M6 / L'homme de nos vies : Flore Bonaventura évoque la mini-série prochainement à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Flore,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver très prochainement sur M6 dans la mini-série de 4 épisodes « L’homme de nos vies ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine à titre personnel sans doute le plaisir et la joie que cela a été pour vous de participer à cette belle aventure ?

Oui, oui, j’étais vraiment été très très heureuse quand mon agent m’a appelée. C’était une proposition directe en plus pour ce rôle-là donc ça a été vraiment, oui, une super joie, incroyable. J’avais déjà travaillé avec M6 dans « Sauver Lisa » et ce sont eux qui ont pensé directement à moi pour ce rôle-là. Il fallait juste que je rencontre le réalisateur, Frédéric Berthe, pour voir si ça passait entre nous deux et ça a été de suite le cas. Quand j’ai eu le scénario, je l’ai trouvé vraiment génial. Je l’ai lu d’une traite, ça m’a autant fait rire que touchée, c’est un sujet qui n’est pas trop abordé, quoi que…Surtout, c’est écrit avec quatre personnages de femmes très fortes. Pour une fois, un peu féministe aussi…

C’est l’histoire de Roman, grand reporter sous le charme de Mathilde (Helena Noguerra). Mais c’est aussi celle d’Amaury, qui vient d’épouser Oriane (que vous interprétez) et de Ghislain, pilote de ligne prêt à tout pour faire vibrer Iris (Élodie Frégé). Seulement, Roman, Amaury, Ghislain, Nathan et tous les autres sont la même personne : Guillaume Bressac (Jonathan Zaccaï), manipulateur professionnel…Avec vos mots, comment caractériseriez-vous votre personnage ?

Je dirais que c’est une jeune femme qui a vécu des traumatismes, je pense, durant son enfance/adolescence avec la maladie psychiatrique de sa mère. Elle a été extrêmement marquée par cette maladie puis par le décès de sa maman, qui en est morte. Elle est donc très proche de son père, il l’a un peu protégée et elle recherche assez rapidement à créer sa famille. Du coup, lorsqu’elle rencontre Amaury, qui présente bien, qui est médecin, qui est plus âgé qu’elle, qui a une figure un peu paternelle, je pense qu’elle fonce, même si elle ne le connait finalement que depuis peu de temps.

Au moment de son appropriation et de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas vraiment. Disons que, quand je travaille mes rôles, je n’ai jamais vraiment de source d’inspiration, je vais plutôt puiser à l’intérieur de moi-même. Donc j’ai ces côtés qui peuvent être assez anxieux ou angoissés et ce sont des choses que, après, j’augmente pour trouver le personnage. Je l’ai imaginé comme cela, avec un côté un peu très fragile et puis surtout, elle pense qu’elle est comme sa mère, elle s’imagine être malade mais elle ne l’est pas réellement. Donc je me suis imaginée aussi être malade…

 

 

On l’a dit, le casting sur ce programme est particulièrement chouette…

Oui, franchement ça a été super cool de rencontrer Helena, Elodie et Odile – je parle des filles en premierJ. Ça a été super chouette, nos personnages sont très différents mais on l’est aussi toutes dans la vie également. Cela m’a fait du bien de tourner avec des femmes qui s’assument. Helena est vraiment, pour moi, la femme par excellence. Elodie est vraiment une artiste assumée. D’être comme cela face à des modèles de femmes qui s’assument, c’était hyper agréable pour moi, cela m’a donné de la force. En parallèle, Jonathan est un acteur que j’admire énormément. Il m’a vraiment portée pour toutes les scènes de crise de nerfs. Cela a été très simple avec lui, c’est un très très bon camarade de jeu, très à l’écoute, très respectueux. Franchement, c’était vraiment super d’avoir la chance de bosser avec ces gens-là.

Mettre en avant ce thème-là en prime sur une chaine comme M6 doit être également particulièrement plaisant et valorisant…

Oui, c’est toujours plus valorisant quand il y a un message derrière le scénario. Je pense que c’est un sujet dont on parle de plus en plus. Autant du côté féminin que masculin…Il y a aussi des perverses narcissiques, il n’y a pas que des hommes. Là, en plus, c’est une histoire réelle, cet homme a vraiment existé aux Etats-Unis, ce sont des femmes qui ont réussi à le mettre en prison, ce qui est vraiment très très rare. C’est d’autant plus intense à jouer.

 

 

Avez-vous déjà eu l’opportunité de découvrir le rendu final ?

Je l’ai déjà vu. En plus, il est aussi sur Salto. A vrai dire, ça m’a fait bizarre de me voir. Je pense que j’ai vraiment beaucoup donné pour ce personnage d’Oriane, c’est assez nouveau pour moi parce que, ces derniers temps, on m’a proposé des rôles qui étaient chouettes mais un peu toujours du même genre. Là, pour Oriane, il y avait une vraie descente aux enfers à trouver et j’ai été confrontée à des états de fragilité qui étaient quand même assez intenses. Il y a eu des scènes où elle est droguée donc il fallait réussir à trouver ce truc-là d’être droguée et, en même temps, d’être dans une fragilité, tout en étant dans la crise de nerfs. Je suis vraiment allée puiser assez loin. Du coup, quand j’ai vu les scènes, c’est la première fois où, vraiment, je ne me suis pas reconnue du tout. Je suis assez fière de cette série, je pense que je suis allée au-delà de la surface. J’espère que ce sera bien accueilli mais c’est vrai que c’est un rôle pour lequel j’ai donné plus que pour d’autres, vraiment.

On imagine que cette diversité d’émotions notamment pourra plaire aux téléspectateurs de M6 dans cette mini-série ?

J’espère réellement. Franchement, à La Rochelle, on a eu de très très bons retours, la série a été primée pour le scénario. Les gens qui l’ont vue là-bas ont été vraiment dithyrambiques sur tous les rôles. Donc j’espère que la série va être bien accueillie par les téléspectateurs parce que je me suis donnée, franchement.

En complément, quels sont vos autres projets du moment ?

Le 17 novembre, je suis dans deux épisodes de la série « I3P », dans laquelle je joue une folle mais là, cette fois, c’est une vraie folle. Ensuite, j’ai tourné un téléfilm pour France 3 avec Aurélien Wiik et Lola Dewaere cet été, « Le village des endormis ». Enfin, j’ai terminé le tournage de « Meurtres sur la côte fleurie », avec Nicolas Gob. Un super tournage, très sympa, en Normandie, c’était magnifique, où je joue une flic qui a une petite histoire d’amour, c’était sympathique.

Merci, Flore, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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