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Katia Miran évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Katia,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment au théâtre, en télévision ou bien encore au cinéma. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je ne peux pas faire autrement, c'est quelque chose qui fait partie de ma vie, de mon hygiène de vie, c'est une part de mon existence et de mon rapport au monde. Donc cela va au delà de ça me plaît, c'est !

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Ça peut arriver, je trouve que la complémentarité existe au sens où chaque travail, image, théâtre, radio, demande une disponibilité d'esprit avec tout une technique autours qui varie d'un des pôles à l'autre. La complémentarité vient dans la nécessité d'être réactif et disponible.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît davantage ?

 

Le mieux est de pouvoir tout faire. Mais on n'a pas forcément le choix ou les opportunités. J'aime tout et je dois être capable de tout faire.

 

4/ Spontanément, une expérience vous-a-t-elle plus marquée que toutes les autres ?

 

Il y a eu quelque chose de très marquant, pour un tas de raisons. En l’occurrence lorsque j'ai tourné le film sur Bernadette Soubirous. J'avais le premier rôle, six semaines et demi de tournage au Portugal, j'avais 19 ans. C'était ma première expérience avec ce degré d'immersion. Cela a été très marquant. Ne serait-ce que le rapport au personnage qui était très profond.

 

Tous les projets, de façon générale, sont marquants, pour différentes raisons.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

En fait, plus jeune, il y avait une poussée d’adrénaline mais, à présent, il y a une vraie joie à y aller. Mais je ne suis pas forcément angoissée. Je n'ai pas besoin d'être très concentrée. Je suis très contente d'y aller. Si je suis un peu stressée, comme lors d'une première, je vais avoir tendance à rigoler un peu avec tout le monde pour faire baisser la pression.

 

6/ Face au rythme généralement soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont pour ensuite être aussi efficace que possible pour le réalisateur ?

 

De base, j'arrive avec le texte su. On ne sait jamais le temps que ça va prendre ni le stress que l'on va nous mettre.  Pour le coup, je trouve plus stressant le fait de tourner que d'être au théâtre. Sur un plateau, toute une équipe, plus ou moins étendue d'ailleurs, attend après nous. Donc si on loupe une prise, c'est tout le groupe qui le subit. En tournage, le temps c'est de l'argent. J'arrive donc avec cette idée de devoir faire le mieux possible le plus vite possible.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

Je vais commencer les répétitions de « L’Avare », pièce que je jouerai à partir du 14 novembre prochain, au théâtre 14. J'y serai Marianne. J'ai des projets de tournage qui sont en cours de finalisation. Je m'essaie aussi à l'écriture de scénarii avec une très bonne amie comédienne. Nous avons hâte de finir pour pouvoir les faire lire. J'aimerais beaucoup travailler en Angleterre. En plus de la langue qui me plaît beaucoup, il y a une façon d'aborder les choses très différente de la France et très stimulante je trouve.

 

8/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

D'être heureuse, tout simplement !

 

Ce fut un plaisir, Katia, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Margot Dumont, journaliste et animatrice passionnée et passionnante, évoque sa rentrée sur beIN SPORTS !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margot,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Depuis la rentrée, les téléspectateurs de beIN SPORTS continuent à vous suivre au bord des pelouses, avant, pendant et après les matchs, à découvrir vos reportages, mais ils peuvent aussi à présent vous retrouver le lundi soir dans « Le décrassage de Luis » où vous présentez « La story ». Comment présenter ce nouveau programme ?

 

C'est une chronique hebdomadaire d'une durée d'environ trois minutes. Cette pastille est assez rapide mais avec un concentré d'informations où il s'agit de récupérer en fait, tout au long de la semaine et surtout du week-end, les meilleurs petits extraits des réseaux sociaux des joueurs. Je me concentre surtout sur les stories, comme l'indique le nom de l'émission, notamment d'Instagram.

