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Claire-Estelle Murphy nous présente Les Amants de Nohant, actuellement à l'affiche sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : @Damien Chanel

 

Bonjour Claire Estelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange.

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, sur la scène du théâtre Le Ranelagh, de la pièce « Les Amants de Nohant ». Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C'est un spectacle musical écrit par Dominique Gaillard Kahn sur l'histoire d'amour entre George Sand et Frédéric Chopin. Une histoire qui a duré neuf ans. Le titre est lié au fait qu'ils ont passé beaucoup de temps dans le château de Nohant, qui était le domaine familial de George Sand tout au long de sa vie, là où elle écrivait. Claude Kahn, pianiste de grande renommée, interprète les oeuvres de Chopin au piano, et j’interprète Solange Sand, fille de George, qui raconte l'histoire amoureuse entre sa maman et Chopin, selon son point de vue. Il y a également des mélodies de Chopin qui sont interprétées en alternance par les chanteuses Anna Kasyan, Cécilia Norick ou Gersende Florenz.

 

Crédits photo : @Ben Dumas

 

Solange Sand avait des relations assez conflictuelles avec sa mère. Je suis en costume d'époque dans un décor qui l'est aussi. J’évoque bien sûr cette relation amoureuse mais aussi comment les morceaux de Chopin ont été composés. Pour vous donner un exemple, toute la famille, George Sand, Frédéric Chopin, Solange et son frère Maurice, est partie à Palma de Majorque pendant un hiver très dur, où ils ont passés de très mauvais moments. Partis pour soigner Chopin, leur séjour s'est mal passé, ce qui a amené Chopin à composer des œuvres très mélancoliques. Je raconte cela et Claude Kahn interprète les œuvres musicales.

2/ La pièce met en avant, vous l'avez dit, la relation amoureuse de Georges Sand et Frédéric Chopin. Ce contenu historique implique-t-il des adaptions artistiques particulières  ?

L'auteur, Dominique Gaillard-Kahn, a écrit ce texte dans une très belle langue, qui rappelle justement un peu celle de George Sand. Tout au long de la pièce, je lis également de vraies lettres écrites par l'un des deux amoureux ou par la famille du musicien. Ces correspondances sont en lien avec l'histoire, elles sont un peu le fil conducteur du spectacle.

 

Crédits photo : @Ben Dumas

 

Son succès ne se dément pas. Quelles en sont, selon vous, les principales raisons  ?

Nous sommes à l'affiche depuis un an et demi. Il y a, je pense, peu de pièces comme cela à l'affiche en ce moment, qui sont musicales et qui racontent en même temps une histoire. Le pianiste, Claude Kahn, est de renommée internationale, ce qui attire du monde. Ce n'est pas sous la forme d'un récital, ce format original plaît.

Le lieu est magnifique, ce théâtre tout en bois est classé monument historique. Cela colle très bien avec la pièce.

3/ Vous y interprétez Solange, la fille de Georges Sand. Vous êtes-vous inspirée par exemple de lectures pour votre jeu ?

J'ai beaucoup lu les œuvres de George Sand, j'ai pratiquement tous ses livres chez moi. J’ai lu beaucoup de biographies sur George Sand, mais également bien sûr "Histoire de ma vie", qui donne le point de vue personnel de George Sand. Je me suis inspirée aussi du livre de Gonzague Saint Bris, tout illustré par Philippe Lorin sur le domaine de Nohant. J'ai visionné beaucoup de documentaires et d'images. Je pense aussi au long-métrage de Zulawski, « La note bleue », un film assez fou sur Sand et Chopin, la première y étant interprétée par Sophie Marceau.

Tout cela m'a inspiré pour le personnage de Solange, qui s'est construit un peu au fur et à mesure. Le premier travail ayant bien sûr été le texte de Dominique Gaillard Kahn. Mais, c'est vrai, dès que je trouve un livre sur Georges Sand et sur la vie à Nohant, je continue à lire. Je m'en inspire, cela m'apporte des choses.

4/ La pièce alterne narrations et morceaux de musique. En tant que comédienne, comment vous adaptez-vous à cette originalité ?

Justement, nous nous sommes posés une question pendant longtemps. Claude Kahn interprète le personnage de Chopin, et on s'est demandé longtemps s'il fallait que je voie le musicien, que je joue avec lui ou si cela devait être simplement dans ma tête, comme un souvenir de Chopin.

 

Crédits photo : @Ben Dumas

 

Au final, je raconte l'histoire, en parlant parfois au public directement les yeux dans les yeux. et l’interprétation de Chopin est un souvenir.  Je suis donc assise sur scène, je me souviens de Chopin composant et jouant les morceaux à ce moment-là.

Il y a aussi quatre mélodies de Chopin, interprétées par des chanteuses en alternance, que j'ai déjà évoquées. Elles interprètent Pauline Viardot, une amie du couple, qui était souvent à Nohant pour chanter avec Chopin. C'est aussi un souvenir et une apparition, dans la tête de Solange.

5/ Le spectacle est à l'affiche jusque fin mars.  Quelle suite aimeriez-vous lui voir donner ?

Pour moi, plus le spectacle se joue, plus je suis heureuse. Nous avons des projets pour que la pièce continue au théâtre Le Ranelagh. Nous avons aussi fait, cette année, quelques dates de tournée. D'autres villes pour l'année prochaine sont espérées.

 

Crédits photo : @Ben Dumas

 

6/ Pour finir, comment inciter un peu plus encore les lecteurs à venir voir le spectacle ?

Je pense déjà que l'on apprend énormément de choses sur l'histoire entre Georges Sand et Chopin. Beaucoup de gens connaissant très bien Nohant viennent nous voir et nous disent que c'est incroyable, que l'on s'y croirait. Ils tombent vraiment amoureux de cette pièce. Tout comme d'autres qui sont amoureux du compositeur et qui découvrent plus l'histoire d'amour. Cela s'adresse donc à la fois aux mélomanes, aux amoureux de musique classique, de Chopin et aux amoureux de littérature, de Georges Sand.

 

Il y a aussi des moments très émouvants, l'écriture est sensible. Elle est juste, elle retranscrit énormément de choses, énormément d'émotions. C'est un beau tableau du château de Nohant.

Merci, Claire Estelle, pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : Tiffany nous parle de sa participation au Combat des Héros !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tiffany,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous participez à la nouvelle saison de Koh Lanta, « Le Combat des Héros », sur TF1, quelques mois seulement après votre belle place de finaliste dans la précédente session. Comment avez-vous réagi à l’annonce de votre participation à cette édition spéciale ?

