Fort Boyard : Clémence Castel fait le bilan de sa participation en tant que guerrière mystère !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi dernier, nous avons pu vous retrouver dans « Fort Boyard », sur France 2, masquée dans le rôle de la guerrière mystère. A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous d’interpréter ce rôle un peu original ?

Oui, effectivement, c’était très excitant d’interpréter ce rôle et on parle bien de rôle parce qu’il a fallu avoir une posture sûre de soi, je voulais un petit peu en imposer, leur faire peur un petit peu, les impressionner, pour vraiment les mettre dans l’ambiance du fort. Et c’était aussi un honneur pour moi d’être un personnage du fort parce que c’est une émission qui m’a fait rêver. Je la regarde depuis mes 5 ans, je continue à la regarder avec mes enfants et j’y prends beaucoup de plaisir donc c’était un vrai honneur pour moi de pouvoir être un personnage et de faire partie de cette immense équipe.

Vous aviez déjà participé à l’émission mais en tant que candidate. En quoi cela vous-a-t-il aidé ?

D’avoir une petite expérience dans les épreuves. Que ce soit dans « Koh Lanta » ou dans « Fort Boyard », je commence à avoir un petit peu d’expérience. Mon premier « Fort Boyard » était en 2006, je l’ai fait 3 fois donc, voilà, de connaitre un petit peu le lieu, l’environnement, d’avoir cette expérience des épreuves a été un point assez favorable pour moi. Mais, si vous avez vu l’émission, vous avez vu que l’équipe m’a donné du fil à retordre et que ça n’a pas été si évident que cela, ça a été difficile.

 

 

D’ailleurs, comment fait-on abstraction de ces expériences de candidate quand on est dans la peau de cette guerrière, qui doit faire opposition aux nouveaux aventuriers ?

J’ai essayé de jouer mon rôle à fond et je suis une compétitrice née. Ils jouaient évidemment pour la bonne cause et je savais que, sur certaines épreuves, je serai face à la défaite. En tout cas, j’ai donné mon maximum dans chaque épreuve. Il y en a que j’ai réussies, il y en a d’autres qui leur ont permis aussi de gagner des indices et d’avancer dans leur enquête. Mais, voilà, au final, si on regarde l’émission dans sa globalité, il y a eu un équilibre entre les victoires et les défaites. Ils ont réussi à quand même trouver mon identité, ça leur a permis de gagner de l’argent supplémentaire pour l’association. Ça se finit donc bien et ça a été un vrai plaisir.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour pleinement remplir ce rôle ?

Je pense qu’il faut arriver à rentrer dans le rôle, justement, de personnage, de compère du Père Fouras et à rentrer dans l’environnement, de jouer le jeu. Moi, c’était mon plus gros défi, dans la vie je suis une personne assez discrète, je ne me mets pas forcément en avant. Là, je me suis dit « Clémence, tu endosses ce costume-là, il va falloir faire aussi ce que la production attend », c’est-à-dire incarner quelque chose et jouer ce rôle-là. Ça a été très excitant et je dois dire que le costume m’a beaucoup aidée, le fait d’être masquée, je me suis surprise à assez facilement jouer le jeu et jouer la comédie, on peut même dire cela. Donc, déjà, il faut savoir jouer la comédie et aussi se dépasser dans les épreuves parce que, à aucun moment, il n’a été convenu de les laisser gagner. Il y avait une vraie compétition, si j’avais pu gagner toutes les épreuves, je les aurais évidemment gagnées. Voilà, il faut quand même aimer la compétition et aimer participer aux épreuves, évidemment.

 

 

On l’a vue sur les images off diffusées lors de la deuxième partie de soirée, vous aviez parfois l’envie de vous exprimer mais cela était impossible, pour ne pas être reconnue avant l’heure par les candidats…

En fait, mon but était en effet de les impressionner et aussi de ne pas me faire découvrir, ce qui passait également par la gestuelle. En effet, ça n’aurait pas été approprié de parler parce que ça aurait pu leur donner plus d’indices. Mon objectif était également de les laisser dans cette position un peu indécise et inconfortable mais, voilà, c’est un jeu, ils l’ont bien compris et, quand j’ai pu me démasquer, ils ont vu que j’étais souriante et gentille en fait.

D’entrée de jeu, vous affrontez Diane, tout en haut du fort, dans l’épreuve des cotons tiges aériens. De quoi se mettre en jambes de suite…

Oui, c’est une épreuve qui est très impressionnante. Je dois dire que, pour les épreuves, et c’était très bien comme cela, je n’ai su qu’au dernier moment celles que j’allais faire, pour garder une certaine équité avec les autres candidats. Ceux qui étaient face à moi connaissaient sur le moment les épreuves, pour moi on m’avait donné le programme quelques heures avant mais je n’ai pas pu m’entrainer spécifiquement sur telle ou telle épreuve. Donc c’était très bien pour l’équité. Je me suis retrouvée, effectivement, face à Diane. Déjà, c’est une épreuve qui est impressionnante et Diane l’est aussi parce qu’elle est très grande, elle est élancée, je pense qu’elle est plus puissante que moi. C’était assez impressionnant, à la fois pour elle et pour moi mais mon but était de ne pas le montrer.

