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Cécile Pallas : parcours, actualités, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cécile,

Quel plaisir d'échanger avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples expériences et nombreuses cordes artistiques. En quoi prenez-vous autant de plaisir depuis tant d'année dans votre quotidien artistique ?

J'aime la variété, c'est une routine qui n'en est pas une, que l'on doit établir nous-même et qui change à chaque instant. Que l'on remet en question chaque jour en fonction des projets et des non projets.

En même temps, j'apprécie ce que l'on peut trouver à l'intérieur d'une scène, l'état émotionnel que l'on peut atteindre quand on travaille un personnage en profondeur.

2/ Avez-vous été particulièrement par une expérience plus que toutes les autres ?

Je ne retiens pas une expérience plutôt qu'une autre. Encore une fois, j'ai choisi ce métier pour sa variété et surtout l'inattendu. Les moments les plus marquants sont les plus inespérés, qui arrivent comme des cadeaux.

Il y a aussi les films pour lesquels on se bat, mais aussi les choses prévues, qui sont un peu moins excitantes au final que ce que l'on pensait au départ. Ce n'est jamais pareil.

3/ Êtes-vous davantage intéressée par un art en particulier ? Ou, à l'inverse, la diversité vous attire-t-elle davantage  ?

Je suis attirée par le jeu. J'aime être avec des partenaires. On ne sait jamais alors ce que ça va donner. On a beau avoir préparé son rôle et ses scènes, on a quand même quelqu'un d'humain en face, avec des émotions. Il se passe des choses inattendues, il y a des accidents qui nous font rebondir, c’est très plaisant.

J'aime le travail d'équipe, j'aime me sentir partie prenante, un maillon de la chaîne qui fait que, à la fin, on est tous dans le même bateau pour avancer et aboutir à quelque chose de magique.

4/ Face au rythme généralement soutenu sur un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont  ?

Je travaille beaucoup en amont pour arriver avec une disponibilité et non pas un stress. Quand on n'est pas bien préparé, que l'on ne connaît pas bien son texte ni ses scènes, on pare au plus pressé, on est moins disponible, on n'arrive pas à faire ce que l'on voudrait.

J'aime donc travailler au préalable, avoir tout intégré puis tout oublié pour arriver pratiquement vierge sur un plateau. En télévision, il faut venir avec des propositions qui peuvent ensuite être changées, il faut donc être malléable et savoir s'adapter. Nous n'avons plus le temps de chercher sur le plateau la direction dans laquelle on veut aller en fonction de l'état émotionnel du personnage. Ce doit être fait en répétition. C'est donc nécessaire de travailler avant, de mon point de vue.

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels  ?

Je viens de terminer le tournage d'un téléfilm pour France 3, «  Liens de sang  », avec Mimi Mathy qui sort de sa série pour proposer autre chose Il y a donc une attente de sa part et du public. D'un genre policier, ce 90 minutes est interprété aussi par Philippe Caroit et Mathieu Delarive notamment, de très bons acteurs.

J'ai aussi des projets d'écriture, j'ai fini un scénario que je dois à présent présenter. J'écris aussi une sorte de guide pour comédiens, une formation pour aider les jeunes qui débarquent et qui ne savent pas par quel bout prendre le métier. Je fais cela avec une productrice et une autre actrice.

6/ Pour finir, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Des tournages  ! C'est un peu addictif.

Merci Cécile pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision

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Aurélie Bargème : parcours, passions, projets - elle aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélie,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples cordes, notamment comédienne, en télévision et au théâtre, mais aussi auteur pour le petit écran. Mais bien d'autres encore. Comment vous présenteriez-vous ?

 

C'est un peu une volonté de ma part : je me lasse assez vite des choses, multiplier les activités me permet de varier les plaisirs et de ne jamais perdre mon énergie et mon enthousiasme. En plus, je trouve que tout est assez complémentaire : on enrichit certaines activités en en faisant d'autres, qui apportent un angle de vue différent. Je suis comédienne, je chante dans des spectacles, je suis auteure, je suis animatrice télé, j'utilise plusieurs modes d'expression, mais finalement, pour moi, ce ne sont que des médias différents, pour exprimer une seule et même chose. Selon moi, je ne suis pas tellement pluri casquettes, mais simplement je prends plaisir à explorer toutes les facettes de l'expression artistique.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Bien sûr. Par exemple, j'ai beaucoup été animatrice télé en direct, donc avec principalement de l'improvisation. Évidemment, cela aide d'être comédienne pour être en live. De même, quand je chante, j'essaie d'exprimer quelque chose de sincère, de la même façon que lorsque je joue un texte en tant que comédienne.

 

Quant à l'écriture, avoir lu pendant quinze ans des scenarii et des pièces, avoir travaillé des personnages avec des sous-textes, avoir construit des personnalités, aide énormément à la rédaction des dialogues : pour entendre leur musicalité, comprendre le rythme des scènes, savoir quand les commencer et quand les finir, trouver des ruptures de rythme. C'est une énorme plus-value d'avoir été comédienne quand on commence à être auteure.

 

Les complémentarités existent donc à de nombreux niveaux différents.

 

3/ Dans votre quotidien artistique, qu'est-ce qui vous plaît tant ? Qu'est-ce qui vous attire ?

 

D'avoir le sentiment de m'exploiter pleinement. J'ai l'impression d'utiliser mon intellect, mon émotion, mon corps, ma voix. Je m'utilise à 100% et c'est extrêmement gratifiant.

 

J'ai probablement des choses à dire, une faille, une fêlure quelque part, l'envie d'exprimer des sentiments et, évidemment, les métiers artistiques le permettent.