J’ai été très surprise et très contente. Je ne m’y attendais pas vraiment et je me suis dit que c’était une chance à saisir. J’ai donc foncé et je n’ai pas hésité. Cela a été une très belle surprise.

Quelles motivations vous ont incitées à repartir à l’aventure ?

Il faut savoir que, à peine rentrée de ma première aventure, j’ai de suite fait savoir que j’avais envie de repartir. Directement après ma sortie mais aussi dans les interviews. Je n’ai pas hésité une seule seconde à dire oui, comme je vous l’expliquais. Même aujourd’hui, si on me proposait de repartir, je dirais oui directement.

C’est un peu fou car c’est une aventure difficile et ce n’est pas la joie tous les jours sur l’île. Mais c’est tellement enrichissant que je n’ai pas hésité. Il faut le vivre pour le comprendre.

2/ Retrouver cette formidable épopée humaine si peu de temps après l’avoir quittée vous a-t-il inquiétée ? Avez-vous eu crainte de retenter l’aventure, par peur d’une déception qui aurait pu gâcher votre première saison ?

Après avoir dit oui, je me suis quand même demandée si j’étais prête à repartir psychologiquement et si cela n’allait pas être trop dur mentalement. Je suis quand même allée au bout des 41 jours de ma première aventure et, en rentrant, cela n’a pas été facile de reprendre une vie normale.

En fait, au final, je savais de quoi j’étais capable, je connaissais mes capacités donc je n’ai pas eu peur. Tout s’est enchainé rapidement, je n’ai pas forcément réalisé les conséquences. Mais, à présent, c’est fait et j’en suis très contente.

3/ En termes de préparation, avec le recul et l’expérience de votre précédent passage au Fidji, qu’avez-vous conservé et qu’avez-vous changé ? En quoi votre première saison vous a-t-elle aidée dans ce sens ?

J’ai eu très peu de temps de préparation pour le coup. Après ma première aventure, il m’a fallu du temps pour que je me remette de toutes mes émotions. J’ai repris mon sport normalement et je n’ai rien changé. Je n’en ai pas fait plus ni moins car je sais très bien que, à Koh Lanta, ce n’est pas que le physique qui compte. Ce ne sont jamais les très grands athlètes qui gagnent. Je sais que tout se joue au mental, tout est dans la tête. Je savais que j’avais fait 41 jours la première fois, je savais que j’avais le mental donc j’ai privilégié cet aspect-là.

Je suis restée moi-même comme lors de ma première aventure.

4/ Au-delà de la préparation, une fois sur place, quels sentiments avez-vous connus à la découverte de vos adversaires ? De l’excitation d’en affronter certains ? De l’inquiétude d’en côtoyer d’autres ?

Il y a eu les deux. A la base, si j’ai accepté ce nouveau challenge, c’est pour me confronter aux meilleurs et aux figures emblématiques de Koh Lanta. Il y a des personnalités très fortes physiquement ou psychologiquement, il y a aussi des stratèges, il y a donc vraiment de tout.

Quand je suis arrivée, je me suis dit que le niveau allait être très dur et que ce ne serait pas comme lors de ma première aventure. Donc un peu stressée et inquiète mais, comparativement à la première fois, d’un point de vue personnel, j’étais beaucoup plus confiante et j’avais plus d’assurance en moi, sachant de quoi j’étais capable. J’étais donc plutôt excitée à l’idée d’affronter ces adversaires redoutables.

Chez les garçons, il y avait du lourd. Je pense notamment à Yassin, à Jérémy, à Dylan. C’est vrai que, lorsque l’on voit tous ces gros muscles, on se dit que ça va être compliqué. Chez les filles, j’ai vu par exemple Candice qui, je sais, est très forte mentalement sur les épreuves statiques, je pense aussi à Clémentine qui a la rage de vaincre ou encore à Clémence qui a déjà gagné une saison et qui en avait même déjà refaite une autre. Je me suis donc dit que ça n’allait pas du tout rigoler chez les filles non plus, que le niveau était très très élevé, que j’allais devoir montrer qui je suis, de quoi je suis capable et que j’ai ma place dans ce combat des héros.

5/ Après avoir été finaliste l’édition précédente, quel objectif vous êtes-vous donnés ?

Cette fois-ci, je me suis dit qu’il fallait la gagner. Je suis allée au bout la première fois, je n’ai eu qu’une seule voie au jury final, je me suis donc dit que je devrais être plus maline, davantage sociable et amie avec tout le monde. A la fin, on a beau faire plein de choses et gagner des épreuves, ce sont quand même les autres candidats qui votent. Le but était donc d’abord de retoucher les poteaux puis de gagner.

Tout autre résultat qu’une victoire serait-il une contre-performance sinon une déception ?

Personnellement oui car, c’est sûr, je ne suis pas venue pour faire de la figuration. Après, faire déjà partie de ce « Combat des héros » est une fierté. Tous les aventuriers qui participent à cette édition spéciale sont très fiers et heureux d’y participer. Mais cela reste un jeu donc je ne suis pas là juste pour avoir mon nom au générique.

Plus généralement, à l’aube de cette nouvelle aventure, quelles sont vos plus grandes attentes et, à l’inverse, vos principales craintes ?

Ma crainte était, face à tous ces adversaires, de ne pas être prête physiquement ou de craquer mentalement. Parce que ma première saison était très proche. Mais je n’avais pas honte de ma première aventure, bien au contraire et je savais de quoi j’étais capable. Donc j’avais davantage d’assurance, moins de crainte, je suis arrivée cette fois-ci beaucoup plus sereine. La première fois, on a peur un peu de tout mais, là, je savais  à quoi m’attendre, je savais que j’étais forte dans la tête, que j’avais du mental, que j’étais bonne stratège et que je pouvais continuer à jouer la comédie.

6/ Avez-vous hâte, chaque vendredi soir, de voir les images ? Ou ressentez-vous un peu d’appréhension de découvrir l’envers du miroir et, potentiellement, des choses non vues sur le moment ?

Je suis très excitée à l’idée de voir les épisodes, pour découvrir ce qui s’est dit à mon sujet notamment. J’ai hâte, il y a plein de belles choses dans cette aventure et cela promet une très belle saison.

7/ Enfin, vous serez prochainement au théâtre, à Angoulême, avant Paris à l’été prochain. Un petit mot sur cette autre aventure, artistique cette fois-ci ?