 

Le but n'est pas uniquement de faire de l'humour mais aussi de donner de l'information. L'émission est diffusée tous les lundis, de 22h 30 à 23h 30 sur beIN SPORTS 1.

 

2/ Comment préparez-vous votre intervention le lundi soir aux côtés de Florent Genton et Luis Fernandez ? Quelle valeur ajoutée essayez-vous d'apporter à l'émission au travers de votre petite pastille ?

 

Il faut être en permanence sur le qui-vive, je suis tout le temps connectée car les stories ne durent que 24 heures. Je suis abonnée pour cela à tous les comptes possibles des joueurs.

 

J'apporte une touche féminine, on ne va pas se mentir, aussi un peu de fraîcheur. A travers la rubrique, j'essaie de donner des informations que l'on n'aurait pas vues ailleurs, dans les médias traditionnels, pendant le week-end. Je montre les coulisses et les à-côtés, ce que fait Neymar de son week-end, ce que fait Thiago Silva le lendemain d'une victoire par exemple.

 

3/ Au moment des interviews au bord des terrains, les joueurs sont parfois soit en pleine concentration d'avant la rencontre sinon en pleine récupération après leur sortie. Quelles sont alors les clés pour réussir l'entretien ?

 

En fat, c'est inné pour moi. J'ai joué au football, j'ai connu ces situations, je sais donc pertinemment ce que l'on peut demander avant, pendant, à la mi-temps ou à la fin du match. Je suis bien consciente aussi notamment des questions que l'on ne peut poser à une mi-temps. Quand l'équipe perd quatre à zéro, je vais formuler certaines questions différemment car je sais pertinemment ce qui se passe dans la tête du joueur à ce moment-là.

 

Il n'y a pas forcément de clé, c'est avant tout, je dirais, un ressenti et aussi de l'expérience personnelle à travers ma petite carrière de joueuse.

 

Dans un effectif, j'essaie toujours d'aller voir plutôt les joueurs clés, ce qui est logique mais, s'il n'y a pas de demande particulière de la rédaction, je vais davantage me tourner vers les joueurs avec lesquels je m'entends bien. C'est sûr que la complicité se ressent dans une interview, un joueur que je connais bien aura plus de facilité à se lâcher. Il faut s'en servir pour aller tirer le meilleur. Mais je ne vais pas aller faire dire aux joueurs des choses, je ne les cuisine pas, il faut que cela vienne d'eux-mêmes. C'est avant tout une relation de confiance.

 

4/ Spontanément, quel souvenir à l'antenne vous a le plus marqué sur beIN SPORTS ?

 

C'est l'Euro 2016, c'était la première fois que je couvrais une grande compétition internationale, ce qui fut exceptionnel pour moi. J'ai vécu tellement de choses pendant cet Euro. J'étais au plus près de la Mannschaft, ce qui est d'autant plus particulier pour moi que je suis franco-allemande,. J'ai suivi l'Allemagne depuis que je suis toute petite, j'ai des souvenirs en 1996 avec Klinsmann et Bierhoff. J'ai toujours supporté cette équipe, ma maman regardait les grands matchs car cela fait partie de la culture allemande et mon papa, lui, ne s'intéressait pas au football.

 

Ce fut donc un grand événement pour moi ! Un souvenir exceptionnel, j'en ai encore des étoiles plein les yeux. J'ai rencontré les Götze, Hummels, Kroos, c'était fantastique !

 

5/ Si l'on revient quelques années en arrière, comment vous est venue cette envie d'être journaliste ?

 

C'est la passion qui m'a guidé vers ce métier. Depuis que je sais marcher, je joue au football. Mes cousins m'emmenaient à Gerland, lorsque j'habitais Lyon. J'étais sur leurs genoux dans le bus puis en tribunes. Ça a pris !

