas grand chose en fait, ce qui est important car il était bien de garder du mystère autours de lui. La réalisation voulait que j'apporte ma personnalité au personnage et c'est ce que j'ai fait, je me suis donc demandée comment je réagirais à sa place, je me suis mis au service total du personnage au travers de mon histoire personnelle.

 

Quant à l'aspect écologique mis en avant dans cette arche, en étiez-vous sensible et proche ?

 

Ce côté Green me ressemble aussi :) Je suis hyper sensible à l'écologie et à la nature, j'ai même fait des années d'études de paysagiste en parallèle de celles d’actrice. J'étais donc touchée par la cause.

 

En parallèle, vous allez démarrer le tournage d'une nouvelle série pour Canal +. Comment présenteriez-vous ce nouveau projet ?

 

« Roman photos » est une succession de petits sketchs humoristiques, en photos. On prend des pauses, on est figé et on joue toute une scène. Comme si, en regardant une photo, on s'imaginait les mouvements et ce qui pourrait se passer à ce moment-là. C'est humoristique car ce que l'on raconte est complètement décalé par rapport à ce que l'on est en train de faire sur la photo.

 

Il y a un fil conducteur, dans le monde de l'entreprise. Je suis Doria, un récurrent, qui est la start-upeuse hyper dynamique et un peu plus sérieuse que les autres. Elle est très sûre d'elle.

 

Selon vous, qu'est-ce qui pourra plaire dans ce programme aux téléspectateurs de la chaîne ?

 

C'est quelque chose de complètement novateur. A la différence des autres programmes de la sorte qui sont humoristiques et qui sont très dans la gestuelle, dans le débit verbal, ici le côté absurde et le comique physique sont très drôles. Ce n'est pas banal, ce n'est pas du déjà vu.

 

Benoît Blanc m'a castée, je l'en remercie. Avec son acolyte Matthias, ils sont très forts. Ils ont une chaîne Youtube et font des choses très drôles dans l'humour décalé.

 

Vous revenez aussi du tournage des premiers épisodes de la saison 14 de « Section de recherches », pour TF1. Dans un cadre très sympathique, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Comment se sont passées vos deux semaines sur place  ?

 

J'ai pris un peu le train en route, le tournage avait démarré un mois avant. J'ai sauté dans l'avion le lendemain de mon dernier jour sur « Plus Belle La Vie » pour 30 heures de voyage. Une fois sur place, après ce périple interminable, l'endroit et la beauté de cette île m'ont remplie de joie. L'équipe était déjà soudée, il y avait une atmosphère humaine chaleureuse, j'ai été vraiment très bien accueillie. Il y avait un aspect mystique car les lieux sont très orientés vers l'ancien culte, on sentait cet aspect biblique de ce que nous étions en train de vivre sur l'instant.

 

 

J'ai trouvé intéressant, dans mon personnage, le fait qu'elle vivait des choses plus horribles les unes que les autres. C'est la première fois que je devais jouer un rôle aussi torturé et chamboulé. Ce n'était pas facile, je devais être en souffrance pendant une semaine sur le plateau, alors que nous étions dans un cadre tellement paradisiaque que les gens jonglaient avec des noix de coco. C'était très particulier mais cela m'a beaucoup apporté en tant qu'actrice. Je suis très très fière d'avoir fait partie de cette aventure.

 

Pour terminer et boucler la boucle, nous le disions, vous êtes également réalisatrice et vous préparez actuellement un court métrage. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

 

C'est une comédie dramatique, sur le thème : "L'amour n'a pas de genre". C'est l'histoire d'un couple hétérosexuel qui se sépare parce que la femme veut entamer sa transition sexuelle et devenir un homme. Le film raconte le moment où ils se rencontrent à nouveau, par hasard, quelques années plus tard. Que va-t-il alors se passer entre ces deux personnages là qui s'aiment toujours beaucoup ?

 

J'ai pris part à toutes les étapes et je termine actuellement l'écriture. Avec Anne-Sophie Nanki, qui a sorti un film il y a peu, « A genoux les gars », en tant que scénariste. Océan Rose-Marie sera l'acteur principal, il est justement en train de vivre cette transition. Par la suite, nous allons caster le reste des acteurs en faisant des impros avec lui. Je réaliserai ce film, tout en y jouant un petit rôle.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ?