Je commence petit à petit à mettre les pieds dans le monde du théâtre, notamment avec ce beau projet professionnel. Je serai sur scène, à Angoulême, pendant un mois dans une comédie avec Julien Barbier et Julien Boissier, qui est aussi metteur en scène. Sur une écriture de Fabrice Blind, « Une envie folle » est une nouvelle aventure qui démarre pour moi. J’espère que ce ne sera que du positif et que cela va me permettre de continuer dans ma passion.

Ce fut un plaisir, Tiffany, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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En couple ! Interview avec Marjorie Falusi et Romain Brethau, à l'affiche aux Blancs Manteaux

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marjorie, bonjour Romain,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous deux !

 

 

1/ Vous êtes sur scène, chaque jeudi, à 19h30, au Théâtre des Blancs Manteaux, avec votre nouvelle pièce, « En couple ! ». Sans tout dévoiler, comment la présenteriez-vous ? Quels thèmes y sont abordés ?

 

Romain : C’est une comédie représentée par plusieurs sketchs de situation sur la vie de couple. La chose particulière, c’est leur rencontre. Ils ont rempli tous les deux un test sur internet pour participer à l’émission « Mariés au premier regard ». A la base, Valentin fait ce test pour se marrer mais Caroline y croit complètement. Résultat, ils sont sélectionnés à participer à l’émission. Et on a imaginé la suite pendant 3 ans… Que nous ne dévoilerons pas. Il n’y a plus qu’à venir nous voir !

 

 

 

Marjorie : Tous les sketchs permettent aux gens de s'identifier à travers la vie de couple. Même si nous souhaitions quelque chose de plus actuel, d'où le clin d’œil avec l'émission de télé réalité au début.

 

 

2/ Comment décririez-vous chacun votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Marjorie  : Je pense que c'est une fille qui est quand même amoureuse, assez hystérique aussi lors des disputes. Ajoutons qu'elle ne comprend pas forcément tout. C'est ce qui rend le personnage comique, elle est complètement à l'ouest tandis que son compagnon est beaucoup plus cultivé.

 

Romain  : Valentin est une personne de mauvaise foi, parfois infidèle, il n’en peut plus car elle le pousse à bout. Il n’est surement pas fait pour la vie de couple et encore moins après avoir passé un test dit « scientifique ».

 

Marjorie  : On essaie aussi de montrer que l'amour n'est pas parfait, que les gens peuvent également se tromper.

 

On peut dire que l'on s'est inspiré de « Un gars, une fille ». Mais aussi du duo Palmade / Laroque. Dans la vie, nous sommes amis tous les deux et on a essayé d'être sur scène pareils à ce que nous sommes au quotidien en caricaturant les traits bien sûr.

 

 

Romain  : On avait envie de s'éclater sur scène et de montrer quelque chose de différent de ce qui est proposé actuellement. Le but est d'installer une vraie situation plutôt que la vanne.

 

Marjorie  : C'est vrai, ce sont de vrais thèmes de la vie, comme l'infidélité ou la Saint Valentin. Le rythme est différent aussi, c'est une comédie mais on se rapproche aussi parfois d'un duo comique. Il y a des sketchs très courts et des plus longs, ce qui donne une dynamique particulière au spectacle.

 

 

3/ Des situations du quotidien vous ont-elles aidées pour l'écriture de cette pièce ?

 

Romain  : Pour l’écrire, ce qui était facile, c’est que l’on se connait bien, ce qui nous a permis d'ailleurs d'écrire chacun de son côté avant de partager ensemble le contenu et de reboiser à deux le tout.

 

 

4/ Après quelques représentations, vous êtes-vous déjà permis quelques adaptations du contenu, en fonction notamment des réactions du public ?

 

Marjorie  : Bien sur ! On improvise déjà.

 

Romain  : Chaque soir est différent ! On est vraiment à l'écoute des réactions.

 

 

5/ Selon vous et selon les premiers retours récoltés, qu'est-ce qui plaît aux spectateurs ?

 

Marjorie  : Les gens ont adoré, c’était une belle surprise, car on ne sait jamais à quoi s’attendre lors de la première d’un spectacle surtout quand c’est nous qui l’avons créé. Le public se retrouve vraiment dans le contenu et aime l'interaction.

 

Romain  : Ça a l’air de bien marcher, nous n'en sommes qu’à la deuxième et nous allons tout faire pour rendre ce spectacle de mieux en mieux . Le but est vraiment d'amuser les gens, de partager un moment avec eux, d’ailleurs nous avons intégré une surprise. Les situations sont originales et nous permettent de nous démarquer un peu dans le sujet « couple » où tout a été plus ou moins déjà fait.

 

 

 

6/ Vous êtes au début de cette nouvelle aventure. Quelle suite aimeriez-vous lui donner ?

 

Marjorie  : Nous réfléchissons à faire une série web et des dates de tournée. La série viserait à proposer des sketchs originaux et différents de la scène, avec quand même quelques petites allusions.

 

Romain  : Et, en parallèle, modifier le spectacle pour le rendre encore meilleur après chaque représentation.

 

 

 

Merci à tous les deux pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Complètement Marjo ! - Marjorie Falusi nous présente son spectacle actuellement à l'affiche

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marjorie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, chaque vendredi soir, au Théâtre du Gymnase pour une nouvelle version de votre spectacle « Complètement Marjo  ! » version 2.0. Que dire sur cette aventure qui se poursuit ?

 

C'est une version 2.0, c'est-à-dire une version améliorée. Cela fait trois ans que je joue mon One Woman Show. j’ai joué dans plusieurs théâtre comme les feux de la rampe, au festival off d'Avignon 2017 etc…En ce moment je joue au théâtre du Gymnase tous les vendredis à 19h pendant 4 mois jusqu’à fin juin 2018. J’ai, à présent, un nouveau co auteur et metteur en scène, Sacha Judaszco, et bien sur toujours Thibaut de Lussy depuis 3 ans. J'y reprends les mêmes personnages mais nous avons apporté beaucoup d’ améliorations.

 

J'arrive en stand up, en Marjorie, j'évoque mes techniques pour aller mieux lorsque je ne vais pas bien. Mon but étant de trouver mon moi intérieur. Dans la première technique, je regarde de la télé réalité, du coup je me sens beaucoup plus intelligente. Il en va de même après avoir regardé « Confessions intimes ».