J'aime beaucoup aussi le mode de vie qui va avec. Je déteste la routine, je ne supporte pas d'avoir toutes mes journées qui se ressemblent. Avec ces métiers là, c'est formidable d'alterner des périodes de forte activité et des moments plus calmes, où l'on peut prendre du temps pour soi. Avant que la charge de travail ne reprenne de plus belle. Je trouve cette alternance très vivifiante, elle me fait me sentir vivante. Je ne m'ennuie jamais.

 

4/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier  ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Je remarque que selon les années, les moments de vie, la façon dont j'évolue, il y a certaines activités qui vont plus me correspondre plus que d'autres. Il y a eu des moments où la caméra me correspondait très bien, il y a eu d'autres moments où j'avais plus besoin d'une intimité et d'une vérité de troupe, où donc j'avais davantage envie de me focaliser sur le théâtre. Aujourd'hui, je suis absolument fascinée par l'écriture, donc elle prend, en ce moment, le pas sur tout le reste, car je découvre un monde et je m'épanouis beaucoup. Mais je n'abandonne pas pour autant mes autres activités, j'ai d'ailleurs des projets de théâtre, et je vais être très heureuse de retourner sur scène. En fait, je jongle selon mes besoins et mes envies du moment, selon ce que je traverse dans ma vie personnelle aussi.

 

Donc il n'y a pas une facette qui m'intéresse plus que les autres ; ce que me plaît, c'est de passer de l'une à l'autre, pour être en intégrité et en cohérence avec mes idéaux de vie, mes envies, mes besoins et ce que je traverse.

 

5/ En tant qu'auteure, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Je fais beaucoup de recherches au départ. Quand un sujet commence à m'intéresser, je suis sur internet pendant des heures pour trouver un maximum d'infos. En lisant des articles, plein d'éléments m'apparaissent, et des points d'appui, d'accroche, tout à coup, me sautent aux yeux, et me donnent envie d'aller plus loin dans telle ou telle direction.

 

Les faits divers marchent très bien également. J'ai aussi beaucoup d'idées quand je suis dans ma voiture en train de conduire sur l'autoroute, ou quand je suis en train de marcher dans la nature. Ce sont des moments où je fais des choses sans y penser, c'est presque un peu méditatif, j'arrête finalement de penser à mes soucis, à mon quotidien, le mental est libéré et c'est à ce moment-là que les idées arrivent.

 

6/ Au théâtre, dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

Cela dépend si les circonstances donnent le trac ou pas. Certains rôles sont plus engageants que d'autres, certaines pièces nous font plus peur que d'autres, certains états émotionnels à jouer aussi. Je me souviens de spectacles où, à l'instant de rentrer sur scène, je me demandais pourquoi j'avais décidé de faire ce métier, pourquoi je me mettais dans des états pareils. Il y en a eu un certain nombre.

 

Mais il y a eu d'autres moments où, parce que c'est un rôle que j'avais joué plein de fois, sans rentrer dans une routine, je savais que j'en étais très capable. Dans ces situations là, on arrive un peu plus détendu sur scène.

 

On peut avoir davantage le trac dans une toute petite salle de 50 personnes, quand on est à un mètre des gens, que l'inverse. Je me souviens d'une pièce qui s’appelait «  Comédiens  », où je me suis éclatée, à la Comédie Bastille, il y a deux ans. Je faisais l'entrée en scène toute seule, pour un long monologue, devant 120 places, à un mètre des gens que je voyais distinctement. Je stressais avant d'entrer. C'est donc vraiment lié à toutes ces petites choses.

 

7/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont pour ensuite être disponible pour le réalisateur ?

 

Cela dépend des projets. Quand j'étais sur « RIS », je tournais trois à quatre jours par semaine, avec un emploi du temps bien chargé. Donc, là, je ne faisais rien d'autre, tout le reste passait un peu à côté, la vie affective comme les projets professionnels. C'est extrêmement investissant.

 

La plupart du temps, ce sont des "one shot", des guests dans des séries. Aujourd'hui, avec l'économie de la télé telle qu'elle est, les productions font en sorte que les guests coûtent le moins cher possible, en programmant toutes leurs scènes sur un minimum de jours. Du coup, actuellement, on a des choses très dures à jouer mais on n'a pas le temps de les faire. Tout est tourné à la va-vite, c'est frustrant, ce sont des scènes qui demanderaient plus de travail et de temps. Malheureusement, la préparation sur une série française, quand on n'est pas récurrent, est très faible, et le moment présent assez frustrant.

 

Sur des séries françaises typiques, on a le scénario extrêmement tard, ce ne sont pas toujours les versions définitives. Donc, là encore, soyons clairs, la préparation est impossible car c'est à peine si l'on sait ce que l'on va tourner deux jours avant.

 

Quand on est sur des téléfilms unitaires de prestige, plus qualitatifs, on a en général davantage de temps pour se préparer car la version définitive du texte est donnée avant. C'est beaucoup plus agréable. J'ai le souvenir d'avoir eu même le temps de préparer un rôle avec un coach pendant trois semaines, et c'était formidable. Quand je suis arrivée sur le tournage, j'avais presque l'impression de faire du cinéma, avec une vraie préparation, en pouvant proposer tout un univers et un personnage vraiment travaillé.

 

8/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets actuels ?

 

Je suis, en ce moment, très prise par l'écriture car je viens de signer un 90 minutes pour TF1. Que je coécris car, comme je débute dans ce domaine, je suis accompagnée par une scénariste renommée pour travailler sur mon idée. Cela se passe très bien. Ce sera de longs mois d'écriture et nous devons rendre la version finale du scénario pour mai ou juin.

