Merlin, la légende musicale : Mathilde Libbrecht évoque ce chouette spectacle, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, aux Folies Bergère, dans le spectacle «Merlin, la légende musicale». On image sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est une salle magnifique, une scène un peu mythique à Paris, très agréable pour jouer, les coulisses le sont tout autant. C’est vraiment un plaisir d’être là-bas, c’est incroyable comme lieu, c’est très joli, rien que l’entrée avec les décorations. Donc c’est très chouette. C’est la première fois que j’ai la chance d’y jouer.

Les représentations ont repris depuis quelques semaines, après de premières dates il y a plusieurs mois en arrière…

Oui, on a eu la chance d’être choisis pour ce spectacle pendant le 2ème confinement.
La première avait malheureusement été reportée, pour les raisons que tout le monde connait. On avait alors démarré en juin 2021, pour six previews, avant une « vraie » première programmation à partir d’octobre de la même année, jusqu’à début 2022. Là, nous avons repris depuis fin octobre pour plusieurs semaines.

C’est une adaptation musicale dirons-nous simplifiée, dans le sens positif du terme…

Oui, dans le sens positif. La légende d’Arthur est une légende vraiment extrêmement complexe, il y a plein de choses. Il y a le rapport entre Merlin et Viviane la dame du Lac, il y a le rapport entre Merlin et Morgane, le triangle amoureux entre Lancelot, Guenièvre et Arthur, … Il pourrait presque y avoir un spectacle sur chaque partie de cette légende. Sur cette version, le spectacle reprend et parle de tous ces éléments, il y a Morgane, Viviane, Lancelot, Guenièvre. Il a fallu peindre tout cela en deux heures, de manière ludique et fidèle malgré tout pour que ça plaise aux enfants et aux adultes. Marie-Jo Zarb, auteure de la pièce, a vraiment voulu se concentrer sur Merlin, et ce côté magique, enchanteresque, en faisant intervenir toutes ces femmes bien sûr.

 

 

Vous y interprétez, au total, trois personnages, en alternance, tout au long du spectacle avec, du coup, à chaque fois, des changements de costumes…

J’ai été prise pour jouer le rôle de Viviane, la dame du lac. Une créature d’énergies et d’amour, c’est avant tout une créature céleste. Elle vient planter le décor au départ, expliquant notamment le rôle d’Excalibur. Puis il y a des scènes d’ensemble dans lesquelles Vivianne n’intervient pas, mais dans lesquelles je joue une villageoise par exemple ou une noble, notamment dans le banquet du mariage de Guenièvre. On danse, on chante, … Cela me permet d’être sur scène et de m’amuser avec les autres. Puis la Dame du Lac revient pour ponctuer les histoires, tout au long du spectacle.

D’un point de vue artistique, il y a une certaine richesse à jouer ce spectacle : plusieurs personnages à interpréter, le tout avec un mélange de jeu, de danse, de chant… Cela permet sans doute une palette de couleurs très large ?

Je trouve toujours très chouette de pouvoir faire les trois : chanter, jouer, danser. En plus, changer de personnages me permet d’explorer des états et des énergies complètement différents. En Dame du Lac, forcément, il y a une posture à garder, et elle est rarement en interaction avec d’autres personnages, en dehors de Merlin. Pour le reste, je peux davantage interagir, dans des scènes chorale. On se fait souvent de petites blagues entre nous. Mais chut, il ne faut pas le dire ! 😉

