Prime Video : Olivier Jacquemin évoque la quinzaine de Roland-Garros, où il commente quotidiennement des matchs !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Olivier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le tournoi de Roland-Garros bat son plein en ce moment sur les antennes de Prime Video. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de retrouver les allées et courts de la porte d’Auteuil ?

Oui, c’est sûr ! En même temps, je ne les avais pas trop quittés, auparavant, les deux d’années précédentes, j’avais pu travailler pour Eurosport et les années d’avant, pour la fédération française de tennis, où j’étais sur les écrans géants, avec un journal le matin et des interventions tout au long de la journée pour donner l’ambiance et indiquer ce qui se passait. Sans oublier Infosport encore auparavant.

C’est toujours un moment important. Dès que l’on commence à commenter sur la terre battue, au moment de Monaco, tout est focalisé sur cette période de Roland-Garros, où on voit les joueurs monter en puissance, ceux qui se blessent, … Dès que l’on va chercher notre accréditation, c’est bon. Dès que l’on franchit les grilles, on est dedans et c’est sympa. Et puis, là, il y a un monde de dingue, c’est surréaliste, il y a une ambiance fabuleuse…le match de Gilles Simon sur le Simonne-Mathieu, que j’ai commenté d’ailleurs, c’était juste de la folie furieuse, dans le bon sens du terme.

Cette année encore, le dispositif Prime Video est très riche et très complet, du court Simonne-Mathieu à la Night Session, en passant par des émissions en direct….

Oui, oui, il y a un magnifique dispositif, on est 5 commentateurs, il y a Thibault le Rol et Clémentine Sarlat à la présentation, il y a Benoit Daniel, Maly Thomas et Virginie Sainsily qui sont dans les allées et qui font aussi de la présentation. Et il y a une équipe de choc parmi les consultants, Fabrice Santoro, Arnaud Clément, Séverine Beltrame, Tatiana Golovin, Marion Bartoli, Guy Forget. C’est surtout qu’il y a une super ambiance, on est tous contents de se retrouver le matin et tout se passe merveilleusement bien, il n’y a aucun accro, tout se passe dans la joie et la bonne humeur, c’est vraiment top.

Les consultants connaissent parfaitement le tennis, ils le suivent tout au long de l’année, il n’y a pas besoin de le rebriefer pour tel ou tel joueur. Ils sont dedans tout le temps et ils adorent cela, c’est ce qui fait la force du dispositif, ils s’expriment merveilleusement bien, il n’y a aucun défaut.

D’ailleurs, concernant le commentaire en lui-même, avez-vous des petites préférences plus personnelles ? Notamment quant aux moments choisis pour prendre la parole, entre les échanges ou plutôt pendant ceux-ci ?

C’est au feeling, déjà. Ensuite, on essaie de ne pas trop parler pendant les échanges. L’adage, quand même, est de parler à la fin et de les laisser vivre. Mais, si en plein milieu, il se passe quelque chose de significatif, une amortie de dingue, un lob, …inévitablement, comme on est dedans, tout de suite on s’enflamme. Après, il peut y avoir une analyse qui dure un peu plus longtemps, qui déborde sur le début d’un échange.

On le sait, pendant le tournoi, les journées sont très intenses. On peut, du coup, penser que votre rythme l’est tout autant ?

Oui, enfin, ce n’est pas le bagneJ. Je ne vais pas citer tous les métiers difficiles…nous, ce n’est que du plaisir.

Plus personnellement, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne et, en off, tout au long de la journée ?

Déjà, depuis que je commente, j’ai des archives. C’est-à-dire que, tous les jours, je complète un fichier ATP et un fichier WTA. Tous les jours, ce que je lis sur les réseaux sociaux, dans les journaux, ce que j’entends, notamment dans les conférences de presse, je le note : « il s’est blessé à tel tournoi, il s’est absenté 3 semaines », « il a fait un don pour les réfugiés », « il a sauvé 3 balles de match face à tel joueur au premier tour de tel tournoi ». Tout ce qui peut être intéressant pour un commentaire, je le note. Je recrée un nouveau fichier tous les deux ans, où je repars à chaque fois de zéro.

Ensuite, je prends une feuille blanche, je la partage en eux, un côté par joueur. Sur chacun, je note ce qu’ils ont fait sur 2022, sur le tournoi en cours, il y a aussi leur classement ATP, leur nombre de titres sur la surface concernée. Sans oublier les anecdotes et éléments importants sur l’un et l’autre, leur parcours sur ce tournoi-là. Tout cela est écrit noir sur blanc. Enfin, je prends mon ordinateur, j’ouvre la page ATP du joueur X et celle du joueur Y, ainsi qu’une autre avec toutes les stats.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur cette bientôt première semaine et demie ?

L’hécatombe chez les filles…. Sportivement, chez les garçons, en haut du tableau, ils sont là et, en bas, Medvedev n’est plus là…

Chez les français, tout le monde prédisait que cela allait être une catastrophe, que si on en avait un ou une au deuxième tour, ce serait déjà miraculeux. Finalement, c’était un peu mieux que ce que l’on imaginait. Il y a eu Gilles Simon qui a été incroyable, lui et Jo Tsonga tirent d’ailleurs leur révérence à Roland-Garros.

Avez-vous, du reste, quelques favoris d’ici à dimanche ?

Là, il n’y a plus Tsitsipas ni Medvedev en bas du tableau masculin, il y aura donc un finaliste inédit…

En complément, sur quels autres programmes et antennes pourra-t-on vous retrouver prochainement, à l’issue de Roland-Garros ?

Je vais faire de l’équitation pour Eurosport la semaine prochaine avant ensuite de faire du tennis pour Canal+ Afrique.

Merci, Olivier, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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