 

Que cela continue ainsi, j'ai envie de dire. Que je continue à avoir des rôles intéressants, à être dans de bonnes conditions pour pouvoir faire des films, que je puisse continuer à m'exprimer en tant qu'artiste.

 

 

Ce fut un plaisir, Djinda, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Aurélie Colin nous présente sa belle et riche actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous avez, en ce moment, une belle actualité théâtrale. On peut vous retrouver en alternance, au théâtre de la Boussole, dans « Libéréeee Divorcéeee ». Vous vivez cette aventure depuis janvier de l'année dernière. Comment décririez-vous ce spectacle, comment le présenteriez-vous ?

"Libéréeee Divorcéee", c’est l'histoire de Lucas et Julie, un couple arrivé au point de non retour qui décide de divorcer. On retrouve dans cette pièce beaucoup de petites saynètes de vie que l'on peut connaître lors d'un divorce, l’annonce aux proches, le passage chez le juge, le partage des biens...

Le tout, de manière drôle, percutante et satyrique. Nous sommes entre le café théâtre et la pièce de théâtre. Il y a beaucoup d'interactivité, de l’impro, on ne vit donc jamais la même pièce. C'est une comédie super sympa bien dans l’air du temps ;-)

 

Vous évoquez les parties en improvisation. A titre plus personnel, comment gérez-vous ces moments-là ? Avec un peu d'appréhension ou, surtout, avec beaucoup de plaisir ?

Au début, c'était, pour moi, un exercice quand même assez difficile. C'est quelque chose que je n'avais jamais vraiment pratiqué. Cela m'effrayait même un peu, je me suis dit que ce serait une chouette expérience de découvrir l'impro sur scène.

Il y a toujours cette petite appréhension car on ne sait jamais comment son partenaire ou le public va réagir, on ne sait jamais si on va tomber sur une personne avec du répondant ou pas du tout. On peut se retrouver face à un mur et être complètement déstabilisé. Mais en règle général cela se passe bien et du coup c’est devenu plutôt jouissif pour moi.

 

Revenons à votre personnage de Julie. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Julie est une femme dynamique, chiante mais attachante ;) Elle croit en l'amour mais elle est un peu désabusée par son couple, saoulée par le quotidien de sa vie à deux. Elle peut être, par moments, touchante et très souvent hystérique.

Elle reste une fille sympa, drôle mais fatiguée de son mari qui est un grand enfant.

 

 

Pour son interprétation, quelles sont vos sources d'inspiration ?

J’y mets une partie de moi car je pense avant tout qu’il faut partir de soi pour «créer» un personnage. Je suis un peu hyperactive dans la vie donc je mets mon énergie et mon côté sympa, que j'espère avoir :), dans le personnage.

J'essaie d'en faire une Julie que l'on aime tout de suite, c'est important pour moi que le public ait de la sympathie et de l'empathie envers Julie et Lucas.

 

Nous l’évoquions, vous êtes en alternance sur la pièce. Trois interprètes féminines se partagent le rôle. Aimez-vous régulièrement échanger sur les bonnes astuces de chacune ? Ou, à l'inverse, préférez-vous rester plus neutre pour garder une touche personnelle dans l'interprétation ?

Je pense que l'on joue chacune avec notre propre personnalité. Je crois vraiment que nous avons trois Julie complètement différentes. Ayant plus ou moins créé le rôle, forcément des choses ont été testées avec moi puis transmises aux deux autres comédiennes qui sont arrivées plus tard sur le projet.

A l'inverse, je peux aussi m'inspirer de ce qui fonctionne avec elles, quand l’une de nous trouve une vanne qui marche, on la prend, on la met à sa sauce et c'est top. C’est comme cela que l'on essaie de parfaire la pièce. On s'entend toutes les trois très bien et on se connaissait avant. On essaie de profiter des qualités des unes et des autres, tout en gardant notre personnalité car nous n'avons rien à voir, ni physiquement ni dans le jeu.

 

Selon vous et selon les retours des spectateurs, sur Paris, en province ou en Avignon, qu'est-ce qui plaît dans cette pièce ?

Les gens ressortent heureux, enfin je crois ;-) Chaque duo a une belle complicité sur scène, et je pense notamment à mon duo avec Nicolas Ragni avec lequel je joue régulièrement depuis un an et demi maintenant.