 

Mais ces techniques ne marchent pas, du coup je vais voir une psy, puis une gourou et une voyante. Mes personnages sont tous dingues. Je dénonce les marchands de rêves, les petites impostures de la vie. Finalement, je me rends compte que je cherche le bonheur partout mais qu'il est en fait juste à côté de moi, sur le pallier, chez ma voisine mamie Henriette. Elle m'explique, à juste titre, que l'amour est la clé du bonheur. Mamie Henriette est un des personnages phare de mon spectacle, elle est très rock’n roll.

 

 

Au final, je me rends compte que la clé c’est le lâcher prise et que, quand je suis sur scène, je lâche prise, c’est ma plus belle thérapie! C’est ce qui m’a permis de m'accepter comme je suis, à savoir complètement marjo !

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour les nouveautés proposées sur scène ?

 

Je trouvais que la précédente version n'était pas assez moderne. En 3 ans, le monde change, les références aussi, donc les vannes doivent être réajustées. Avant, il y avait une présentatrice, un autre personnage, mais je l'ai retirée pour apparaître directement en stand up. Afin d'arriver directement non pas dans un personnage mais telle que je suis.

 

J'ai eu la chance de faire, au « Nez rouge », la première partie de Gérald Dahan. A cette occasion, j'ai pu présenter la nouvelle version de mon spectacle.

 

 

3/ Selon vous, pour quelles raisons cette nouvelle version est encore plus plaisante que la précédente ?

 

Je pense que les nouvelles vannes sont plus modernes, et j’ai pris confiance en moi, j’assume beaucoup plus mon spectacle et ça se ressent dans ma façon de jouer. J'ai également pu insister sur les points forts du précédent format et apporter de belles nouveautés.

 

Ce fut un plaisir, Marjorie, d'échanger avec vous !

 

 

Nous avons eu la chance de venir voir Marjorie sur scène, c'est un chouette moment, drôle, dynamique et plaisant :)

Publié dans Théâtre

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Samuel Etifier partage avec nous sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Samuel,

C'est une joie d'échanger avec vous !

1/ Vous faites parti d'une nouvelle aventure artistique « Nous autres », une pièce de théâtre développée par Mélanie Belamy. Une version courte sera présentée le 4 mai prochain. Tout d'abord, que dire sur ce beau projet ?

Le 4 mai, c'est demain:). J'ai fait la même école que Mélanie, que j'ai retrouvée en Avignon. Elle m'a proposé de la rejoindre sur ce projet, ce qui m'a flatté, j'ai dit oui avant même de me poser la question. 

C'est une création autours de la jeunesse, ce qui est un domaine très vague. Je décrierais cette pièce comme un prisme de la jeunesse, avec toutes les problématiques liées à cette période et les soucis auxquels tout le monde est confronté mais qui ont été oubliés par certains. 

Au delà de cela, c'est une satire de notre monde, c'est une ode à la tolérance, toute échelle et toute proportion gardées. 

2/ Pour quelles raisons ce contenu vous touche-t-il personnellement ?

De la manière la plus directe qui soit. Je me considère comme étant jeune encore, j'en ai plus pour longtemps certes mais j'en profite encore.

C'est assez universel, cela parle à tout le monde et je m'inclus dedans. J'ai été confronté, comme beaucoup de monde, à plusieurs thématiques abordées dans la pièce. 

3/ A quelques semaines du 4 mai, comment vous sentez-vous actuellement ? Plutôt excité de présenter ce projet  ? Ou plutôt anxieux de la rencontre avec le public ?

Pas d'inquiétude pour le moment. Je me dédouane en me disant que c'est le projet de Mélanie, dans le cadre de la fin de ses études. Tout le stress que les quatre comédiens pourraient avoir n'équivaut pas à la moitié de ce qu'elle ressent. Je ne suis pas spécialement stressé, Mélanie nous fait confiance, elle nous le répète, ce qui nous aide à nous dire qu'on doit donner le maximum pour elle.

Je serai évidemment stressé à cinq minutes de la première, comme à chaque fois. Le trac est horrible mais tant que l'échéance n'est pas sous mes yeux, ça va. 

4/ Vous le disiez, vous êtes un camarade de promo de Mélanie. Cela vous aide-t-il dans ce projet ?

Cela m'aide surtout dans le sens où elle me connaît. Je me dis que si elle me connaît et qu'elle m'a proposé de participer à ce projet, c'est qu'elle a quand même détecté du potentiel en moi. Je me sens bien dans le groupe, j'aime ce que je fais. 

J'apprécie le fait que Mélanie soit très carrée dans son travail, ce qui est très rassurant. Nous suivons les étapes prévues au départ.  

5/ Revenons à votre personnage dans la pièce. Qui est-il ?

Je joue le personnage le moins étoffé. Ce qui est assez rigolo car, contrairement à tous mes autres camarades, je le remplis avec ce que je veux. Il n'est plein que de ce qui n'est pas écrit. C'est aussi pour cela que c'est assez sympa que Mélanie me connaisse. 

Il est quand même défini par certaines caractéristiques, notamment sa réussite sociale. Cette dernière est perçue par tout le groupe, alors que lui n'en parle jamais. Sa vie est extraordinaire, il n'a pas de problème, tout est super, tout lui tombe dans les mains. Au delà de ça, il doit être assez stressé, mais je ne peux pas en dire plus. 

Comme tous les autres personnages, il reste quand même habité d'un mal qui le ronge. Celui-ci n'est pas défini, c'est à moi d'y mettre ce que j'ai envie. Pour l'instant, cela m'aide énormément. 

Mon personnage aime ses potes, ils sont tous camarades, ils se connaissent depuis des années, sont tous très secrets et lui ne déroge pas à la règle. Tout le monde a l'impression de pouvoir le lire directement en le voyant mais, comme il le dit, on ne voit que le partie émergée de l'iceberg. Il n'a d'ailleurs même jamais l'occasion de montrer autre chose car les gens s'arrêtent à cette image et ne veulent voir que cela. Comme il sait qu'il est perçu ainsi, ce serait un peu casser le mythe de dire à ses camarades qu'il a des fêlures. Je pense qu'il est quand même assez content d'être perçu comme un champion. Même si cela engendre du stress chez lui, il travaille pour qu'on le voit comme un héros. 

6/ Pour finir, on pourra prochainement vous retrouver sur France Télévisions pendant deux soirs, pour un nouveau projet. Comment le présenteriez-vous ?

« Le rêve français » est proposé en deux téléfilms d'une heure et demie, les 21 et 28 mars à 20h 55. C'est un projet particulier, c'est un drame français qui traite de la condition des ultramarins à partir des années 1900 jusqu'à nos jours, à travers le prisme d'un organisme mis en place par l'état français en 1960, afin d'endiguer la surpopulation dans les territoires d'outre mer. 