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Les gens sont très contents, les enfants sont ravis. Un maitre d’armes, Amédeo Cazzella, a fait des combats incroyables, qui fascinent les enfants. Ils sont vraiment très bien faits et sont une vraie plus-value au spectacle. Les très beaux costumes de Jackie Tadeoni font rêver les petites filles. Il faut avouer que la grande robe bleue que j’ai la chance de porter fait toujours son petit effet ! 😉  Il y a des tours de magie sur scène, les enfants adorent. Les chansons d’Erik Sitbon et les chorégraphies de Florie Sourice fonctionnent très bien aussi, elles amènent du liant et du jeu. Tous ces éléments-là font qu’il y a vraiment de quoi se nourrir, il y en a pour tout le monde, autant pour les enfants que pour les adultes. Il y a même l’histoire d’amour à la fin dans laquelle certains peuvent peut-être se retrouver.
Il y a le combat entre le bien et le mal, entre Merlin et Morgane, cela aussi peut parler. Pour le coup, c’est très clair pour les enfants, il y a quelque chose de plus évident à comprendre.
Je pense qu’il y en a pour tous. En tout cas, lors du photocall à la fin, les gens sont ravis. Et les enfants peuvent même acheter une petite épée, ou d’autres objets à l’effigie de Merlin.

Pour boucler la boucle sur ce spectacle, au moment de vous approprier ces rôles, vous étiez-vous renseignée sur le côté historique ? Ou aviez-vous préférée arriver avec une certaine fraicheur ?

Je me suis quand même un peu renseignée, pour savoir qui était Viviane et connaitre son rapport avec Merlin. Il est important de savoir de quoi je parle, ce qui se raconte, ce qui les unie, quel est son but lorsqu’elle lui parle. Cela m’a permis de comprendre qu’il y avait vraiment un rapport de séduction entre les deux. Là où elle apparait plutôt au départ comme une énergie et une créature, il y a vraiment quelque chose de plus profond, de séduction. C’est une grande énergie d’amour mais qui n’est pas si pure que cela puisque, à la fin, elle ensorcelle quand même Merlin pour le garder avec elle. J’ai donc été creuser un petit peu pour comprendre tout cela et cerner le personnage que j’allais devoir défendre sur scène.

 

 

En complément, vous finalisez l’écriture d’une pièce de théâtre, un autre projet qui vous tient particulièrement à cœur…

Oui, tout à fait, j’ai écrit ma première pièce. J’avais cela en tête depuis plusieurs années, pas le sujet de fond mais la forme que je voulais que ça prenne. Mais j’avais beaucoup de mal à trouver la porte d’entrée, et là, j’ai réussi à accoucher de ce projet. C’est assez récent, ça s’est fait cet été.
Je l’ai proposé à la commission Artcena, une bourse d’aide à la création, pour confronter mon texte et avoir des retours neutres. Si je peux en plus avoir la bourse, ce serait un coup de pouce, évidemment ! Mais je le verrais avant tout comme un encouragement plus personnel de reconnaissance du travail effectué.

Dans quel registre artistique s’inscrit cette pièce ?

C’est de l’intime, c’est de l’ordre du développement personnel, du chemin de vie. Donc on est sur de la profondeur. Malgré tout, c’était important pour moi d’y mettre de l’humour et de la légèreté, justement parce que le texte est déjà suffisamment dense. J’ai essayé d’y amener un côté un peu plus léger pour mieux véhiculer le message que j’ai envie que la pièce transmette.

Quelles seraient vos espérances quant à la concrétisation sur scène ?

C’est ma première fois, alors j’avance pas à pas. Ce n’est pas tout tracé. Je prends contact actuellement avec des metteurs en scène, c’est important pour moi d’avoir quelqu’un qui comprendra mon univers et qui ait cette sensibilité-là. Il me reste des petites choses à modifier sur le texte, des chansons à composer… J’attends le retour d’une metteure en scène, on va voir ce qu’elle va me dire.
Une lecture aura probablement lieu aussi. J’aimerais beaucoup faire Avignon, avant une programmation à Paris. Je compte jouer dans cette pièce musicale, et m’entourer au maximum de gens que la pièce a touchés et qui ont envie d’ajouter leur pierre à l’édifice. Le but plus grand étant que la pièce puisse transmettre le message qu’elle a à transmettre bien sûr. 😊

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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