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Anne-Sophie Germanaz évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne-Sophie,

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Nouveautés, de la pièce à succès « La Raison d'Aymé ». Pour débuter, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Aymé, un riche industriel, vient d’épouser une jeune femme, Chloé, de trente ans de moins que lui. Aymé nage dans le bonheur : il aime et se croit aimé ! Mais Chloé décide d’engager un tueur à gage pour se débarrasser de ce dernier et récupérer l'héritage.

Aymé ne voit pas le danger qu’il court. N’écoutant que son cœur, il n’entend plus sa raison… Et c’est justement parce qu’il ne l’entend plus que la chose incroyable va se produire : la Raison d’Aymé va surgir en chair et en os devant ses yeux.

Aymé se trouve confronté à un choix capital : doit-il suivre son cœur ? Doit-il écouter sa raison ? 

Gérard jugnot interprète Aymé, Isabelle Mergault la raison, Philippe Biglia le tueur à gage et moi: Chloé!

2/ Vous parliez de votre personnage, mais qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C'est une jeune femme très vénale, assez juvénile, très premier degré, sans filtre, assez coquette, qui hésite, qui ne sait pas trop. Elle évolue tout au long de la pièce car elle est touchée par Aymé.

3/ Nous l’évoquions à la première question, cette pièce fait un véritable carton. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

Le casting de cette pièce est assez redoutable! Gérard Jugnot et Isabelle Mergault réunis, c'est énorme!

Gérard Jugnot, c’est un peu un monument français, au travers de ses films mais aussi  en tant que comédien. C'est incroyable de voir l'image du gentil qu'il a, toutes les générations l'aiment !

Et bien sûr la pièce. Isabelle a quelque chose de très précieux dans son écriture, elle a une qualité de dialoguiste qui est hors norme. C'est incroyable, cet humour et cette émotion qu'elle réussit à insuffler dans toutes ses pièces et ses écrits.

C'est la première fois qu'ils se retrouvent ensemble sur scène et leur duo marche vraiment très bien.

4/ A titre plus personnel, le fait d'être entourée de ces deux monuments implique-t-il des sensations particulières ? Ou arrivez-vous à être la même que sur les pièces que vous aviez précédemment jouées ?

Je pense que j'arrive à être la même.

C'est surtout quand mes parents sont dans la salle que je réalise que je partage le plateau avec de sacrés monstres ! Voir leur fille dans les bras de Gérard Jugnot était tellement dingue que j'ai un peu pris conscience. Mais sinon, je reste très moi.

On se connaissait déjà avec Isabelle, j'avais travaillé à ses côtés lorsque j'avais 20 ans, sur « Croque Monsieur », une très jolie pièce aussi. Je faisais sa fille à l'époque et cela a été une sublime rencontre. C'est elle qui m'a rappelée pour ce nouveau rôle, elle m'a fait un cadeau merveilleux. Nous n'avions pas joué ensemble depuis dix ans et c'est fantastique pour moi de la retrouver.

Mais je reste la même: tête d'affiche ou pas, j'essaie de faire mon boulot au mieux dans la joie et la bienveillance !!

 

5/ Dans les derniers instants avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

J'adore la rumeur du public, c'est quelque chose qui fait que mon corps est de suite convoqué entièrement. J'ai cette adrénaline qui monte partout, c'est angoissant, c'est un bon trac. Mais cela reste un trac, je suis toujours traqueuse, même au bout de la 250è, juste au bruit de la salle. J'ai quelque chose qui se remobilise et qui fait que je suis tendue, mais dans le bon sen!

6/ Plus généralement, quelles sont vos envies artistiques pour la suite ?

J'en ai beaucoup!!

J’adorerais tourner plus ! Et puis il y a de nombreux artistes qui me fascinent et dont j'espère un jour croiser la route !

Par exemple, lors de ma précédente pièce, j'ai eu la chance de travailler avec Sébastien Castro, quelqu'un que je rêvais de côtoyer. Je suis ravie que ça se soit fait.

7/ En conclusion, pour inciter définitivement les lecteurs à venir voir la pièce, comment avez-vous envie de terminer cet échange ?

Je trouve que cette pièce a pour qualité d'avoir différents niveaux de lecture. On retrouve bien sûr les codes du boulevard, du Vaudeville, avec une fin  tendre et émotionnelle. C'est pour cela que les gens s'y retrouvent pleinement. C'est le point fort de la pièce, en plus, bien sûr, d'avoir Isabelle et Gérard sur scène.

Merci, Anne-Sophie, pour votre gentillesse !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : Ludovic évoque avec nous la nouvelle composition des équipes !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ludovic,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vendredi dernier, les équipes ont vu leurs compositions être remaniées. Cela a été pour vous l'occasion de rejoindre la nouvelle tribu des rouges. Comment avez-vous réagi à ce moment-là ?

 

J'ai eu deux approches par rapport à cela. Dans la première, j'étais assez triste de quitter mon équipe. Parce que, même si les résultats n'étaient peut-être pas au niveau escompté, j'y étais très très bien. Il y avait une très très bonne ambiance avec Olivier, Clémentine, Candice et Cédric. Cela m'a peiné au début, je me suis dit qu'il était dommage de les quitter à ce moment-là.

 

Puis, en deuxième approche, j'ai pensé au fait que j'étais venu sur Koh-Lanta pour découvrir du monde et faire connaissance. Ce fut alors l'occasion d'avoir la chance de vivre avec une deuxième équipe. J'ai pensé que cela pouvait être aussi bénéfique.

 

2/ En découvrant votre nouvelle tribu et vos nouveaux camarades, aviez-vous tout particulièrement à cœur d'en découvrir certains ?

 

Je ne m'étais pas dit « tiens, il faut que je découvre plus Yassin qu'une autre personne ». Je ne les connaissais pas, j'avais très peu suivi l’émission depuis mon aventure il y a onze ans. Je voulais donc vraiment découvrir tout le monde. Je n'avais pas ciblé de personne en particulier.

 

3/ Peu de temps après votre intégration, vous avez réalisé une magnifique performance, à savoir réussir à refaire le feu mais cette fois-ci dans votre nouvelle tribu. Comment y êtes-vous parvenu ? Avez-vous gardé la même méthodologie que sur le camp jaune ?

 

En fait, j'ai pris la même méthodologie. Je voudrais apporter une petite précision, effectivement je le fais tout seul la deuxième fois mais, sur la première, même si on me voit moi à l'image, ce fut un travail collectif. Je suis mis en avant certes mais j'ai quand même une grande aide, notamment de Dylan et Olivier. C'est plutôt collectivement que j'apprécie le moment la première fois.

 

La deuxième fois, je reprends la même méthode, je sais que le choix du bambou est primordial. C'est mon deuxième jour de présence sur ce camp mais on a quand même passé un peu d'huile de coude pour y arriver. Ce feu-là, oui, effectivement, à la fin, en 45 secondes ou 1 minute, il arrive.

 

4/ Selon votre ressenti au bout de ces deux premiers jours chez les nouveaux rouges, cette performance de faire le feu a-t-elle facilité et même permis définitivement votre intégration à votre nouvelle tribu ?

 

Je pense que d'avoir fait le feu aide à s'intégrer. C'est comme le fait de s'impliquer, de s'intéresser, de vouloir connaître les gens et non pas de rester tout seul dans son coin, se disant que l'aventure est terminée et que je vais servir de fusible. Dans ce cas, le but est de profiter car on reste quand même des privilégiés quand on voit ce que l'on découvre et ce qu'on nous laisse la possibilité de faire là-bas. J'aurais tendance à vous dire que le feu, oui, m'a aidé mais on va là-bas pour ne pas avoir de regret donc, si c'est pour rester au pied d'un cocotier et attendre que ça se passe, ça serait dommage.

 

5/ Un peu plus tard, vous triomphez enfin sur une épreuve collective. Après autant de jours d'aventures et autant de défaites, quelles sensations cette première victoire vous a-t-elle procurées ?

 

Je suis heureux. Si vous voulez, quand on gagne l'épreuve, j'ai de la satisfaction, je suis heureux de la gagner avec ma nouvelle équipe. Mais, franchement, j'ai une pensée pour mes anciens coéquipiers. Je me dis « bon sang, il ne manque quand même dès fois pas grand chose pour obtenir la victoire ». En face de moi, je voyais Clémentine qui avait le moral dans les baskets. J'étais donc content de gagner mais la saveur de la victoire n'était pas pareille à celle d'un contexte plus habituel.

