Koh Lanta : Bastien se remémore ses 39 jours d'aventure, jusqu'à la victoire finale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est vrai que tous ces souvenirs, on les avait en nous. Mais de revoir ces images, ça extériorise tous ces sentiments, ces émotions et ces frissons que l’on a pu connaitre, épisode après épisode. Il y a même des épisodes où je me suis vu même stressé, bien que je connaissais la fin. Ça a été un plaisir en tout cas, pour moi, de revivre toutes ces émotions, à travers les épisodes.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

La principale raison était mon ex copine, qui m’a dit pendant de nombreuses années « Bastien, participes à Koh Lanta, tu gagnerais, évidemment ». Bon, du coup, elle a plutôt visé juste. Donc c’est elle qui m’a incité et qui a insisté pour que je candidate. Voilà, de fil en aiguille, pendant la partie des sélections, je me suis prêté au jeu et, finalement, quand j’ai vu que j’étais aux portes, je me suis mis à fond, motivé et c’était parti.

Vous étiez-vous d’ailleurs préparé d’une façon spécifique ?

Non, pas du tout. Je me suis juste préparé en regardant deux trois tutos sur comment tresser des toiles avec des feuilles de palmier et comment faire du feu avec du bambou. Ce qui, finalement, n’a pas été très efficace pour le feu. Mais ce sont les seules choses pour lesquelles je me suis documenté. Après, pour ce qui est de la part physique, je me suis toujours entrainé, sans savoir que j’allais faire « Koh Lanta », en escalade, en apnée ou dans la course à pieds, au travers de toutes les activités que je fais. Qui ont été très efficaces pendant les épreuves, je connais très bien mon corps donc j’ai pu travailler efficacement avec cela.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Moi qui ne regardais pas trop « Koh Lanta », je n’ai pas été spécialement surpris. On m’avait dit que, parfois, il y avait des armes secrètes ou d’autres choses comme cela mais comme je n’étais pas très bon élève de « Koh Lanta », je n’ai pas été surpris. Mais j’ai vite pris conscience de la pression psychologique que ce totem maudit allait porter pendant toutes les épreuves. Parce que, déjà, rien que sur la première épreuve avec le puzzle, je suis passé à rien d’avoir le bracelet maudit. Donc, à ce moment-là, après l’annonce, c’est quand j’ai vécu la première malédiction, où j’étais presque à deux doigts de l’avoir, que j’ai compris que le totem maudit allait être quelque chose d’assez spécial.

L’avant-dernier épisode diffusé a montré une dure lutte dans la mythique épreuve de l’orientation. Comment l’aviez-vous vécue ? On se rappelle d’ailleurs que vous avez participé successivement aux deux épreuves…

En fait, j’ai appréhendé cette épreuve beaucoup plus que les autres parce que c’est une épreuve qui peut être très longue, usante, elle allie un peu tous les facteurs, c’est physique, mental, il faut beaucoup de persévérance. C’est vrai que j’y suis allé avec assez de stress parce que l’on sait que, à la base, on est 5 et qu’il n’y en a que 3 qui restent. Si on fait un peu les probabilités, ça fait quand même beaucoup de chance de partir…Au début de l’annonce de Denis, quand il dit qu’il y a un quatrième poignard, ça m’a fait un peu redescendre la pression, on savait que l’on serait 4 sur 5 à partir sur les poteaux. Mais, le duel ensuite contre Ambre a été terrible parce que ça a duré très longtemps. Avec Ambre, on a vécu quand même beaucoup de belles choses ensemble, surtout de par les derniers conforts vécus ensemble, où on s’était liés d’amitié. Donc se battre avec elle, au coude à coude, à genoux en train de gratter la terre, c’était un moment difficile à vivre. La victoire était amère. Bien sûr, c’était génial de gagner mais elle aurait gagné le poignard, ça m’aurait aussi soulagé de terminer cette épreuve très longue.

Le lendemain, c’est Géraldine qui remporte les poteaux et vous avez été choisi par François pour les accompagner dans la finale à 3. Quelles sensations avaient alors prédominé en vous ?