 

Une fois que j'ai grandi et que je pouvais manier le crayon, le stylo et un peu internet qui commençait à se développer à cette époque, j'ai eu l'envie de crier cette passion au monde entier, de la partager. Déjà quand j'avais huit ans, j'avais pris une feuille A4 pour y dessiner mon site internet avec toutes ses rubriques, les bannières, les photos et les mises en page. A 14 ans, j'ai créé un site. Je faisais mes articles, mes compte-rendus de matchs, mes petites brèves, j'allais au centre d’entraînement attendre les joueurs pour obtenir leurs réactions à leur sortie en voiture, notamment Rémi Garde, Patrick Muller ou encore Sonny Anderson.

 

Ce sont un peu les prémices de mon métier, de cette envie de partager avec tout le monde cette passion.

 

Votre expérience de footballeuse vous sert-elle à l'antenne ?

 

Oui, forcément. Si je ne jouais pas au football, je serais sans doute une fille parmi d'autres. Là, j'ai une petite valeur ajoutée car je connais bien le milieu. Dans ce monde très masculin où rien ne nous est pardonné à nous les filles, il faut savoir aussi bien parler football qu'un Bruno Cheyrou par exemple.

 

C'est vraiment très utile pour moi surtout au bord du terrain. Comme je vous le disais, pour poser la bonne question au bon moment, pour choisir aussi la bonne formulation et surtout pour accentuer sur les bonnes choses. Récemment, en interview de mi-temps avec Benzia de Lille, j'ai évoqué le fait que ses coéquipiers ont eu du mal à le trouver dans le cœur du jeu. Plutôt que de poser une question générale, je l'angle souvent sur quelque chose que j'ai remarqué dans le jeu notamment.

 

Avoir vécu des situations de matchs et des causeries de coach permet aussi de bien orienter les questions.

 

 

6/ Sportivement parlant, la Ligue 1 démarre sur les chapeaux de roues, prémices sans doute une très belle saison. Qu'en pensez-vous ?

 

C'est encourageant. La Ligue 1, je pense, n'a jamais été aussi forte que cette année. Avec l'arrivée de Neymar mais aussi celle de Sneijder, un autre grand joueur. C'est magnifique ! Sans oublier Bertrand Traoré à Lyon. Je vois ce casting d'un très bon œil. Même mes confrères allemands commencent à s'intéresser à la Ligue 1 alors que c'était loin d'être gagné il y a deux ans.

 

C'est aussi une très bonne chose pour les droits internationaux qui vont exploser. Les Brésiliens et les Espagnols vont tous vouloir voir Neymar. Cela avait commencé avec les Allemands au travers de l'arrivée de Draxler.

 

Je trouve donc cela très bien, ça va être une lutte acharnée entre Monaco et Paris. Tout le monde pense que Paris ne va pas perdre un match mais je ne suis pas certaine que Monaco ne fasse pas de même. Pour le reste, il y a une grosse lutte qui s'annonce entre Lyon, Bordeaux, Marseille notamment. Bref, une très bonne Ligue 1, il va être compliqué de dire qui va finir troisième, quatrième, cinquième, ni même qui va descendre.

 

Ce fut un plaisir, Margot, de nous entretenir avec vous !

 

Nous pouvons vous retrouver chaque semaine pour beIN SPORTS sur les terrains de Ligue 1. Vous suivez aussi les clubs français en UEFA Champions League et UEFA Europa League.

Publié dans Télévision

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Stéphanie Heiser évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Stéphanie,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène, devant une caméra en télévision ou bien encore sur grand écran. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'ai cela en moi, j'aime m'exprimer, c'est assez facile et naturel. J'aime profondément les personnages et leur psychologie. Je cherche en détails tous les pourquoi d’un personnage ... J'ai à cœur, au travers des mots de mes personnages, de m’exprimer et de me dévoiler, cela me fait vraiment du bien. L'appropriation est plaisante.

 

On peut voyager dans tellement de vies différentes, c'est formidable. Quand on est comédien, on ne joue pas, on est. Ce qui est génial. On ne ment pas.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui surtout, dans la façon de travailler mes personnages. Les bases de la recherche psychologique sont les mêmes. Que ce soit pour un premier ou un second rôle.