 

6/ A ce stade-là de l'aventure, les cartes sont à présent redistribuées, pour vous notamment. Comment envisagez-vous votre avenir ?

 

Quand Dylan refait les équipes et qu'il fait les choix qu'il fait, qui sont très respectables d'ailleurs, j'arrive dans une équipe qui est principalement rouge. Sur les sept, il y a cinq rouges et deux jaunes. Je me dis alors que Candice s’entendant bien avec Jérémy qui est rouge, il faut absolument que l'équipe enchaîne les victoires. Sinon je pense que je serai le prochain éliminé. J'ai beau avoir fait le feu que ça ne changerait pas l'issue. Il y a onze ans, lorsque nous avions tout gagné, c'était le même chose, je me disais déjà qu'il fallait profiter au maximum.

 

L'aventure Koh Lanta est pleine de rebondissements et je me dis que l'on a peut-être une bonne étoile qui nous permettra de durer très longtemps dans l'aventure.

 

7/ Vous parliez de votre première aventure. Quelles raisons vous ont principalement motivé, onze ans après, à repartir à l'abordage ?

 

J'ai du mal à me dire que je ne termine pas ce que j'ai entrepris. Ce n'est pas dans mon ADN. J'avais véritablement envie d'y aller, d'y retourner, de me mettre dans le dur parce que je pense que ça fait une bonne piqûre de rappel.

 

On m'avait permis à l'époque d'aller au Vanuatu, un archipel que je ne connaissais pas. On me permet à présent d'aller aux Fidji, je ne sais pas si, un jour, sans cette épopée, j'y serais allé. L'aventure est magnifique, on rencontre des gens que l'on ne connaît pas. Qu'on aime ou pas ces personnes, le but de la vie est quand même de découvrir des choses et Koh Lanta le permet. Après, il y a tellement de données qui font que j'ai été piqué positivement par ce jeu d'aventure. Je m'étais dit, quand je n'avais pas trouvé le masque il y a onze ans, que je retenterais pour aller au bout et tourner la page définitivement de Koh Lanta.

 

Pour finir, quel est donc votre premier objectif dans cette deuxième saison ?

 

L'objectif minimum, en y retournant, est d'accéder aux poteaux. Je veux juste dire à Denis « Merci Denis, je rentre chez moi, au revoir ». Non, je rigole... L'objectif est clairement d'aller au bout. Pour tous les candidats, l'objectif final est d'aller sur les poteaux et de gagner. Les dix-huit que nous étions au départ avons tous envie d'aller au bout. On n'y va pas pour faire figuration.

 

J'ai trouvé le niveau cette année très très fort, avec des jeux particulièrement durs. Dans des conditions sur le camp qui étaient difficiles, sans feu et sans riz. Le rythme était assez élevé, on a beaucoup enchaîné. Après, la seule optique et la seule orientation que l'on peut avoir sont les poteaux, il n'y a que cela.

 

Ce fut un plaisir, Ludovic, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Elsa Esnoult et Richard Pigois évoquent leur concert à Ris-Orangis samedi 14 avril prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa, bonjour Richard,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous deux !

 

1/ Ce samedi 14 avril à 20h, vous serez sur la scène du Plan de Ris-Orangis, pour le « Gala Greyson Show ». Comment vous est venue l'envie de vous retrouver ensemble pour ce concert ?

 

Richard  : C'est une espèce de logique, ça fait un moment que l'on y pensait. On en avait parlé et, finalement, c'est le producteur qui a tranché et pris la décision. Il nous a lui-même fait la proposition et je trouve que c'est une très bonne idée.

 

2/ Quel sera le contenu de ce concert ? Que pourront y retrouver les nombreux spectateurs qui viendront vous voir ?

 

Elsa  : Il va y avoir deux univers. Celui de Richard qui, pour le coup, a plus l'habitude que moi de se représenter sur scène et qui a déjà son univers rock. Et le mien, au travers notamment de ce que les gens connaissent de moi de part la série. Vous y retrouverez les chansons que vous connaissez de mes deux premiers albums. Pas encore le troisième parce qu'il n'est pas encore sorti mais j'espère, par contre, que je pourrai par la suite vous le faire découvrir sur scène également.

 

3/ Elsa, vous serez accompagnée sur scène des musiciens de Richard. Comment se passe cette nouvelle collaboration ?

 

Elsa  : Très bien ! Ils sont extra. Ils ont appris en un rien de temps mes musiques, on les a bossées ensemble, ils sont hyper sympas, ils travaillent bien, c'est génial. Ils m'ont donné confiance et l'entente s'est faite à merveille, il n'y a aucun soucis, je suis très contente. Richard a de supers bons musiciens que je suis contente qu'il me prête pour cette soirée.

 

4/ A quelques jours de ce show, comment vous sentez-vous ? Plutôt excités de proposer ce spectacle au public qui vous attend avec impatience ?

 

Richard  : Je suis très très heureux. Il y aura probablement un peu de stress avant de monter sur scène mais je suis tellement content d'être au cœur des musiciens. On sera une dizaine sur scène, il y aura vraiment une très grosse énergie et je suis impatient de vivre cela. J'attends ce moment avec excitation donc.

 

Elsa  : Pareil, je suis très heureuse.  Surtout que ce sera presque ma première vraie fois. Je suis stressée aussi mais c'est un très bon stress, une super bonne adrénaline.  J'ai hâte.

 

5/ A moyen terme, auriez-vous déjà l'envie de renouveler l'expérience ensemble sur scène ?

 

 

Elsa  : Tant que ça marche et que ça fonctionne, on est partants.

 

Richard  : Nous sommes d'accord pour que ça continue.  Après, c'est une question de production. On va déjà voir comment cela va marcher pour la première. Puis, si ça peut continuer, je serais ravi, ce serait un grand plaisir.

 

Elsa  : Pareil !

 

6/ Pour terminer, un petit mot Elsa sur votre troisième album, « 3 », qui sort le 27 avril prochain ?

 

Elsa  : Je suis très heureuse de cet album. J'ai réussi à imposer, c'est le cas de le dire, les musiques que j'avais envie de mettre dessus. J'en ai écrites et composées sept et, je peux le dire, j'en suis fière. Car je peux faire passer les messages que j'ai envie de faire passer, ce qui est important pour moi.  Je suis fière du style, c'est lui que j'avais envie de faire. En cela je suis contente et je remercie aussi Jean-Luc Azoulay qui me laisse également un peu apporter ma touche personnelle. Comme il l'avait déjà fait sur le précédent album. Il n'y avait que sur le premier où j'en avais eues très peu car c'était justement le premier. Sur le deuxième, j'avais neuf chansons déjà, j'étais très contente aussi. Sur celui-là, je le disais, j'en ai sept, je suis heureuse qu'il me laisse toujours en faire.  C'est très important pour moi, en plus avec ce côté « from Nashville », ce côté américain, ce côté country pop que j'aime, un petit peu rock par certains moments. Je suis très contente de cet album, vraiment.

 

Merci à tous les deux pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Musique

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Le plaisir de rompre - Interview des deux comédiens de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hélène et Morad,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre A la folie, avec la pièce « Le plaisir de rompre ». Tout d'abord, comment décrire ce spectacle ? Quel en est le contenu ?

 

Morad : C'est une pièce qui aborde le thème de la séduction, sous différentes facettes. Il s'agit de deux pièces en un acte, pour être tout à fait précis, qui sont souvent jouées ensemble. Deux pièces de Jules Renard de la fin du XIXe, qui traitent des relations amoureuses. La première raconte la rupture de deux amants, un homme et une femme qui se voient pour la dernière fois avant de faire chacun de leur côté un mariage « de raison ». La deuxième traite, au contraire, de la tentation de l'adultère, entre un homme et une femme qui sont mariés, mais pas ensemble et profitent d’une soirée d’été arrosée pour se laisser aller à un badinage plein de promesses.

 

Hélène : La première pièce a été écrite en 1897 et l'autre en 1898. Dans la première, le langage est un peu désuet. Le metteur en scène a choisi de la situer dans les années 1920. Le texte est très moderne quand même, c'est très bien écrit par Jules Renard, un vrai bijou. La deuxième, encore plus moderne dans l’écriture, est placée dans un contexte complètement contemporain, elle est d'ailleurs très cinématographique. On a l'impression que les deux pièces se répondent mais le public peut avoir son interprétation. On peut supposer que c'est l'homme de la première pièce qui, quelques années après, s'ennuie dans son mariage et flirte avec une autre fille. Mais on peut aussi les voir comme deux histoires totalement différentes. L'interprétation est laissée au public pour aborder le thème de l'amour et de la séduction. C’est intemporel.