Beaucoup de joie, évidemment. Je savais qu’il y avait encore Jean-Charles en course, après avec François, je m’étais dit, dans ma tête, que j’aurais certainement fait le même choix, au mérite. On s’était toujours dit entre nous, avec François, que l’on était nos meilleurs adversaires mais toujours dans la droiture. Ca a toujours été une belle personne, qui m’avait intrigué. Finalement, le fait qu’il me choisisse, je trouve que c’était une très belle preuve de sa droiture. Comme ça, on se départageait au mérite, même si, contre moi, ça allait être peut-être plus difficile que contre Jean-Charles, je ne sais pas. En tout cas, bien sûr, j’ai sauté de joie.

Vous avez ensuite été désigné grand gagnant de cette saison, à égalité avec François. Ce doit être beaucoup d’émotions pour vous ?

On pouvait supposer un peu le sens de certains votes mais on a appris vraiment le jour même les votes de chacun, il y avait des personnes dont on ne savait pas du tout pour qui elles avaient voté. Finalement, voilà, surprise d’avoir 4 votes pour François, 3 pour moi et pour Géraldine et, là, Denis sort un dernier bulletin et boum, c’est un quatrième pour moi. François et moi, je trouve que c’est l’une des plus belles victoires parce que François m’a choisi, donc je suis content qu’il ait gagné et moi aussi. Comme cela, on partage cette belle victoire, qui nous permet de concrétiser un peu toute cette bataille que l’on s’est lancée pendant ce « Koh Lanta ».

La finale a été l’occasion de tous vous retrouver, au complet, à 24. Cela a dû vous faire plaisir de tous vous revoir ?

Exactement ! On a été à 24 seulement trois fois, au début du jeu sur la première épreuve, à l’avant-première et à la finale. Donc seulement trois fois on a été réunis à 24. Et ce sera certainement les seules fois car, après, les destins se séparent, on a d’autres choses à faire. C’était très bien de tous se revoir une dernière fois pour clôturer la boucle de cette belle histoire. Voilà, on est quand même un petit nombre à se revoir, on a créé de nouvelles choses qui donnent une très belle saveur à cet après « Koh Lanta ».

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Plus le temps passe, plus les mauvais moments deviennent de beaux souvenirs. Donc même ce manque, cette dureté de jeu et ce stress de voir les épreuves arriver restent de bons moments alors que, sur place, ils en étaient peut-être de mauvais. Disons que les plus beaux moments ont été quand même les victoires, qu’elles aient été personnelles, en individuel, ou collectives. Je mettrais même plus en avant celles collectives, quand on gagne ensemble dans la difficulté que l’on connaissait à ce moment-là, c’est un moment où on s’aime tous, on a envie limite de pleurer les uns avec les autres. On a vécu des moments exceptionnels, on a même mangé sur un bateau donc ça fait partie pour moi des meilleurs moments.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à vivre ou à supporter ?

En arrivant, on vous aurait tous répondu la nourriture car on savait dans quoi on se lançait. Mais ce dont on n’était pas au courant, c’était vraiment la météo, la pluie. Je pense que l’on doit être plusieurs aventuriers raccords. On s’est tapés la fin d’un typhon, il y a eu de grosses tempêtes, des orages. Les nuits, pour moi, ont été les pires. Il faisait humide, on dormait sur des bambous du coup surélevés à cause des insectes et des serpents… donc très peu de confort, la pluie, le froid, l’humidité, ….ce sont les mots de l’inconfort de « Koh Lanta ».

Sur le camp, au quotidien, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Alors, j’en avais beaucoup, j’ai fait énormément de survie sur « Koh Lanta », ce que je ne faisais pas forcément dans la vie de tous les jours. J’ai souvent été dans la montagne, dans la campagne à me débrouiller mais, sur « Koh Lanta », et ça n’a pas forcément été montré à l’écran, pendant toute l’aventure je suis allé dans l’eau pour essayer d’aller pêcher. J’ai construit une nasse au début, je l’ai répétée, je l’ai refaite, je l’ai retravaillée, tous les jours je la déplaçais, je mettais des appâts, je suis allé pêcher, j’ai pêché un poisson au bout du 23è jour, il n’est pas passé à la télé, c’est dommage. Il y avait aussi la construction du camp, l’amélioration du camp, essayer d’avoir le plus de confort possible, donc plein de petites tâches que je faisais au quotidien. Tout ce qui était survie, j’adorais cela et, du coup, quand je m’y mettais, je ne faisais plus que cela.

Merci, Bastien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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