 

J'ai écrit un autre film en réalité virtuelle. Ainsi qu'une pièce de théâtre.

J'ai des projets de théâtre pour Avignon l'année prochaine et je continue à passer des castings. Donc, au final, les journées sont très remplies !

 

9/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De perdurer dans l'écriture, mon nouveau challenge depuis quelques mois et j'y crois beaucoup, pour plusieurs raisons. D'abord parce que cela me passionne, mais aussi parce que c'est un moyen pour moi de me créer du travail en tant que comédienne. C'est une bonne façon de tenir dans le métier !

 

Merci Aurélie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Diane Dassigny évoque sa nouvelle pièce de théâtre et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Diane,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien  !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au Palais des glaces, de la pièce à succès « Duels à Davidéjonatown ». Pour commencer, quelle histoire y est racontée ? Quels thèmes y sont abordés ?

C'est un western complètement barré. Il y a énormément de thèmes abordés, toujours sous un angle assez potache. Tout est prétexte à l'humour. Mes quatre partenaires viennent du one man show, il y a donc beaucoup d'improvisation.

Les gens qui viennent se détendent vraiment, ils font travailler leurs zygomatiques. Certains pleurent de rire, ça fait du bien.

2/ Comment présenter votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je suis la seule fille sur scène, je joue une prostituée mais elle est plutôt ingénue et innocente. Le challenge étant qu’elle ne soit pas du tout vulgaire même si le texte est cru.

Tout est vraiment traité sous l'angle du rire, le but n'est pas du tout de mettre mal à l'aise les gens. Elle va assez loin, elle n'est absolument pas politiquement correcte et c'est plaisant. Ce qui est le cas de la pièce dans son ensemble.

3/ Le spectacle est un véritable carton depuis un long moment maintenant. Justement, selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

Les gens oublient leurs soucis, il y a une vanne toutes les deux secondes, ils n’ont pas le temps de réfléchir. Le but est uniquement de se marrer, c'est du pur divertissement et il n'y en a pas tant que ça à l'affiche. C'est comme un énorme gag d'une heure et demie, où personne ne se prend au sérieux.

4/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à vous greffer à cette équipe déjà bien rodée ?

Je commence à avoir l’habitude de reprendre des rôles:)). Tous ont été accueillants et chaleureux, tout s'est très bien passé, même si j’aime travailler et que j’aurais aimé avoir un temps de répétition mais c’est la vie et c’est souvent le cas des reprises de rôles. Je pense qu’au fur et à mesure des représentations je pourrai y ajouter des touches plus personnelles (même si tout est déjà très calé et qu’il est un peu compliqué de sortir des clous, surtout pour mon personnage qui doit raconter l’histoire et non pas improviser et faire des vannes…c’est le cahier des charges).

Ce n'est pas forcément évident d'être la seule femme, il faut faire sa place, avec ces fortes personnalités. Mais on partage la même loge et on rigole bien

5/ Plus généralement, quels sont vos autres actualités et projets du moment ?

La diffusion de la saison 8 de « Profilage » vient de s'achever sur TF1, nous attaquerons le tournage de la neuvième en janvier. Je fais pas mal de doublages, il y a des séries où je suis récurrente qui reprennent, comme « Grey's Anatomy » ou « Riverdale » sur Netflix. 

J'ai également fait un concert en septembre dernier, avec mes chansons et mes musiciens. C’est presque entre le concert et le spectacle car il y a toute une mise en scène, des petits sketchs, une vraie déco… C’est vraiment mon truc à moi, ça me correspond et mon but cette année est de trouver des dates de tournée et de faire un bout de chemin avec ces concerts.

En octobre, vous pourrez me retrouver dans le troisième épisode de la série « On va s'aimer »,  sur France 2.

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison artistique ?

Plein de nouveaux projets. De trouver des dates pour mes concerts et de pouvoir enregistrer l'album. Deux longs métrages dans lesquels je vais jouer ont été décalés, j'aimerais bien en profiter pour voir venir d'autres projets similaires.

Merci, Diane, pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Tanya Mattouk évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tanya,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos nombreuses et riches expériences. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

Vaste question  ! C'est viscéral, c'est le mot. Je ne pourrais rien faire d'autre, je crois. En termes de capacités, cela serait possible mais je n'envisage rien d'autre. J'aime mon métier, j'ai fait de ma passion mon métier, c'est une chance et je le reconnais tous les jours.

J’adore le fait que chaque jour soit différent. Il y a une sorte de perpétuelle remise en question, de recherche, d'apprentissage quotidien, d'observation, de découverte. C'est le chemin qui compte, on part un peu à l'aventure tous les jours et ça me plaît.

C'est un métier de rencontres aussi. Sur un plateau de tournage avec un réalisateur, mais aussi avec une équipe technique et une équipe de comédiens. C'est une aventure à plusieurs volets. C'est pareil au théâtre, parfois l'équipe est plus réduite mais il y a la rencontre avec le public aussi.

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines  ?

Complètement ! J’ai vu une vidéo sur Internet de Christoph Waltz, un acteur que j’aime beaucoup, dans laquelle il dit que, entre le théâtre et le cinéma, ce ne sont juste pas les mêmes muscles qui sont en jeu. C'est tout à fait ça. Dans les deux cas, c'est une situation qui va d'un point A à un point B avec un nœud au milieu. Et c'est interpréter un personnage dans cette histoire. Il y a donc, à chaque fois, ce parallèle qui est évident.

Le média n'est pas le même donc on adapte son jeu mais aussi on s’adapte à l'univers du réalisateur ou du metteur en scène. Il y a une question de malléabilité mais ça reste quand même de l'interprétation où notre propre imaginaire est en jeu. C'est le propre d'un acteur aussi de pouvoir se mouvoir.