Il y avait une pauvreté et une surpopulation importantes, cela devenait d'énormes ghettos. Du coup, l’état français avait décidé, par le biais du Bumidom, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre mer, d'offrir un billet d'aller simple pour la métropole et, disaient ils, un boulot. Du coup, énormément de personnes sont parties mais la réalité n'a pas été aussi belle que les promesses. Cela m'a aidé aussi à en connaitre un peu plus sur mes origines car, suite à cela, j'ai posé des questions aux membres de ma famille. Certains sont des purs fruits de ce Bumidom. 

Un parallèle est fait, dans ces deux téléfilms, entre deux familles guadeloupéennes, qui viennent toutes les deux sur Paris, l'une par choix et l'autre pour faire fortune. 

Merci Samuel pour cet échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta - Corinne Vaillant, chef de projet, évoque le Combat des Héros !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Corinne,

C’est une joie d’effectuer cette interview avec vous.

1/ Vous êtes chef de projet sur la nouvelle saison de Koh-Lanta, « Le Combat des Héros » qui vient tout juste de démarrer sur TF1. Pour commencer, très simplement, comment décrire votre rôle clé dans l’organisation ?

On chapote un peu l’ensemble. Dès l’amont, avec le casting pour lequel, dans le cadre de cette édition spéciale, pratiquement tous les anciens ont souhaité revenir. Il y a donc un choix assez difficile à faire à ce moment-là. On choisit aussi notre équipe de tournage, les gens avec qui on travaille, même si on a une équipe très fidèle depuis 2001. On envisage les jeux et les récompenses, avec un peu tous les corps de métiers. Yann Le Gac imagine les épreuves, Isabelle Gambotti supervise le casting, l’équipe d’ALP se charge de la mise en place et de la production. On imagine aussi les portraits, en collaboration évidemment avec les candidats. 

Sur le tournage, il faut suivre la vie sur les camps et les jeux. Nous devons créer comme une osmose et une harmonie entre différentes actions et différents métiers. Pour, ensuite, être au montage afin de raconter l’aventure de la façon la plus fidèle et la plus concise possible. La difficulté étant de rendre compte de trois jours d’aventure en 110 minutes seulement. La synthèse est donc importante.

2/ Pour cette nouvelle édition, quelles sont les principales nouveautés que les téléspectateurs pourront découvrir ?

Quand on fait revenir des anciens, il y a deux dimensions. Evidemment, à chaque saison, on veut surprendre les téléspectateurs car le principe de Koh Lanta reste basiquement le même. On apporte donc vraiment des nouveautés à chaque fois. Mais on a eu besoin aussi de surprendre les concurrents puisqu’ils l’ont déjà fait. Donc, à double titre, il fallait vraiment une grosse surprise.

Le nouveau principe de l’exil répond à cela, où chaque éliminé au conseil et au conseil uniquement pourra aller sur une plage secrète vivre en pleine autonomie, tout seul, ce qui est d’ailleurs assez angoissant pour certains au début, avant d’être rejoint par l’éliminé suivant pour l’affronter en duel. Il y aura six duels en tout et celui qui gagnera le dernier reviendra à la surprise générale dans l’aventure.

Donc les candidats qui auront passé la réunification verront, à leur grande surprise, débarquer quelqu’un qui sera peut-être éliminé de très longue date. C’est là la grosse nouveauté de cette saison.

Quelles ont d’ailleurs été vos principales sources d’inspiration pour leur mise en place ?

Nous connaissions déjà le principe de l’exil parce que les américains le font depuis plusieurs saisons maintenant. Nous voulions le conserver vraiment pour des anciens candidats, nous ne l’avions donc pas utilisé encore mais on aimait bien cette nouveauté. Elle permet aux candidats de se racheter, d’avoir une seconde chance, de pouvoir revenir.

Comme ce sont, on va dire, des naufragés aguerris, ils vont avoir un régime très sec. Pas de feu, ils vont devoir se débrouiller tous seuls pour l’avoir. Idem, ils n’auront pas de riz. A eux donc de prouver qu’ils ont su, grâce à leur première aventure, être autonomes en pleine nature. Le régime est donc très draconien mais ils sont bons. On va donc voir s’ils réussiront ou non à s’en sortir.

3/ Concernant le casting des 18 candidats, quelles caractéristiques avez-vous recherchées ?

Il ne fallait pas se tromper, ils voulaient presque tous revenir donc il nous a fallu faire des choix. Nous avons essayé de voir qui avait la plus grosse revanche à prendre. Parmi ceux qui reviennent, il y en a beaucoup qui ont été finalistes. Quand on a failli gagner et le titre et 100 000 euros, que l’on est passé juste à côté, que l’on a l’impression d’avoir la formule pour arriver en finale, on veut vraiment revenir, quitte à appeler tous les jours. Il y en a beaucoup aussi qui ont gagné de nombreuses épreuves. Ceux qui sont persuadés, à juste titre, de pouvoir gagner une saison de Koh Lanta ont été pris dans le casting.

Plusieurs anciennes saisons voient se retrouver différents candidats mais ce n’est pas un choix. Ils se connaissant certes déjà mais il se trouve qu’il existe une communauté forte des anciens candidats. Ils  se connaissent ainsi entre saisons mais aussi inter saisons donc, finalement, ce n’est pas tant un avantage que cela. Ils ont tous en commun d’avoir fait Koh Lanta et c’est vrai qu’ils se fréquentent tout au long de l’année. Parce qu’ils ont cette petite frustration, il n’y a qu’avec d’autres candidats qu’ils peuvent vraiment échanger et se souvenir de l’intensité de cette aventure. Ils reviennent aussi évidemment pour essayer de gagner mais, comme l’explique bien Clémentine, ils veulent également revivre une nouvelle fois cette adrénaline incroyable, comme s’ils faisaient un match mais qui ne s’arrête pas.

4/ Selon vous, quelles seront les clés de réussite de cette nouvelle saison ? En quoi va-t-elle plaire aux millions de fidèles téléspectateurs du programme ?

Nous avons des candidats emblématiques, des forts en gueule comme on dit. Il y a aussi beaucoup d’humour. Sont présents des gens que l’on aime, des gens que l’on aime détester mais que, finalement, je pense, l’on va aimer à la fin. Ce sont vraiment des personnalités fortes qui arrivent à communiquer leurs émotions.