 

Morad: C'est aussi autobiographique, comme beaucoup d’œuvres de Jules Renard. La première pièce en particulier fait référence à sa première relation amoureuse vraiment forte, qu'il a eue en montant à Paris avec une pensionnaire de la Comédie Française.

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Hélène : Dans la première pièce, Blanche est une femme à priori d'un certain âge. C’est une femme mûre, qui fait penser un peu à Madame de Merteuil dans « Les liaisons dangereuses  », de Laclos. Donc une femme très fière, très hautaine, qui a beaucoup d'esprit et qui ne veut pas montrer sa souffrance. Elle veut garder le pouvoir quelque part. Dans cette scène de rupture, elle va essayer de contrôler la situation. C'est une femme qui est mature dans le sens où elle a initié cet homme à l'amour, elle lui a appris tout ce qu'elle avait à lui apprendre. Voilà la posture à jouer : une femme qui a de l'éclat et une certaine fierté dans une souffrance contenue.

 

Morad : Mon personnage de Maurice dans la première pièce est en effet plus jeune et inexpérimenté que sa maîtresse. Il est éperdument amoureux de Blanche qui lui a tout appris, comme le disait Hélène, et qui, comme ça se faisait souvent à l'époque, va faire un mariage de raison pour « se placer » dans la société. Il n'arrive pas en réalité à se résoudre à cette situation et serait prêt à tout faire voler en éclats pour prolonger la relation qu'il a eue avec cette femme qui, pour lui, reste la femme de sa vie finalement. Il a une nature un peu impulsive qu'il contient jusqu'à ce qu'il y ait un moment explosif dans la pièce. Il est confronté à cette femme qui fait preuve de la distance nécessaire pour prendre acte de la fin de leur relation. C'est très difficile pour lui, il a une vraie frustration qui monte. Lui est tiraillé entre la dimension rationnelle des choses, ce que la société lui intime de faire, et son sentiment profond qui est de continuer cette relation passionnée avec cette femme d’exception, qui est la seule femme qui ait vraiment compté pour lui.

 

 

Hélène : Dans la deuxième, le personnage féminin de Marthe est complètement à l'opposé de la femme de la première pièce. C'est-à-dire une fille tout à fait légère, par moment frivole. Elle est assez intelligente et déterminée, mais aussi joyeuse et impudique. Elle rigole, elle s'amuse le temps de cette soirée. Elle est très jeune donc même le costume, ma coiffure, ont vocation à me rajeunir. Elle vit, tout comme le personnage masculin dans cette pièce, une soirée enchantée. C'est un peu l'enjeu de ce spectacle, ça ressemble au départ à du badinage léger mais, attention, c'est une soirée exceptionnelle, ils n'en auront pas deux comme cela dans leur vie ! Il faut donc jouer un enchantement permanent, les yeux grands ouverts, la fascination pour l'autre, le fait de tout d'un coup avoir un coup de foudre pour quelqu'un. Marthe ne cache pas les émotions, elle les laisse se libérer, à l'inverse de Blanche dans la première pièce.

 

Morad : Le personnage masculin est une sorte de séducteur. Il est marié depuis une douzaine d'années avec sa femme, mais il s'ennuie. La passion a disparu de son mariage, et il est obnubilé par l'envie d’aller plus loin avec Marthe et de savoir jusqu'où. Il y a quelque chose de très fort entre eux, une complicité qui transcende la relation un peu monotone qu'il a avec sa femme, une espèce d'envie de vivre quelque chose de brûlant, de torride. C'est un peu ce que raconte cette pièce, comment il essaie de la convaincre de se laisser tenter par cette aventure potentielle. Le personnage est beaucoup plus beau parleur et enjoué. Très penaud et sensible dans la première pièce, il est libéré dans la deuxième, c'est très bien écrit pour ça aussi. C'est un cadeau pour les comédiens de passer d’un extrême à l’autre !

 

3/ Au-delà de l'écriture, comment parvenez-vous à passer facilement d'un personnage au suivant ?

 

 

Hélène : Il y a un changement de décor dont Morad s'occupe pendant que je me change en coulisses. Je pense que le fait d'être dans l’action, dans la technique (car le changement de décor est un peu technique) l’aide à passer à autre chose. On commence la deuxième pièce par une sorte de fou rire, on doit rigoler avant de parler, ça aide de suite à se mettre dans un autre état. Dès le début, ça badine, ça rigole, on rentre ensuite dedans progressivement. Le changement de costume m'aide aussi beaucoup à oublier la gravité de la première pièce pour plonger dans la légèreté de la deuxième.

 

Morad : Pour ma part, je reste effectivement sur scène. Je m'occupe du changement de décor, il y a un noir pendant lequel le public voit la scène se transformer progressivement. Cela dure à peu près une minute trente, une musique très entraînante entretient la dynamique auprès du public. Dans la première pièce, nous sommes dans un salon et, pour la seconde, sur une terrasse un soir d'été. Le laps de temps est court, on doit basculer d’une énergie à l’'autre, de la mélancolie à la légèreté. Je me mets en mode estival, pieds nus et chemise retroussée. Il me reste quelques secondes, verre à la main, pour achever la « transformation ». Ça se matérialise par un éclat de rire, qui est de plus en plus fort et qui est le signal pour faire revenir Hélène sur scène, pour lui dire que je suis prêt. Et la seconde pièce commence. La transition physique et scénique facilite en fait le changement de personnage et le passage à une autre ambiance.

 

4/ Selon vous, qu'est-ce qui fait le succès de cette pièce ? Pourquoi plaît-elle aux spectateurs qui viennent vous voir sur scène  ?

 

Hélène : Plusieurs spectateurs ont eu la gentillesse de nous attendre à la sortie pour nous dire ce qu'ils avaient ressenti. En gros, ce qui revient le plus souvent est le fait que ça leur parle. Les thématiques parlent à tout le monde, que ce soit la rupture ou l'usage du langage pour flirter, quelque chose qui se perd à notre époque. Cela les touche et fait écho à des anecdotes. Du coup, à la sortie, ils se confient et nous racontent des histoires auxquelles la pièce leur a fait penser, ce qui est très touchant pour nous.

 

Ces pièces ont déjà été jouées sur Paris mais elles ne sont pas si connues, beaucoup de gens sont très heureux de découvrir ces textes, c'est pour eux une découverte littéraire. Le principal compliment que l'on ait pu nous faire et qui nous touche beaucoup est la sincérité dans notre jeu. Le metteur en scène, Joël Coté, nous a dirigés pour aboutir à quelque chose de très naturel et, du coup, dans l'intimité de cette salle, les gens sont plongés et ressentent les choses. C'est très beau quand ils nous disent qu'ils ont vécu cela ainsi.

 

Morad : Tu as presque tout dit. J'ajouterais que la séduction est un sujet théoriquement intemporel mais, aujourd'hui, on est dans une époque où on se pose beaucoup de questions en la matière avec les réseaux sociaux et le côté virtuel de la relation amoureuse, qui devient presque un produit de consommation comme un autre. Du coup, je pense que ça plaît aux gens de voir que, finalement, la séduction ne se perd pas, qu'on peut toujours être emporté par la magie d’une relation amoureuse. Il y a une identification pour beaucoup de monde, tout le monde a rompu et a séduit dans sa vie. La finesse et la subtilité du texte sont magnifiques, des répliques sont vraiment savoureuses, parfois assassines, parfois très drôles, parfois les deux en même temps. L'une des choses qui nous donne le plus de plaisir est quand on ressent dans le public du frémissement sur telle ou telle réplique, souvent même un éclat de rire. On sent alors que le public apprécie la portée et la finesse du texte. C'est vraiment génial.

 

 

 

5/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter davantage encore à venir vous voir sur scène ?

 

Morad : Jules Renard est un auteur méconnu en fait. Nous les premiers connaissions «  Poil de carotte  » qui traite de l'enfance terrible de Jules Renard avec sa mère d'une cruauté absolue. En fait, on s'aperçoit que son œuvre ne se limite pas à ça et qu'elle gagne à être connue pour la finesse, la subtilité du texte et la volonté d'aller à l'essentiel. Il n'y a pas de grand élan ou de grande tirade, chaque mot est pesé, il n'y a pas de superflu, Jules Renard n'en fait pas des tonnes dans sa rédaction pour vouloir transcrire une émotion ou un sentiment. Comme il le dit, il est un passionné du mot juste. Les spectateurs peuvent donc découvrir un grand auteur de la fin du XIXe siècle.