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

Elles ont toutes été enrichissantes. Il y en a une qui me vient à l'esprit, quand j'ai joué avec Jan Fabre à La Biennale de Venise. Parce que j’étais la seule francophone de l’équipe et que Jan est un grand monsieur d'un théâtre très controversé, ça demandait de réelles prises de risques.

Mais toutes mes expériences jusqu'à maintenant, quelles qu'elles aient été, ont été une prise de risques . Car c'est s'adapter à un nouvel environnement à chaque fois et j’ai pu jouer des personnages très différents.

4/ Êtes-vous davantage attirée par la diversité des arts ? Ou un domaine en particulier vous plaît il particulièrement  ?

Je suis un peu une touche à tout. Quand je ne fais qu'un seul format, l'autre me manque et inversement. Mais ce n'est pas toujours une question de choix, c'est aussi une question d'opportunités. Parfois, il y a un moment dans la vie où, on ne sait pas trop pourquoi, ça se passe au théâtre. Puis, pendant deux ans, ça se passe surtout à l'image. Ça ne se ressemble jamais, c'est quelque chose qui se produit et qu'on ne contrôle pas toujours.

J'aime bien naviguer du petit écran au grand écran, en passant par le théâtre, la pub, la voix off, le doublage… Le cœur du métier d’acteur se retranscrit sous plusieurs angles.

Mon côté touche-à-tout se reflète aussi dans le fait de jongler entre les projets en français et en anglais: je travaille en France et en Angleterre où j’ai longtemps vécu et où j’ai été formée en tant que comédienne. Ces deux mondes sont très complémentaires pour moi et j’adore avoir un pied dans chaque pays.

5/ Plus globalement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels  ?

Deux projets théâtraux sont en préparation. Je ne peux pas encore trop en dire. Je peux seulement dire que les deux sont très différents, l'un est narratif, une très jolie histoire de quête d'identité, l'autre est un théâtre un peu plus expérimental, fragmenté, quelque chose de très contemporain, à deux sur scène. Des projets aussi de voix off, de doublage également.

L'image reviendra aussi peut être prochainement, je le souhaite en tout cas. J’ai joué dans des courts-métrages qui font un joli parcours en festivals, comme « ADN de Grands Fauves » réalisé par Delphine Montaigne qui a fait partie de la sélection de la Maison du Film Court au Festival de Cannes dernier, et qui sera en sélection de la 30e édition du Festival du Film Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Aussi, de plus en plus de séries ou d'unitaires très audacieux voient le jour et ça me plairait beaucoup de faire partie de ces projets.

Cet échange fut très agréable, Tanya  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Sandrine Guisier revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandrine,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes une jeune artiste mais avec déjà des expériences variées et riches. Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre métier ?

 

Je sais surtout que je ne saurais rien faire d'autre. Cela a toujours été une passion, j'ai essayé de faire autre chose mais je suis toujours revenue de moi même ou grâce à de formidables rencontres. Donc j'ai arrêté de me mentir, c'est ce qui m'attire vraiment.

 

J'aime ce métier pour les rencontres, les projets, les surprises, on ne sait jamais ce qui peut arriver, un coup de fil peut changer une journée, voir même une vie.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Il y a toujours un lien. J'aime ce métier pour son côté collectif, l'esprit d'équipe. Les comédiens sans les équipes techniques, les scénaristes, réal, les prods, n'existent pas et inversement. Je trouve ça essentiel de ne jamais oublier que nous travaillons tous ensemble pour un projet et de respecter chacun dans son domaine.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

Venant de Normandie, mon premier tournage fut pour « Les démons de Jésus », j'étais encore une gamine. J'ai découvert l'envers du décor avec des acteurs comme Thierry Frémont, José Garcia, Patrick Bouchitey. Cela a été le début de ma vraie vie, c'était une évidence que je voulais en faire mon métier.

 

4/ Êtes vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est ce la diversité qui vous plaît ?

 

J'ai commencé à écrire et mettre en scène par passion mais aussi parce que je n'étais pas prête à l'époque à être comédienne. Maintenant, jouer est devenu vital ! Je fais tout pour jouer le plus possible.

 

5/ En écriture, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Les gens. Mes amis, ma famille, les inconnus, les personnes que je croise. J'aime aussi avoir des co-auteurs, ça ouvre à d'autres visions de la vie, d’anecdotes...Ça permet d'échanger pour faire grandir l'idée.

 

J'ai eu aussi la chance aussi de partir plusieurs fois à l'autre bout du monde avec mon sac à dos ce fut une incroyable source d'inspiration. Cela ma ouvert à d'autres cultures, d'autres réalités et remis des choses en place, ça m'a aidé à prendre du recul.

 

6/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

J'ai rencontré des coachs qui m'ont appris à me concentrer et à être précise. C'est devenu naturel maintenant. Quand j'ai une grosse journée de tournage, généralement je reste chez moi la veille. Je révise aussi mon texte parce que je suis un peu traqueuse et perfectionniste.

 

Une fois sur le plateau, je suis disponible, à 200% et dans l'écoute totale des partenaires, de l'équipe technique et du réalisateur. C'est aussi arrivé avec l'expérience et en me faisant confiance.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'ai eu la chance, en septembre, de tourner dans plusieurs films avec des rôles très différents. J'ai fait une forme de grand écart artistique.

 

L'un était un film gore genre série Z. J'ai adoré tourner la dedans. C'est plein de clichées des années 90, vraiment kitsch et l'équipe, avec qui je travaille souvent, est très drôle et ils sont tous très talentueux. Ensuite, dans un drame, j'étais une femme perdue et très dure parce que son mari ne va pas bien. Ce fut intense et très beau à jouer. Et enfin, une comédie un peu à la « Bridget Jones ».