Le public rigole et s’amuse avec nous parce que l'on dédramatise le divorce. C'est un sujet actuel qui reste quand même un peu «tabou». Parfois, des personnes séparées viennent nous voir et disent s'être retrouvées dans certaines situations. Ça leur parle et cela leur fait du bien, c'est une sorte de thérapie. Après tout, il n'y a rien de grave. Notre société compte tellement de couples divorcés. C'est à prendre avec beaucoup de légèreté. Les gens viennent avant tout au théâtre pour s'amuser.

 

En parallèle, on peut vous retrouver sur une autre pièce, en alternance avec Maeva Pasquali, dans « Un banc pour deux », au Théâtre du Marais. Que dire sur cette autre aventure théâtrale ?

C'est tout nouveau pour moi. Thibault Lecaillon, un des régisseurs de La Boussole où je joue "Libéréeee Divorcéeee", m’a mise en contact avec Sylvie Guichenuy, mon binôme, et Jérôme de Verdière, l'auteur, au mois d'avril et j’ai fait ma première début Septembre.

L’écriture de «Un Banc Pour Deux» est fine, les dialogues sont ciselés, drôles mais pas que... Cette pièce me touche... Nous venons de commencer au théâtre du Marais et nous espérons que ce sera pour nous une belle aventure tous les dimanches.

Personnellement, je n'avais pas encore vraiment joué ce genre de rôles. J'ai très souvent joué avec des hommes, des relations de couple, mais un duo femme-femme jamais... Je suis ravie d'être sur scène avec une autre femme. C'est quelque chose que j'attendais depuis longtemps.

 

 

Même si cela fait partie du métier de comédien, comment appréhendez-vous le fait de jouer en parallèle deux pièces bien différentes ?

Je crois que j'arrive bien à faire la part des choses. Ce sont deux rôles tellement différents que je ne peux pas me mélanger les pinceaux. Je n'appréhende donc pas du tout, je suis contente de défendre un rôle léger dans «Libéréeee Divorcéeeee» et de jouer quelque chose de plus profond dans « Un banc pour deux ».

Cela ne me pose pas vraiment de soucis, ni dans l'apprentissage, ni dans le jeu.

 

La pièce est à l'affiche, pour le moment, chaque dimanche. Aimeriez-vous proposer davantage de dates ?

On espère ! C'est notre producteur qui décidera. On commence le dimanche, c'est très bien comme ça, on y va doucement mais sûrement. Et en parallèle nous avons déjà quelques dates de tournée.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure-là ?

Que le public soit au rendez-vous, que la pièce touche les gens autant qu'elle m'a touchée et que l'on ait une programmation plus complète par la suite. Maeva Pasquali et Sylvie Guichenuy défendent la pièce de Jérôme de Verdière depuis sa création en 2016 et je leur souhaite à tous les trois, mais à moi aussi :) une longue et belle aventure.

 

Ce fut un plaisir, Aurélie, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Justine Chardin-Lecoq nous présente sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Justine,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur la scène du théâtre Montorgueil, avec la pièce à succès « Y a t il un homme pour sauver les femmes ? ». Très simplement, avec le recul que vous avez sur la pièce, comment la présenteriez-vous ?

 

Mon personnage dirait : “venez au stage de survie à la vie de couple !“ On va vous apprendre toutes les astuces, les choses à faire et celles à ne pas faire, les erreurs à éviter.

 

La pièce démarre par une grosse entrée en matière, avec le personnage d’Esméralda qui chauffe le public. Eva, qui est là pour animer le stage, l’interrompt dans son délire. Surgit alors Marie-Françoise, mon personnage, qui n'avait pas prévu de venir mais qui, finalement, a pu se libérer. Il y a donc ces deux « clowns » complètement différents, Esmé est extravagante, sexy, dragueuse, libérée et Marie-Françoise beaucoup plus renfermée, sombre, je la joue vraiment gothique avec une perruque longue et un maquillage blanc. Elle a les yeux très noirs, c'est un personnage beaucoup plus cynique. Les deux se confrontent car elles ne se supportent pas l’une l'autre.

Eva, le clown blanc, se retrouve au milieu, elle essaie d'animer le stage, avec le public puisque l'on en tient compte. Il y a un appel, on rend les copies, comme à l'école.

Selon les retours des spectateurs, qu'est-ce qui leur a plu lorsqu'ils sont venus voir le spectacle ?

 

Justement, le plus est l'interactivité. J'ai joué aussi à Avignon et les spectateurs ont beaucoup apprécié également.

