Koh Lanta : Ambre fait le bilan de son aventure, jusqu'à son élimination lors de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ambre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », récemment diffusée sur TF1. Justement, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

C’est vrai que ce que l’on vit sur « Koh Lanta » est assez unique, on essaie de vivre les choses au jour le jour. Mais cette diffusion nous permet avec et nos proches et nos amis, notre famille de pouvoir revivre un petit peu un bout d’aventure tous les mardis donc, pour moi, ça a été une expérience hyper agréable, qui a réveillé plein de souvenirs et d’émotions. Parce qu’il y a certaines choses que l’on oublie, certaines choses que l’on voit différemment lors de la diffusion. Oui, c’est un mix de plein de nouvelles choses qui se passent pendant cette émission.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Pour moi, c’était un peu particulier, je n’avais pas la télé quand j’étais petite. Jusqu’à mes 20 ans, je n’avais pas eu de télé donc je n’avais jamais regardé « Koh Lanta », je connaissais le programme de nom. La première saison que j’ai regardée était pendant le confinement donc c’était assez frais pour moi. En fait, je suis tombée sur les candidatures, c’est arrivé à un moment de ma vie où j’avais le temps, où j’étais disponible pendant la période à laquelle il fallait l’être. J’ai toujours eu ce côté aventurière-guerrière et je pense que dans ma vie de femme, c’était le moment où j’avais besoin de confirmer certaines choses que je pensais de moi. Donc c’est arrivé à ce croisement-là de ma vie.

Vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique avant de partir sur l’aventure ?

Absolument pas ! C’est vrai que je suis cavalière donc je suis quand même sportive. Je partage ma vie avec un sportif donc on a quand même une hygiène de vie assez saine. Je suis quelqu’un d’assez physique, d’assez tonique. Mais, sinon, je ne me suis absolument pas préparée, ni physiquement, ni sportivement, ni au niveau d’un régime alimentaire spécial pour « Koh Lanta », j’y suis allée exactement dans les mêmes conditions que je suis au quotidien.

On l’avait vue, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

C’est vrai que l’on se rend compte que l’aventure prend une toute autre dimension parce qu’avec ce fameux totem maudit, il ne suffit pas de gagner - et puis, au pire, si on ne gagne pas, il ne se passe rien, pas d’immunité, pas de confort mais, à minima, on est tranquille. Là, en fait, on se rend compte qu’il va falloir redoubler d’effort et que l’on n’a surtout pas le droit d’avoir un petit moment de faiblesse lors des épreuves parce que la dernière place peut être fatale.

Revenons à la mythique épreuve de l’orientation. On imagine sans doute la fierté que cela devait être pour vous d’y participer ?

C’est vrai que, quand on nous annonce que l’on fait partie des 5 finalistes et que l’on va avoir la chance de pouvoir disputer cette orientation, j’hallucine un peu de mon côté. Je me dis que, si je suis dans les 5 derniers, ça veut dire qu’il y en a 19 qui sont partis avant moi. Pour moi, c’est hallucinant de me dire qu’avec ma mini-expérience de « Koh Lanta », j’ai réussi à aller jusque-là. Je suis assez fière parce que je me dis que, stratégiquement, socialement, sportivement et en termes de survie, tout a quand même plutôt pas mal fonctionné pour moi. Mais c’est un petit peu la pression de se dire qu’on va participer à cette épreuve emblématique et qu’il va falloir redoubler encore d’efforts. Parce que l’on arrive à un stade de l’aventure où l’on est tellement épuisés que je me pose quelques fois la question de si je vais en être capable ou pas, avant que l’on aille sur l’épreuve.

Justement, sur l’épreuve en elle-même, on l’a vue aussi sur les images, on imagine toute l’intensité qu’elle a dû représenter, physiquement et émotionnellement ?

