M6 / La maison d'en face : Caterina Murino nous parle du nouveau programme de la chaine !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caterina,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Nous vous retrouvons au festival 2022 de la fiction TV à La Rochelle, où vous présentez la nouvelle mini-série de M6, « La maison d’en face ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

Ah oui, bien sûr, quand on prend parti à un projet, c’est toujours un plaisir de pouvoir le défendre jusqu’à la fin. Donc ravie d’être à La Rochelle, première fois pour moi donc je découvre tout, et la ville et bien sûr le festival. Donc je suis ravie de défendre « La maison d’en face », que l’on a commencé l’année dernière, en septembre, jusqu’à décembre. C’étaient quatre mois assez intenses et je suis surtout ravie de pouvoir parler d’un sujet aussi touchy, comme celui de ce programme.

Votre personnage a différentes palettes de jeu, différentes couleurs artistiques. Cela doit être très plaisant pour vous ?

La chose qui m’intéressait le plus, c’est  que Livia part avec un couple parfait, tout était nickel, amoureuse, une complicité incroyable avec son mari et, petit à petit, en fait ça se dégrade autour d’elle, jusqu’à ce que toutes les pièces importantes, qu’elle pensait être des pilons de sa vie, se brisent. Donc rien ne restera autour d’elle, peut-être seulement l’amour pour son mari. Celui-là était tellement solide que avec toutes les conneries qu’il fait, Livia devrait lui passer dessus mais sinon c’est ça la chose intéressante dans ce personnage, c’est que tout le monde va se retourner contre elle.

Au moment d’incarner ce personnage, avez-vous eu des sources d’inspiration ? Peut-être même avez-vous regardé la série néerlandaise de laquelle est inspiré le programme ?

Non, je n’ai pas regardé parce que, en plus, Lionel m’a dit que c’était un peu différent donc je n’ai pas vu. Je ne m’inspire pas vraiment de quelque chose, bien sûr je travaille beaucoup avec ma coach de jeu depuis toujours donc je cherche juste à m’inspirer de la vie commune, de ce que je vois mais pas vraiment à copier les autres ni même à m’inspirer de choses que l’on a déjà vues, c’est toujours assez mauvais. Même quand j’ai fait « Le temps est assassin », le metteur en scène m’avait demandé de ne pas lire le livre, je ne l’ai lu qu’après. Donc, non, je n’ai pas du tout regardé la série mais peut-être, bien sûr, que je vais la regarder après.

Vous disiez précédemment que c’est un sujet touchy à défendre. En tout cas, le faire en prime time sur M6, pendant trois soirées, est très chouette. Ce doit être une fierté qu’une chaine comme M6 mette en avant ce sujet….

Oui, c’est assez rare, c’est quelque chose auquel on ne s’attend pas et même vos confrères en Italie ont été assez curieux. Ils m’ont même appelé pendant que je tournais la série en me demandant comment il était possible qu’en France ils ont eu le courage d’affronter un sujet aussi particulier. Je leur ai dit que oui, les français ont eu le courage. Donc, oui, c’était assez curieux. J’ai croisé plein de gens qui, grâce à Salto, ont déjà vu la série et ils m’ont dit que c’est quelque chose que l’on voit rarement. Je suis donc très contente de faire partie d’une série sur laquelle le public dit cela. Certes, chaque série est unique mais c’est intéressant de sortir un peu du lot.

Face à ce sujet un peu touchy, l’abordez-vous différemment ?

On va dire que la scène d’amour, que ce soit avec Thierry ou avec Marc, ça ne change pas grand-chose ils ne sont pas, ni l’un ni l’autre, mon vrai mari donc c’est un acteur avec un acteur. C’était quand même assez particulier de tourner cette scène. Mais la préparation était vraiment totalement « normale », après c’est plutôt, je trouve, le travail du metteur en scène qui doit vraiment arriver à trouver un angle intéressant pour pouvoir montrer ça dans des heures pareilles. Mais je crois que c’est quand même assez soft, on ne voit rien d’extraordinaire, je trouve que l’on joue sur la psychologie plutôt que sur les images. Même s’il y a les images donc vous ne serez pas déçu, il faut le regarder. Mais on joue surtout sur la psychologie qui, sur un sujet comme cela, a un rôle très important.

 

 

A titre personnel, avez-vous déjà eu l’opportunité de voir la série en entier ou allez-vous la découvrir ?

Non, je vais la découvrir, je n’ai vu que les deux premiers épisodes, je vais les revoir et, après, je vais découvrir le reste de la série. En tout cas, même des gens, parce que ce sont des amis très chers dans le métier, qui auraient pu me dire que ça ou ça était moins bien, ont vraiment adoré. Ils m’ont dit les points faibles, il y en a un petit qu’une amie n’a pas aimé mais ce n’est pas important et, au global, elle a sincèrement vraiment beaucoup aimé. Il y a quelqu’un qui est venu me voir pour me dire qu’il a adoré. Beaucoup de gens me disent qu’ils ont vraiment envie de continuer à suivre, qu’ils n’ont pas envie de s’arrêter. Donc j’espère vraiment que le public sera au rendez-vous.

En tout cas, ça montre que l’accroche est là, et dans l’histoire et dans le jeu. Donc c’est très intéressant. C’est ça le jeu, il faut absolument accrocher le public d’un épisode à l’autre et, apparemment, on y est arrivé. Il faut juste maintenant voir le public pour le reste…

En complément, quels sont vos autres projets du moment ?

Mardi 20 septembre, sur M6, « La maison d’en face » et à partir du 22 septembre, jusqu’au 22 janvier, je serai au théâtre de la madeleine, dans la dernière pièce de monsieur Francis Veber avec Philippe Lellouche, Aline Gaillot et Stéphane Metzger, qui s’appelle « Le tourbillon ».

Merci, Caterina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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