Fort Boyard : Alex Goude évoque sa septième participation à l'émission mythique de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alex,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 30 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la cinquième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, vous savez, je commence à devenir un peu un vieux routierJ , je ne vais pas dire que je suis un de ceux qui en a fait le plus, il y en a qui me battent largement comme Bruno Guillon ou Elodie Gossuin, qui en ont encore plus que moi. Mais je commence à être pas mal…si on compte « Fort Boyard » et « Boyard Land », j’approche de la dizaine donc je commence à être rodé. C’est marrant, à chaque fois que j’y vais, c’est un mélange de plaisir et de trouille totale, tu reviens toujours un peu chamboulé de cette expérience donc tu y vas à chaque fois en se disant que ça va aller.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de vos six premiers passages ?

Plein, franchement ! La première fois que tu y vas, c’est très étonnant. Comme c’est un jeu qui existe depuis que tout le monde est petit quasiment – c’est le plus vieux jeu de la télé française avec « Des chiffres et des lettres » -, tu as plein de souvenirs d’enfance donc tu as l’impression que c’est une madeleine de Proust. Tu as l’impression d’être dans un de tes trucs d’enfant donc c’est très déstabilisant la première fois et puis, après, c’est comme tout, tu t’y fais très vite et ça devient le plaisir de se dire « je suis sur l’endroit mythique de la télévision mythique ». Je retrouve Olivier, je retrouve Passe-Partout, Passe-Muraille, le Père Fouras, tous les personnages emblématiques qui sont là-bas. Donc c’est vraiment toujours plein d’émotions quand tu vas là-bas. C’est plein d’émotions aussi parce que tu vas à la découverte de tes camarades, on ne se connait pas forcément tous avant de partir, c’est aussi la rencontre de plein de gens. Je suis très pote avec Vincent Clerc que je ne connaissais pas, on s’est rencontrés là-dessus. Oui, c’est toujours un moment d’émotion et de vie très intéressant.

 

 

Fort de ces premières expériences, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

C’est exactement les deux ! Vous avez tout comprisJ. En fait, ce sont les deux en même temps. Evidemment, comme j’ai valeur de vieux routier maintenant, c’est sûr que pour tous les gens qui sont dans l’équipe, c’est toujours « ah ça, tu connais, qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est quoi l’astuce ? Comment est-ce que l’on va faire ? ». Toi, tu as vu aussi tous tes potes dans les années précédentes se cramer sur certaines épreuves et tu es là, à dire « ce n’est rien, rassures-toi, il faut faire comme cela… ». Si ça te tombe dessus, tu es un peu embêté, tu sais que c’est difficile, que c’est plus ou moins physique. Donc c’est vraiment un mélange des deux. Là, on avait, dans l’équipe, des gens qui n’avaient fait le fort, notamment Juju, ni Perrine. Quand ils découvrent, c’est sûr que les gens te demandent « bon, ça, c’est comment ? » et je dis « Aucun problème ! », alors que je sais que c’est l’horreurJ. Mais je donne une ou deux astuces quand même.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Ecoutez, on ne va pas se cacher, j’ai une frousse panique de l’eau donc je sais qu’ils ne prendront jamais le risque de me mettre dans une épreuve avec de l’eau. Pour le reste, je n’aime pas spécialement les bestioles et ils ne se gênent pour me mettre avec à chaque fois. Après, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que Willy est un pote, que j’aurais pu citer d’ailleurs tout à l’heure dans les persos récurrents, c’est vrai que, à chaque fois, j’ai Willy. Peut-être parce que l’on se connait et qu’il prend un malin plaisir à me torturer. Je me retrouve avec mon Willy, je sais que c’est un moment difficile à passer. J’aime bien les épreuves de logique, où mon cerveau travaille plus que mes muscles. Je ne sais pas pourquoi, j’ai un léger avantage de ce côté-là. C’est rigolo d’ailleurs, j’avais cette fois-ci une équipe composée de champions olympiques ou de sportifs de haut niveau et moi j’étais vraiment la tâche au milieu de tout cela. Ils ont décidé de faire un truc un peu particulier cette année, qui s’appelle « L’aventurier solitaire ». Tu arrives, tu es tout content, tu es avec tous tes potes, tu te dis que c’est cool, qu’eux vont assurer comme des bêtes. Et puis, il y a le Père Fouras qui te dit qu’il y a une petite nouveauté cette année, le fort est pour toi tout seul. Je rentre tout seul dans le fort, ce qui évidemment ne m’est jamais arrivé et n’est jamais arrivé à personne. Ils m’ont fait un cadeau, un peu spécial on ne va pas se le cacher. Je rentre tout seul avec Passe-Partout et tant que je ne réussis pas d’épreuve, je ne peux pas libérer les autres. C’était assez, comment vous dire,… flippant !

