Koh Lanta : Géraldine, troisième, dresse le bilan de sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Géraldine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Alors, oui, effectivement, la diffusion est une nouvelle aventure, ça permet de se souvenir un petit peu de chaque étape, de chaque épreuve avec, effectivement, toutes les émotions qui reviennent. Et, surtout, de pouvoir les partager, c’était un moment super puisque l’on se réunissait tous les mardis soirs avec mon chéri, mes enfants, mes amis et on regardait cela avec grand plaisir. Donc il y a eu effectivement plein de souvenirs, que ce soient des souvenirs sur le camp ou même les épreuves. Notamment, je me souviens de la grande émotion de l’orientation qui a été particulièrement émouvante pour moi.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je regardais depuis une dizaine d’année « Koh Lanta » avec mes enfants tous les vendredis soirs à l’époque et je me suis dit qu’un jour, j’aimerais bien tenter pour voir ce que je donnerais dans cette aventure. Et puis c’était aussi un rêve qui pouvait devenir réalité, c’était ainsi un bon exemple pour mes enfants que d’atteindre ses rêves.

Vous étiez-vous, du coup, préparée d’une manière spécifique avant de partir ?

Je cours régulièrement donc j’avais un entrainement de fond on va dire, sur la course à pieds longue distance. J’avais fait le marathon de New-York en 2019, je continuais mon entrainement, j’avais fait aussi les 34 kilomètres du raid du golf du Morbihan donc j’étais un petit peu entrainée au niveau du fond. Juste un petit peu avant, j’avais fait aussi le GR20 en Corse, c’est également un bon entrainement sportif on va dire. Et plus particulièrement, je me suis un petit peu préparée sur la survie, avec quelqu’un qui ne fait que ça, il m’avait appris les nœuds, à construire une cabane, le feu mais ce n’était pas de bol parce qu’il a plu donc le feu, c’était impossible. J’avais préparé aussi tout ce qui était natation et apnée. J’avais préparée aussi un petit peu d’autohypnose et de respiration pour la concentration. Et puis de la musculation aussi. Donc j’avais pris plusieurs « coachs » sur les derniers instants avant de partir pour pouvoir me préparer au mieux.

On l’avait vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Quand on a vu Denis sur le bateau, nous annonçant le totem maudit, on s’est demandés à quelle sauce on allait être mangés. On avait déjà les jambes qui tremblaient parce que le début d’aventure commençait. Là, cette nouvelle règle mettait encore plus de pression et on l’a vu tout au long de l’aventure que la pression a été constante avec ce totem maudit. Mais, voilà, c’était à la fois une grande excitation et de la peur, qui a duré pendant toute l’aventure.

Revenons aux derniers épisodes diffusés, notamment la finale à 5, avec la mythique épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu ces heures intenses et intensives de recherche du poignard ?

J’étais très très concentrée parce que c’est vrai que l’orientation était une épreuve qui me faisait vraiment rêver, je trouvais qu’il y avait toujours beaucoup beaucoup d’émotion dans cette épreuve. Parce qu’il y a le stress à la fois d’être dans la dernière phase de la finale avant les poteaux et puis il y a le fait d’être à deux sur le poignard, qui met un stress supplémentaire. Il y a la grosse émotion de rechercher, de se concentrer, de trouver le poignard et d’avoir accès à la finale sur les poteaux. Donc c’est vrai que c’est une énorme émotion cette épreuve-là, on a toujours peur de rester sur le carreau au dernier moment. C’est presque comme le début de l’aventure, c’est-à-dire grosse excitation et, en même temps, de la peur.

En complément, le lendemain s’est déroulée la fameuse épreuve des poteaux, disputée à 4 cette année. On imagine toute la joie et surtout la fierté pour vous de l’avoir brillamment remportée ?

Oui, c’était un sentiment INCROYABLE, c’est vrai que je me suis dit que, de toute façon, j’arrive sur les poteaux, c’est inespéré donc je n’ai rien à perdre. J’avais bizarrement beaucoup plus de calme et de détente que toutes les épreuves. Je me suis dit que ce n’était que de la concentration, le but était de ne pas bouger les yeux pour ne pas se déconcentrer, j’ai fixé un point en face de moi et puis j’ai essayé de me concentrer. Même quand Denis arrivait, je ne le regardais même pas, je ne faisais qu’écouter ce qu’il disait et j’ai fixé les caméramen qui étaient en face de moi, je les ai décrits pendant deux heures, c’est ce qui m’a permis de remporter cette épreuve.

Vous finissez deuxième de l’orientation au 38è jour, vous remportez les poteaux le lendemain, vous terminez en apothéose cette longue et belle aventure…

C’était incroyable parce que, en fait, sur les dernières épreuves, je n’ai fait que monter. Déjà, l’apnée sous la grille, j’avais fini troisième. Le confort m’avait beaucoup servi pour recharger un peu les batteries, je fais donc troisième sur l’épreuve d’immunité, j’étais à 50 cm de la remporter mais Bastien et François m’avaient coiffée au poteau, juste une seconde avant moi. Ensuite, l’orientation deuxième, les poteaux première, oui c’était magique, le scénario rêvé, j’ai remporté une épreuve, c’était celle des poteaux, celle qu’il fallait gagner donc royal !

