M6 / La maison d'en face : Julie de Bona évoque la nouvelle série bientôt à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous êtes présente au festival 2022 de la Fiction TV de La Rochelle pour promouvoir « La maison d’en face », mini-série qui sera prochainement diffusée sur M6. A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela doit être pour vous d’être ici ?

Ah oui, oui, tout à fait ! J’adore ce festival, vraiment. C’est un de mes festivals préférés.

Pour en revenir en programme en lui-même, qu’est-ce qui vous a plu au moment de le rejoindre ?

C’est un personnage qui est complètement différent de d’habitude, que je n’ai jamais joué. C’est quelqu’un de désaxé un peu et ça m’a beaucoup amusée de travailler la folie, la manipulation douce et une femme irresponsable, femme enfant. J’ai plutôt eu des femmes fortes, courageuses, qui étaient dans la résilience, dans le partage, dans la générosité. Là, on est dans un personnage qui est différent et, voilà, ça m’intéresse d’explorer l’âme humaine. Elle m’a beaucoup beaucoup beaucoup amusée cette fille, je me suis régalée à la jouer.

Justement, en tant que comédienne, comment appréhendez-vous ces sujets assez forts ?

Il y avait à travailler le drame de la perte de l’enfant, c’était vraiment un travail de dissociation que j’ai fait, de construction du personnage pour qu’elle soit bien loin de moi et que ça ne m’atteigne pas moi, dans ma vie. A partir de ce moment où j’ai fait ce travail là, ce n’était que de l’amusement… et la fin justifiant les moyens, comment j’allais faire, en tant que personne, pour obtenir ce que je voulais. Elle a un côté obsessionnel, il faut absolument qu’elle ait un nouveau bébé, voilà, point. C’était super intéressant d’aller travailler à droite, à gauche, comment on fait pour essayer de déstabiliser l’autre, sous couvert de naïveté, de bonté. Non, c’était sympa.

De près ou de loin, retrouve-t-on une petite part de vous dans ce personnage d’Eve ?

Oh, alors celui-là ? Je n’ai pas l’impression, à part la spontanéité peut-être ? Ou la naïveté que j’aime bien ? Je ne suis pas naïve comme elle mais j’ai peut-être grossi des traits qui sont peut-être dans la naïveté et la spontanéité. Le côté solaire aussi que j’ai utilisé. Mais alors tout le reste, je ne me reconnais pas du tout. Je ne la comprenais pas du tout au début, je ne trouvais pas les clés…pourquoi elle choisit d’échanger les étiquettes des échantillons ADN ? Elle est folle ou quoi ? Dans chacune de ses actions, je ne la comprenais pas. C’est quelqu’un, je pense, de vraiment loin de moi et, à partir du moment où je suis rentrée dedans, je me suis éclatée à penser complètement différemment de moi. J’ai utilisé peut-être ma spontanéité mais c’est tout.

 

 

C’est en tout cas chouette que des thèmes « touchy », pour reprendre l’expression de Caterina, soient traités en prime sur M6.

Ah oui ! Je ne dirais pas que c’est « touchy », moi. Elle a dit cela, elle ? Je dirais que c’est sulfureux. Ah d’accord, elle a dit « touchy » dans le sens où ce n’est pas évident. Oui, c’est un peu plus édulcoré. Le bon terme, c’est ça, on a un peu édulcoré les choses parce que ce n’était pas possible d’amener l’échangisme franc du collier comme ça. Mais je trouve que c’est bien amené, petit à petit ça s’infiltre, jusqu’à la fin du deux. Et puis, c’est bon, ils y vont. Mais je perce le préservatif….Moi aussi, j’ai mis tout cela en édulcoré pour, à la fin, montrer ma vraie nature….

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

J’ai vu les deux épisodes, hier, sur grand écran mais je les avais vus sur ordinateur, tout comme, un peu, la suite. Je crois que ça a bien plu au public, je crois que le côté feuilletonant, les rebondissements, le côté thriller, enquête les prennent. Moi, ce n’est pas ce que j’ai préféré dans cette série, c’est le côté sulfureux et manipulation qui me plait bien. J’ai l’impression qu’ils ont bien aimé mon personnage, c’est fou parce que ce n’est pas évident de la faire aimer cette fille et, en même temps, elle vit un tel drame qu’on est en empathie avec elle. Donc elle a un peu toutes les excuses et elle a un côté femme enfant, non ? Je la trouve irresponsable, tu as fait cela, tu as percé le préservatif et tu n’assumes pas ? Ce n’est pas qu’elle n’assume pas, c’est plutôt « oui, et alors, c’est quoi le problème ? Si je veux un autre enfant, je fais tout pour l’avoir ». Ok donc il n’y a pas un moment où c’est un peu compliqué ce que tu as fait ? Tout cela est drôle, c’est assez jouissif peut-être, c’est pour cela que ça leur a plu, c’est qu’elle n’a pas trop de morale. En fait, c’est ça, elle le dit à un moment « tu crois que, nous, la mort d’Elise, c’est moral ? Tu crois qu’il y a une justice quelque part ? » Donc, en gros, j’ai le droit de tout faire. A partir du moment où il y a le pire qui est arrivé, alors là, tous les moyens sont bons pour réparer l’injustice qu’elle a vécue. Je crois que c’est ça…Donc on ne peut pas la juger parce que, finalement, qu’est-ce que l’on ferait à sa place ?

On peut donc penser que vous avez hâte de découvrir la suite des retours du public ?

Oui, c’est bientôt, tout cela va à une vitesse, j’ai hâte. Oui, c’est un personnage que je n’avais jamais fait, j’étais contente. Elle est douce, je la prenais tout le temps désaxée, je la prenais tout le temps dans ce sens-là et puis la frange aidait aussi. Je l’aimais bien. C’est moins droit, je suis quelqu’un de plus droite avec des rôles, d’habitude, bien ancrés. Là, j’étais désaxée, c’était sympa. J’aimerais bien aller plus loin là-dedans.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article