Fort Boyard : Amandine Petit, Miss France 2021, nous parle de sa nouvelle participation au programme estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Ce samedi 9 juillet, nous pourrons vous retrouver dans la deuxième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Ah oui, je suis hyper contente ! C’est vrai que « Fort Boyard » est vraiment une émission qui a bercé mon enfance, j’adorais regarder « Fort Boyard », tous les samedis, c’était un peu le rituel à la maison, à regarder avec ma sœur, avec mes parents, j’adorais et je n’avais jamais imaginé me retrouver à la place de ces personnalités qui font les épreuves et qui relèvent les défis. En fait, j’avais ce côté de moi qui avait très très très envie d’y retourner et, en même temps, cette peur de se dire « waouh, est-ce que les épreuves qu’ils vont avoir réinventées cette année vont être aussi dures que les épreuves qu’ils réinventent chaque année ? » Parce que, à chaque fois, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre passage l’année dernière ?

Un super souvenir ! L’année dernière, j’avais adoré faire « Fort Boyard ». Honnêtement, c’était une des participations à une émission, en réalité, que j’avais préférée sur mon année de Miss France parce que ça change, parce que c’est vraiment un moment où on baisse les armes et où il n’y a plus que le physique, le mental et une énorme partie de nous qui sont là. On se dit que l’on relève le défi pour une association, en plus on est en équipe, ça permet de rencontrer tout plein d’autres personnes que l’on ne connait pas et avec qui on peut se dire « là, on va se défier et on va voir de quoi on est capables tous ensemble ».

 

 

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Lors de la seconde participation, on sait à quoi s’attendre, j’avais peur, je savais que, potentiellement, je pouvais refaire le saut à l’élastique, je savais comment étaient les épreuves, ce que ça fait que d’être sur le fort. J’ai ressenti exactement les mêmes émotions que la première fois, voire même plus car j’anticipais et je savais que je pouvais angoisser face à certaines épreuves. Cela ne m’a pas permis d’être moins angoissée que l’année d’avant.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Oui, il y avait des épreuves que j’attendais avec impatience, j’avais dit l’année dernière que, si je revenais sur « Fort Boyard », je referais le saut à l’élastique et que, cette fois-ci, je le ferais. Cette année, le saut à l’élastique a fait partie des épreuves qu’ils m’ont proposées. Je vous laisserai regarder, avoir le plaisir de voir si j’ai relevé le défi ou pas mais j’avais cette adrénaline de me dire « est-ce que tu vas y arriver ? est-ce que tu vas arriver à relever le défi ? ». En même temps, on sait que l’on est hyper bien encadré sur « Fort Boyard »… quand on fait des épreuves, il y a 98% de chance que l’on y arrive parce que l’on nous a briefé juste avant et finalement, si on nous propose cette épreuve-là, ça veut dire que l’on en est capable. En même temps, il y a ce soupçon de 2% de réalité où c’est la tête qui va faire un blocage par moment et qui va ne pas permettre de faire certaines épreuves. Parce qu’on reste des êtres humains et même si c’est une émission télé, ce n’est pas une télé réalité où on sait ce qui se passe. Il y a des moments où j’avais vraiment peur, où j’avais des blocages.

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Bien sûr ! A chaque fois, il y a de nouvelles épreuves, de nouvelles énigmes, une nouvelle équipe. On ne sait jamais, finalement, à quelle sauce on va être mangé à l’avance. Même s’il ne s’agit pas de nouvelles épreuves…Typiquement, si on prend Elodie Gossuin qui était dans mon équipe cette année, la saison dernière, elle a fait le saut élastique pour la première fois, alors qu’elle a pourtant fait l’émission, je crois, douze fois. Donc, même lorsque l’on est des impondérables, des piliers de l’aventure « Fort Boyard », il y a des épreuves, qui sont des anciennes, que l’on peut faire au bout de X années. Donc, réellement, quand on met le pied sur « Fort Boyard », il faut se dire que, à tout moment, on va faire des épreuves qui vont nous emmener dans nos plus grands retranchements, dans nos plus grosses peurs et que la place de la surprise est réellement présente pour le coup. En fait, on ne peut pas maitriser… « Fort Boyard », on ne maitrise pas ce qui va se passer. Mais, en même temps, ça fait partie de la beauté de « Fort Boyard ».