 

 

 « Fort Boyard », c’est donc aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Non, non, bien sûr, ils te font plein d’épreuves à chaque fois que tu ne connais pas, ils te font aussi des variations dans les épreuves, on est à se dire « bon, ben, écoutes, on va voir ce qui te tombe dessus ». Les seuls trucs pour lesquels tu peux un peu te préparer, vous savez, c’est quand on affronte les maitres du temps. Où c’est quand même un peu des trucs de logique, certains jeux que l’on a déjà vus dans des fêtes foraines, où, là, tu peux un peu réfléchir. Par exemple, les bâtons, je les révise chaque année avant d’y retourner, comme ça, si jamais je tombe dessus, je peux gagner. Mais bon, comme ils le savent, ils ne me le donnent plus jamaisJ. Pour le reste, il faut se laisser porter et espérer que ça passe.

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Premiers de Cordée » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien sûr ! Là, c’est une asso dont Vincent est parrain. On a tous évidemment sauté sur l’occasion, c’est le cas de le dire, pour venir les aider. C’est, à la fois, hyper motivant et hyper stressant. Evidemment, tu es hyper motivé. L’avantage que ça a, c’est que, si on le faisait juste pour nous, quand c’est trop dur, on arrêterait. Là, tu le fais parce que tu penses aux enfants et aux gens que tu défends. Donc tu te dis qu’il faut que tu dépasses tes peurs et il faut que j’y aille. Même si, parfois, c’est très compliqué. Moi, en 7 ans, ça m’est arrivé une fois d’abandonner parce que c’était un truc que je ne pouvais vraiment pas faire. C’était horrible pour moi, c’était un peu une sensation de claustrophobie, je n’ai vraiment pas pu faire l’épreuve. J’ai dû poser le tournage pendant 10 minutes avant d’abandonner, je me disais que je n’y arriverais jamais et qu’il valait mieux que quelqu’un d’autre y aille que moi. C’est hyper difficile parce que tu te dis que, si on se rate – ce qui m’est arrivé une fois en 7 ans-, tu rapporter 3 000 euros à l’association, ce qui, évidemment, est beaucoup moins que si on réussit à rentrer dans la salle et à récupérer les boyards. Donc ça te met quand même une grosse pression parce que tu ne veux pas échouer, juste en pensant à tous les gens que tu vas aider.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Je t’avoue que, eux, ont été un peu surprisJ. Tu as quand même des champions olympiques, le plus grand Youtubeur de sport de France, un mec qui n’a jamais gagné « Koh Lanta » mais qui l’a fait 127 fois et qui a toujours finit deuxième. Tu as quand même des brutasses et il y a moi au milieu. Donc, quand ils m’ont vu débarquer, ils se sont dit « bon, ok, mais vous êtes sûrs que ce n’est pas le Maillon faible votre truc, là ? ». Mais, bon, ça s’est super bien passé, on s’est super bien entendus, surtout on a beaucoup rigolé. On n’a pas beaucoup dormi la nuit d’après, ça finit tard, on a fait la fête jusqu’à très tard et on s’est levés très tôt le lendemain matin pour prendre le petit déj tous ensemble. Et on communique encore aujourd’hui sur les réseaux sociaux, on se parle donc c’est cool. C’est une aventure humaine à chaque fois, ce jeu, c’est quand même quelque chose.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je vais être très égoïste, c’est la première fois que quelqu’un rentre tout seul dans le fort et ça, quand même, ça te fait un effet un peu bizarre. Tu te dis « attendez, là, si je n’arrive pas sur les épreuves, il faut que je me coltine tout tout seul ? » Donc, tu es là, tu commences, tu es tout seul, avec André, alias Passe-Partout, que je connais bien maintenant. Je suis rentré tout seul avec lui dans le fort, je me suis dit « qu’est-ce qui m’attend ? qu’est-ce qui va m’arriver ? ». J’ai, comme toujours, bien morflé sur les épreuves, il y en a une où j’ai encore un bleu qui est toujours là aujourd’hui, alors que le tournage a eu lieu il y a quelques semaines. Après, c’est la bonne camaraderie, entente de ces gens qui sont quand même des sportifs de haut niveau. Quand tu as un Alain Bernard avec toi, à côté duquel tu ressembles à un hobbit – le mec fait 12 mètres de haut-, tu te dis que c’est un winner. Pareil pour Vincent, pour Freddy, pour Perrine, pour Thibault et Juju, à leur façon. Donc je me sentais un peu porté par la hargne sportive de ces athlètes.