 

La distribution est alternante. Entre vous, partagez-vous ce qui fonctionne ? Ou essayez-vous de rester plus neutre pour apporter votre propre touche au personnage ?

 

J'étais là à la création, j'ai eu l'avantage de pouvoir mettre ce que je voulais dès le début. Bien sûr, le rôle est déjà écrit mais j'ai pu explorer et tester plusieurs choses. Ceux qui sont arrivés plus tard ont sans doute pu s’inspirer de la première équipe, mais chacun garde sa pâte. Le rôle d’Esmé a été créé pour un homme, un personnage homosexuel, mais il peut aussi être joué par une femme. C’est là où on se rend le mieux compte que ce qui fonctionne avec un comédien peut ne pas marcher avec un autre !

 

J'ai fait les trois rôles et, à la création, nous étions déjà deux pour le rôle de Mari-Françoise. Du coup, je me suis pas mal inspirée de ce qui fonctionnait déjà. Le travail sur les autres rôles ayant déjà été fait par mes camarades, je me suis dit qu'il serait bien de s'y baser avant, et de voir ensuite ce qui viendrait. J’aime bien le défi, c’était une belle expérience que je réitère le 27 octobre dans le rôle d’Eva.

 

En parallèle, toujours sur scène, vous avez récemment fait un stage de théâtre forum. En quoi cela consiste-t-il ? Quels débouchés cela pourra-t-il vous apporter ?

 

J'ai fait un stage au théâtre de l’Opprimé. Le théâtre forum vient du Brésil. La méthode a été développée dans les années 60 par Augusto Boal et, notamment, Rui Frati, qui était mon maître de stage. Il était accompagné de trois personnes faisant partie de la troupe. C’est aussi du théâtre interactif, à visée plutôt sociologique. Les comédiens présentent une scène conflictuelle et les spectateurs interviennent pour tenter d’apporter des solutions. Les spectateurs deviennent alors spectaCteurs. Cette forme théâtrale a été inventée pendant la dictature au Brésil, dans un monde plutôt manichéen où il y avait besoin de s'exprimer. Finalement, le théâtre fonctionne pas mal pour cela.

 

 

J’ai hâte de poursuivre cette aventure car, même si j'ai fait du cinéma ces dernières années, j'ai beaucoup plus de bagage sur scène. J'adore la notion de troupe et de partage. Le plus du théâtre forum est qu’il essaie vraiment de casser les barrières entre public et acteurs. La troupe du TO  intervient et organise des événements soit privés soit publics, dans les écoles, les maisons de retraite, les prisons, dans l’enseignement, parfois dans la rue et, bien sûr, au théâtre de l’Opprimé.

 

J’ai déjà eu la chance de faire une intervention, au sein d’un centre social, sur le thème de l’intergénérationnel et du vivre ensemble dans un quartier. C’était une super expérience.

 

Cette année, cette fois-ci dans le domaine de l'image, vous avez participé au « Royaumes de Bourgandie ». Quels souvenirs gardez-vous de cette autre expérience ?

 

Nous étions deux à créer le projet de A à Z, au travers de l'écriture, du jeu, du montage, des effets spéciaux... on a vraiment réalisé à quel point c'était compliqué de faire quelque chose de cohérent. Cela reste une superbe expérience, dans l'apprentissage surtout. Il faut laisser le temps aux projets pour se développer. D'une envie de web-série, on l'a développé pour Youtube, avec une sorcière qui tente en vain de faire des tutos. Finalement, avec les mélanges et les envies, on a fait des sketchs. A trois personnages hauts en couleurs et assez théâtraux.

 

Le travail continue, une autre chaîne Youtube se profile, complètement différente, qui s’appellera « Bat- trash ». C'est un Batman trash, révolté contre la société, qui va casser du sucre sur le dos des entreprises et leurs publicités mensongères. Je n’aurai qu’une courte apparition, dans la première vidéo, parce que, cette fois-ci, je suis derrière la caméra.

 

Pour finir, quelles sont vos autres actualités du moment  ?

 

Un long-métrage, avec l'un des premiers rôles. Le tournage est terminé, les voix off sont en cours de finition, s'en suivront les derniers montages. Nous enverrons cela dans des Festivals par la suite. J'y joue Anna, une tueuse, une femme qui est un peu désœuvrée de la vie, qui était un peu fleur bleue, qui s'attendait à avoir un mari et des enfants mais qui finit toute seule à travailler dans un supermarché. Par accident, elle va tuer en homme, en l'étranglant. L'histoire tournera ensuite autours de la relation avec son avocate qui, contrairement à elle, vient d'une famille riche. Peut-être qu'une histoire d'amour en naîtra...