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Unicef France » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Evidemment ! Le fait d’aller sur « Fort Boyard » est une chance inouïe et il y a aussi, derrière, le fait d’être dans une émission qui soutient une association donc, effectivement, on se bat pour remporter des fonds pour une asso. Cela donne une ampleur encore plus belle à faire une émission comme celle-ci. Effectivement, quand on fait une émission, en plus en groupe, avec d’autres personnalités, c’est chouette… mais quand on pousse l’émission à se dire que tout ce que l’on va récupérer sera reversé à une association, ça fait que, lorsque l’on est sur une épreuve et que l’on a du mal à la faire parce que l’on a peur, ça donne une envergure encore plus belle…pour le coup, ça permet de se surpasser encore plus et de se dire que l’on a la chance de pouvoir le faire, de pouvoir sauter dans le vide, de pouvoir repousser ses limites. Si, en plus, c’est pour une association aussi belle que l’Unicef, on se pose encore moins de questions et on essaie de repousser ses limites.  

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Bien sûr ! Il y avait des peurs et des craintes que l’on avait communes avec d’autres personnes, comme je vous le disais, malgré que l’on ait des recordman et recordwoman du nombre d’émissions effectuées et du nombre d’épreuves remportées. J’avais dans mon équipe Bruno Guillon avec qui j’avais fait l’émission l’année dernière, j’avais aussi Elodie Gossuin, des personnes qui font « Fort Boyard » depuis des années. Cela montre à quel point « Fort Boyard » est une belle émission parce que, quand on vient pendant autant d’années de suite, c’est que l’on y est bien et que l’on prend plaisir à y être. En même temps, ça ne veut pas dire qu’eux-mêmes n’avaient pas peur sur certaines épreuves. Mais, effectivement, ils vont avoir des fois les petites ficelles de certaines épreuves, en nous donnant des indications et des recommandations. C’est-à-dire qu’ils étaient là dès fois pour nous dire « écoutes, cette épreuve-là, je l’ai déjà faite, penses à mieux mettre tes pieds comme ça. Moi, stratégiquement, je pense qu’il vaudrait mieux que tu t’allonges à tel moment. Ecoutes bien ce que l’on te dit lorsque l’on est derrière la porte ». Donc, bien sûr, ça permet d’avoir d’un côté plus de pression parce que l’on se dit « waouh, ils sont très forts » et d’un autre côté d’appréhender les épreuves avec plus de sécurité et de maturité puisqu’ils connaissent dès fois les petites failles de cette épreuve, nous disant alors « là, ce serait mieux que tu prennes comme ça, tu seras plus confortable et sûrement tu iras plus loin dans l’épreuve ».