Oui, oui, c’est vrai que c’est particulier comme épreuve, d’autant plus que notre épreuve d’orientation a une toute autre dimension cette année avec une deuxième épreuve. J’étais dans un immense stress, j’étais un peu à côté de mes pompes, je ne savais pas trop quoi chercher, où chercher, j’étais un peu perdue, c’était un peu flou. J’étais fatiguée, il faisait super chaud et cette deuxième orientation avec Bastien, où on se retrouve carrément collés – il y a dès fois où on a les épaules qui se touchent -, en fouillant le sol, on n’est peut plus tous les deux et on se dit, peu importe l’un ou l’autre, mais il faut qu’il y en ait l’un des deux qui trouve ce poignard. Parce qu’on n’en pouvait plus. Ça se voit d’ailleurs sur nos visages quand Bastien le trouve, on est soulagés dans un premier temps que ça se termine. Parce que c’est hyper intense comme épreuve.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Je pense que mon premier plus beau souvenir est le jour où on gagne l’épreuve de confort avec l’équipe rouge. Là, c’est un des plus beaux souvenirs parce que c’est notre première victoire de confort en équipe. On se dit tous qu’on l’a quand même vachement méritée, on s’est battus pour l’avoir, on a fait ça ensemble. Et, au moment où, tous, on réalise que l’on a gagné et où on se saute dans les bras, où on célèbre la victoire ensemble, ça c’est assez énorme comme émotion. Après, j’ai eu la chance de participer à des conforts hallucinants. Quand on pense au massage avec François ou à l’appel téléphonique pour appeler mon fiancé, ou même les tortues avec Bastien, ça fait partie de mes plus beaux souvenirs sur « Koh Lanta ».

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Le plus dur sur « Koh Lanta », pour moi, a été l’humidité et la pluie. Parce que c’est ce qui nous mettait le moral à zéro et le moral, quand on n’a rien à manger ni pas grand-chose sur quoi dormir, c’est la seule chose qui nous reste. Là, on était vraiment au fond du seau…vraiment, c’est l’humidité et la pluie qui m’ont le plus fait vivre un enfer sur « Koh Lanta ».

Au quotidien, quelle tâche ou activité aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’aimais beaucoup aller à la chasse aux coquillages et aux crabes, j’ai passé énormément de temps dans la toute petite quantité d’eau que l’on avait devant le camp, dans la mer, à chercher des coquillages, des bernard-l’hermite, à creuser pour trouver des coques. Après, en forêt, des crabes, des cocotiers. J’y passais beaucoup de temps, c’est quelque chose que j’aime beaucoup parce que c’est quelque chose que je fais aussi à Montpellier, dans les rochers, au bord de la mer. Ensuite, j’ai passé énormément de temps à cuisiner et à éplucher du manioc avec Géraldine.

Les différents épisodes nous donnent réellement le sentiment que, plus le temps passait, plus vous étiez à l’aise et plus vous preniez confiance en vous…

Oui, tout à fait ! Plus les épisodes et les épreuves avançaient, plus les jours défilaient, mieux je me sentais sur le camp, plus j’étais en confiance avec les aventuriers avec qui je participais à cette aventure. Oui, plus les jours passaient, plus je me sentais bien en épreuve. Et ça s’est vu car plus les jours ont avancé, plus j’ai eu confiance en moi sur les épreuves et ça a quelques fois bien fonctionné pour moi. Oui, c’est allé crescendo, plus les jours passaient, plus j’étais bien.

Récemment, la finale en direct a été l’occasion pour tous de vous retrouver…

C’est vrai que ce n’est pas la première fois que l’on se revoyait pour la plupart d’entre nous. Avec tous ceux qui ont passé la réunification, on s’est vus plusieurs fois. On a fait des week-ends ensemble, à droite, à gauche, notamment à Lille chez Fouzi, ensuite les 14 sont venus à la maison, à Montpellier. On a essayé de tous bien garder contact et de garder des liens étroits avant même ce dernier épisode. Mais c’est vrai que, là, pour le coup, on était les 24 ensemble et je pense que ça a fait plaisir à vraiment tout le monde de se revoir et ça s’est vu parce que l’on a continué la soirée ensemble après. C’était une belle façon de clôturer cette saison que de se retrouver et d’être bien ensemble, ça a été le beau reflet de notre saison je crois.

En conclusion, si l’opportunité se présentait à nouveau, seriez-vous prête à repartir à l’aventure ?

Absolument pas J ! Je pense que j’ai côché toutes les cases des questions que je me posais, j’ai eu des confirmations à tout ce que je me posais. Donc non, non, non, pas du tout. J’adore mon métier, j’adore ma vie, j’adore mon quotidien. Je pense que les premières expériences sont les plus belles donc il y aurait une autre dimension dans une autre aventure qui ne me correspondrait pas et qui ne me plairait pas je pense. Donc « Koh Lanta », une fois. J’ai eu la chance de faire un très beau parcours, je ne sais pas si je serais capable de refaire pareil une deuxième fois donc ce sera une seule et unique participation pour moi.

Merci, Ambre, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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