 

Hélène : On est assez contents quand les gens nous disent avoir vécu une belle expérience par rapport aussi à l'intimité de ce théâtre. D'ailleurs, si vous ne connaissez pas le théâtre A la folie, ça vaut le coup de venir ! Je ne connais personne qui ait été déçu par le cadre. On arrive dans une petite cour, avec de belles lumières, c'est très agréable. Nous avons expérimenté pour la première fois la petite salle avec cette pièce et elle permet vraiment de plonger dans l'intimité de ces deux couples. Les gens nous disent avoir l'impression de vivre une expérience très particulière et de vraiment voir ce qui se joue sur les visages des personnages, de vraiment entendre le texte. Je crois que cette salle permet une belle expérience. Venez aussi nous rencontrer, on adore échanger avec les gens à la sortie.

 

Morad : Il y a aussi une bonne dose d’humour dans cette pièce. Tout est dans le titre «  Le plaisir de rompre  ». Tout le monde sait que « plaisir » et « rompre » ne vont pas vraiment dans la même phrase ! On devine derrière cet oxymore toute l’ironie et l’humour qui émaillent la pièce, où Jules Renard moque aussi d’une certaine manière la volonté qu’on a tous de faire bonne figure et sauver les apparences dans ces circonstances, quel que soit le côté de la rupture où on se trouve. C'est quelque chose qui parle aussi beaucoup aux gens, je pense, et qui paradoxalement fait pas mal rire durant le spectacle.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux !

Publié dans Théâtre

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Léa Sarasa évoque ses projets et sa nouvelle web-série Lili ça suffit !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léa,

 

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous développez actuellement une web-série, « Lili ça suffit ! ». Très simplement, comment présenter ce programme ? Quel en est le contenu ?

 

C'est un programme court que je produis sur le web dans un premier temps. Passionnée de chats depuis toujours , j'en ai déjà eu beaucoup, je me suis demandée ce que pourraient dire les animaux s'ils pouvaient parler. Comment pourraient-ils réagir à des moments de vie, à nos émotions, à ce que l'on partage avec eux ? Cela a été prouvé, on sait en tout cas qu'ils ont des sentiments.

 

Je retranscrits à travers une voix off quelqu'un qui représente mon chat Lili Rose et je lui ai rajouté une particularité de connasse pour pimenter le concept. Cette web série met donc en avant une jeune femme d'une trentaine d'années, qui vit sa vie, ses amours, ses amis, ses emmerdes, son travail, son quotidien et Lili Rose a un rôle de petite peste qui dézingue la vie, les plans et les paroles de sa maîtresse Léa.

 

 

 

Je n'entends pas, dans la série, ce que dit le chat, contrairement aux internautes. C'est un chouette programme.

 

Deux épisodes sont déjà en lignes, vous pouvez les visionner sur le lien suivant  : https://www.youtube.com/channel/UCeBldZSft9-HFPmMSIiqt1w

 

 

2/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour la mise en avant des sujets abordés ?

 

Pour la plupart, ce sont des sujets et des émotions que j'ai vécus. Les ragdolls sont des chats chiens, ils sont très intelligents et ne sont surtout pas indépendants. Ils comprennent tout, ils vous suivent partout, ils veulent faire pareil que vous et s'intéressent à tout ce que vous faites. Vous faites l'amour, ils vous regardent, vous faites la cuisine, ils vous regardent, vous travaillez, ils vous regardent, ils participent, vous faites des papiers, ils viennent glisser dessus. Ils s'intéressent énormément et ces sujets de vie et cela m'a aidé à écrire le concept.

 

 

Parfois, je filme Lili et je greffe les paroles sur ce qu'elle fait, sur les émotions qu'elle a, sur les détournements et les cabrioles qu'elle fait. Je m'inspire beaucoup de cela.

 

3/ Où en êtes-vous actuellement dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes attendues ?

 

Il y a deux épisodes qui sont des pilotes. Ils me permettent aujourd'hui d'aller démarcher des marques et des investisseurs pour produire la suite. J'ai ma société de production, www.plusproddetoi.com, qui me permet de vendre ce concept.

 

L'idée est d'intéresser, je le disais, les marques pour faire du placement de produits et les investisseurs pour continuer à produire la suite. Justement, les internautes me la réclament, c'est super pour moi, ça me montre que mon produit est bon et qu'il plaît. Je n'attends donc qu'une chose, produire la suite.

 

« Lili ça suffit » est une partie de mon panel de projets. Cela fait treize ans que je travaille en télé, j'ai collaboré avec toutes les chaînes, j'ai monté ma société de production, j'anime et je produits des émissions sur le web, pour des petites chaînes comme MCE et autres. Ce sont beaucoup d'émissions d'interviews de people et de talk shows.

 

La série est quelque chose que je fais en plus. Ma priorité est d'en produire la suite mais, à la base, je fais beaucoup d'interviews de personnalités.

 

4/ En parallèle, quels sont justement vos autres projets et envies artistiques du moment ?

 

Mon envie serait d'animer mon propre talk show, comme je l'ai déjà fait pour la chaîne MCE, « Léa et la smala » (https://www.youtube.com/channel/UCJ2AZBVG9UtyFd-lCj7AYhw). C'est un métier où il y a très peu de place, il faut faire ses preuves, c'est la raison pour laquelle je monte beaucoup d'émissions télé et web, pour montrer qui je suis et ce que je fais.

 

Je suis originaire du sud donc mon accent m'a causé beaucoup de tort il y a quelques années. On me disait que c'était un handicap car la télé est très formatée et très codée. Mais, aujourd'hui, cela devient un peu un avantage, de ce que l'on me dit. Le sud de la France est représenté en télé réalité mais pas dans la télé en général. J'estime que le sud est aussi une région qui devrait l'être, j'aimerais être l'animatrice qui représente cette partie de la France.

 

5/ Parmi toutes vos expériences, l'une plus que les autres vous aurait-elle particulièrement marquée ?

 

Toutes les chaînes pour lesquelles j'ai travaillée ont été très enrichissantes.

 

C'est la diversité qui me plaît dans ce métier, on rencontre beaucoup de gens, de personnalités, on travaille sur plusieurs concepts différents. Si on n'est pas passionnée, on ne tient pas le coup car c'est très difficile.

 

6/ Vous êtes une artiste aux multiples cordes artistiques, vous êtes animatrice, productrice et comédienne. Un domaine vous attire-t-il tout particulièrement ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous convient ?

 

Mon petit bébé est l'animation, pour donner du bonheur aux gens, pour partager mes concepts et leur proposer des interviews un peu atypiques. Mes interviews sont très intimistes et décalées car c'est l'humain qui m'intéresse.

 

Quand j'interviewe des personnalités, c'est Sébastien plus que Cauet qui m'intéresse, c'est Christophe plus que Beaugrand que je cherche à découvrir. Je veux tout savoir, leurs désirs amoureux, leurs problèmes, leur vie de famille, leur quotidien, je passe tout au crible de façon très décalée et intimiste, toujours dans le respect. C'est ce qui fait la force de mes interviews, du nombre de vues et de ce que l'on me réclame. Je suis intéressée par l'humain avant tout, je veux offrir à mes internautes et mes téléspectateurs une autre façon d'interviewer, pour connaître la personne différemment de ce qu'elle montre habituellement en télé.

 

 

Les gens vont en télé surtout pour faire de la promo mais on ne sait pas qui elles sont réellement. Par exemple, Pierre Menes, un ami, a en télé un rôle très dur alors que, dans la vie, c'est un chaton, c'est quelqu'un d’extraordinairement gentil, sensible et attentionné. C'est ce que l'on voit dans mes entretiens, permettant aux gens de découvrir les vrais visages des personnalités.

 

Je vous invite à les visionner ci-dessous  :

https://www.youtube.com/channel/UCR15m7n_96CxqzKf0xTreBQ

 

7/ Pour la suite, quelles personnes adoreriez-vous interviewer ?

 

J'aimerais beaucoup avoir Maître Gims parce que c'est quelqu'un qui se cache derrière ses lunettes. J'adorerais vraiment percer celui qui est derrière.

 

8/ En conclusion, pour revenir au programme court, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter davantage encore à découvrir cette web série ?