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, je vous avouerai que je n’ai pas eu une sensation différente de quand elles ne tournaient pas. Déjà, pour poser les pieds à l’intérieur, on nous met sur un petit panier, menant du bateau jusqu’au fort et, à ce moment-là les caméras ne tournent pas. Qu’elles tournent ou qu’elles ne tournent pas, comme on est là pour relever des défis, pour aller au-delà de nos peurs, pour se risquer sur certaines épreuves avec des animaux ou d’autres où c’est seulement une fois que l’on y est que l’on se rend compte, qu’il y ait une caméra ou qu’il n’y en ait pas, pour ma part, ça ne changeait rien du tout, j’étais moi-même du début à la fin. D’ailleurs, quand on me proposait des raccords maquillage, l’idée était surtout d’aller jusqu’au bout de l’épreuve. En réalité, on est là pour se surpasser, on n’est pas là pour tenir une image parfaite, surtout moi dans la posture que j’avais, de Miss ou d’ancienne Miss. Non, l’idée est de se surpasser donc les caméras, qu’elles soient là ou pas là, je vous avouerais que ça ne changeait pas grand-chose.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Le surpassement de soi, l’esprit d’équipe, le bonheur de pouvoir être tous ensemble afin de se battre pour une association. Je ne pourrais pas vous dire si on a réussi à gagner ou pas des boyards mais, dans tous les cas, on était tous unis pour l’Unicef et, d’ailleurs, c’était notre cri de guerreJ. Mais c’était beau, rien que le fait d’être tous unis pour une même cause et de se surpasser, peu importe si l’on a ou non remporté quelque chose, c’était très beau. Encore une fois, je retiendrais le surpassement de soi parce que les épreuves n’ont encore, une année de plus, pas été simples… « Fort Boyard » m’aura mené la vie dure encore une année de plus mais je reviendrai avec grand plaisir l’année prochaine, toujours plus loin, toujours haut, toujours plus, …c’est la devise de « Fort Boyard » mais, réellement, elle prend tout son sens quand on est sur le fort.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, évidemment ! Ça fait plaisir d’être sur cette seconde partie de soirée parce que ça permet aussi de se confier sur ce qui s’est passé dans la journée, de faire un petit débrief commun avec l’ensemble des personnes de notre équipe. Et puis, dans la seconde partie de soirée, c’est aussi la possibilité de remporter 1 500 euros de plus pour l’association, ce n’est pas des moindres car chaque euro qui est reversé à cette association compte. Ce sont donc encore trois défis supplémentaires, dans des conditions où on a fait des épreuves pendant toute la journée, où on est fatigué et où le fort est dans l’ombre puisque la nuit est arrivée. Généralement, on n’en peut plus et ça permet d’aller encore plus loin, effectivement et, du coup, de voir, dans la fatigue, ce que l’on est encore capable de faire. Là, pour le coup, c’est vraiment le mental qui prend le dessus et c’est très sympa. La soirée s’est terminée avec la célébration et la surprise de notre fameux présentateur, Olivier, qui est là depuis plusieurs années et qui tient très bien son rôle. On lui a fait une surprise pour le féliciter et, surtout, pour lui montrer toute l’affection que les équipes de « Fort Boyard » ont pour lui. Parce que, finalement, sans régie, sans production et sans présentateur, cette émission n’aurait pas le même sens qu’elle a aujourd’hui. Donc cette seconde partie de soirée, c’est aussi pouvoir passer du temps avec les personnes en régie, avec les personnes à la présentation et qui organisent toute l’émission parce qu’on leur doit une belle chandelle. S’ils n’étaient pas là, l’émission n’aurait pas lieu, en fait. Les animaliers, toutes les personnes qui sont là pour encadrer…parce qu’il faut savoir que lorsque l’on est dans un endroit avec des animaux, tout est encadré par des animaliers qui sont là pour nous dire de ne pas, nous, nous mettre en danger et de ne pas mettre les animaux en danger. Tout est vraiment sous contrôle, à tout moment.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Alors, il faut être hyper motivé, il faut avoir un bel esprit d’équipe, pouvoir encourager ses coéquipiers et, surtout, ne pas vouloir n’être que gagnant dans l’âme. Il y a des moments où on ne va pas y arriver, il y a des moments où on va avoir tellement peur de l’épreuve qui nous est proposée que, finalement, ça va souder l’équipe et ça va permettre, soi-même, de se découvrir d’autres aptitudes. Alors, peut-être que l’on ne réussira pas dans l’immédiat l’épreuve mais ce n’est pas grave. C’est hyper important de ne pas avoir uniquement un esprit de gagne mais d’avoir un esprit commun d’équipe et de se soutenir les uns les autres. Et, évidemment, pour aller à « Fort Boyard », il faut avoir un petit côté sportif et revanchard mais il n’y a pas besoin d’être le plus grand sportif pour réussir sur le fort. Je suis très peu sportive et j’ai réussi. Il faut juste avoir, voilà, un esprit d’équipe, l’envie d’aller toujours plus loin et de se surpasser. Et je dirais de laisser son esprit de côté et de ne pas réfléchir, de foncer.

Merci, Amandine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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