Festival d'Avignon 2022 : Alexandra Cholton nous présente les deux pièces dans lesquelles elle joue jusqu'à fin juillet !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandra,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez au Festival 2022 d’Avignon, avec deux spectacles à l’affiche. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Exactement ! C’est une fierté et puis c’est fabuleux, surtout après la période que l’on a traversée. Ça fait un bien fou de voir tous ces gens présents, tout ce public, sans masque en plus, c’est magique. On va s’accrocher, même si c’est fatiguant, ce n’est pas grave, on y va, avec le sourireJ.

En début de journée, vous jouez dans « Amant malgré lui ». En quelques mots, comment caractériser ce spectacle ?

C’est une comédie cocasse, en fait je m’ennuie dans ma vie de couple et ma meilleure amie me propose de prendre un amant. Mon mari entend toute la conversation, il va s’inscrire sur le site de rencontres et, en fait, pendant des semaines, je pense échanger avec un étranger, alors que j’échange avec mon mari. Comme quoi, on ne connait jamais les gens avec qui l’on vit. C’est drôle, tendre, c’est une vraie histoire…

 

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Au début, elle est un peu triste, elle s’ennuie, elle est dans une routine, elle a l’impression d’être juste une maman. Après, je dirais qu’elle revit, elle se sent aimée à nouveau et là, elle rayonne, elle illumine.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Il trouve ça incongru, osé. Le fait que l’on se mélange par moment avec lui est apprécié, les gens disent qu’ils se sentent concernés. Donc on a de très bons retours.

En début de soirée, vous êtes sur scène pour « Vingt ans après »…

C’est à l’horaire de l’apéro mais on peut le prendre après du coupJ. C’est une pièce magnifique, un couple s’est follement aimé quand ils avaient chacun 17 ans, au lycée. Ils se sont perdus de vue et ils ont l’occasion de se retrouver au bout de vingt ans, sauf qu’ils ont chacun mari, femme, enfants,…quand ils se revoient, c’est une évidence, ils s’aiment, comme au premier jour. Seulement, que fait-on dans ce cas-là ? La raison ou le cœur ? C’est une belle histoire, on rit, on pleure, on passe par toutes les phases, tout le monde peut s’identifier à un moment donné de la pièce.

Mon personnage, au départ, est la bonne copine, survoltée. Ils se retrouvent tous comme des copains de lycée en fait. Plus le temps passe, plus la mère de famille reprend un peu le pouvoir, en se disant que la femme est toujours plus raisonnable que l’homme. Mais est-ce que l’amour vaincra ? Il faut venir voir la pièce…

 

 

Les journées doivent être, du coup, bien intenses ?

Oui, entre les pièces, à chaque fois on tracte pour faire venir le public. C’est vrai que c’est sportif. Moi qui suis marathonienne dans la vie et qui cours beaucoup, là, c’est comme si je faisais un marathon. Mais c’est chouette, c’est une chance. Même si on est fatigué, on serre les dents et on sait que l’on va rencontrer notre public, ce qui est merveilleux…

En tant que comédienne, vous devez aussi switcher, dans la même journée, d’un personnage à un autre…

Ce n’est pas évident. Ma seule trouille, comme ce sont deux comédies de couple, est d’inverser les prénoms. Mais, sinon, j’arrive vraiment à faire la part des choses, je ne me mélange jamais entre les deux histoires parce que c’est complètement différent. Même s’il y a des similitudes, c’est vraiment juste le prénom qui me fait peur, à chaque fois je réfléchis quand mêmeJ.

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Que ça continue, que ça reste au moins sur les bonnes bases et si ça pouvait augmenter, pour que l’on ait encore des jauges et que l’on fasse des complets plus souvent, ça serait juste fabuleux ! En tout cas, que l’on continue à faire rêver et à donner le sourire.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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