Nous sommes sur la fin du montage et il y a vraiment de l’intensité. Cela se ressent dès la première émission jusqu’à la fin. Il y a une très forte intensité, une intensité des relations, une intensité dans les épreuves également. D’ailleurs, pour ces dernières également, nous avons monté le curseur puisque les candidats ont l’habitude. Elles sont, c’est sûr, plus difficiles. L’intensité est vraiment le mot de cette saison je dirais.

5/ Un mot peut-être sur le lieu et le cadre magnifiques du tournage ?

Les Fidji sont très loin de la France. Pour la plupart des candidats, c’est vrai aussi pour les équipes de tournage, ils ne sont jamais allés aussi loin de chez eux. Finalement, la terre est ronde mais c’est compliqué de faire plus loin.

Ce sont des iles idylliques et il y a aussi toute cette dimension des grands découvreurs qui sont passés par là. James Cook est passé au large des iles où l’on a tourné donc, forcément, ça parle. Quand on fait une aventure de naufragés, tous ces grands noms font écho aux candidats.

Merci Corinne pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Barbara Le Toux évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Barbara,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous avez monté cette année votre compagnie sur Lyon, « Once Upon A Compagnie ». Comment la présenter ? Quel en est le principe ?

 

La compagnie que j'ai montée avec Jason Ciarapica, doit nous permettre de réaliser nos propres projets. On a envie d'être le plus indépendantes et créatives possible, de développer des projets de théâtre et d’audiovisuel avec le collectif « One Upon a Short ».

 

« Once Upon a Short » a été créé pour réunir des techniciens et des comédiens lyonnais et faire des films ensemble. Il y a énormément de talents à Lyon et on a envie de réunir ces gens pour faire de belles choses.

 

2/ Quels sont les projets, les développements et les actualités en ce moment ?

 

Avec la compagnie, je suis en train d'écrire ma première pièce, une comédie. Elle doit déjà se jouer fin mai. Je suis en cours d’écriture, cela me donne une bonne pression pour finir rapidement.

 

Nous venons d’héberger une série géniale, réalisée par Jason et Marie Lagrée. Nous avons tourné sur place et la suite se réalisera entre Paris et Lyon.

 

Du côté solo, je joue au théâtre dans une comédie, je tourne dans des séries et téléfilms à Paris et Lyon et dernièrement pour le cinéma avec Guillaume Senez un réalisateur belge dont j’aime beaucoup le travail.

 

3/ A titre plus personnel, vous souhaitez également approfondir vos expériences dans le domaine de la voix. Que dire sur cette autre palette artistique ?

 

J'ai découvert la voix il y a environ un an. J'ai commencé un premier stage avec les coachs associés. C'est un outil incroyable qui apporte une autre dimension au travail. Un ami m’a dit cette phrase un jour de René Char ‘Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d’eux’. Elle raisonne encore.

 

4/ Quelles sont les envies qui vous tiennent à cœur pour la suite ?

 

J'ai un projet de documentaire en tête depuis des années, qui est clairement dans l'air. C'est un projet sur le féminin. Le travail qu'a fait Yann Arthus Bertrand sur « Human » m'inspire énormément, ça m'a bouleversée. C’est comme cela que j’ai envie de travailler, avec le cœur.

 

5/ De façon plus générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Qu’il s’agisse de l’écriture, de la réalisation ou de l’interprétation, ce qui me plait c’est de travailler sur l’intime, le sensible, c’est un endroit où je me sens à ma place.

 

Ce fut un plaisir, Barbara, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Charlotte Bermond évoque son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement en tournée, un peu partout en France, jusqu'au 8 avril, avec le spectacle musical à succès « Dirty Dancing ». Tout d'abord, comment présenter son contenu ?

C'est un spectacle qui met en scène le film « Dirty Dancing », dont nous fêtons les 30 ans cette année. Ce film est à voir, il est culte et perdure dans le temps et, malgré le côté un peu à l'eau de rose que l'on peut voir de prime abord, il véhicule des messages. Beaucoup de thèmes y sont abordés, notamment le féminisme, l’avortement, ou encore le racisme.

Des sujets encore d'actualité aujourd'hui, ils perdurent.

2/ Comment décririez-vous votre rôle et votre participation dans ce spectacle ?

Je joue le rôle de Penny Johnson, l'un des personnages principaux de l'histoire. Elle est la meilleure amie de Johnny Castle, le personnage principal. Tous deux sont danseurs dans un centre de vacances pour gens aisés.

Elle tombe enceinte d'un serveur qui, finalement n'en a rien à faire d'elle, il ne fait pas parti de la même classe sociale et va la laisser dans son coin.

Mais elle ne peut pas assumer cet enfant toute seule, elle n'a pas d'argent. Le seul moyen dont elle dispose pour s'en sortir est d'avorter. Cependant, à l'époque, dans les années 60, c'est interdit. Elle se retrouve au pied du mur et, du coup, elle tombe dans le désarroi, pensant que sa vie est gâchée.

Elle doit trouver de l'argent pour pratiquer une intervention alors interdite. Pour cela, elle va rencontrer Bébé, une jeune femme, qui fait partie d'une classe sociale plus aisée et qui lui propose de l'argent. Penny accepte son aide. Bébé va même aller jusqu'à la remplacer, c'est là l'origine de sa rencontre avec Johnny. C'est vraiment la confrontation entre deux classes sociales.

Ce rôle, pour moi, a une grande importance dans l'histoire et véhicule un message très fort pour l'époque. Même si cela se passe dans les années 60, le film a été tourné fin des années 80. A cette période, on était encore dans les polémiques par rapport à l'avortement, l'Amérique étant très en opposition avec ce principe.

3/ D'un point de vue plus personnel, ce rôle est aussi l'occasion de développer une autre corde artistique, au travers de la comédie. Comment avez-vous appréhendé ce nouvel exercice, qui se mélange à la danse, votre domaine de prédilection ?

Au départ, cela a été beaucoup d'appréhension mais, en même temps, une envie folle de me lancer dans cette aventure. Quand j'ai passé le casting, je n'avais aucune prétention d'avoir un rôle, je cherchais avant tout à intégrer l'équipe en tant que danseuse, pour faire partie de l'ensemble. Il se trouve que l'on m'a proposé alors de passer un texte, que j'ai réussi à concrétiser.

Cela me permet de découvrir une autre forme d'expression scénique. Je suis danseuse professionnelle depuis dix ans et ajouter la parole à mon expression corporelle était une envie importante. J'ai mis beaucoup de temps pendant les répétitions avant de me sentir légitime en tant que comédienne. Je ne réalise d'ailleurs toujours pas ce qui m'est arrivé.

