France 2 / L'art du crime : Salomé Partouche évoque la saison 6, prochainement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

@ Gaumont Télévision – France Télévisions – Serena Porcher Carli

 

Bonjour Salomé,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

A partir du 12 décembre prochain, nous pourrons vous retrouver dans l’inédite saison 6 de « L’art du crime » sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de retrouver toute l’équipe ?

Oui ! Il faut savoir que j’ai intégré la série sur la saison 4, je ne la connaissais pas et je m’y suis intéressée au moment du casting. J’ai alors découvert une série de qualité et ça m’a donné envie d’avoir le rôle.  Je suis très heureuse, tous les ans, de retrouver l’équipe, on a tous de très bons rapports.

Vous y interprétez le rôle d’Adèle Attias. Avec vos mots, forts de plusieurs saisons maintenant d’image, comment la décririez-vous ?

Adèle, à la base, en saison 4, on s’était dit qu’elle avait environ 28 ans, le grade de lieutenant et qu’elle venait de débarquer il y a quelques mois à l’OCBC. Elle est très à l’aise avec l’outil informatique, elle a envie de bien faire et de grimper les échelons. Elle représente un peu la nouvelle génération, parfois son naturel prend le dessus sur l’enquête, bien qu’elle soit une flic très brillante et ambitieuse. Cela donne, avec son franc-parler, des situations un peu rigolotes, notamment dans cette nouvelle saison avec le père de Florence. Elle est sous les ordres d’Antoine Verlay et c’est avec lui qu’elle travaille principalement. Elle a une manière de travailler qui fonctionne très bien avec lui. Leur relation existe aussi à l’extérieur de l’OCBC puisqu’elle était conviée à son presque mariage avec le capitaine Mariton (saison 5). Elle est moins à l’aise avec Florence Chassagne, qu’elle vouvoie par exemple et qu’elle apprend à découvrir au fil des saisons et dont la relation avec Verlay l’interroge.

Au moment de son interprétation, avez-vous eu ou peut-être même avez-vous encore certaines sources d’inspiration ?

J’avais regardé la série « Luther » avec Idris Elba pour m’inspirer, moi qui n’avais jamais joué de flic. Après, lui a beaucoup de scènes d’interrogatoire assez surprenantes et, d’ailleurs, j’en ai enfin dans cette saison. J’ai pris un pied monstrueux à le faire, j’avais hâte de m’y confronter, de cuisiner un suspect donc je remercie les auteurs pour ce cadeau.

Sans tout en dévoiler, que réserve cette nouvelle saison comme surprises aux téléspectateurs ? Vous allez notamment vous confronter à l’univers de deux immenses artistes, Edouard Manet et Edvard Munch…

Il y a de très beaux guests. Notamment David Baiot, qu’on a vu avec Nicolas Gob dans « Les crevettes pailletées ». Il y a également Laurent Bateau. Je dirais que la petite nouveauté est surtout l’évolution de la relation entre Verlay et Chassagne. On sait que, depuis cinq saisons, c’est surtout elle qui avait de l’intérêt pour lui et, là, ça commence un peu à s’inverser. Je trouve ça particulièrement intéressant de voir un Verlay un peu plus vulnérable.

D’ailleurs, plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous généralement avoir du public sur votre personnage en particulier et sur la série en général ?

Ce que l’on me dit le plus souvent, c’est que c’est une série intelligente et que l’image est très soignée. C’est aussi cela qui m’a plu, on a des réalisateurs qui viennent du cinéma. On nous parle aussi du travail remarquable des auteurs qui font intervenir la vie des artistes dans les intrigues. Le public aime apprendre en se divertissant. Moi-même, j’apprends tous les ans et je suis fascinée. Je me rappelle, en saison 5, avoir découvert le syndrome de Stendhal dont souffrait Verlay : il était bouleversé par les œuvres d’art qu’il regardait et il en avait des malaises. C’est la première fois que j’en entendais parler.

On peut ne pas être fan du registre policier mais, là, on est sur autre chose, on est sur une proposition inédite, on a de l’art dans l’enquête. Donc cela permet de proposer quelque chose de différent, que les gens aiment beaucoup. Je pense qu’ils s’attachent aux personnages aussi, ils ont envie de les retrouver à chaque saison. Il n’y a pas que le duo d’enquêteurs, il y a notamment les rôles secondaires comme Philippe Duclos qui joue le père de Florence et que l’on adore parce qu’il est assez insupportable.

Bien sûr, la tension sexuelle entre les deux personnages principaux revient toujours. Souvent, le public me demande quand est-ce qu’ils vont finir ensemble.

Concernant mon personnage, les téléspectateurs me disent qu’ils aiment bien la fraîcheur que j’apporte ici et là, et les quelques traits d’humour même si la vraie rigolote pour moi c’est Florence Chassagne. On m’a déjà dit également que fallait que j’arrête d’interrompre Florence et Verlay en ouvrant constamment des portes au mauvais moment. C’est fait exprès bien entendu.

 

@ Sarah-Megan Allouch

 

Plus personnellement, avez-vous déjà pu voir les épisodes complets de cette nouvelle saison ? Ou allez-vous les découvrir comme tout le monde le 12 décembre prochain ?

On m’envoie généralement les épisodes quelques semaines avant la diffusion. Cela me rassure énormément car il n’est jamais évident de se voir à la télé ou au cinéma. Pour le moment, je n’ai encore rien reçu et si je devais les découvrir le 12, je serais ravie parce que ce serait excitant finalement, je serais alors comme le public. On sait ce qui a été tourné mais on ne sait pas ce qui a été monté ni ce qui a été coupé.

En tant qu’acteurs, on porte souvent les projets avec beaucoup d’amour mais on ne sait jamais si le succès sera au rendez-vous, ce qui peut s’avérer frustrant. Sur « L’art du crime », c’est très gratifiant de savoir qu’on a un public aussi fidèle, qui nous retrouve avec plaisir une fois par an.

En complément, quels sont vos autres projets et actualités artistiques du moment ?

Cette année, j’ai eu la chance d’être à la Quinzaine des Réalisateurs, avec un très beau court-métrage, « Des jeunes filles enterrent leur vie », de Maïté Sonnet. On est allés à Cannes, le film est passé sur France 2, il était sur Canal+, et dans plusieurs MK2, il a eu un très beau parcours. Il sera également au festival de Clermont-Ferrand prochainement.

J’ai tourné une comédie cet été dont je suis très fière, qui sortira en salles le 28 juin 2023, de Pierre-François Martin Laval : « Les trois vengeances de Maître Poutifard ». C’est l’adaptation d’un livre avec, dans les rôles principaux, Christian Clavier et Isabelle Nanty. J’avais un rôle aux côtés de Noémie Chicheportiche dont je jouais la sœur jumelle. Pour la petite anecdote, on nous dit depuis des années que nous sommes des sosies, les gens nous confondent. C’était donc l’occasion de leur donner raison et surtout de bien rigoler.

En janvier, je débuterai le tournage du prochain film de Jean-Claude Barny, sur l’écrivain psychiatre Frantz Fanon et sa vie en Algérie. Le film traitera notamment de sa lutte contre le colonialisme. J’y interpréterai Alice Cherki jeune, une psychiatre qui a travaillé avec lui à cette époque.

Merci, Salomé, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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