 

Cette préparation donne aussi prétexte et matière à discussion avec le réalisateur. Ce que j’aime c’est avancé ensemble, collaborer.

 

3/ Face au rythme généralement soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

J'ai une astuce de fou, dormir ! J'ai besoin de dormir pour être efficace :) Je connais aussi mon texte au rasoir, ce qui me rassure et j'étudie toutes les facettes de mon personnage. 

 

Quant au stress, je fais ce qu'il faut pour ne plus l’avoir, se mettre dans sa bulle et faire fie de ceux qui m’entourent .

 

Je suis assez forte en improvisation, ce qui peut plaire aux réalisateurs et metteurs en scène et cela me permets d’être à l’aise en toutes situations .

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

J’aime être sur scène. Cela me manque lorsque je ne joue pas au théâtre… J’ai souvent eu des 1 ers rôles à défendre au théâtre donc beaucoup de texte …, comme tout comédien, je blinde mes répliques et je relie la pièce toujours 1 fois avant de jouer. Ce qui ne m’empêche pas parfois d’oublier un truc :) mais comme je suis bonne en impro, je retombe toujours sur mes pieds !

 

Le théâtre, c’est très excitant et tellement bonifiant, quant le public vous remercie et vous applaudie. C’est un vrai bonheur.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

J'ai surtout des projets liés à l’image, récemment j’ai aimé tourné pour TF1 dans « Munch », dans le rôle d’une journaliste. Cet été, j'ai eu la chance de participer au premier court métrage, soutenu par la Maison du Film Court, d’un jeune réalisateur, Théo Augier. Il aborde l’amitié entre un jeune homme et une personne âgée. L'écriture et le propos m'ont intéressé. Le montage est actuellement en cours. J'y joue la maman du jeune homme, une mère de famille totalement autocentrée qui a une problématique au travail qui lui fait négliger son fils.

 

J'ai aussi un rôle dans le deuxième long-métrage d'Alexandre Messina, « Je t'aime, Filme moi !». Je suis un ancien flirt du personnage joué part Michel Crémadès. Le film sort au cinéma en fin d’année.

 

Récemment, j'ai tourné le teaser qui annonce l'émission « Groland Le zapoï » sur CANAL+ , j’ai eu beaucoup de plaisir à le faire... Sans oublier quelques autres pubs qui m'ont bien plu, car il y a de plus en plus de vrai jeu qui nous y est demandé. Je m'y amuse beaucoup. C'est aussi l'occasion d'apprendre à travailler rapidement et de rencontrer des professionnels.

Je vais aussi tourner bientôt la saison 2 d'une web série réalisée par Marc Jonas qui traite de la rencontre entre un couple de femmes et un couple de cérébrolésés. ce qui donne des situations cocasses et matière à réflexions.

 

Je suis en écriture d'une série, avec une production, pour onze épisodes de six minutes…mais je ne peux pas en dire plus. Et je serai au Festival de la Rochelle, Festival de la fiction Tv française du 13 au 17 septembre 2017.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à travailler comme je le fais, régulièrement ! D’avoir de beaux rôles à défendre, qui me correspondent. Et de faire de belles rencontres. Nous faisons un métier magnifique !

 

 

Merci Stéphanie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Catherine Descoups Galfione : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets!

Publié le par Julian STOCKY

 

 
Bonjour Catherine,
 
Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.
 
1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne, mannequin ou bien encore photographe. D'où vous vient cette passion pour l'art ?
 
Je crois que j'aime l'art comme chaque être humain. Il me semble que nous sommes tous attirés par l'art, d'une manière ou d'une autre. Mais c'est vrai que c'est peut-être dû à mon hyper sensibilité, j'ai un côté un peu buvard à émotions. Depuis toute petite, je scrute les visages, les comportements. La tristesse ou la joie d'un regard, la brutalité ou la douceur d'un geste, d'un mot, me font trembler le coeur. Je suis aussi très réceptive à certains détails, à certaines lumières.
 
Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien ?
 
C'est le moment où l'on peut réaliser qu'une émotion, incontrôlable, est partagée dans les deux sens.  Lorsque l'on parvient à transmettre une vision indicible. Ce sont les imprévisibles de chaque instant et leur caractère mystérieux qui me font frémir. 
 
2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?
 
Tous les arts sont amoureux les uns des autres. Il y a une sorte de dialogue, de parallèle entre ces différentes activités. Comme je m'intéresse aux visages, aux émotions, cela fait le lien avec la comédie, dans les expressions de l'être humain. Je crois que c'est ce dernier qui m'intéresse vraiment même si, c'est assez paradoxal, je suis souvent mieux avec moi-même qu'en société.
 
Êtes-vous d'ailleurs davantage attirée par l'un d'entre eux en particulier? Ou est-ce la diversité qui vous intéresse davantage ?
 
J'aime avoir différentes cordes, je ne voudrais pas rester cantonnée à un seul domaine. Je sens qu'il y a d'autres choses qui viennent pour la suite. Je ressens cette capacité de renouveau. 
 
Une expérience vous a-t-elle marquée plus que toutes les autres ?
 
Il n'y en a pas une qui ressort plus que les autres. J'ai accordé beaucoup d'attention à chaque rencontre et chacune m'a procuré, j'emploie toujours ce mot (sourire) de profondes émotions. De grands questionnements aussi. Autant pour le jeu d'acteur que pour le chant, mais également pour la photo. Chaque chose me nourri. 
 
3/ Selon vous, quelles sont les clés d'un cliché réussi, pour le modèle mais aussi pour le photographe ?
 
Cela dépend de tellement de paramètres, c'est vraiment aléatoire. J'aime beaucoup travailler en extérieur, sans flash et au 50 mm (soit l’œil humain). Lorsque l'on est à la merci des éléments, il faut de la patience. Attendre le moment où la lumière va sublimer le sujet, créer une atmosphère. Les choses vivantes n'ont pas besoin du même degré de lumière pour se révéler. 
 
Il me semble que la bienveillance est aussi une clé. Certains êtres, lorsqu'un regard est posé sur eux, sont bouleversants de présence. 
 
Tous ces éléments font que, à un moment, se produit quelque chose de l'ordre de la grâce.
 
Quelle est votre méthodologie de travail en amont ? 
 
Je suis rêveuse et fais de longs détours avant de trouver une idée ou un personnage. Je m'entoure de livres. J'ai grandi dans une maison qui déborde d'ouvrages. J'ai besoin de retrouver cette ambiance, d'ouvrir quelques passages, de mettre du bazar. Il y a un côté désordonné à ce moment-là. 
 
4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez vous pour être aussi disponible que possible ensuite pour le réalisateur ?
 
Pour le jeu d'acteur, j'ai une vraie préparation car je suis très émotive.
 
Je suis un peu obligée de rentrer dans le personnage en amont, de jouer ce rôle avant de le démarrer pour ne plus être dans la représentation. Cela demande un effort pour incarner cet autre, avant d'entendre « action ! » mais c'est ce qui me permet ensuite d'être la plus présente possible pour le réalisateur. 
 
5/ Vous vous occupez actuellement de vos deux enfants. Par la suite, quels domaines artistiques aimeriez-vous retrouver ?
 
Mes enfants sont une source d'inspiration inépuisable. Il y a chez eux un tel besoin de rêver, de se renouveler. A leur contact, les souvenirs sensoriels se réveillent, les toutes petites choses de la vie sont célébrées avec intensité et poésie. 
 
L'envie de m'exprimer artistiquement ne fait donc que croître. Celle d'explorer tous les recoins de mon âme, aussi. J'espère donc refaire de la comédie, j'en ai le besoin. Je reçois d'ailleurs des propositions dans ce sens.
 
Dès que mon emploi du temps le permet, je poursuis ma passion pour la photo et aimerais reprendre la peinture et l'écriture, dont je n'ai jamais cessé d'avoir soif.
 