 

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires, pourquoi pas vos idées de scenarii, je suis très preneuse aussi des critiques et des remarques car c'est également comme cela que l'on s'enrichit. Si vous aimez, bien évidemment je vous invite à partager pour m'aider à faire le buzz que cette série mérite !

 

Lili sera très fière aussi de votre investissement. Je vais d'ailleurs commencer à faire avec elle des Facebook Live parce que je pense qu'il est important de proposer du off aux internautes. Elle me suit partout dans mes rendez-vous, je lui donne la douche, elle vient en harnais en ballade avec moi. Ce serait aussi l'occasion de faire partager la vie de Lili et moi au delà de la série.

 

Ce fut un plaisir, Léa, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Flore Lussato nous présente sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Flore,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

 

1/ Vous serez sur la scène du théâtre de l'Orme, à partir du 21 avril prochain, avec la pièce « La naissance des Bacchantes ». Comment présenteriez-vous ce spectacle ? Quelle histoire y est évoquée ?

 

La pièce « La naissance des Bacchantes » est le premier épisode d'une trilogie écrite et mise en scène par Imago des Framboisiers. Elle est inspirée de la tragédie grecque « Les Bacchantes » d'Euripide. La différence entre les deux pièces est le parti pris par les auteurs. La pièce d’Euripide est comptée d’un point de vue des Thébains donc la quasi-totalité des personnages sont des hommes tandis que Imago des Framboisiers se positionne d’un point de vue d’un groupe de femmes qui se révoltent contre les Thébains sous l’influence de Bakkhos, Dionysos en grec, dieu du vin et de la fête. De là naîtront Les Bacchantes. Les femmes sont donc mises à l’honneur. Elles ont, pour la plupart, des personnalités assez fortes.

 

Le premier épisode est « La naissance des Bacchantes », le deuxième s'appelle « Orphée et les Bacchantes » et le dernier « Sapphô ».

 

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

J’ai la chance d’incarner le personnage central de la pièce : Urcydie, créé de toute pièce par Imago des Framboisiers.

 

Urcydie a une blessure intérieure due à un événement qu’elle a vécu lorsqu’elle avait douze ans. Cette blessure a forgé sa personnalité et la dureté qu’on lui connaît dans la pièce.

 

Durant toute la pièce, Urcydie est en désaccord avec sa mère Agavé aussi bien d’un point de vue politique qu’humain. Les rapports entre elles deux sont donc extrêmement conflictuels. Au fil de la pièce, on comprend ce qui amène mon personnage à agir de la sorte. Mon personnage évolue constamment au fil des scènes.

 

3/ D'un point de vue plus artistique, comment avez-vous abordé l'interprétation de votre personnage ? Quelles ont été vos sources d'inspiration ?

 

A la lecture de la pièce, j’ai trouvé la personnalité d'Urcydie -- jeune femme forte avec un lourd passé - intéressante et profonde. Je m’y suis reconnue en différents points. Urcydie est une guerrière, elle se bat corps et âme pour arriver à ses fins. Je me suis inspirée de mon propre vécu et des ressemblances que je pouvais avoir avec elle. Depuis l’obtention de mon diplôme d’ingénieur en 2014, je me bats corps et âme pour être au plus près de ce que les réalisateurs et les metteurs en scène veulent véhiculer comme message. Le personnage d'Urcydie, sur certains points, est donc pareil que moi. Même si elle a une façon assez particulière d'agir. Elle est très froide et dure, ce qui n’est pas forcément mon tempérament. On peut comprendre sa façon d’agir en apprenant à la connaître. Sa blessure intérieure en est pour quelque chose. Sur cette partie-là, c'est un rôle de composition. En tout cas, ce personnage me prend aux tripes.

 

4/ Selon vous, pour quelles raisons cette pièce plaira aux spectateurs qui viendront vous voir sur scène ? Quels seront un peu les facteurs de son succès ?

 

Cette pièce n'a jamais été jouée, c'est une création. Si vous aimez la pièce « Les Bacchantes » d’Euripide, « La naissance des Bacchantes » en est inspirée. Ce qui vous donnera une raison de plus pour venir nous voir sur scène. De plus, le parti pris par Imago des Framboisiers est assez original, vu que ce sont les femmes qui sont mises à l’honneur. Le texte est bien écrit.

 

5/ A quelques jours de la première, comment vous sentez-vous ?

 

Je suis super contente. J'ai hâte que ça commence et de vous présenter notre travail.

 

6/ La distribution est alternante et les représentations auront lieu les samedis soir. Face à ce rythme un peu particulier, comment envisagez-vous votre préparation ?

 

Pour moi, c'est complètement nouveau de jouer une fois toutes les deux semaines. Au Festival d'Avignon, nous jouerons par contre tous les jours, sauf le mardi. C'est un défi. J'arrive, grâce à la méthode que j’ai mise en place, à me remettre dans mon personnage assez rapidement. On va tout donner pour que ce soit une réussite.

 

7/ Pour terminer, comment inciter un peu plus encore les lecteurs à venir découvrir ce spectacle ?

 

On joue dans un lieu mythique : le théâtre de l’Orme. Les comédiens sont très proches du public, ce qui permet de ressentir au plus près les tensions et les énergies des comédiens qui se donnent corps et âme dans leur interprétation. On vous attend nombreux le samedi soir, à 19 heures, au théâtre de l’Orme, à partir du 14 avril. La première sera jouée par mon double Pamela Acosta. Je jouerai à partir du 21 avril, une semaine sur deux. Petite précision : la pièce est interdite aux moins de 16 ans. Ceci est dû au fait que certaines scènes pourraient heurter le jeune public.

 

Merci Flore pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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Le Réveillon - Les trois comédiens nous présentent cette belle pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion, Jean-Michel et Patrick,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, à la Comédie Caumartin, de la pièce « Le Réveillon ». Très simplement, comment présenter ce spectacle ? Quelle histoire y est racontée ?

 

Jean-Michel  : C'est un peu social et en même temps humoristique. C'est l'histoire de deux ex employés qui ont été licenciés et qui, pour se venger et se faire du gras, enlèvent la femme du patron, Agnès Lemarchand, jouée par la sublime Marion Dumas, en espérant avoir une rançon.

 

Mais comme ils ne sont pas les meilleurs de la profession du braquage, ça part un peu en cacahuètes. En même temps, on parle des problèmes sociaux. Nous sommes dans une période où il faut en parler, il ne faut pas hésiter à dénoncer certaines pratiques du patronat. Mais cela reste une pièce qui vise essentiellement à faire rire.

 

Marion  : Sans se prendre la tête mais, effectivement, il y a de petites dénonciations.

 

Patrick  : Je n'avais pas bien compris l'histoire mais la façon dont Jean-Michel la raconte donne envie d'y aller.

 

Jean-Michel  : Moi non plus mais j'ai lu un article et c'est ce que j'ai compris.

 

2/ Comment, à titre personnel, décririez-vous chacun votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Jean-Michel  : Je joue Bruno Grosboule, un des deux ex employés. Je me prends un peu pour le chef même si je n'en ai pas la carrure, mais j'aime à le croire. J'essaie d’entraîner du coup mon ami dans l'aventure. Il n'est pas très doué, mais j'y crois un peu.

 

Marion  : Je m'appelle Agnès Lemarchand, je suis la femme du patron de Slap, cette entreprise d'espadrilles. C'est moi qui, le soir du réveillon, suis kidnappée par ces deux anciens employés de l'usine. Qui sont deux personnages hauts en couleurs, très drôles et un peu simples d'esprit. Ils sont, on va dire, différents.

 

Elle est une petite bourgeoise de province, bien installée dans sa petite ville, avec son mari. Quelque part, elle est très contente de ce qui se passe. C'est une petite coquine qui est très heureuse de rencontrer ces deux lascars.

 

Patrick  : Je fais un play-boy bodybuildé, le beau gosse. Un rôle de composition. Non, plus sérieusement, je suis le comparse, un garçon très gentil, un peu naïf mais un personnage adorable et très attachant, très attendrissant. On sent la fêlure, c'est un rôle que j'ai mis beaucoup de temps à travailler, je tiens à le dire.

 

3/ Selon vous, quelles sont les raisons du succès de cette pièce ? Pourquoi plaît-elle tant aux nombreux spectateurs qui viennent vous voir sur scène ?

 

Patrick  : Parce que l'on connaît les spectateurs personnellement déjà.