Il y a quelques jours a eu lieu la finale à Paris, en direct, à 24. C’était sans doute l’occasion de boucler la boucle de cette formidable épopée ?

Oui, on a retrouvé tous les aventuriers. Il y en a que l’on a moins connus, parce qu’ils étaient dans d’autres équipes, d’autres qui sont sortis plus tôt donc c’était l’occasion de tous se revoir et de fêter cette belle aventure ensemble. A la finale, chacun était hyper heureux de se retrouver et quoi qu’il soit arrivé à chacun sur l’aventure, on a tous vécu une aventure magnifique, qu’elle soit humaine, psychologique, mentale, physique, à tous les niveaux on a vécu quelque chose de fou donc c’était vraiment chouette de se retrouver, on a pu faire la fête après, ça a permis de bien boucler tout cela.

Le dénouement à trois cette année a montrée des votes serrés, ça s’est joué à une seule voie. A froid, avec le recul, quels sentiments, quelles sensation restent en vous du résultat final ?

On m’a beaucoup dit que c’est dommage, qu’ayant gagné les poteaux j’aurais dû gagner…pour moi, j’ai gagné MON « Koh Lanta » en tout cas, je ne pouvais pas espérer aller plus loin. C’est vrai que la finale à 3 nous a petit peu déstabilisés, d’autant plus que l’on était, sur les poteaux, 3 rouges et 1 jaune. A partir du moment où il y avait 2 rouges qui allaient en finale et 1 jaune, à priori le jaune allait gagner puisqu’il avait majorité de voies de son côté. Je n’ai aucun regret là-dessus, je n’ai aucun regret sur mes choix, je suis très heureuse de cette finale, même si je n’ai pas gagné « Koh Lanta » en soi, j’ai gagné les poteaux et je me dis que c’est ce qui restera à vie dans ma mémoire.

De façon plus globale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours d’aventure ?

Mes plus beaux souvenirs sont déjà l’ambiance sur le camp parce que l’on a été vraiment une saison et une équipe rouge supers, qui m’a portée. L’ambiance, le lien entre chacun de nous m’ont aidé à avancer, psychologiquement. Et puis, après, les sensations les plus dingues sont déjà le confort avec François qui était complètement magique, c’était la première fois que je sortais du camp donc ça m’a fait vraiment vraiment du bien. Au niveau émotions, c’est vrai que l’orientation a été incroyable pour moi. Pendant longtemps, j’ai retenu cette émotion-là, puisque je ne devais pas la divulguer, j’avais gardé cette information pour moi, personne ne le savait, ni mes enfants, ni mon chéri, ni personne. J’avais beaucoup de bouffées d’émotions quand je pensais à cela. De pouvoir le partager, déjà ça m’a libérée et je suis contente parce que les images ont très bien retranscrit l’émotion que j’ai eu à ce moment-là. Et puis, après, les poteaux étaient l’apothéose. Revoir ces images-là, d’une victoire à laquelle je ne m’attendais pas en commençant l’aventure, ça a été aussi beaucoup d’émotion. Surtout que, à la fin de l’aventure, en fait, on a un ascenseur émotionnel permanent, on est épuisé, on est au bout du bout, on oscille en permanence entre la difficulté, l’effort, le manque de ses proches, de nourriture, de sommeil et puis des joies intenses, très très intenses. Donc c’est quelque chose d’assez incroyable à vivre.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Je sais que ce qui a été difficile, on l’a vu, c’était de perdre l’appel aux proches sur l’épreuve de tir à l’arc. Ça, ça a été très difficile pour moi, on arrivait à un moment de l’aventure où on était vraiment déjà fatigués, et à nouveau cet ascenseur émotionnel, c’est-à-dire que l’on a l’espoir de remporter la victoire et d’avoir au bout du fil la voie de ses proches, c’est un espoir immense et, ensuite, de perdre l’épreuve, de se dire que l’on aurait pu les avoir et qu’on ne les a pas eus, cela a été très très difficile pour moi psychologiquement. Le fait de rentrer sur le camp, de n’avoir rien mangé, là il faut vraiment tenir le coup. Et encore une fois, c’est l’équipe qui soutient tout cela et qui aide à passer les caps.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Je refaisais souvent le lit de la cabane. En fait, pour éviter d’avoir les bambous à même le banc, on avait tapissé le lit de grandes feuilles de bananiers et, dessus, on mettait du sable pour que ce soit un petit peu plus mou. Donc j’allais chercher les feuilles, je prenais la gamelle de riz –puisqu’on n’avait pas de riz-, je mettais du sable dedans et je le versais sur les feuilles pour pouvoir faire le lit. Je ramassais du bois, j’aller chercher de l’eau, ….

Merci, Géraldine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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