Ce fut un plaisir, Catherine, d'échanger avec vous !
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Laetitia Vercken nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lætitia,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous serez, à partir de septembre, à l'affiche à la Comédie de Paris de la pièce « Le miracle ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

"Le Miracle", pièce écrite par Alexandra Chouraqui et Patxi Garat et produite par Pierre Palmade, parle d’un couple qui voit échouer sa n-ième tentative de fécondation in vitro. Ils sont éprouvés et désemparés, leur médecin leur conseille de faire un break, de partir en vacances. Ils choisissent un hôtel-club plutôt luxe, où ils vont faire la connaissance d’un autre couple, apparemment “parfait”.

 

Cette nouvelle rencontre va questionner leur propre relation amoureuse.

 

Alexandra et Patxi abordent avec drôlerie la thématique du couple, les travers de la vie à deux, les difficultés à communiquer, à maintenir le désir dans la relation, mais aussi ce que peut engendrer, dans le couple et socialement, la difficulté à attendre un enfant qui n’arrive pas.

 

C'est très drôle, la distribution est vraiment chouette, nous nous sommes tous rencontrés dans “La troupe à Palmade”, on s’entend super bien et nous sommes très heureux de défendre ce projet que Benjamin Gauthier et Constance Carrelet mettent en scène avec talent, sous l’oeil génial de Pierre Palmade, qui est aussi producteur du spectacle.

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

J’incarne la femme d'Yvan, interprété par le génial Yvan Naubron, dans le couple rencontré au club. Elle est très axée développement personnel, yoga et sexualité. Elle est plutôt gentille et empathique, mais aussi très égo-centrée, elle s'écoute beaucoup, se regarde faire et peut faire preuve de grande bêtise sous ses airs altruistes et généreux. Elle et son mari font partie de ces couples très démonstratifs qui agacent autant qu’ils intriguent.

 

3/ Selon vous, quelles seront les principales clés du succès de cette pièce ? Pourquoi va-t-elle plaire aux spectateurs qui viendront vous voir ?

 

Il y a une vraie finesse et un humour fou dans l'écriture d'Alexandra Chouraqui et de Patxi Garat, et le regard qu’ils posent sur le couple. Nous sommes plutôt dans des situations très réalistes, presque du cinéma sur scène. On s’entend tous très bien dans la vie, on rit beaucoup et je crois que ça se ressent sur scène.

 

Le sujet fera écho à plein de gens, l’amour parle à tout le monde! Et ces fameux clubs de vacances à l’ambiance bien particulière aussi!

 

4/ Nous sommes à quelques jours de la première. Comment vous sentez-vous? Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

 

Je me sens très bien! La pièce a été jouée 3 fois déjà, lors de shows cases il y a quelques mois. L’avantage est que nous partons de quelque chose qui existe déjà, d’un travail qui a été digéré, qui a des qualités. C’est assez agréable car les répétitions actuelles nous permettent d’aller beaucoup plus loin dans le détail et d’approfondir les intentions de jeu.

 

A la première, quand on démarre une pièce, il y a souvent un temps de rodage normal. Là, j'ai le sentiment que nous sommes déjà prêts, c'est assez rassurant, nous ne sommes plus en pleine recherche, il y a une certaine fluidité. Je peux déjà aller plus loin dans mon personnage.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Plusieurs projets de pièces à venir, des dates de tournées avec “Tout le monde peut se tromper” pièce de Carole Greep et Guillaume Labbé que je viens de terminer au Café de la gare.

Quelques tournages et un projet de format court avec Constance Labbe, que vous avez d’ailleurs récemment interviewée, sur lequel on travaille en ce moment.

 

6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs pour les inciter, un peu plus encore, à venir vous voir sur scène ?

 

On se marre, on voyage, c’est fin et touchant! Venez nous voir!

 

Merci Lætitia pour votre disponibilité !

 

 

Publié dans Théâtre

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