 

D'autres choses arrivent aussi pour la suite, en tant que comédienne.

 

8/ En conclusion, que peut on vous souhaiter pour la suite ?

 

De superbes rôles, consistants, de la comédie, du drame, bref de ne plus arrêter de jouer, avec de superbes équipes et de beaux sujets à défendre.

 

Ce fut un plaisir, Sandrine, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Delphine Braillon : parcours, actualités - tous les sujets sont abordés !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine,
                                                                                                                                                      Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, sur des supports et des métiers riches et variés. Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien ?

J'aime l'idée de faire plusieurs choses dans mon métier de comédienne, travailler en doublage, à l’image ou au théâtre.

Tout est complémentaire. En doublage, ça va assez vite, on a besoin d'avoir une vraie dextérité. Ce qui me permet d’être rapidement sur le coup sur un plateau de tournage.

Chaque expérience est enrichissante, j'aime tout faire et tout alterner.

2/ Le rythme d'un plateau est souvent soutenu. Comment y faire face ?

Je travaille beaucoup mon texte en amont, pour qu'il soit totalement intégré et digéré, afin d'être à l'aise sur le plateau. Mon compagnon qui est aussi comédien m’aide à me préparer. C’est nécessaire pour que je puisse ensuite m'amuser et être dans mon personnage.

En doublage, il n'y a pas de préparation, on découvre le texte au moment de l’enregistrement. J'en fais depuis plus de 17 ans. C’est une technique particulière et il est nécessaire de l’avoir parfaitement assimilée pour pouvoir jouer et être au plus près du comédien que l’on double.

3/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques en ce moment ?

J'ai tourné en mars et avril une série pour France 2, « L'art du crime », en six épisodes, qui sera diffusée très prochainement. Cette série criminelle se passe dans le milieu de l’art. J’y interprète la procureur Berger dans les épisodes 5 et 6.

Je tourne actuellement dans un épisode de « Section de recherche », pour TF1. J’y interprète le rôle d’une femme dont la fille vient d’être assassinée.

4/ En conclusion, que peut on vous souhaiter pour la suite ?

Plein de travail ! Dans tous les domaines ! J’aimerais aussi beaucoup rejouer au théâtre. Tous les arts m'intéressent et les cumuler est un bonheur absolu.

Ce fut un plaisir, Delphine, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marie Bouvet évoque sa pièce de théâtre ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Le Passage vers les Étoiles, de la pièce « Je t'aime à l'italienne ». Comment présenter l'histoire ?

 

C'est entre le théâtre et le café théâtre, un peu dans l'esprit de « Couscous aux lardons ». On y évoque le mariage des communautés entre elles et comment on peut mixer les religions.

 

Mon personnage est de confession israélite, comme son compagnon. Mais je découvre qu'il me ment, ce qui créé des petites tensions. Son ami Carlo, italien, vient se greffer à cette intrigue.

 

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

 

Rachelle est une fille d'aujourd'hui, une parisienne qui envoie un peu. Elle n'a pas froid aux yeux, elle s'exprime, elle est extravertie, très colorée. C'est clairement elle qui tient la culotte, elle serre la vis mais elle aime son compagnon.

 

3/ La distribution alternante implique-t-elle pour vous certaines adaptations artistiques ?

 

J'ai été la première à incarner le rôle, j'y ai mis beaucoup de moi, même dans l'écriture où j'ai apporté une petite touche personnelle. C'est plus les autres comédiennes qui jouent ce rôle qui ont dû s'adapter au personnage et donc à moi, que l'inverse.

 

Chacune apporte quelque chose, chacune dans son style, avec ses propres couleurs. Nous nous enrichissons les unes les autres et j'adore vraiment mes collègues.

 

C'est bien de jouer la pièce régulièrement, c'est aussi bien de faire des pauses pour digérer certaines choses et revenir avec un œil neuf.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos autres actualités et projets ?

 

Fin novembre, je vais jouer « Les fêlés », au théâtre du Marais, une pièce écrite par Philippe Sohier, un super auteur, aux côtés de Serge Benafous, en alternance avec Sandra Luce.

 

La pièce est très bien écrite, c'est du théâtre contemporain. Le couple mis en avant est très représentatif de la façon dont se comportent les couples aujourd'hui. Cela me change un peu, dans un autre registre, alternant rires et moments plus chargés. J'ai hâte de commencer ce beau projet.

 

J'espère revenir sur « Plus Belle la Vie », je m'y suis bien amusée. Je vais jouer fin octobre dans « Alice Nevers » mais aussi dans le premier long métrage de Jonathan Desoindre, « Sun ». Sans oublier « Tamara 2 », cela va être hyper sympa. Des voices overs sont aussi en cours et j'écris un spectacle avec ma sœur. Je voudrais aussi scénariser des courts métrages.

 

5/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir dans votre quotidien artistique ?

 

Il n'y a pas deux jours qui se ressemblent. Je ne pourrais pas être devant un bureau toute la journée. C'est un métier à avantages et à inconvénients. La planification n'est pas toujours évidente mais je rencontre des gens incroyables, avec de vraies personnalités.

 

Ce côté créatif chaque jour me plaît.

 

6/ Très simplement, pour finir, que peut on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que cela continue, que ce soit mieux encore. Mon but ultime est de tourner avec des réalisateurs, que je considère en tant qu'artistes, comme David Fincher par exemple.

 

J'adorerais faire des films d'actions, notamment avec Luc Besson, en y réalisant mes propres cascades. Un mélange d'acting et d'action, ce serait top.

