M6 / L'homme de nos vies : Aaricia Lemaire évoque la mini-série actuellement à l'antenne et ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aaricia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une jeune artiste, avec déjà de premières expériences sur scène et à l’image. Si l’on en revient à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie de faire de l’artistique votre métier ?

Alors, en fait, si je dois remonter vraiment à la source de mon envie artistique, je parlerais déjà d’une première expérience, à l’âge de 13 ans. J’avais monté ma propre micro entreprise et j’avais créé des cartes postales pour adolescents. Tout simplement parce que je voulais en ouvrir une à mon amie et que je ne trouvais pas, pour son anniversaire, de carte postale destinée à un public d’ados. Donc j’avais créé moi-même mon panel de cartes postales, pour différentes occasions. J’avais travaillé, en Belgique, avec un imprimeur notamment. Finalement, ça a pris de l’ampleur, j’étais dans une cinquantaine de librairies, concept-stores,…A 15 ans, du coup, j’ai élargi un peu ce que je faisais, en développant des doudous pour adolescents et adultes. C’était un carré de tissu avec une bande de jeans, une phrase écrite et une petite étiquette à parfumer…J’avais alors travaillé avec un atelier protégé et une couturière. Cela m’avait beaucoup plu, jusqu’à mes 17 ans. J’avais également déjà eu un premier contact avec l’image, en faisant du mannequinat à cette période-là. Je savais alors déjà que je voulais me diriger vers un secteur un peu différent, je ne voulais pas forcément m’enfermer dans des auditoires, je savais que j’avais envie d’autre chose, sans vraiment savoir vers où j’allais.

Par hasard, avant ma terminale, je suis allée aux portes ouvertes des cours Florent Bruxelles, par simple curiosité. C’est là que j’ai rencontré cet univers de la scène, qui m’a vraiment interpellée, que je ne connaissais absolument pas. Du coup, j’ai commencé à m’y intéresser, à aller au théâtre, j’ai trouvé cela incroyable, j’avais tellement envie d’être à leur place, sur scène, de ressentir ce qu’ils ressentaient. Donc je me suis directement inscrite à un stage à Paris, juste avant ma terminale, pour voir comment je réagissais à cela. Pendant cette semaine, cela a directement été une évidence. Ma maman m’a accompagnée et elle ne m’a jamais vue aussi comblée, aussi rayonnante. C’était vraiment visible, c’était palpable, c’était évident. Une fois que j’ai eu l’équivalent de mon Bac en Belgique, je suis venue m’installer à Paris, à 17 ans. Dès les premières semaines de cours, c’était sûr et certain que je voulais faire ça et uniquement ça de toute ma vie.

Ces premières années vous ont permis d’expérimenter notamment les planches et les plateaux. Considérez-vous ces deux domaines comme le même métier ou comme deux branches différentes ?

En fait, pour moi, c’est quand même très très différent. Cela reste du jeu mais le chemin, je trouve, n’est pas le même, la manière de travailler est très différente. Ce n’est pas la même adresse, en fait il y a quelque chose tellement de l’instant dans le théâtre, que j’aime profondément. C’est un échange direct, c’est unique, il y a quelque chose de magique je trouve parce que la représentation dépend de l’échange avec le public. C’est juste dans l’instant.

C’est vrai que, sur le plateau, il y a quelque chose qui se fait avec la caméra mais aussi avec toutes les étapes d’après, notamment le montage. Donc, évidemment, il y a quelque chose dans l’instant, le jeu reste quelque chose du présent mais, comme le résultat est différé et modelé par toute une équipe, c’est un autre travail pour moi. Mais j’affectionne les deux tellement que j’ai envie de les rendre compatibles dans mon parcours en tout cas. J’y trouve une complémentarité dans les deux donc j’ai envie de poursuivre et les planches et les plateaux.

 

 

Justement, vous êtes actuellement à l’image sur M6 dans la mini-série « L’homme de nos vies », entourée d’un chouette casting. A titre personnel, on imagine sans doute tout le plaisir et toute la joie que cela a dû être de participer à cette belle première aventure télévisuelle significative ?

Oui ! C’était très impressionnant de découvrir tout cela, au travers de cette première expérience télévisuelle. Le casting est formidable, on a vraiment construit une petite famille au fur et à mesure de ce tournage. Frédéric Berthe, le réalisateur, est incroyable, il a vraiment pris soin de nous, de toute l’équipe, ça a été un vrai plaisir de tourner avec toutes ces personnes, de travailler avec elles. Ce que j’ai adoré, c’est que j’ai pu travailler le personnage d’Agathe sur chaque épisode quand même donc sur une certaine durée. Ce qui a fait que, vraiment, j’ai appris à connaitre mon personnage et tout le monde donc j’ai pu faire évoluer tout cela pendant un certain temps. C’était formidable.

