Festival d'Avignon 2022 : Anaïs Raciti évoque le spectacle dans lequel elle joue chaque soir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous participez actuellement au Festival d’Avignon 2022, avec la pièce « Tabula Rasa », de Emilie Rasseneur. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

C’est un peu le QG des artistes comme j’aime l’appeler. C’est LE rendez-vous de tous les comédiens et de tous les artistes. Evidemment, c’est une chance, je suis trop contente d’être là, c’est un pur bonheur, on s’éclate, c’est une aventure d’un mois. C’est un rythme intense, on est à fond dans l’action et ce n’est que du plaisir. C’est une toute première pour moi. Depuis le temps que j’en entendais parler, là, on a l’occasion d’être programmés et ça se passe trop bien.

Avec vos mots, comment présenter ce spectacle ?

« Tabula Rasa » veut dire « table rase ». « Supposons donc qu’au commencement l’âme est ce que l’on appelle une Table Rase, vide de tout caractère, sans aucune idée, quelle qu’elle soit. Comment vient-elle à recevoir des idées ? Je réponds en un mot, de l’Expérience » John Locke. « Tabula Rasa » est un spectacle très visuel qui mêle théâtre, danse, chant… Nous assistons à la naissance des sept péchés capitaux, qui nous confrontent à nos différentes manières de fonctionner et de réagir face au monde. Avec un regard amusé, ce spectacle met en avant nos schémas bien souvent répétitifs et conditionnés. Il cherche à questionner la notion de libre arbitre et à révéler certains rapports de forces pour permettre à chacun de se libérer d’une identité sociale endossée. Il propose alors, humblement et avec le sourire, de faire table rase et d’aller vers un monde où chaque différence est une force et où le collectif en est d’autant plus une.

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Ce qui est génial, c’est que l’on peut partager, on va tous boire un verre après parce que le théâtre permet cela. Globalement, les gens sont vraiment très très contents, ils ressortent avec la banane. Cela touche tout le monde, ça résonne en chacun, on peut tous se retrouver dans les sept péchés. Donc les gens nous parlent aussi de leur bouleversement. Il y a des moments qui touchent plus que d’autres et, généralement, les retours que l’on a sont « j’ai rigolé, j’ai pleuré, j’ai passé un super bon moment et on est avec vous, vous êtes généreux, vous y allez à fond et ça nous touche beaucoup ». Donc c’est top !

Au moment de vous approprier le rôle, avez-vous eu des sources d’inspiration particulières ?

Pour la construction et l’incarnation de ces personnages, Emilie nous a fait traverser des exercices d’improvisation avec beaucoup d’interactions avec les autres péchés, afin de nourrir notre propre jeu. Nous avons cherché les définitions des péchés, le chemin émotionnel à parcourir. En tant que personnes et comédiens, nous sommes allés puiser en nous un imaginaire fait de nos émotions, nos expériences et notre sincérité. De ce fait, nous avons construit un passif à nos péchés, une histoire, une pensée. Chaque soir émergent de nouvelles choses dans la spontanéité de notre énergie collective.

 

 

L’effervescence du festival est telle qu’il faut savoir se démarquer parmi les 1 600 spectacles proposés. On imagine vos journées très riches et très chargées ?

Totalement ! Le matin, on part en parade de 11h à 14h. Avec notre groupe, on a organisé un petit show, si je peux appeler cela comme ça. En fait, on marche et, au lieu de juste donner des flyers, on a fait une petite choré. On discute ensuite beaucoup avec les gens, pour nous le contact est quelque chose de très important. Donner des flyers pour donner des flyers ne nous intéresse pas, c’est vraiment le partage, on discute de la pièce et on répond aux éventuelles questions des gens. Cela dure jusqu’à 14h, avant ensuite d’aller manger. Si on a le temps de faire une sieste, c’est super puis on se rejoint tous pour un échauffement collectif, avant d’aller au théâtre. Sur place, il faut notamment préparer le plateau et tous ses objets. On prend 10 minutes pour se donner la force tous ensemble et, hop, on part derrière les rideaux et c’est parti !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de ce festival ?

On peut vraiment souhaiter au groupe la montée de ce spectacle et son explosion ! On espère que tous les spectateurs seront contents, on aimerait être tous portés pour que ce spectacle puisse connaitre la réussite qu’il mérite.

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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