 

Jean-Michel  : On les connaît tous et la pièce ne dure que 17 à 20 minutes, elle n'est pas très longue, c'est fait exprès. On met des oreillers pour que les gens puissent dormir et, en sortant, on offre un repas chaud.

 

Marion  : Je dirais plutôt que la pièce est bien écrite, elle est très drôle. Le trio fonctionne très bien, les trois personnages ont chacun quelque chose de différent mais aussi de complémentaire. La situation, les personnages et les répliques sont drôles. Les acteurs sont formidables.

 

Patrick  : On est tous différents. Marion parle aux gens qui connaissent le théâtre, Jean-Michel plutôt aux personnes âgées, quant à moi des jeunes femmes m'attendent à la sortie. Nous avons donc tous les trois notre cible.

 

Marion  : Je pense vraiment que c'est le trio et le fait que ça se passe à un réveillon de Noël, moment où il y a vraiment une urgence à aller festoyer. La situation est cocasse.

 

Jean-Michel  : En même temps, il faut préciser que l'on peut venir voir la pièce en dehors aussi des fêtes de Noël.

 

Patrick  : Je tiens d'ailleurs à signaler que nous sommes complets pour les 24 et 31 décembre, les gens se sont précipités.

 

 

4/ Votre trio fonctionne très bien, après quelques dates seulement. Vous permettez-vous déjà quelques improvisations pour vous surprendre les uns et les autres, tout en plaisant au public ?

 

Jean-Michel  : Oui, on se le permet, on est assez joueurs. Marion subit un peu nos pitreries mais c'est vrai que, un jour, Patrick avait mis du sel dans mon eau, je me suis du coup vengé le premier avril en mettant du gros sel sur les médicaments que son personnage doit ingurgiter. Cela lui a fait une petite surprise en direct.

 

Patrick  : C'est scandaleux ! Est-ce que l'on aurait fait cela à Jean Vilar ?

 

Jean-Michel  : Non. Ni à Jean Gabin d'ailleurs.

 

Marion  : Ce qu'il y a de bien, c'est que toutes les improvisations ou toutes les blagounettes que l'on peut se faire entre nous sur scène sont toujours dans l'esprit de la pièce, pour que les spectateurs puissent comprendre. C'est vrai que les deux ont un pouvoir d'improvisation assez exceptionnel, je dois le dire.

 

Jean-Michel  : Cela reste dans l'esprit de Molière, il faut le préciser.

 

Patrick  : Ça reste qualitatif !

 

Marion  : C'est hyper sympa, c'est super drôle de jouer avec eux. Ils font cela pour voir si je suis ou pas.

 

Jean-Michel  : C'est pour voir si tu dors plutôt. Parce qu'elle dort beaucoup mais ça ne se voit pas.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

Patrick  : C'est l’essoufflement en général parce que l'on est retard et que l'on court. Aussi l’angoisse.

 

Marion  : On est tous les trois complètements différents. Il y en a une qui se concentre, un qui dit qu'il a envie d'aller aux toilettes et un autre qu'il a envie de jouer.

 

Jean-Michel  : Les gens placeront les noms dans les bonnes cases.

 

Marion  : Les personnages de cette pièce sont les mêmes sur scène que dans la vie, ce qui est super. Du coup, on s'est bien pris au jeu.

 

6/ La pièce est à l'affiche à Paris pendant encore un gros mois. Quelle suite aimeriez-vous donner à ce spectacle ?

 

Patrick  : Une tournée est prévue, elle commence le 4 juillet par la délicieuse ville de Narbonne.

 

7/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter davantage encore à venir vous voir sur scène ?

 

Marion  : Venez découvrir les premiers pas scéniques de Jean-Michel Maire. Je pense vraiment que vous allez être surpris. Entre nous, là je chuchote, il articule bien.

 

Jean-Michel  : Elle ment, elle ment. Ne l'écoutez pas.

 

Marion  : Vous allez tout comprendre, pour une fois. 

 

Jean-Michel  : On se marre vraiment bien et j'espère que le plaisir que nous avons sur scène est ressenti par les gens. C'est une aventure pour nous car nous faisons cela bénévolement pour l'instant.

 

Patrick  : Pourquoi dis tu « pour l'instant » ?

 

Jean-Michel  : C'est en tout cas un grand plaisir de jouer avec de grands comédiens. Je n'ai pas cherché à appréhender mon rôle, je me suis jeté comme cela, j'ai juste essayé d'apprendre le texte. Je pensais que ce serait la seule difficulté mais je me suis rendu compte qu'il y avait bien d'autres choses à apprendre, que je ne connaissais pas car ce n'est pas mon métier.

 

J'essaie d'apprendre au fur et à mesure, je retiens les conseils de mes camarades, j'essaie de progresser en captant à droite et à gauche des bonnes idées.

 

Marion  : Jean-Michel a une nature et Patrick aussi. Ils ont vraiment des emplois et une nature de comique, sans s'en rendre compte. C'est ce qui est intéressant à découvrir sur scène.

 

Patrick  : Il faut le dire, on met aussi un petit côté sexy à l'humour, je fais un strip-tease, c'est un très joli moment plein de grasse.

 

Jean-Michel  : Ça tourne beaucoup autours d'une pipe et d'un stérilet. Pour ceux qui veulent venir voir, ils comprendront sur place.

 

Ce fut un plaisir d'effectuer cette interview avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : Nathalie partage avec nous ses impressions des premiers jours d'aventure!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nathalie,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ Votre équipe des rouges enchaîne les victoires depuis le début de l'aventure, six de rang pour le moment. Quel regard portez-vous sur ce démarrage en fanfare ?

 

J'ai l'impression de revivre mon aventure d'il y a dix ans, avec une équipe des rouges qui gagne toutes les épreuves. Me sentant encore une fois sur la sellette puisque en dessous sportivement par rapport au reste du groupe.

 

Selon vous, quelles sont les principales raisons de ces succès en chaîne ?

 

Outre le fait que nous avons des éléments forts, dont un remarquable qui est Yassin, il y a une bonne cohésion. Certains sont forts physiquement, d'autres ont les idées et la tête donc les stratégies mises en place lors des jeux sont peut être meilleures que celles des jaunes.

 

Je pense que tout cela réunit fait que nous gagnons les épreuves jusqu'à maintenant.

 

2/ Vous évoquiez votre sentiment d'être en retrait physiquement. A l'inverse, qu'est-ce qui fait votre force ? Quels sont vos principaux atouts dans cette deuxième saison ?

 

J'ai un sentiment de déjà vécu, je sais que j'ai la tête et les épaules pour supporter cette pression de l'élimination en cas de conseil. Je sais que je l'ai déjà vécu et je sais que je peux encaisser les coups, comme je l'ai dit à Jérémy dans le précédent épisode.

 

La nouveauté réside dans la présence des colliers. Quelque part, je me sens aussi en sécurité par le fait d'en avoir trouvé un.

 

3/ Si l'on revient sur le dernier épisode, Denis vous a symboliquement remis, au nom de l'équipe des rouges, le totem d’immunité. Quelles sensations ce geste et cette attention vous ont ils procurées ?

 

Je me dis que j'ai servi à quelque chose pour l'équipe, dans le sens où je suis arrivée 10 ou 15 secondes avant Cédric. Je me dis que cet écart a peut-être permis à l'équipe de gagner dans le sens où, quand Clémentine grimpe sur la corde, elle est juste derrière Yassin. Cette victoire n'a peut être pas reposé complètement sur moi puisque le reste de l'équipe a aussi bien visé ses cibles mais je me dis que ça a peut être joué.

 

Le fait que Denis me remette symboliquement le totem m'a touché et m'a fait plaisir. L'attention que l'équipe m'a portée à la sortie de cette épreuve m'a un peu réconfortée.

 

4/ De façon plus générale, qu'est-ce qui vous manque le plus au quotidien sur le camp par rapport à votre vie en métropole ?

 

Il y a dix ans, c'était le papier toilette et c'est toujours le cas. C'est terrible. Je peux me passer de nourriture, de brosse à dents, de savon, de parfum, de maquillage mais l'absence de papier toilette est juste une horreur.

 

5/ A ce stade-là de l'aventure, quels sont, selon vous, les concurrents les plus redoutables pour la suite ?

 

Forcément Yassin, il est pour moi l'un des meilleurs aventuriers toutes éditions confondues. Si je dois me comparer aux femmes, Candice est une très très belle adversaire. Ça se voit dans ses yeux, dans sa hargne sur les jeux, dans sa façon de motiver son équipe malgré tout. Selon moi, elle est redoutable.