 

Merci Justine pour cet agréable échange !

 

Quelques liens, pour terminer : 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Anouk Hamel évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anouk,

 

C’est un vrai plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

 

Nous nous sommes rencontrés il y a environ un an. De ces douze mois, spontanément, quel souvenir gardez-vous ?

 

C’est une année qui a bien fonctionné au niveau des tournages publicitaires et des shootings photo, notamment un tournage pour le centre commercial Beaugrenelle. L’équipe était super, c’était une très jolie publicité avec de nombreuses émotions à jouer. Ça m’a plu de mettre mes talents de comédienne au service d’une publicité. Cela tournait aussi autour du sport car c’était un évènement que le centre commercial offrait à ses clients autour de différentes activités sportives.

 

Grâce à cette publicité, j’ai pu prendre contact avec un agent artistique, ce qui pourrait me permettre d’avoir des castings de séries et de longs métrages.

 

J’ai eu également pas mal de petits tournages pour des clips, ou encore des silhouettes pour des séries. Notamment une très rigolote que j’ai fait pour Netflix, qui s’appelle « Osmosis ». Le tournage était très sympa parce que ça se déroulait dans une boîte de nuit complètement déjantée, où les gens portaient des masques de réalité virtuelle. Nous avions des costumes incroyables : j’étais en perruque et latex !

 

Par rapport aux réclames dans lesquelles vous avez pu jouer, est-ce que vous aviez davantage de publicités sollicitant vos compétences de comédienne, ou davantage de publicités magasine/photo ?

 

C’était plutôt de la publicité jouée, des petites vidéos : il y a eu la publicité pour Beaugrenelle, ensuite pour la marque Richemont, dans les clips également il me fallait jouer.

 

Est-ce que ces expériences modifient votre méthodologie de préparation au tournage, du fait de leur particularité d’être si courtes et d’imposer au comédien de convaincre immédiatement et dans l’originalité?

 

C’est vrai que les tournages publicitaires et les tournages de long-métrages sont très différents, les castings également. Pour la publicité, il faut directement y aller, c’est souvent la bonne humeur, le dynamisme, l’énergie, le sourire… S’il s’agit de choses plus intenses, nous avons peu de temps pour nous y préparer et en tout état de cause, c’est toujours « l’action coup de poing ». Ça suppose de bien se concentrer.

 

 

Au fur et à mesure de vos expériences, vous sentez-vous plus à l’aise dans ce type d’organisation ?

 

C’est vrai que je sais de plus en plus quoi faire. Chaque expérience m’apprend de nouvelles choses sur moi-même et mon environnement de travail. J’ai vraiment intégré qu’on n’a qu’une seule chance et que cela suppose d’être vraiment présent et d’oser y aller.

 

Quelles seraient aujourd’hui vos envies pour l’avenir ? Souhaitez-vous poursuivre sur cette voie ou vous consacrer à d’autres opportunités de tournage, ou peut-être faire un mélange de tout ça ?

 

Depuis que je suis enfant, je fais un mélange de tout ce qui peut m’arriver. Bien sûr, mon rêve serait de pouvoir décrocher un rôle dans un long métrage, ou dans une série : un joli rôle. Et si cela m’arrive, je m’y consacrerai à plein temps. Mais, en attendant, je compte poursuivre comme cela et développer toutes mes casquettes : castings, tournages, shooting photo…

 

Je souhaite également faire de plus en plus de belles rencontres. Je désire aller de plus en plus vers l’artistique, et pour cela il faut que je m’en donne les moyens. Je crois à cet égard que le fait d’avoir un agent peut faire progresser les choses.

 

Vous fourmillez de projets : en parallèle, vous êtes en formation pour devenir coach sportif. Voyez-vous un lien entre ces deux activités ? Est-ce qu’elles s’enrichissent l’une, l’autre ?

Absolument ! Je viens de la danse classique, et je considère qu’entre la danse, le chant, la musique, le théâtre… dans tous les cas nous sommes dans l’artistique et que ce n’est pas très loin. C’est au travers de ces activités que j’ai acquises mes compétences actuelles, qui s’avèrent très utiles en tournage. Par exemple, dans le cadre de la publicité pour Beaugrenelle, j’ai esquissé quelques pas de danse, fait quelques postures de yoga etc… Si je n’avais pas eu ce passé, je n’aurais pas été choisie. Je suis par ailleurs convaincue que de savoir bien bouger son corps peut être clé au théâtre.