C'est une expérience incroyable pour moi qui, je l'espère, pourra m'en amener d'autres car j'adore vraiment jouer la comédie sur scène. Ce sont des moments incroyables.

4/ Plus généralement, quelles sont vos envies artistiques ?

La danse est ma première passion, j'ai donc toujours envie de danser. L'âge faisant, même si je suis encore jeune à 32 ans, je commence à me poser des questions sur ma potentielle reconversion. Il est vrai que le théâtre me plairait énormément. J'aimerais, pourquoi pas, avoir d'autres projets dans ce domaine, même s'il n'y a pas de danse dans le spectacle.

En plus de cela, avant de commencer le show actuel, j'ai eu l’opportunité de présenter une petite émission sur « Paris Première ». Cette corde artistique m'attire beaucoup aussi.

5/ Revenons un peu sur votre parcours. Certaines expériences vous ont elles encore plus marquée que toutes les autres ?

Spontanément, je vais parler avec le cœur, ce serait ce par quoi j'ai commencé, le travail dans la compagnie « Ballet Jazz Art », sous la direction artistique de M. Raza Hammadi, l'un des plus grands chorégraphes de jazz contemporaine. J'ai dansé pendant dix ans dans cette compagnie, d'abord en tant que stagiaire, puis titulaire. Cela a été, pour moi, l'une de mes plus belles expériences de cœur en danse.

Je pense aussi à une autre incroyable expérience, le tournage d'une scène d'un film dans laquelle j'ai eu la chance d'avoir comme partenaire M. Pierce Brosnan. C'est quelque chose que l'on n'oublie pas et qui reste gravé à jamais dans sa mémoire. Au delà de sa filmographie, j'ai découvert un être incroyable, attentif, très professionnel. Participer à ce genre de projets dépasse de loin mes rêves de petite fille.

6/ Justement, comment vous est venue l'envie d'être artiste et danseuse ?

C'est marrant, je ne me suis jamais posée la question. J'ai commencé la danse à l'âge de trois ans et demi. Ma maman, passionnée de cet art, m'avait inscrite à un cours et, depuis ce jour là, je n'ai jamais arrêté. Cela fait partie intégrante de ma jeunesse et de ma vie. Je ne me serais jamais vue sans cette partie-là de ma vie. A partie du jour où la danse est arrivée dans mon quotidien, c'était une évidence et jamais je ne me suis posée la question de mon avenir. J'ajouterais que j'ai toujours été intéressée par l'aspect scénique et non pas par la lumière qui peut éventuellement en découler.

Merci Charlotte pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre, Musique

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Like-moi ! : Interview avec deux des comédiennes de ce nouveau programme sur France 4

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bérangère Mc Neese, bonjour Aude Gogny-Goubert,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

1/ Vous êtes deux des comédiennes du nouveau programme court de France 4 « Like-moi ! ». Pour débuter, comment le présenter ?

 

Bérangère : J'adorerais savoir comment tu le présentes :)

 

Aude : Ce sont 7 comédiens qui se partagent les rôles de 98 sketchs, qui font une petite critique de notre génération ultra connectée et qui, de fait, a de gros problèmes de communication. C'est une série humoristique.

 

Bérangère : Ce sont des capsules humoristiques qui vont être des épisodes sur France 4 et des individuels en ligne.

 

2/ Vous venez de le dire, ce sont des capsules. En tant que comédiennes, cela implique-t-il certaines adaptations dans le jeu notamment, comparativement à des longs métrages où vous avez davantage le temps de poser les choses ?

 

Bérangère : Le format nécessite une certaine immédiateté, pour que l'on comprenne rapidement la situation, les personnages et les enjeux. Indépendamment de cela, l'idée est de parler d'une génération qui existe et, même si c'est de l'humour, de pouvoir créer des personnages touchants et qui soient suffisamment crédibles. On ne se retrouve pas dans des caricatures.

 

Aude : Le format nous donne à peu près une cinquantaine de rôles chacun donc, effectivement, il faut très rapidement s'adapter, trouver de nouveaux personnages, ne pas s'auto-parodier ni se copier d'un sketch à l'autre.

 

Pour ma part, je suis un peu habituée à ce genre de format. Je l'ai beaucoup fait avec le « Palmashow » dans « Golden Moustache ». Mais c'est vrai que, là encore, comme c'est une troupe, avec des écritures et des styles très différents, il a fallu toujours se réinventer.

 

3/ Justement, quelles ont été vos sources d'inspiration dans ce cadre, pour être novatrices à chaque épisode ?

 

Aude : J'ai vraiment la sensation d'avoir confié mon jeu à l'écriture. On a fait totalement confiance à cette écriture là, qui est très efficace, très intelligente, loin d'être potache, basique ou parodique. Pour le coup, une fois que l'on a eu le texte en main, il était tellement qualitatif que ça a coulé naturellement.

 

Bérangère : C'est vraiment une chance de pouvoir rire autant juste à la lecture des sketchs. Cela facilite le travail, le texte tient tout seul. On a tourné pendant deux mois et demi tous ensemble, cela nous a aidé à nous réinventer les uns par rapport aux autres, une dynamique s'est mise en place.

 

4/ Revenons sur le contenu de ces épisodes. En quoi, de près ou de loin, ces contenus vous touchent-t-ils dans votre quotidien ?

 

Aude : On est vraiment pile poil sur notre génération. On ne peut pas la critiquer car nous en avons tous les travers. On s'est tous retrouvé dans cette situation d'être avec des amis au restaurant et, au bout de cinq minutes, d'être chacun sur son téléphone portable, sans parler aux autres.

 

Bérangère : Devoir indiquer tout le temps où l'on est, ce que l'on fait, avec qui on le fait, d'expliquer à quel point ce que l'on fait est très important est un autre exemple.

 

Ce programme ne parle pas que de jeunes ultra connectés qui maîtrisent parfaitement les réseaux sociaux. Ce qui est très intéressant. Il y a aussi des personnages qui n'y arrivent pas. Je crois en faire partie car, à titre plus personnel, je suis un peu paumée avec les réseaux.

 

Aude : Il y a le besoin de validation de l'extérieur mais aussi le besoin d'être validé dans cette génération là. Les gens paumés se disent : zut, je suis paumé, il me manque quelque chose. Alors que ce n'est peut-être pas le cas.

 

5/ Selon vous, quelles seront les clés du succès de ce programme ? Pour quelles raisons plaira-t-il ?

