Prime Video : Romain Bouchenot fait le bilan de l'édition 2022 de Roland-Garros, qui vient de s'achever !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romain,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le tournoi de Roland-Garros a battu son plein sur les antennes de Prime Video. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de retrouver les allées et courts de la porte d’Auteuil ?

Oui, oui, c’était très sympa. Je suis Roland-Garros depuis pas mal d’années, je l’ai fait longtemps avec Eurosport quand ils avaient les droits. Donc j’ai pu commenter pendant trois ans sur place, entre 2016 et 2018. En 2019, je faisais les interviews sur le court, c’était très sympa aussi, un autre exercice. Depuis 2021 et donc cette année, j’ai fait commentateur sur Prime. Oui, c’était super ! C’est génial déjà d’être sur place et c’est vraiment sympa de voir l’ambiance, de voir que les gens reviennent à Roland, de commenter des matchs intéressants avec des consultants extraordinaires que j’ai idolâtrés toute ma jeunesse, c’est vraiment un bonheur !

Cette année encore, le dispositif Prime Video a été très riche et très complet, du court Simonne-Mathieu à la Night Session, en passant par des émissions en direct….

Exactement ! Je trouve qu’ils font un super boulot, c’est bien cadré, tout le monde a son rôle bien défini, on a l’apport de consultants qui sont hyper pertinents et très bons dans leur rôle. Ces deux éditions sur Prime Video sont, pour moi, des réussites.

D’ailleurs, concernant le commentaire en lui-même, avez-vous des petites préférences plus personnelles ? Notamment quant aux moments choisis pour prendre la parole, entre les échanges ou plutôt pendant ceux-ci ?

Pendant, on évite, après certaines fois, on est un peu dans l’obligation de continuer une phrase ou une explication…Sinon, ce sont des rôles assez définis. En tant que journaliste, je prends le lead sur le commentaire, dès le départ c’est moi qui prends la parole et j’essaie de mettre en avant le consultant, de lui poser des questions. Après, nos consultants sont rompus à l’exercice donc ils connaissant bien leur rôle aussi. Chacun reste à sa place, j’évite de donner trop mon avis sur le tennis pur mais j’essaie plutôt d’aller chercher quelque chose chez le consultant qui pourrait éclairer nos abonnés. Même si j’aime bien parfois titiller la personne avec qui je commente, comme il y a une vraie connivence entre nous – ce sont des gens avec qui j’ai beaucoup bossé aussi sur Eurosport -, on arrive à passer un bon moment et on essaie de le faire passer aussi aux téléspectateurs.

On le sait, pendant le tournoi, les journées sont très intenses. On peut, du coup, penser que votre rythme l’a été tout autant ?

C’est intense, oui, parce qu’une fois que le tournoi commence, on bosse à peu près tous les jours. On ne voit pas le temps passer parce que c’est super intéressant. En gros, on a un ou deux matchs à commenter par jour, on arrive vers 9h pour se faire tous maquiller, ce qui rallonge un petit peu les journées. Mais vous savez, dès que ma journée était terminée, je restais à Roland-Garros jusqu’à la fin de la Night Session pour regarder les matchs, j’aime tellement le tennis que je n’ai pas l’impression d’être en train de travailler. De manière générale, dans tout ce que je commente, je n’ai pas l’impression d’être au travail, j’adore mon boulot et ça ne reste que du plaisir, jamais je me dis, le matin, que ça va être une journée pénible.

Plus personnellement, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne et, en off, tout au long de la journée ?

Je fonctionne en regardant les matchs, je suis un fan de tennis, je regarde la plupart des tournois, je connais les joueurs puisque je commente ce sport depuis 2016. Je n’ai pas besoin de me faire des fiches approfondies des joueurs, j’ai beaucoup de choses en tête. Par contre, je vais regarder ce qu’ils ont fait cette année particulièrement, les face-à-face entre les deux joueurs, leurs résultats à Roland, leurs résultats en grands chelems, pour essayer d’avoir des choses à dire assez précises. Mais, de manière générale, je connais les joueurs, je ne dirais pas que ma préparation est courte, au final elle est plutôt longue et intense sur l’année à regarder les matchs et ça évite de devoir passer énormément de temps avant un match pour le préparer.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur cette édition 2022 ?

Il y a eu deux tournois. Un tournoi masculin qui a été assez exceptionnel puisque tous les meilleurs étaient au rendez-vous. Il y a eu des grosses confrontations. Malheureusement, le tirage au sort a fait que la finale était moins intéressante parce que tous les meilleurs étaient dans le haut du tableau mais on a eu des matchs de dingue, avec Nadal face à Auger-Aliassime notamment. Le match de Gilles Simon a aussi été super sur le court Simonne-Mathieu, l’hommage à Tsonga a été vraiment bien. Ce fut une super édition chez les messieurs, il y a eu des gros matchs, beaucoup d’intensité, une belle histoire avec Nadal, la confrontation avec Djokovic qui a tenu ses promesses. C’était magnifique du côté des hommes. Chez les dames, malheureusement Swiatek est tellement au-dessus des autres…il va falloir que les autres se mettent au niveau, sinon on risque de la voir en finale de tous les tournois du grand chelem.

En complément, sur quels autres programmes et antennes pourra-t-on vous retrouver prochainement ?

En tant que pigiste, je n’ai pas vraiment de planning défini, je commente pas mal de golf sur Canal et de tennis sur Eurosport. Je pense peut-être aux tournois de préparation de Wimbledon. Puis la tournée américaine, ainsi que l’US Open. Après, j’espère d’autres sports également. J’ai présenté une émission de ski, un peu en remplacement, l’an passé, « Chalet Club » sur Eurosport, j’aimerais bien en refaire un peu l’année prochaine, je fais de la coupe de France de foot aussi, bref j’ai un planning assez chargé et diversifié. C’est vraiment pour cela que j’ai choisi ce boulot.

Vous enchainez régulièrement d’un sport à un autre. Cela doit être bien sûr plaisant mais aussi très complémentaire ?

Oui, oui, c’est pour ça que j’aime ce métier. J’ai eu quelques propositions de contrat à Canal, notamment pour le golf. Je n’avais pas spécialement envie de ne faire que ça, j’adore commenter ce sport, c’est toujours un plaisir de bosser avec eux mais j’ai toujours été intéressé par le sport en général. Donc j’aime bien pouvoir faire des sports différents, avec un rythme de commentaires qui l’est également – ce n’est pas la même chose de commenter du foot, de présenter du ski ou de commenter du tennis voir du golf. Il y a une réelle remise en question à chaque fois, il faut se replonger dans le sport, travailler en amont, ce que j’aime bien. Oui, je suis un fan de sport donc pouvoir faire cela est vraiment un plaisir. Ça me permet aussi de rencontrer des consultants de sports différents, d’enrichir mes connaissances sportives auprès d’eux, oui, c’est un pur bonheur.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de la saison en cours ?

Que ça continue comme ça, franchement tout se passe bien. Alors c’est vrai que, en tant que pigiste, on aimerait toujours bosser un petit peu plus parce que l’on passe derrière les titulaires de chaque chaine mais là, j’ai eu un super rythme depuis le début de l’année, j’espère que ça va continuer comme cela. Surtout, que je continue à prendre du plaisir à commenter avec ces gens-là et à commenter des grands évènements, comme j’ai la chance de le faire assez souvent.

Merci, Romain, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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