 

Merci Marie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Emmanuelle Bodin évoque son premier one woman show !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emmanuelle,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes à l'affiche, le lundi soir, au théâtre de dix heures, avec votre spectacle, « Femme au bord de la crise de mère ! ». Quel en est le contenu ?

 

Il s'agit de mon premier one woman show. Je me suis énormément inspirée de ma vie personnelle bien sûr mais aussi de celle de mon entourage avec beaucoup de bienveillance et d'humour… et j’ai aussi beaucoup d’imagination !

 

J’y aborde la condition féminine, la maternité, les rapports conflictuelles mère/fille, je m’amuse beaucoup avec les préjugés. J’interprète une dizaine de personnages, dont presque la moitié sont des hommes. Je me suis donnée des rôles qu’on ne me distribuera jamais. C'est une véritable histoire, avec un début, une fin et des rebondissements, je ne casse jamais « le quatrième mur ».

 

Le grande nouveauté pour moi dans ce spectacle est la transition entre ces différents personnages. Mon metteur en scène, Eric Delcourt, m’a particulièrement fait travailler ces passages dans la précision.

 

2/ Comment vous est venue l'envie de monter seule sur scène ?

 

J'ai mis longtemps à y venir. Ça m’avait déjà effleuré l’esprit pour le challenge et aussi parce que c’est le format idéal pour interpréter pleins de personnages. Mais ce que j’aime le plus au théâtre c’est l'interaction avec mes partenaires de jeu, ce lien si fort qui fait qu’on se comprend en clin d’œil comme un vieux couple.

 

Je pensais donc, au départ, que ce n'était pas fait pour moi. Paradoxalement c'est une rencontre qui m’a donné envie de monter seule sur scène ! Celle avec mon metteur en scène Eric Delcourt, j’ai tout de suite senti une évidence, que c’était avec lui que je devais créer ce projet! Il est particulièrement vif, créatif, minutieux, enthousiaste, j’ai été très chanceuse qu’il accepte de vivre cette aventure avec moi. Car même si je suis seule sur scène, je ne le suis absolument pas dans cette aventure artistique. Je suis même particulièrement entourée, d’abord j’ai co-écris le spectacle avec mon grand ami et ancien partenaire scène Vincent Varinier ; mon metteur en scène Eric Delcourt est particulièrement présent, précis, et exigeant tout en étant bienveillant ; nous avons crée les effets sonores et lumières avec Abou Soundz que je connais depuis plusieurs années ; la voix off du spectacle est interprétée par ma propre fille, l’associer à ce projet est fortement symbolique pour moi et la séance d’enregistrement a été un magnifique moment ; mon régisseur Mathieu Le caplain est extrêmement réactif ; l’équipe du théâtre de Dix Heures me chouchoute, c’est un peu familial quoi ! Et bien sûr l’envie de raconter mon histoire et de créer de nouveaux personnages (le rêve pour moi et pour tous les comédiens je pense) ont participé à ce désir de seul en scène.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de ce spectacle? Pourquoi plaît-il aux spectateurs qui viennent vous voir ?

 

Je ne sais pas ce qui fait qu'un spectacle fonctionne ou pas, même parfois c’est assez incompréhensible. Ça peut me rendre perplexe que certains petits bijoux ne rencontrent pas le succès qu’ils méritent, ça m’attriste. Et pour mon spectacle, je pense que je suis la personne la moins bien placée pour en parler, d’autant plus que je n’en suis qu’aux prémices.

De mon côté de l’histoire, je peux juste vous dire que j’adore le contact avec le public, je ressens cette complicité, je prends énormément de plaisir à jouer mes personnages et à raconter mon histoire, l’envie est plus forte que mon trac. J’essaie toujours de pousser ma folie avec sincérité, de pas être explicative.

 

4/ Quelle suite aimeriez-vous en donner  aux premières dates ?

 

Il reste, pour l'instant, deux représentations au théâtre de Dix Heures mais il va sûrement en avoir d'autres. J’ai des pistes mais comme je suis un peu superstitieuse, je ne préfère pas parler des choses tant qu’elles ne sont pas faites.

 

5/ A quelques instants de monter sur scène, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent en vous ?

 

C'est très bizarre, je stresse pas mal les jours qui précèdent mais, le jour même et surtout dans les derniers instants, je flotte, je suis déjà sur scène. C'est étonnant et cela a d'ailleurs inquiété mon metteur en scène. Je suis dans une espèce de bulle, un sentiment étrange, sans doute dû à l'adrénaline, bien sûr je stresse un peu, mais c’est un stress galvanisant, j’ai envie d’y aller ! C'est de l'excitation et j'essaie de rester concentrée.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Je suis à fond sur le spectacle mais j'ai toujours plein de projets. Je viens de tourner dans un épisode de la web série « MDM : Maman de merde  » de la très talentueuse Aude Lener. Je vais aussi tourner dans une série pour Arte, « Ad vitam ». D'autres projets sont en cours mais c'est encore un peu tôt pour en parler.

 

7/ Pour finir, que dire, si ce n'est pas déjà fait, pour inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

C'est un spectacle où, pendant une heure dix, je me livre corps et âme et pendant lequel on rigole beaucoup. Je suis très heureuse de cela, les retours sont très positifs, après c’est la magie du théâtre, chaque représentation est unique et il faut toujours retrouver cette fraîcheur et cet enthousiasme.

Je pense que l'on s'y reconnaît, je l'ai écrit avec sincérité, même si les autres personnes n'ont pas mon histoire, les sentiments sont universels. J'essaie vraiment de transmettre au public ma joie de jouer et de partager avec eux.