 

Bérangère : L'écriture est hyper rafraîchissante, elle parle de sujets que l'on connaît mais d'une manière en même temps acerbe et touchante.

 

Aude : Cela permet une identification très forte. L'écriture vient aussi un peu d'ailleurs, je pense que l'on n'a pas eu ce genre d'humour dans les programmes français actuels ni précédents. C'est autre chose, une vraie nouveauté. Cela peut dérouter et enthousiasmer les gens.

 

6/ Vous évoquiez les deux mois et demi de tournage effectués pour les premiers épisodes. Au delà, quelle suite aimeriez-vous voir donner à ce programme ?

 

Aude : Le Québec en est à sa troisième saison. Il faut le temps que les textes arrivent par avion, par bateau :)

 

Bérangère : C'est compliqué, il y en a beaucoup, c'est lourd :) Les textes sont écrits, on est partant !

 

Aude : Si ça repart, on y va. On a passé de bons moments tous ensemble. Je suis disponible en tout cas, sauf mardi car j'ai orthophoniste :)

 

7/ En conclusion, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter davantage encore à suivre ce nouveau programme, qui démarre le 18 mars ?

 

Aude : Il sera sur France 4 mais aussi sur la RTBF et la RTS. Il sera également viral, sur les réseaux sociaux et sur Slash, la nouvelle plate-forme de France Télévisions. Vous ne serez donc pas obligés de vous astreindre à un horaire de diffusion, ce sera très facile à consommer. C'est un programme drôle, intelligent, disponible partout. Donc nous n'aurons pas besoin de frapper à votre porte avec un écran, vous aurez tout loisir de le voir.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux !

Publié dans Télévision

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Aurélien Boyer nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélien,

 

C'est un plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous serez sur scène, avec trois autres comédiens, à Aubervilliers, le 4 mai prochain, pour la version courte de la pièce « Nous autres ». Que dire sur cette belle aventure artistique ?

 

Mélanie Belamy nous a inclus dans une écriture de plateau, c'est la première fois que j'y suis confronté, venant d'une école et d'une formation qui travaillent essentiellement sur le répertoire classique. Ça me rend très curieux parce qu’il s'agit là d'un métier et d'une expérience totalement autre.

 

L’idée est d’utiliser le prétexte de l’enfermement pour traiter des problèmes auxquels est confrontée la génération des 18/25 ans environ. Elle vit évidemment des difficultés intemporelles, mais aussi beaucoup d’inédites. Mélanie met en scène toutes les failles que peut avoir cette génération-là.

 

2/ Comment présenter votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Erwan est extraverti, drôle. C’est un bout en train, qui cherche à voir les choses de manière positive, malgré une particularité qu’il cache, que nous n'évoquerons pas ici, que vous pourrez découvrir sur scène. Il ne le montre pas nécessairement - il en joue d’ailleurs - mais, dans le fond, le regard des autres lui pose problème, le complexe, dans cette génération qui se juge beaucoup sur les réseaux sociaux et qui se compare.

 

3/ Vous nous expliquiez que ce format d'écriture en plateau est une première pour vous. Vous êtes-vous facilement mis dans le bain ?

 

L'improvisation est une facette du théâtre que j’ai rarement abordée. C’est plutôt plaisant, mais mine de rien, ça demande beaucoup d’énergie, de rythme et de concentration. Il me semble que la difficulté est de trop s’appuyer sur soi, sur son caractère. En oubliant qu'il y a un personnage à construire. Alors que, avec le répertoire, on a un rôle et l'objectif est de le faire venir à soi.

 

J’adore être totalement perdu dans ce nouveau format. Je découvre, je ne maîtrise rien, je fais des erreurs, et j’apprends beaucoup au contact de mes camarades.

 

4/ Selon vous, quelles seront les clés du succès de cette pièce ?

 

La pièce est imprévisible. Comme nous pouvons l’être. Mélanie a réussi à créer de très belles séquences, que ce soit dans le mouvement, dans le slam, l’émotion. Elle travaille et expérimente sur beaucoup de choses, ce qui permet aux spectateurs de ne pas s'ennuyer et d'en avoir plein les mirettes.

 

La version courte du 4 mai traite bien tous les sujets que Mélanie a voulu aborder. Si une génération se reconnaît, le travail est fait.

 

5/ Justement, à titre plus personnel, en quoi ces sujets abordés vous parlent et vous touchent ?

 

Tous les sujets ne me touchent pas de la même façon : parfois, nous traitons de choses que je vis - l’emploi précaire à côté des études -, parfois, pas vraiment - je ne me sens pas accro aux réseaux sociaux, par exemple. Dans tous les cas, les problématiques d'Erwan sont très différentes de mes problématiques au quotidien. D’où le travail de composition que j’ai à faire pour ce rôle.

 

Et puis finalement, des sujets qui me touchent vraiment sont simplement évoqués.

 

6/ En parallèle, on pourra vous retrouver fin mars, sur les planches, pour trois dates, avec huit autres comédiens. Comment présenter cet autre projet ?

 

Cette fois, j’enfile une triple casquette, puisque j'ai écrit cette pièce, «  Le veau d'or », que je remets en scène, pour la première fois à Paris. Cette comédie parle d’argent, de milliardaires, et d’évasion fiscale, entre autres choses. Après avoir, pendant mes cours avec Jean-Laurent Cochet, étudié toutes les pièces de Molière, j'ai eu l'envie d'écrire une pièce un peu dans la veine comique de ses farces. Sur les milliardaires, sur cette élite mondiale, ces gens qui captent la quasi totalité des richesses de la planète. Pour imaginer un monde dans lequel ils feraient tous partis d'une secte et vénéreraient tous en secret le veau d'or, en priant tous les soirs devant une petite statuette dorée.

 

J'aimerais pouvoir trouver une programmation longue à Paris, donc nous avons beaucoup de travail. C’est exaltant.

 

7/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour l'écriture de cette pièce ?

 

Molière, on vient d'en parler. Beaucoup de lectures économiques en fait, plus que de lectures artistiques. Je sais qu'il existe des pièces et des films dit “économiques mais je ne me suis pas tourné dans ce sens. Mon inspiration, je l’ai prise chez Marx, Piketty, chez Hervé Kempf, dans des manuels de finance de marché, etc ... Des écrits assez, voire très techniques, pour écrire une comédie rythmée, accessible et à l’humour grinçant : c’est le grand écart !

 

Merci Aurélien pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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