On voit, dans la série, une très belle sororité entre les femmes et ça s’est vraiment ressenti sur le plateau. C’était vraiment une très très belle expérience, je n’en retire que du positif, une envie de continuer sur les plateaux et de retrouver à chaque fois, je l’espère, des équipes aussi formidables.

Au-delà du casting, cela reste un thème fort et engageant. Ce doit être plaisant et valorisant de l’aborder en prime-time sur M6…

Bien sûr ! Avec ces quatre femmes, il y avait quelque chose à défendre d’assez fort et c’était beau de créer ce lien sur le tournage pour pouvoir le porter à l’image. Créer cette relation mère-fille assez singulière où on prend soin l’une de l’autre était beau. Cela a permis de créer une complicité aussi sur le tournage. Jonathan, également, est incroyable, il a un rôle pas très sympathique dans la série, alors que c’est quelqu’un de génial, c’était super agréable de tourner à ses côtés. Avec lui et Helena, cela faisait un petit groupe belge, c’était très sympathique de se retrouver aussi là-dedans.

Concernant votre personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration, en moment de son appropriation ?

C’est vrai que je n’ai pas forcément de source précise d’inspiration, j’ai vraiment essayé, via le scénario et les personnages, ainsi que l’énergie des autres comédiens, de l’incarner au mieux, de créer cette espèce de fougue qu’elle a. Elle peut, au début, paraitre jeune et un peu immature, avec un côté très « superficiel » de ces chaines beauté et, au final, j’ai aimé vraiment creuser ce côté très protecteur qu’elle a avec sa maman. Elle est très lucide, elle va vraiment au bout des choses, elle a un instinct, elle ressent les choses très fortement. C’est ce que j’ai essayé de travailler, aves les comédiens surtout. Grâce au scénario, je n’ai pas forcément cherché à l’extérieur, j’ai essayé que ça reste dans une certaine intimité de tournage et que l’on construise cela ensemble. Je me suis aussi inspirée de mon expérience de jeune fille de 16 ans il y a quelques années, il y a une petite différence d’âge mais ce n’est pas si loin pour moi. Je me suis donc inspirée de mon adolescence et des gens qui m’ont entourée. Mais c’était surtout sur le moment, sur le tournage, avec l’énergie des autres acteurs que ça s’est fait. C’était très intéressant, en tout cas, de travailler ce personnage d’Agathe, qui a une belle évolution, je trouve, dans la série, qui montre vraiment, au fur et à mesure des épisodes, à quel point elle est mature et tête brulée. Elle est très drôle aussi, elle a beaucoup d’humour.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir des téléspectateurs ?

J’ai eu des retours très agréables, très positifs, très encourageants. J’étais vraiment ravie parce que j’avais quand même une petite crainte qu’il y ait une différence de niveau avec ces comédiens qui ont l’habitude de la télé. Comme il s’agissait de ma première expérience, j’avais un petit peu peur que ce soit visible, que je sorte un peu du lot mais pas dans le bon sens. Finalement, j’ai été très rassurée par beaucoup de retours positifs et vraiment encourageants. C’est là, je trouve, que se ressentent la belle sororité et la belle ambiance de tournage, ça s’est vu que, finalement, c’était très homogène. J’en étais ravie et j’étais ravie que ce soit l’avis d’autres téléspectateurs.

 

 

Avez-vous réussi, en tant que comédienne, à regarder le rendu final, à un moment où le projet ne vous appartient plus ?

J’avais vu la diffusion sur Salto et ça n’avait pas été facile pour moi de regarder les images. Je n’avais demandé aucun retour caméra pendant le tournage, je n’avais vu aucune image dans lesquelles j’apparaissais. C’était particulier parce qu’il fallait, pour évidemment voir le rendu final, que j’accepte de me voir à l’écran. Mais j’ai pris plus de plaisir à voir le rendu final de la série que j’affectionne, après en avoir vu les coulisses. Du coup, c’était hyper curieux de voir ce qui était donné aux téléspectateurs, j’ai beaucoup aimé. Par contre, c’est vrai que regarder mes scènes a été une petite épreuve, j’ai un esprit très critique sur ce que je fais. Mais je l’ai fait, je suis très très heureuse du rendu et c’est vrai qu’il y a une petite distance qui s’installe, maintenant que ça ne nous appartient plus. C’était très beau de voir le contenu final, après toutes ces étapes, c’est resté un moment très agréable.

En complément, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

Il y a beaucoup de projets qui sont en construction en ce moment. On a commencé le tournage d’une série avec notamment l’acteur Darko Peric, qui joue Helsinki dans « La casa de papel ». Ce sera un univers autour de la boxe, entre la France et la Serbie. J’ai aussi quelques pièces qui vont être montées, ainsi qu’une web-série. Les dates de diffusion ne sont pas encore connues mais tout cela se construit petit à petit.

Merci, Aaricia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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