 

Pour me maintenir en forme, j’ai pris des cours de fitness et de gym. Cela m’a énormément plu ! Tellement que cela en est devenu une passion. J’ai commencé à faire des remplacements en salle, ce qui m’a fourni un nouvel objectif qui m’a beaucoup parlé. J’ai donc décidé de finaliser ça en m’inscrivant à une formation reconnue par l’Etat, qui officialise la professionnalisation. Cela va me permettre de continuer à tout faire. Et bien sûr, ça m’apporte aussi d’un point de vue financier.

 

J’aimerais donc exercer en tant que coach, pouvoir aménager mes horaires en fonction des tournages, mais si j’obtiens un vrai rôle, je crois sincèrement que je m’y consacrerai totalement.

 

Merci, Anouk, pour votre disponibilité !

 

 

 
Lien de son blog :  http://anoukhamel.com/

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Un Si Grand Soleil : Gary Guenaire nous présente Théo, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Gary,

 

Merci d’avoir acceptée de répondre à quelques questions pour notre site.

 

 

L’aventure « Un si grand soleil » est diffusée depuis quelques semaines. Vous la vivez quasiment au quotidien. Comment décrire cette série ?

 

C’est une série quotidienne ensoleillée, filmée et tournée dans la région de Montpellier, qui met en avant un territoire magnifique. Le casting et les intrigues sont forts.

 

 

Comment présenter votre personnage ?

 

J’incarne le personnage de Théo, qui a 16 ans. C’est un personnage très dense, très riche. Il a vécu toute sa vie avec sa mère dans des petits villages d’Afrique. Il n’a jamais vécu jusqu’ici en Occident et n’a jamais été séparé de sa mère. Au début de la série, il arrive en France et il va devoir s’adapter aux normes et codes de la vie sociale française. Il est décalé, même s’il s’adapte facilement. Il est très mature. C’est plutôt un personnage solaire.

 

 

Est-ce que vous retrouvez en lui des parts de vous ?

 

Oui, je me suis souvent senti en décalage par rapport aux gens de mon âge. Théo est quelqu’un de positif, d’heureux dans sa vie mais qui a des réflexions qui ne correspondent peut-être pas à celles d’un gamin de son âge. Donc, il peut parfois se retrouver un peu perdu et seul.

 

 

Est-ce que, pour préparer ce personnage, vous avez sollicité des inspirations particulières ?

 

Déjà, il a vécu au Congo : je me suis donc renseigné sur ce pays, sur l’Afrique en général aussi. J’ai voulu axer mon travail sur le rapport avec la mère, ce que ça a d’unique. Je suis parti du principe que ce personnage avait un pilier : sa mère, et que plus il s’en éloignait, plus il était déstabilisé.

 

 

Face au rythme soutenu du tournage, est-ce qu’au bout de quelques mois, vous commencez à trouver votre cadence ?

 

J’ai envie de vous dire que nous sommes obligés de trouver notre rythme très vite de toutes façons ! On ne le trouve pas nécessairement facilement. Pour ma part, je cherche encore (rires).

 

C’est fatiguant, mais ça nous empêche de tomber dans une routine. Ce qui me fait peur dans un tournage aussi énorme, c’est d’entrer et de jouer de façon mécanique. Je ne veux surtout pas cela et c’est ce qui me plaît dans ce métier. J’ai une chance inouïe dont je suis parfaitement conscient. Je fais en sorte que chaque jour nouveau soit spécial et je suis porté par de nouveaux textes toutes les semaines, de nouvelles intrigues… on a vraiment de quoi jouer.

 

Je m’organise bien sûr, pour ma vie à Montpellier. Mais j’essaye de rester aussi frais que je l’étais au début. C’est cela le plus compliqué après 5 mois de tournage.

 

Vous avez été plutôt gâté par votre personnage, et par les scénaristes. Pour autant, y a-t-il des thèmes que vous souhaiteriez voir aborder ?

