Ici tout commence : Magali Lerbey évoque son personnage dans la série de TF1 et en profite pour revenir sur son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Magali,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une comédienne aux multiples cordes artistiques, comme en témoigne votre parcours. Plus globalement, quelles principales raisons vous avaient incitée à faire de l’artistique votre métier ?

Alors, ça remonte à très loin. J’ai eu la vocation très tôt, en fait dès l’instant où j’ai compris qu’il y avait une différence entre la réalité et la fiction, et qu’il y avait des gens dont c’était le métier de jouer. Je me suis dit que c’est fantastique et que c’est ce que je voulais faire. J’étais fascinée par le fait qu’on puisse incarner des personnages et que l’on puisse se donner l’opportunité d’être quelqu’un d’autre le temps d’une fiction. J’avais 7 ans quand j’ai compris cela, du coup j’ai commencé à m’y intéresser un peu, sans trop en parler autour du moi ou me l’avouer. Mais j’avais envie de voir, d’essayer de faire de la télé ou du théâtre. Très jeune, j’ai fait mon premier stage de théâtre, à 10 ans, avant d’intégrer un atelier deux ans plus tard. Depuis, je ne me suis jamais arrêtée. Jeune adulte, je voulais faire une école de théâtre, et comme il fallait entrer sur concours, je me suis dit qu’il fallait que je m’entraîne à passer des auditions. Alors je me suis renseignée, j’ai contacté tous les théâtres du coin, sur ce, j’ai passé 3 auditions, sur les 3, j’en ai réussie 2 ! Et j’ai commencé à travailler tout de suite ! Après, ça a été un parcours sur le tas, d’atelier en atelier, de rencontre en rencontre, sans oublier des workshops avec différents metteurs en scène et coaches.

 

 

Parmi toutes vos expériences, en retenez-vous certaines plus encore que d’autres, qui vous auraient particulièrement marquée ?

J’ai joué pendant des années deux spectacles qui m’ont beaucoup touchée et marquée, c’était aussi une aventure humaine formidable. Avec  un metteur en scène avec qui j’ai travaillé pendant 13 ans. Avec « Le facteur de Neruda » et « L’école des femmes » de Molière, nous avons beaucoup tourné, en France, en Suisse, en Belgique, nous étions même deux années d’affilée au Festival d’Avignon avec le premier cité. C’étaient de magnifiques expériences et de très beaux spectacles.

Il y a quelques années, je suis partie à Los Angeles, j’ai eu l’opportunité d’y aller pour défendre un court-métrage dans lequel j’avais joué et qui était sélectionné dans un très gros festival. J’ai commencé à me faire pas mal de réseaux sur place, j’ai ensuite fait plusieurs aller-retours, jusqu’à y passer trois mois pour des castings et des tournages de court-métrages. Notamment un que l’on a tourné dans le désert Californien de Joshua Tree, c’était magique ! C’était une super expérience. Là, je suis toujours en contact d’ailleurs avec certains réalisateurs et producteurs. Peut-être qu’en 2023, je retournerais à Los Angeles pour tourner en anglais.

 

 

Nous évoquions ces différents supports artistiques. D’ailleurs, les considérez-vous comme un seul et même métier ? Ou les différenciez-vous ?

Pour moi, c’est exactement le même métier, avec des techniques différentes. Le théâtre va être dans la projection, l’immédiateté, les réactions directes du public, les interactions avec la salle et les partenaires. Il y a aussi l’aspect chronologique qui est respecté, ce qui n’est pas le cas sur un tournage. Par contre, sur ce dernier, ce qui va être hyper intéressant, ce sont les nuances que l’on va pouvoir apporter, que le spectacle vivant ne permet pas forcément.

C’est la même chose, dans le sens où c’est le même métier, c’est la même communication. Dans celle-ci, pour moi, il y a trois choses importantes : le corps, le langage et les intentions. Vous avez cela dans n’importe quel domaine du jeu, que ce soit en podcast, en voix-off, en radio, au théâtre, au cinéma, à la télé. C’est le même principe, on a les mêmes outils mais on ne va pas les utiliser de la même façon. C’est ça qui est passionnant et c’est pour cela que, depuis quelques années, je me consacre quasiment exclusivement au travail face caméra parce que, aujourd’hui, ça m’intéresse davantage d’essayer de trouver des nuances, d’explorer une façon de jouer plus intérieure, la caméra captant ce que l’on est en train de proposer. C’est hyper intéressant !