 

Ce fut un plaisir, Emmanuelle, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Partout sauf par terre : interview des comédiens et de l'auteur de cette chouette pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurie, Loris et Thomas,

 

Vous êtes respectivement l'auteur et les deux comédiens de la pièce que nous allons présenter dans cet entretien.

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

 

1/ Après votre succès au Festival OFF d'Avignon en 2016, vous serez à l'affiche, à partir de novembre prochain, au théâtre Falguière, pour 6 dates exceptionnelles, de la pièce « Partout sauf par terre ». Quelle histoire y est évoquée ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

Laurie : Il faut déjà partir de notre façon d'avoir travailler. Il s'agit d'un échange entre un homme et une femme, un huit clos. Cette pièce est née de l'envie commune de Loris, Thomas et leur metteur en scène, Christine Tzerkézos-Guérin, de travailler ensemble sur une histoire d'amour.

 

Ils avaient déjà commencé des répétitions avant que je ne n'intervienne dans l'écriture. Au fur et à mesure de ce que je voyais sur scène, je donnais à dire aux comédiens. L'ordre final de la pièce a été décidé très tard. Le spectacle aurait très bien pu exister différemment si l'on avait décidé d'un autre ordre ou d'un autre propos.

 

Thomas : On suit une narration, une histoire, il y a quand même des liens.

 

Laurie : Je l'ai considéré comme le jeu de ce qu'un couple se dirait si ils étaient fondamentalement honnêtes. Alors que, pour qu'une relation humaine fonctionne, il faut taire beaucoup de choses. Là, nous nous sommes amusés à jouer de ça. Ils s'avouent leur solitude dans la fusion et leurs limites dans l'être ensemble.

 

Thomas : On est à examiner ce qui se passerait si un couple venait à tout se dire. Du coup, on ne sait jamais si les deux personnages sont en train de jouer ou pas. Le jeu devient un prétexte à vraiment se dire les choses. C'est donc l'histoire d'un jeune couple qui parle d'amour. On parle de choses dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître. On retrouve les histoires avec la mère, avec les ex, la jalousie, les déceptions.

 

Laurie : On retrouve aussi la possibilité de la fin de l'amour. Mais aussi les promesses que l'on se fait avant d'arriver à cette fin. Ça pourrait être un long dialogue d'un couple qui, à l'instant t, parlerait de tout. Ça ne s'inscrit pas dans une temporalité ni dans un espace défini.

 

2/ Comment présenter vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Loris : C'est beaucoup de nous car nous avons longtemps travaillé sans texte. Laurie nous a beaucoup regardés, il y a donc énormément de choses qui se retrouvent chez nous.

 

Thomas : C'était aussi le vœu de notre metteur en scène, qui cherche les particularités de l'humain acteur pour les mettre en scène.

 

Laurie : Je cherchais absolument l'égalité dans la relation et, au fur et à mesure de l'importance de leur expression, je dotais chacun de mots pour obtenir un équilibre. Une fois la mise en scène épurée, avec moins de rapports physiques, le personnage féminin prenait le dessus. J'ai dû réécrire de la voix pour le personnage masculin. Ça va du coup crescendo dans leurs rapports.

 

Thomas : Il y a beaucoup de fiction aussi. C'est un mélange. Mon personnage se travestit en femme, c'est un prétexte pour aborder certaines choses. Notamment pour questionner la féminité de la femme face à un homme parfois plus féminin qu'elle.

 

Loris : Pour questionner l'amour aussi. Quelle place il prend ? Et l'identité de chacun dans cet amour. Il ne faut pas oublier que c'est un huis clos. Le postulat c'est l'enfermement de ce couple. Et chacun attend de son partenaire qu'il soit son miroir tout en voulant s'en distinguer pour trouver son identité propre.

 

Laurie : Oui, quels rôle on prend devant l'autre et lesquels nous sommes vraiment prêts à assumer ? Et puis sans la catégorisation homme masculin / femme féminine, si l'homme revendique aussi sa place féminine, où se place la femme qui doit déjà assumer le masculin depuis la dite émancipation sexuelle ? Comment se déplacent les relations homme femme au sein d'un couple si on se partage ces rôles masculins et féminins, alors que l'on a quand même des archétypes ?

 

3/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour le développement de ce spectacle  ?

 

Laurie  : Toute observation. Quand je fais dire à un moment « Bébé cannibale » à l'un des personnages, cela vient de ma nièce que j'ai vue, à un mois, mordre le doigt de sa maman. Je suis partie d'une image observée que j'ai poussée à l'extrême en me demandant ce qu'elle deviendrait. Il y a donc beaucoup d'extrapolation, puisque l'on part du postula que l'on pourrait tout se dire.

 

4/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite de la pièce ? Pourquoi va-t-elle plaire aux spectateurs qui viendront vous voir ?

 

Loris : Il y a une vraie langue, sans fioriture. On donne à voir quelque chose de vrai. Il n'y a que nous sur le plateau, on se parle pendant une heure, sans artifice.

 

Thomas  : Le texte est l'une des premières choses dont les gens parlent à la sortie. Laurie a une vraie langue, c'est vrai. Elle a quelque chose qui lui appartient vraiment en tant qu'auteur. C'est aussi un sujet qui touche tout le monde. Les gens s'y retrouvent forcément à un moment donné.

 

Laurie  : Ils ont une vraie fragilité. Leur jeu et leur jeunesse sont hyper adéquats avec le texte. Ils donnent le texte à entendre merveilleusement bien.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à « Partout sauf par terre » ?