 

 

S’en sont suivies les deux cages, face à Cléopâtre, épreuve que vous connaissiez bien, pour l’avoir faite quelques années auparavant…

Oui ! Là, je peux dire que ma petite expérience dans « Fort Boyard » m’a servie parce que j’avais déjà fait cette épreuve-là, je me rappelais de la technique et de la manière dont il fallait l’aborder. J’avais face à moi une sportive de très haut niveau, gardienne de l’équipe de France de hand, donc je me méfiais quand même mais, voilà, c’est une épreuve qui est assez technique et on a beau être puissante, c’est la technique qui prime. Je dois dire que ma petite expérience m’a beaucoup aidée sur cette épreuve.

On vous a ensuite vue dans la lutte, face à Diane, une nouvelle fois. Là aussi, c’est une épreuve qui ne vous était pas inconnue. Comment l’appréhende-t-on quand on doit cette fois-ci défendre une clé, donc quand on est plus en position défensive ?

Je dois dire que, sur toutes les épreuves, j’ai eu le sentiment d’avoir plus de pression en étant un personnage qu’en étant un candidat. Quand on est candidat, on est là pour gagner et j’étais plus dans la position de ne pas perdre. Notamment sur la lutte dans la boue. Voilà, ça met plus de pression, plus de stress et on représente aussi quelque chose donc le stress était quand même très présent. J’avais, oui, quelque chose à défendre. Surtout, sur cette épreuve, j’avais une revanche à prendre sur Diane et, malheureusement, je n’y suis pas arrivée. Encore une fois, sur cette épreuve, il y avait peut-être une part de technique mais, aussi, la taille et la puissance comptaient. Elle est plus grande que moi de 10 à 12 centimètres, ça s’est senti, elle a réussi à se faufiler, bravo à elle.

Lors des aventures, deux nouvelles oppositions se sont présentées à vous. D’abord le tir à la corde puis le précipice extérieur. Sur ce dernier, on vous a malheureusement vu perdre l’outil…

Ça a été une frustration extrême pour moi, de rater cette épreuve. Parce que, comme je le disais, je suis compétitrice. Quel que soit le contexte, j’aime bien gagner et, là, en plus, en voyant les images, j’étais vraiment en avance sur le parcours, tout se passait bien pour moi et ça a été une erreur pas d’inattention mais de stress je pense, à vouloir faire trop vite. Il faut savoir que, sur le petit outil qu’il fallait récupérer, on pouvait passer le bras dans un lien pour tenir la clé. Tout simplement, j’avais des gants sur mon costume et j’ai pensé que ma main s’était glissée dans le lien pour pouvoir supporter la clé. Mais, en fait, je n’ai pas passé ma main dans le lien et je voulais repartir en ayant l’outil autour de mon bras mais il n’était juste pas attaché…Donc, malheureusement, je suis passée à côté. J’ai lu quelques commentaires sur les réseaux sociaux qui disaient que j’avais fait exprès de perdre…mais jamais de la vie ! Je n’accepterai jamais de faire exprès de perdre, pour une quelconque raison. Là, ça a été une vraie erreur de ma part d’inattention et les candidats, Thomas Thouroude en l’occurrence, en ont profité et ont gagné cette épreuve-là. Quand je suis rentrée, j’ai dit à ma compagne que « j’étais tellement frustrée de cette épreuve », surtout que c’était la dernière et que j’avais à cœur de la gagner. Ça ne s’est pas fait, c’est comme ça et j’ai envie de dire « tant mieux pour les candidats et l’association ».

 

 

Plus globalement, avez-vous dû dépasser certaines peurs ou phobies pour être à l’aise ?

L’épreuve qui m’a la plus impressionnée reste celle du précipice, quand on a évolué sur les parois du fort. Les cales sur lesquelles on met les pieds sont très très fines, on a très peu d’accroche et il y a le vide en dessous donc c’est très impressionnant. C’est peut-être cela aussi qui m’a fait perdre mes moyens à un moment donné. Alors que je pensais être maitre de mes émotions, avec mon expérience…il se trouve que le fort m’a réservé des surprises.

En conclusion, quels principaux souvenirs gardez-vous de ce nouveau tournage sur le fort ?

Déjà l’ensemble des épreuves car ce sont des choses qui me plaisent. D’avoir, malgré tout, gagné une sportive de haut niveau, j’étais assez fière de moi et contente. De pouvoir partager une journée dans les coulisses du fort, à regarder les équipes travailler, évoluer, à voir comment font les costumières, … c’était super intéressant. C’était la première fois que j’endosse un rôle et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Donc, voilà, que du positif, vraiment une très très belle expérience de faire partie de ce programme.

 

 

Toute la journée, avec les candidats, c’était le jeu du chat et de la souris, il fallait se montrer très discrète pour ne pas casser le suspens qui m’entourait tout au long de cette émission. Je dois dire que les deux derniers indices qui ont été donnés me concernant les ont pas mal aiguillés. Au départ, ils étaient totalement perdus, ils ont dit plein de noms très différents, qui n’avaient rien à voir avec moi. Au fur et à mesure, la production me disait qu’ils pensaient à telle ou telle personne et on a beaucoup ri parce que, en quelque sorte, le pari était gagné. S’ils m’avaient reconnue tout de suite, il y aurait eu moins d’enjeu et ça aurait été moins rigolo. Là, ils ont un petit peu galéré mais l’indice du manioc les a quand même dirigés vers la bonne réponse malgré tout.

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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