Koh Lanta : François évoque sa victoire finale, à égalité avec Bastien!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour François,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ont-elles ravivé en vous certaines émotions et certains souvenirs vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, complètement ! Le fait de visionner les épisodes reprojette dans l’aventure, j’avais l’impression quasiment d’y être, d’y retourner. Quand je gagnais les épreuves, j’en avais des frissons, quand je perdais les épreuves, j’en étais dégouté, derrière l’écran, comme si j’étais là-bas, avec des émotions quasi similaires, même dès fois les larmes aux yeux. Donc c’était assez marrant de revivre cela.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Deux principales raisons. Déjà, il y a ma petite sœur et ma chérie qui m’ont poussé à le faire, qui regardaient depuis des années et qui m’ont dit que j’avais les « caractéristiques » d’un bon aventurier. Et, ensuite, à titre plus perso, ça m’a ravivé des souvenirs de jeunesse. Quand j’étais jeune, j’allais camper dans la forêt, j’ai fait les scouts, j’apprenais à chasser, à pêcher, à faire des cabanes. Donc tout cela réuni, j’ai candidaté, je me suis dit que c’était peut-être fait pour moi, l’aspect sportif également qui m’intéressait au plus haut point. Donc j’ai tenté le casting.

Vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique avant d’y aller ?

Non, j’avoue. Je fais du sport assez régulièrement donc, sur le plan sportif, je n’ai pas fait de préparation spécifique. Juste, je m’étais préparé à ce que l’aventure soit difficile, je m’étais dit qu’il ne faudrait pas que je craque et que j’essaie de tenir malgré les difficultés. Mais, par contre, non, je n’ai pas fait de préparation ou quelque chose de spécifique avant de partir.

On l’a vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi ?

En partant à « Koh Lanta », je savais très bien qu’il y avait des rebondissements à tout moment. Là, ça commençait très fort puisqu’on nous annonçait qu’il y allait avoir des difficultés supplémentaires dues à ce totem maudit. Voilà, par contre, je m’attendais à ce qu’il y ait des rebondissements, à ce qu’il se passe plein de choses, c’est aussi la magie de « Koh Lanta », on vit au jour le jour, on ne sait pas trop ce qui va se passer. Et, là, dès les premières minutes effectivement, ça nous a mis directement dans le bain.

Pour en revenir aux derniers épisodes diffusés, notamment à la mythique épreuve des poteaux, qui s’est déroulée à 4 au lieu de 3, on imagine sans doute toute la fierté que ce devait être pour vous d’y participer après ces 38 jours de dur labeur ?

Oui, tout à fait. Au-delà de l’épreuve des poteaux, c’est la fierté d’avoir tenu 39 jours dans des conditions particulièrement difficiles, de faim, de froid, d’humidité extrême, de chaleur par moment. Voilà, sous les cieux des Philippines, c’était surtout la fierté d’avoir pu mener l’aventure d’un bout à l’autre et d’en être arrivé au bout. Participer aux poteaux était le point final de l’aventure et ça marquait surtout la fierté d’avoir tenu et de s’être accroché pour en arriver là.

Comment avez-vous vécu l’épreuve en elle-même ? Comment avez-vous tenu pendant ces longues minutes ?

Je m’étais préparé, en fait, à me dire que c’est la dernière épreuve, qu’il va falloir tenir le plus longtemps possible et ne rien lâcher. Je crois que je tiens quelque chose comme 1 heure 34 ou 1 heure 35 et, malheureusement, je fais une petite erreur d’inattention due à la fatigue, à l’usure aussi de 39 jours d’aventure et je bascule un petit peu vers l’arrière, sans arriver à me rattraper. Je perds la possibilité de garder mon destin en main on va dire.

Justement, quelques dizaines de minutes plus tard, lorsque Géraldine vous désigne comme le candidat l’accompagnant au jury final, quelles sensations et quels sentiments ont alors prédominé en vous ?

Déjà, de la gratitude envers Géraldine, forcément de me choisir pour participer à la finale. De la fierté de pouvoir vivre cette étape de plus et qui est finalement la dernière, qui est la grande finale en direct sur le plateau. La sensation du devoir accompli puisque j’aurai traversé toutes les épreuves, du premier jour au dernier jour, en ayant la possibilité d’aller jusqu’au bout, après l’épreuve des poteaux. J’ai aussi la fierté de ne jamais avoir eu un vote contre moi tout au long de l’aventure et la fierté d’être choisi comme aventurier par Géraldine, notamment pour, je pense, mes qualités humaines.