 

Je me suis promis d’être ouvert sur cette série, je suis tout jeune, je n’ai pas tourné grand-chose, donc je joue tout ce qui vient et je n’ai pas de desiderata. Je fais énormément confiance à la production, à la chaine, aux scénaristes. Je ne sais pas ce qui va m’arriver et j’aime me faire surprendre.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

De continuer à m’éclater sur le plateau, avec mes partenaires et sur Montpellier. On peut souhaiter une longue vie à la série parce que je pense qu’elle le mérite.

 

 

Ce fut un plaisir, Gary, d’échanger avec vous !

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Un Si Grand Soleil : Entretien avec Chrystelle Labaude, qui évoque son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Chrystelle,

 

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

 

 

« Un si grand soleil » a démarré il y a quelques semaines. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comme présenteriez-vous ce programme ?

 

Comme une très belle aventure, humaine parce que nous sommes très nombreux : il y a une cohésion et une bonne entente qui participe, selon moi, à 50% du succès de ce feuilleton. J’apprécie également beaucoup mon personnage : c’est génial de jouer les reines-mères.

 

 

Justement, à propos de ce personnage, quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 

Je n’ai pas eu besoin d’inspiration car l’écriture est là. Après, il faut apporter ce qu’on a en soi de dur, de manipulateur, d’odieux… Il est vrai que je suis bien servie par ma voix grave et mon physique pour ce rôle.

 

Mais ce qu’il y a d’intéressant, c’est cette éraflure, à savoir qu’elle n’est pas que méchante et brutale.

 

 

Pour la suite, est-ce que vous aimeriez voir développer ce côté plus lumineux ?

 

Ce sera effectivement le cas, notamment dans des scènes avec ses petits-enfants. Là, on va vivre des scènes plus légères qui contrastent avec celles qu’elle passe avec son fils. Je suis bien servie au niveau de la palette d’humeur. Ce n’est pas qu’un rocher sans cœur : ça me plaît beaucoup de travailler sur ce genre de personnage.

 

 

Du fait qu’il s’agisse d’un programme quotidien, le tournage est assez soutenu. Est-ce que vous avez trouvé votre rythme ?

 

Oui car j’avais déjà la même cadence sur « Section de recherches ». Il faut juste prévoir de renoncer à certains projets, de théâtre, notamment. Cela dit, mon personnage n’est pas aussi présent que d’autres, ce qui me permet d’avoir un rythme moins effréné que d’autres comédiens de la série.

 

 

En termes d’apprentissage de texte, est-ce que vous aimez apprendre peu avant le tournage, ou plutôt en amont pour avoir le temps de le digérer ?

 

J’apprends très longtemps à l’avance. Plus vite j’ai les textes, mieux c’est. J’ai besoin de si bien connaître le texte que je peux l’oublier totalement pour le jouer. Ça me donne de la liberté de jeu. Je travaille beaucoup.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

 

Que le personnage ne meurt pas dans les prochaines semaines ! Et qu’elle croise les autres rôles, qu’elle sorte du cercle familial, pour interférer avec les autres milieux de la série.

 

 

Merci Chrystelle pour votre disponibilité !

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Gabrielle Gay évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Gabrielle,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

Parmi vos nombreux projets, vous mettez en scène une pièce de théâtre qui sera jouée à la rentrée 2019. Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

J’ai écrit « Écoutez leur silence » il y a 4 ans, pendant la période où je donnais des cours de théâtre à des adolescents dans un cadre associatif. J’écris beaucoup de pièces comiques à la base, mais lorsque j’ai demandé à mes élèves de se dévoiler au travers d’exercices « plus sérieux », j’ai découvert une réelle pudeur, que j’ai souhaité exploiter différemment que par la comédie. L’adolescence est une phase de vie où on se pose énormément de questions, où il y a beaucoup de pudeur, où la découverte et le changement dominent (histoires d’amitié, histoires d’amour, projet professionnel, les parents etc…). Alors cela m’a inspiré, j’allais parler « d’eux ».

 

Quelles ont été vos sources d’inspiration à l’époque ?

 

Un film m’a profondément marquée : « States of Grace ». C’est un film coup de poing, qui parle d’une éducatrice travaillant dans un centre pour adolescents. Le jeu des acteurs, l’écriture, le scénario, une vraie claque ! Ce qui me transcende le plus dans la création est d’être au plus proche « du vrai ».

 

Je me suis aussi inspirée directement de mes élèves. Je suis une grande observatrice et je les ai beaucoup étudiés, mais dans un profond respect sans jamais franchir les limites, j’ai attendu qu’ils « viennent » à moi.