 

 

Justement, on peut vous retrouver en ce moment à l’image dans la série quotidienne de TF1 « Ici tout commence ». Quels principaux souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

D’abord, je retiens l’accueil hyper chaleureux et bienveillant. Vraiment, on m’a accueillie les bras ouverts, littéralement, quand je suis arrivée sur le plateau. Ils ont été hyper gentils, m’expliquant que j’avais été sélectionnée à l’unanimité. Ce sont des choses qui font plaisir, je suis donc arrivée en confiance. J’ai eu de bons échanges aussi avec mes partenaires, essentiellement Janis/Joachim sur cette arche, qui est adorable, très à l’écoute. On sentait que l’on pouvait s’appuyer l’un sur l’autre. Même s’il a l’habitude de ce rythme, où il faut aller très vite, où il faut être opérationnel et efficace très rapidement, il savait que, s’il était un peu fatigué, il pouvait compter sur moi et inversement. Les réalisateurs étaient très intéressants aussi, ils n’étaient pas focalisés uniquement sur la technique, ils étaient vraiment dans le regard et avaient plaisir de temps en temps à me donner des indications pour aller explorer un petit peu. Du coup, c’était génial. Tout était là, de façon bienveillante et harmonieuse. Donc c’était formidable…Quand est-ce que l’on recommence ? J

 

 

En amont du tournage, vous étiez-vous plongée dans les épisodes en cours de diffusion pour mieux appréhender l’univers de la série et pour connaitre les personnages avec lesquels vous seriez en interaction ?

Oui, oui, bien sûr ! En amont, j’ai visionné pas mal d’épisodes parce que c’est très important de saisir le contexte dans lequel on est projeté : l’atmosphère, le rythme, les dialogues….La forme d’écriture se retrouve dans le langage de chaque personnage. Il est important d’avoir tout cela dans l’oreille, dans un souci d’homogénéité et de cohérence par rapport à la distribution et au jeu en général. Même si l’objectif est aussi d’apporter une touche de fraicheur.

C’est intéressant, chaque série a un peu sa marque, sa façon de faire et son rythme, son flux de parole. C’est bien de pouvoir se situer un peu.

 

 

A l’inverse, maintenant que les diffusions sont en cours, regardez-vous le rendu final ?

Toujours ! C’est intéressant de s’observer et de faire un bilan de ce que l’on imagine avoir donné et de ce qu’il en ressort à l’image. En général, quand on commence à avoir du métier, on arrive à avoir une idée assez précise et assez juste de ce que ça représente. Mais, après, on est parfois un peu surpris des choix qui sont faits par rapport aux prises. Le montage joue énormément…C’est toujours intéressant de voir les choix faits, et j’ai plaisir à constater le travail de chacun, à chaque étape. Parce que ça reste un travail d’équipe.

Pour le jeu en lui-même, je suis toujours un peu critique par rapport à ce que je fais et je m’observe  beaucoup parce que j’ai envie de m’améliorer. On est toujours en apprentissage quand on est comédien. J’ai toujours envie d’essayer d’être la plus sincère possible et je vais avoir ce soucis de perfectionnisme constant qui fait que ça va me créer un moteur et l’envie de me dépasser, de donner plus, d’être dans une générosité. Du coup, j’observe tout cela quand je me vois jouer.

 

 

Avez-vous déjà pu avoir de premiers retours du public ?

Oui, j’ai eu quelques petits mots en messages privés sur les réseaux sociaux, qui ont été absolument adorables. Cela fait toujours très plaisir ! Je vois que certaines personnes me suivent maintenant, c’est très appréciable. Lors de mon dernier jour de tournage, des fans attendaient pour prendre des photos et signer des autographes, ils ont été trop mignons. C’était absolument adorable.

 

 

On le voit à l’image, les lieux de tournage sont particulièrement agréables…

C’est vrai que c’est l’avantage de tourner dans le sud, il y a un ensoleillement très appréciable, la lumière apporte de suite une touche supplémentaire. C’est vrai que le lieu est très joli, ce château réhabilité en école et en restaurant gastronomique est un décor hyper beau, qui fonctionne super bien. C’est aussi très fonctionnel, vraiment ils ont fait un travail fantastique. C’est très agréable d’être là-bas.

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Il y en a plein, c’est hyper enthousiasmant. Vraisemblablement, ce serait pour 2023. Ce que je peux vous dire, sans trop en dévoiler, c’est que ce seraient des films indépendants, possiblement une série aussi, tout ça en anglais. Donc j’ai hâte moi-même d’en savoir plus.

Merci, Magali, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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