Ce dernier conseil a sans doute dû être un peu différent des autres, où les aventuriers votaient cette fois-ci pour quelqu’un et non pas contre…

Oui, clairement ! Sur tous les autres conseils, on espère ne pas voir son nom sur le papier. Là, sur le dernier, à contrario, on espère voir son nom le plus possible dessus. C’est la petite différence. Mais, effectivement, ça revêt une intensité particulière, chaque conseil est très intense mais le dernier, en direct sur le plateau, est d’une intensité extrême puisque c’est vraiment la possibilité d’aller chercher la cerise sur le gâteau, de pouvoir remporter « Koh Lanta » et d’inscrire son nom sur le palmarès. Donc c’est vrai que ça avait une intensité particulière…

Maintenant le résultat connu, on vous imagine très heureux du résultat final et de cette victoire partagée avec Bastien ?

Oui, complètement ! Comme je l’ai dit, déjà très heureux et très fier d’avoir pu gagner « Koh Lanta ». Le fait de le gagner à deux, je trouve que ça revêt une saveur particulière puisqu’il y un ancien rouge et un ancien jaune qui, finalement, ont le même nombre de voies. Ça reflète un peu l’aventure aussi, où Bastien était très performant sur les épreuves, très sympa, un excellent aventurier. Donc c’est aussi pour cela que je l’ai choisi, au mérite et je suis content de ce dénouement. Je trouve que c’était une belle finale, un beau dénouement et ça clôture bien la saison.

Quelque part, la boucle est également bouclée avec les 23 autres aventuriers car cette finale était aussi l’occasion de tous vous retrouver…

Oui, complètement ! Alors, il y en avait certains avec qui on avait eu la chance de se revoir entre temps mais, là, c’est vrai que de se retrouver les 24 aventuriers sur le plateau, c’est toujours sympa de se revoir. On se reprojette quelques mois avant aux Philippines, quand on s’est découverts sur le bateau, juste au démarrage des épreuves. Ca nous reprojette une nouvelle fois dans l’aventure et, oui, ça vient effectivement boucler la boucle.

De façon plus générale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours sur place ?

Les souvenirs, j’en ai plein la tête et je pense que j’en aurai à vie. Au-delà de ça, je pense que ce que je vais garder, ce sont surtout des amitiés très fortes avec des gens avec qui j’ai partagé des moments d’une rare intensité. Après, ça restera des bons souvenirs, on n’en garde que le meilleur, on oublie progressivement, avec le recul, toutes les difficultés que l’on a pu avoir et on n’en garde que les bons moments.

Certaines victoires, plus encore que d’autres, vous ont-elles particulièrement marqué ?

Les deux plus belles victoires restent celle sur le tir à l’arc parce que je me retrouve seul face à cinq aventuriers de l’équipe adverse du moment. Et j’arrive quand même à gagner et à emmener mon équipe à l’appel téléphonique, j’ai l’occasion d’appeler ma chérie dont c’est l’anniversaire et ça me touche profondément, c’est un moment intense sur le plan émotionnel, c’était un moment très très fort. Ensuite, la deuxième victoire est celle où j’ai les 18 kilos de sacs sur le dos et où je parviens quand même à faire tous les parcours successifs du combattant et, finalement, à remporter la victoire et à emmener Géraldine à faire quasiment 24 heures dans un confort de luxe. Après 36 jours d’aventure, c’est un grand moment.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été un peu plus compliqué à supporter ou à appréhender au quotidien ?

Au quotidien, ce sont les conditions de vie qui sont particulièrement difficiles. On n’a aucun confort, on vit dans l’humidité, avec le fait de ne pas pouvoir se doucher à l’eau claire ni de pouvoir se brosser les dents. Tout ce qui est hygiène, forcément, c’est compliqué. Tous ces aspects-là ont été difficiles, il ne faut pas se leurrer, c’est vraiment une aventure qui est particulièrement difficile, on a du mal à pouvoir se la représenter quand on est loin mais je pense qu’on ne peut pas mesurer la difficulté.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Pour ma part, ce que j’aimais, c’était aller chercher de la nourriture, donc aller chercher du manioc, de la canne à sucre et, si possible, aller chercher du poisson. Consolider la cabane, essayer de faire l’étanchéité et puis essayer d’améliorer le confort des aventuriers. Voilà les tâches que j’aimais plus particulièrement…

Merci, François, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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