 

Thomas  : Une tournée  ! Cela fait un an et demi que la pièce existe, nous aimerions pouvoir continuer à la jouer. Nous souhaiterions pouvoir faire découvrir le travail et l'écriture de Laurie, d'autant plus que nous sommes en création avec elle sur un nouveau projet. Faire découvrir un auteur, faire découvrir des comédiens aussi, faire redécouvrir également une metteur en scène.

 

Loris  : C'est un texte, on s'en est rendu compte au fur et à mesure des dates, avec plein de choses qui se redécouvrent de l'intérieur à chaque fois. C'est un texte qui se réinvente tout le temps de l'intérieur, que nous n'avons jamais joué de la même manière. Là est aussi la beauté du spectacle. Beaucoup de gens ont vu la pièce plusieurs fois et ils nous ont dit ne pas avoir entendu les choses de la même manière. Chaque soir donne au texte une résonance différente.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Laurie  : Avec la même équipe qui s’agrandit de trois comédiens, Émilie Crubezy, Charles Dunnet et Valérie Martie, avec la même metteur en scène, nous allons adapter le roman de Marguerite Duras « Le ravissement de Lol V Stein ». Nous allons donner à voir aussi Jacques Lacan qui a rendu hommage à ce texte l'année de la parution du roman et Marguerite Duras, nous allons donc les faire jouer très jeunes. Nous voulons essayer de les démystifier un peu.

 

Thomas  : C'est une création, « Quand on est touchés », qui sera beaucoup plus axée sur la danse et le théâtre que l'actuelle pièce.

 

Loris  : Nous serons en résidence en avril pour une création en octobre 2018.

 

Thomas  : Nous avons un autre projet que nous essayons de développer. Notre compagnie a aussi comme axe d'avoir une polyvalence dans les rôles de chacun. Ce projet est une pièce que j'ai écrite et que je vais mettre en scène, dans laquelle Loris jouera aussi et pour laquelle Laurie m'aide beaucoup pour la dramaturgie. Cela va s'appeler « Néant d'amour », il y aura beaucoup de danse aussi. Avec six comédiens et six danseurs. 

 

Ce fut un plaisir d'effectuer cette interview avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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Dejan Stankovic : parcours, projets, actualités - il évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Dejan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps  !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours, notamment en comédie. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

L’aventure, tant humaine qu’artistique ! C’est à chaque fois une expérience différente. Parfois, on est poussé hors de notre zone de confort, ce qui permet de travailler, de se connaître soi-même, d'avancer en réalisant des choses que l'on pensait ne pas être capable de faire. La découverte de l'inconnu me plaît.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui, il arrive parfois que je refasse la même chose ou que je complète certaines de mes compétences avec celles qui me sont demandées pour le rôle. De manière générale, ça s'imbrique assez bien et c'est enrichissant.

 

C'est cette complémentarité-là qui me plaît.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marqué que toutes les autres ?

 

Il y en a deux. Une scène où je joue un garde du corps lors d'une fusillade. J'ai trouvé cela assez sympa et ludique.

 

Récemment, le fait d'embrasser des partenaires, féminins je précise (rires), c’était une première, je n'étais pas rôdé à ce genre de « cascades » (rires).

 

4/ Êtes-vous davantage intéressé par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous attire ?

 

C'est plus la diversité. Je n'ai pas de préférence particulière, j'aime la découverte, j’aime m’entraîner pour réaliser des choses que je ne connais pas forcément à la base.

 

Je suis assez ouvert, je ne suis pas focalisé sur un domaine en particulier, je suis éclectique.

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

En général, on reçoit les textes à l’avance, je fais une première lecture complète, avant de me concentrer sur mes parties dans le but de me projeter. Je visualise la scène, l'environnement, l'ambiance, j'imagine plusieurs versions, ce qui me permet de proposer, en plateau, plusieurs choix de jeu au réalisateur. C'est, en général, assez apprécié, cela évite d'être dans la répétition. Du coup, on est plus naturel.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques ?

 

Je viens de terminer la première partie, parce que j'espère qu'il y en aura d'autres, du personnage de Boris dans la série «  Les Mystères de l'Amour » saison 15 diffusée sur TMC.

Ensuite, je suis actuellement sur le projet d'un ami réalisateur qui fait son premier long métrage et qui doit le présenter à des festivals. C'est un projet autofinancé, donc ça prend un peu de temps. Je donne un coup de main.

 

7/ Quelles seraient vos envies artistiques, quels domaines aimeriez-vous découvrir voire redécouvrir ?

 

J'aimerais jouer dans des films se déroulant dans les années 1900, je trouve cela sympa en termes d'ambiance et de charge émotionnelle, d’ailleurs j’ai un film que me revient en tête qui est « Légendes d’Automne » réalisé par Edward Zwick.

 

Les thrillers m'intéressent tout autant. J’apprécie également les styles de films comme « Léon », j'aime énormément le style Luc Besson de l'époque. J’aime aussi John Woo pour son coté percutant. Je suis également un grand admirateur d’Emir Kusturica, Georges A Romero.

 

Il y en a évidemment d’autres mais ce serait un peu long à lister (sourires).

 

Disons que le grand écran est ma priorité, mais cela dit, je ne tourne pas pour autant le dos aux séries télévisées.

 

8/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Plein de projets intéressants, avec, pourquoi pas, du succès mais ce dernier viendra en faisant valoir non seulement mon talent mais surtout mon travail. Ce n'est pas quelque chose que l'on souhaite mais plutôt un objectif à atteindre. Avant tout, j’aimerais travailler avec des réalisateurs qui me poussent vers le haut, qui me poussent dans mes retranchements, à me dépasser, qu’ils me fassent découvrir d'autres horizons.

 

Pour finir, m’enrichir humainement.

 

 

Ce fut un plaisir, Dejan, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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