 

 

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, alors tu finis tard, je ne vous cache pas que la journée est très longue sur le fort. Mais on s’amuse, chacun peut revoir les moments qui l’ont marqué dans « Fort Boyard » en général donc c’est toujours assez chouette. Il y a ces épreuves en plus qui sont toujours un petit bonus supplémentaire. On s’est donnés au maximum, jusqu’à très tard, après tu reprends le bateau pour rentrer à La Rochelle. Tu prends des photos, tu gardes des souvenirs et ce sont des souvenirs que tu auras à vie, c’est ça qui est cool. C’est un endroit un peu mythique quand même, les gens n’ont pas tellement le droit de rentrer dedans, à part les participants du jeu de tous les pays. Donc, encore une fois, tu as la sensation de faire un truc exceptionnel, tu le sais, tu vois le fort dans des ambiances différentes, tout cela est exceptionnel, tu le gardes dans un coin de ta tête et ça sera toujours là, tu l’as fait. Après, tu gardes l’émission, tu la montres à tes enfants, tu es content…

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Je pense que, déjà, il ne faut pas penser à sa gueule parce que, quoi que tu fasses, tu as l’air ridicule. Et les images ne sont pas vraiment faites pour te mettre en valeur, on ne va pas se le cacher. Je crois que, dans cette émission – je ne sais pas s’ils vont le garder au montage – je perds carrément tous mes sous-vêtementsJ, sur une épreuve un peu bizarre. Tout le monde m’a dit « oh là, là, on a tout vu ». Je ne sais pas si ça sera gardé…mais il ne faut pas que tu penses à toi, il faut que tu y ailles, il faut oublier maquillage, bon look, tout part à la poubelle en 4 secondes chrono. Ensuite, il faut vraiment un petit peu de courage et de volonté, ce n’est quand même jamais facile, il n’y a pas une épreuve facile en fait. Tu le sais et, à partir de ce moment-là, tu te dis « bon, allez, on y va, on est partis ».

Si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, on vous imagine prêt à repartir à l’assaut du Fort ?

Oui, bien sûr, évidemment ! Ils le savent, ils ont bien compris, ils m’appellent à chaque fois, même pour « Boyard Land ». J’y vais bien sûr avec plaisir. Bien sûr, on se fait tous des petites bobos, c’est obligé mais tout cela est compensé par tous les souvenirs que tu gardes, l’asso que tu aides et le bonheur de faire cette émission vraiment emblématique.

Merci, Alex, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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