 

6/ Vous avez commencé à en parler, les épisodes précédents vous ont souvent montrée à chercher un collier d'immunité, jusqu'à en trouver un. Comment avez-vous réagi à ce moment-là ?

 

La panique a pris le dessus ! On m'entends d'ailleurs le dire. Je suis paniquée d'abord parce que je ne connais pas les colliers, parce que je ne m'y attendais pas, parce que je ne sais pas quoi en faire. Je sais que c'est dangereux de le ramener sur le camp donc je pense en premier lieu à le cacher dans les parages.

 

J'ai douté dans le sens où je n'en avais jamais vu. Mais je n'ai pas pensé qu'il pouvait venir de l'un de mes coéquipiers. N'en ayant jamais touché réellement, je me suis quand même demandée si c'en était un et je me suis dit qu'il n'était pas tombé du ciel. J'en ai fait la déduction assez rapide que c'était un original. C'est passé tout seul et absolument à aucun moment je me suis dis qu'il provenait de quelqu'un de l'équipe.

 

7/ En conclusion, à ce moment-là du jeu, quels objectifs vous êtes-vous donnés à titre personnel pour la suite de votre parcours ?

 

Comme tout le monde je pense, dans un premier temps, c'est la réunification. Au-delà, d'aller jusqu'à la course d'orientation pour, cette fois-ci, la vaincre, ce qui n'avait pas été le cas il y a dix ans. Si je n'y vais pas, ce serait un échec, clairement.

 

Je ne me suis pas du tout préparée spécialement pour cette épreuve. Je ne dirais pas que c'est une part de chance mais c'est une part surtout, je pense, de concentration. A l'époque, je suis partie les mains dans les poches, en me disant que j'avais eu la chance d'arriver jusque là. Cette fois-ci, je le sais et je me le dis, je peux y arriver. Si j'y parviens, il sera hors de question que je regarde les oiseaux voler. Si j'y suis, c'est que j'aurais mérité ma place et je devrais alors me concentrer en conséquence. Donc je partirais alors dans une autre optique.

 

Merci Nathalie pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Cédric se remémore son début d'aventure pour nous !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cédric,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous avez été éliminé par vos camarades de l'équipe jaune vendredi dernier, à l'issue de la sixième défaite consécutive de votre tribu. Quel regard portez-vous, à froid, sur ces votes en votre défaveur ?

 

Je m'y attendais de toute façon, je ne suis absolument pas surpris. Même le vote de Dylan parce qu'on en avait parlé ensemble. Il était plus judicieux pour lui de voter contre moi car, par la suite, je ne serai plus là donc, au moins, il se fond dans l'équipe et cela lui permettra peut-être de se sauver par la suite. Car, maintenant, s'il y a un fusible qui doit être évacué, ce sera lui.

 

Donc je dirais que les votes sont plutôt logiques à la vue de ce qui s'est passé.

 

Vous attendiez vous à sortir aussi tôt dans cette aventure ?

 

Non, non, non, je ne m'attendais pas du tout à cela. Je m'étais préparé pour aller le plus loin possible, j'avais énormément de stratégies dans mes poches, je m'étais préparé physiquement, j'avais fait beaucoup de sport. J'avais aussi pris presque six kilos de plus que mon poids de forme pour pouvoir gratter cela jusqu'à la réunification et arriver en pleine possession de mes moyens.

 

Malheureusement, la vie et ses contraintes font que j'ai appris une mauvaise nouvelle juste avant de partir, ce qui m'a mis un peu dedans. C'est dommage car, sur les défaites que l'on a, j'aurais vraiment pu aider l'équipe. Je suis persuadé qu’avec un Cédric à 100%, on passait plusieurs épreuves et on aurait éliminé moins de personnes chez nous.

 

2/ De façon générale, avez-vous des regrets sur cette deuxième saison ?

 

Mon regret est de ne pas avoir pu montrer qui j'étais. Aussi de ne pas avoir pu mettre en place mes stratégies, de ne pas avoir eu l'esprit libre, de ne pas avoir été le Cédric habituel. C'est tout, c'est vraiment dommage, cela m'aurait permis d'aller très loin et surtout de rallier la réunification où il se trouvait des personnes que je connaissais. Cela aurait pu être pas mal de les retrouver et, à ce moment là, de voir où elles en étaient elles aussi, de faire des alliances, de retourner le jeu et d'aller le plus loin possible.

 

Malgré la situation qui était la votre à ce moment-là, que vous venez de nous partager, auriez-vous aimé faire certaines choses différemment pendant ces quelques jours d'aventure ?

 

Bien sûr. J'avais fait tellement de plans sur la commette, j'avais tellement de plans en tête. Je voulais faire croire que j'avais un collier d'immunité d'entrée de jeu. Faire croire qu'on en a un quand on est en danger est un peu compliqué. Ma stratégie était de faire un faux collier non pas pour leur montrer mais juste pour le laisser dans mon sac. Car je sais très bien que, quand on dit que l'on a un collier, on peut être sûr que les gens vont aller fouiller. Ils ne vont pas le faire en profondeur mais s'ils voient un bout de corde avec des coquillages autours, ils vont se dire que j'en ai un et qu'ils vont devoir se méfier.

 

Ensuite, quand je vois mon équipe, ma première pensée est de faire une alliance avec Raphaële, Chantal et Dylan. Au final, je ne fais rien de tout cela, j'ai la tête dans le sac, j'ai l'esprit qui est totalement ailleurs, je n'arrive pas à me mettre dedans.

 

Même sur le camp, je suis effacé, je ne suis pas le leader de l'équipe comme je l'ai été sur ma précédente édition et comme je le suis dans la vie. Sur les jeux, je n'apporte rien, je ne suis pas suivi par mon équipe. Je le vois dans les yeux de mes partenaires, notamment lors du dernier jeu de l'aveugle où je me propose d'être guide, comme je l'avais été avec succès lors de ma précédente saison. Mais on m'a fait comprendre que Clémentine le serait, sans que je ne dise quelque chose. Je laisse faire, c'est dur parce que, lorsque je revois les images, ça me replonge là-bas. Mes proches ont aussi constaté que je n'y étais pas, ça fait mal. Même quand je vois mes coéquipiers dire que je joue avec un frein à main, quand je les entends dire qu'ils ne comprennent pas ce qui m'arrive, ce n'est pas évident.

 

Après, quand ils ont appris, ils ont mieux compris mais ça ne change pas ce qui s'est passé. J'aurais pu vraiment apporté énormément de choses et on aurait eu, j'en suis sûr, quelques victoires au compteur.

 

3/ Si l'on revient au début d'aventure plutôt compliqué pour votre équipe, quelles sont, selon vous, les raisons de ce mauvais départ ?

 

La première est que l'on a été trop gentils. On est une équipe qui ne se bat peut-être pas assez. Quand on rentre sur le camp, on pointe du doigt, ce qui me dérange un peu. Je suis davantage partisan de dire que l'on n'a pas fait une bonne épreuve. Il faut se regarder en face et se taper dessus. Il faut se dire ce qui n'a pas été bon, il faut aussi faire des plans. Je me rappelle, dans mon équipe de mon ancienne édition, que l'on faisait des plans bien avant. Même lorsque l'on arrivait sur les jeux, on avait le couteau entre les dents et on établissait des stratégies. On mettait certes du temps à le faire mais c'était payant.

 

Cette année, nous n'avions pas cela, on était trop gentils entre nous, on avait une super équipe mais beaucoup trop gentille.

 

4/ A titre plus personnel, quel a été le moment le plus marquant de cette deuxième saison ?

 

Il y en a eus quelques uns. A ce jour, le plus marquant a été lorsque l'équipe a réussi à faire le feu. Nous avions essayé pendant deux jours et quand les trois garçons y sont parvenu, ce fut hyper marquant et hyper important. Ce fut un gros soulagement.

 

Aussi pas mal de discussions que l'on a eues avec Dylan. On a beaucoup parlé de stratégies et de plein d'autres choses. C'est une belle rencontre, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup.

 

5/ Pour terminer, quels sont, selon vous, les favoris de cette aventure, à ce stade du jeu ?

 

J'ai déjà hâte de voir ce qui va se passer pour la suite, notamment pour moi qui vais aller sur l'exil. D'un regard extérieur, Yassin et Dylan m'ont beaucoup impressionné d'un point de vue physique. Je pense que ce sont des personnes susceptibles d'aller très loin.