 

Et bien sûr je me suis librement inspirée de ma propre adolescence, un joyeux bordel ! C’était la première fois que je m’octroyais le droit d’écrire quelque chose d’un peu « dramatique ». Ce texte est sorti de mes tripes. Je me demandais d’ailleurs si j’étais capable de faire cela, autre chose que du comique, petit défi personnel, j’aime le challenge.

 

 

D’après vous, qu’est-ce qui peut intéresser et attirer le spectateur ?

 

La simplicité. C’est un moment de vie, un échange, avec une réelle réflexion. Il y a de l’espoir, de l’amour, mais aussi de la violence. C’est un spectacle très intimiste, dans lequel beaucoup de gens pourront se retrouver, ou pas… Mais, au fond, une chose est sûr, on a tous été ado et chiant, non ?  

 

Les jeunes comédiens que j’ai sélectionnés sont bourrés de talent. Je les ai aussi choisis pour leurs failles, j’ai choisi ceux qui ont été les plus simples avec moi en vérité. Je crois que c’est ce qui va plaire aux gens ! Ils sont touchants ! Ils vont se retrouver en face de jeunes adultes, qui ont un milliard de choses à prouver et à dire…Il faut juste écouter.

 

La pièce démarre le 4 janvier prochain. Où en êtes-vous de la préparation ?

 

J’ai créé une nouvelle Compagnie pour héberger ce spectacle : « La Compagnie des Mauvais joueurs ». Je sollicite des subventions et des résidences. Le dossier de production et les photos sont faits. Nous avons choisi de répéter une fois par semaine. Nous avons beaucoup parlé de leurs personnages, je leur laisse même un passage entièrement improvisé, une liberté totale sur un passage de la pièce, ce qui leur permet d’appréhender leur personnage en profondeur et d’être dans la « proposition ».

 

En parallèle, vous avez d’autres projets, au théâtre mais aussi dans d’autres domaines. Pouvez-vous nous en parler un peu ?

 

A partir du 5 février 2019, il y a la programmation de « Jeux d’Enfants » au théâtre du Gymnase Marie Bell. C’est une adaptation du film de 2003 de Yann Samuell, avec Marion Cotillard et Guillaume Canet. Je suis assistante mise en scène et je joue également le rôle du maître des jeux. Pour ceux qui ne connaissent pas cette œuvre, c’est une histoire d’amour intemporelle entre un homme et une femme qui se lancent sans arrêt des défis stupides, Cap’ ou pas Cap’ ?

 

 

Toujours en janvier, je joue au théâtre du Gouvernail, dans « 12305 Fifth Helena Drive » le rôle de Pat Newcomb, l’assistante de Marilyn Monroe, mise en scène par Fabien Richard. On me trouvera aussi dans « Voice Beyond » dès Janvier au théâtre Pixel dans le rôle de Sadie, une superbe pièce contemporaine écrite et mise en scène par la talentueuse Sikanda De Cayron.

 

Je continue en parallèle de passer des castings pour le cinéma, des séries, la télévision. Nous verrons bien ce que cela donnera.

 

Le fait d’avoir autant de projets en même temps est-il source d’excitation ou de peur ?

 

A 1000% de l’excitation ! Beaucoup d’impatience également. La peur est bien sûr énorme mais c’est aussi ce qui m’anime. C’est un savant mélange de sensations diverses et variées. Je suis convaincue que je vais gérer, tout se met en place correctement. Étant une bordélique organisée, je ne me fais pas trop de souci ! Je reste positive !

 

Par ailleurs, vous aller coréaliser un court métrage à deux personnages, prochainement. C’est votre premier film derrière la caméra ?

 

Oui, avec Clément Séclin, nous réalisons notre premier court métrage, d’environ 9 minutes. C’est un bon format. Nous y développerons une histoire d’errance : un homme, une femme, des sentiments, des spectres des images qui hantent… je n’en dirai pas plus. Nous cherchons à faire quelque chose de très poétique et nous avons la chance d’être suivis par une équipe au top, que ce soit la technique ou les prods. Cela suscite de la peur et du stress, ce n’est pas rien de passer de comédien à réalisateur! Nous nous mettons une belle pression, nous avons beaucoup de choses à prouver, à dire avec ce film et surtout car nous sommes de vrais saltimbanques ! Passionnés et déterminés. 

 

Ce fut un plaisir, Gabrielle, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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