 

Il faut faire attention aussi aux roublards, à des Javier, des Pascal ou des Clémentine. Attention à elle, elle est très forte, elle m'a impressionné, elle sait comment se faufiler entre les mailles du filet, elle est intelligente. On sait aussi que la réunification est compliquée.

 

Dans les personnes que, personnellement, j'aimerais voir aller loin, il y a Jérémy, Alban, Candice, Clémentine et Dylan, qui sont des coups de cœur. Ce seraient les cinq aventuriers que je souhaiterais voir avancer très loin, avec moi.

 

Ce fut un plaisir, Cédric, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Odile Martin nous présente ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Odile,

 

C'est une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien.

 

1/ Vous êtes en développement d'un projet de seule en scène, que vous espérez pouvoir proposer pour le dernier trimestre de l'année. C'est une reprise et une réadaptation d'un précédent spectacle. Que dire sur cette nouvelle aventure ?

 

C'est un seule en scène que j'ai joué entre 2009 et 2012, dans trois théâtres parisiens. Au début pour roder un peu le spectacle et ensuite pour toucher un maximum de spectateurs. C'est un spectacle qui me tient vraiment à cœur car ce sont des personnages que j'ai créés.

 

Au fur et à mesure du temps, l'idée de ce que je voulais en faire a mûri. Au départ, j'étais plutôt partie sur une continuité, donc reprendre le spectacle tel quel. Mais je me suis ensuite rendue compte que cela ne correspondait plus à mes envies ni à ce que j'étais devenue, ni même à ma progression en termes de jeu dans mon métier de comédienne.

 

Il était donc nécessaire qu'il y ait du temps et je pars à présent sur un nouveau spectacle, sans être accompagnée, ce qui sera en partie la nouveauté du spectacle. Je suis repartie de textes et de personnages que j'avais joués, que j'ai retravaillés et j'en ai imaginé d'autres. La graine reste la même mais la fleur est totalement différente.

 

Dans ce projet, je suis accompagnée par un metteur en scène avec lequel je forme un vrai duo. Ce n'est pas une mise en valeur uniquement de la comédienne, c'est aussi une mise en valeur de la mise en scène, à travers la lumière, les déplacements, les décors, la scénographie. C'est vrai que c'est une pression importante car beaucoup de choses reposent sur mes épaules mais, en même temps, c'est une joie totale de me dire que j'ai la liberté d'exprimer sur scène ce que je souhaite.

 

C'est un vrai plaisir de commencer ce nouveau projet. Je pense que tout comédien a envie aussi de tester des choses, des palettes très différentes et c’est l’avantage de la comédie dramatique. Il y a des rires, des larmes, de l'émotion, de la sensibilité. Pour moi, c'est un format que j'aime beaucoup et qui me parle aussi en tant que spectatrice. Ce genre de spectacle me touche.

 

2/ Comment vous est venue l'envie de reprendre ce spectacle à ce moment-ci de votre parcours ?

 

En fait, j'avais cette idée depuis un moment. Sans être prétentieuse, des spectateurs venus me voir à l'époque sur scène me demandaient régulièrement si j’allais reprendre ce spectacle. C'était plaisant de voir que j'avais touché le public, ce qui m'incitait à penser qu'il y avait matière à le reprendre.

 

Il faut parfois avoir l'humilité, à la fin d'un spectacle, de tourner la page parce qu'il ne parle plus soit aux spectateurs soit à soi-même. Là, c'était tout l'inverse.

 

Je pense que j'ai eu également « l'intelligence » d'attendre. La rencontre avec mon metteur en scène a été déterminante. Je l'ai rapidement senti en capacité de m'aider et de me proposer des choses nouvelles. Il me connaît mais pas trop, ce qui est bien et important car on ne se bride pas l'un l'autre. J'ai mûri cette acceptation que le spectacle soit complètement différent, qu'il ne fallait pas faire un copier coller.

 

C'est très particulier, j'ai l'impression que c'est un nouveau projet tout en étant une continuité. Ce qui est drôle, c'est que même dans les premières lectures que l'on a faîtes de personnages déjà existants, je n'avais plus les automatismes et tant mieux, six ans s'étant écoulés. Cela aurait peut-être été plus compliqué de s'en éloigner. Là, c'est du nouveau, c'est du neuf, c'est aussi de la liberté. J'aime partir sur quelque chose où je vais pouvoir complètement m'éclater et, cela, le public le sent.

 

Cette richesse de pouvoir proposer plusieurs personnages permet aussi plus facilement de toucher les spectateurs. C'est important pour moi que chacun ressorte en ayant été touché, sans forcément avoir adhéré à tout.

 

3/ Pour les nouveaux personnages et les évolutions, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

C'est une très très bonne question. J'ai du mal, dans l'écriture, à savoir d'où ça vient. J'écris quand même beaucoup dans des périodes où je n'ai pas forcément le moral. Dans des périodes un peu difficiles personnellement ou professionnellement, l'écriture est un peu une libération, elle est moteur pour moi.

 

Pour ne citer que quelques-uns des personnages que je joue, il y a un ado handicapé, une prostituée, une personne âgée. Il y en a pour tous les goûts mais je ne peux pas dire que je m'inspire de mon expérience. Je pense être inspirée par les failles et les forces de l'être humain. La résilience de gens qui ont vécu des choses très difficiles et qui arrivent à rebondir me fascine. Je suis toujours épatée par la force de l'être humain. Comme j'aime beaucoup surprendre le spectateur, je l'embarque à un endroit pour finalement l'emmener ensuite ailleurs et lui proposer un revirement de situation.

 

Je m'inspire aussi des rencontres que je fais. Mais j'ai l'impression que les inspirations viennent de plein d'endroits différents, sans que je les maîtrise tous. Je pars parfois d'un rêve, d'un lieu, d'un documentaire, je mélange tout cela pour en sortir un personnage dans lequel je trouve suffisamment de consistance pour le défendre.

 

 

4/ Où en êtes-vous actuellement dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes espérées ?

 

Nous sommes en phase de démarrage, même si je pense que ça va aller ensuite plutôt vite. Après le choix des textes, nous allons démarrer les répétitions. En parallèle, nous recherchons un théâtre pour espérer jouer au dernier trimestre 2018.

 

Nous allons commencer à communiquer autour de ce projet pour qu’une fois monté, nous ayons un maximum de personnes qui viennent et que le bouche à oreilles fonctionne. Il faut réussir à se démarquer et à vendre ce type de seule en scène qui présente un réel aspect théâtral, une vraie histoire à défendre.

 

Je suis très impatiente en tout cas, ce qui est bon signe.

 

5/ En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

 

Je suis en tournée avec la pièce « Le criquet russe », qui se poursuit toujours avec l'équipe d'origine, pour notre plus grand plaisir. Des dates sont déjà calées jusqu'en 2019. On croise les doigts, on touche du bois, ça avance bien, c'est vraiment un régal aussi de découvrir des publics de province. On est hyper contents de l'aventure avec peut-être aussi le projet éventuellement de revenir à Paris. En tout cas, c'est toujours une vraie joie de retrouver mes compères sur scène et mon personnage d'Olga qui est tellement barré. Avoir un peu de temps entre les dernières dates parisiennes et le début de la tournée nous a permis de redécouvrir nos personnages et de leur apporter plus de matière, de s'éclater complètement et en totale liberté.

 

J'ai également un projet de court-métrage, « Pars et ne revient jamais ». C'est un huit clos familial très dramatique, très intense. Nous avançons petit à petit, nous avons trouvé la comédienne principale. Nous sommes également en quête d'un réalisateur et d’un des comédiens. Comme c'est un court-métrage assez atypique dans la thématique, je veux trouver un réalisateur qui soit sensible à cette atmosphère assez particulière. Je souhaite fortement que ce projet voit le jour en 2018. Et toujours un court- métrage et un moyen- métrage sur la route des festivals.

 

Des shootings photos assez originaux et surprenants arriveront prochainement aussi. Trois sont prévus entre mai et juillet. Ces projets sont complètement décalés, j'aime cela. C'est une autre forme de jeu, c'est aussi l'occasion pour la comédienne que je suis de montrer des personnages différents. Ce n'est pas un exercice facile mais, quand on est bien entouré, ce qui est le cas, ça se passe bien.

 

Merci Odile pour cet échange très agréable !

Publié dans Théâtre

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