Koh Lanta : Olga nous livre ses souvenirs de son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Olga,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta, le totem maudit » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place ?

Oui, absolument ! Le fait, déjà, de revoir l’émission depuis le début, il y a plein de choses que je découvre aussi. Vous savez, il y a des choses que je n’ai pas vues, il y a des choses que je n’ai pas entendues, je découvre aussi complètement un autre univers que je ne connaissais pas. Effectivement, à chaque fois, il y a des épreuves, à chaque fois, il y a quelque chose de fort que j’avais vécu et, oui, j’ai l’impression de les revivre à nouveau.

Pour en revenir à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je suis de la nature un peu de l’amour de l’aventure, de la compétition, j’adore me mettre de nouveaux challenges et aussi me mettre de nouveaux objectifs. « Koh Lanta », quand je l’avais vu à la base, il y a très longtemps quand je suis arrivée en France, je suis tombée complètement amoureuse du concept, de tout ce que ça représente. Aussi le fait de rencontrer de nouvelles personnes, comme cela, dans un moment complètement insolite. Vraiment, je suis tombée amoureuse de ce concept et je me suis inscrite directement. La première fois, je ne suis pas passée et je suis passée un petit plus tard. « Koh Lanta » regroupe tout ce que j’aime, c’est extraordinaire comme jeu.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique ?

Non, je ne me suis pas préparée parce que j’aime aussi la découverte de choses. Physiquement, j’étais déjà prête plus ou moins parce que je suis danseuses professionnelle, donc je me prépare tous les jours malgré moi, étant obligée d’être toujours en forme. Quelque part, physiquement, j’étais déjà plus ou moins en forme, j’ai essayé de me préparer mentalement en me disant « ok, ça va être très difficile donc il va falloir beaucoup méditer le matin pour tenir le coup la journée ». Mais, voilà, on va dire que je n’ai pas forcément préparé quelque chose de particulier. Je voulais vivre cette aventure de A à Z et vraiment découvrir tout.

La saison, on l’a vu, avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Déjà, je me dis « ok, il y aura toujours un petit quelque chose qui va nous bloquer quelque part, on sera toujours en danger ». D’une, ça fait peur mais, de deux, ça donne un challenge supplémentaire d’éviter le totem maudit. Donc c’est stressant mais, en même temps, l’adrénaline monte dix fois plus.

Lors de l’épisode diffusé mardi dernier, on a pu noter que l’épreuve de confort, avec les obstacles successifs à franchir, sacs sur le dos, a été particulièrement difficile à ce stade-là de l’aventure…

Oui ! En fait, cette épreuve m’a fait penser aussi un peu au parcours du combattant mais avec les sacs en plus. C’était très très difficile. Physiquement, on est vraiment au bout, on est à plus de 30 jours d’aventure, ça commence à être très difficile. C’est vrai que cette épreuve était particulièrement difficile au niveau physique. Mental, ça tient mais physique, ça commence à être difficile, oui.

En trois jours, on a vécu l’épuisement physique puis l’épuisement mental avec l’épreuve d’immunité. Elle était tellement tellement difficile psychologiquement, on était vraiment dans se contrôler, dans ne pas perdre pied, à essayer d’être le plus focus possible, le plus minutieux possible. Entre la fatigue physique et la fatigue mentale, d’être minutieux, c’est impossible. On voit que tout le monde commence à être très énervé, François, même Bastien, quelqu’un d’assez calme dans la vie de tous les jours, pète les plombs, tout le monde est au bout.

Un peu plus tard, vous vous êtes sans doute fait une belle frayeur, avec ce souci à la cheville, à l’issue de cette épreuve d’immunité. Avez-vous craint de ne pas pouvoir revenir dans l’aventure pour défendre votre place ?

Exactement ! Quand je tombe, j’ai toute l’aventure qui défile devant mes yeux et je me dis « mais ce n’est pas possible, j’ai fait tout ça pour me blesser à ce moment-là ». Ma tête me dit « mais non, jamais de la vie, c’est impossible, il va falloir que tu tiennes le coup ». En fait, je pense, d’où vient aussi cela, c’est que, entre la fatigue physique et la fatigue mentale, je dois peut-être lâcher prise tellement fort que je ne fais pas du tout attention ni à mon corps ni au contrôle de ce que je suis en train de faire. Du coup, je me tords la cheville et, par chance, vraiment je ne dors pas la nuit pour avoir les résultats, ils sont bons et je me dis que j’ai vraiment encore une chance d’aller plus loin. Vraiment, je suis très rassurée de revenir.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous pleinement en danger ?

Oui, complètement ! Je me sens à 100% en danger mais « Koh Lanta », c’est une aventure pleine de rebondissements et je me dis que l’on ne sait jamais et que, peut-être, il pourra se passer quelque chose. Du coup, je reviens, je suis très heureuse de revenir, prête à affronter de nouvelles épreuves, physiquement j’étais prête à aller jusqu’au bout, dans ma tête aussi. Mais, en même temps, c’est vrai que j’ai cet arrière-goût qui me dit que ça va être très difficile au niveau des votes.

En plus, les votes ont été très serrés et votre élimination ne s’est pas jouée à grand-chose…

Exactement ! En fait, la seule chose qui pouvait me sauver, c’était peut-être de voter contre Géraldine ou Jean-Charles et essayer d’avoir le même vote, ensuite de tirer la boule. Comme j’étais en pacte avec les deux, je ne me voyais pas les trahir et de retourner ma veste. Du coup, j’ai préféré garder ma parole et me mettre en danger, malheureusement. Mais, au moins, je suis restée sur mes convictions et sur ce que je ressentais le mieux.

Juste après que Denis ait éteint votre flambeau, on vous sent particulièrement émue….

Oui ! En fait, c’est très difficile de quitter l’aventure à ce stade-là. On a passé plus de 30 jours sur le camp, j’ai tellement franchi d’étapes dans cette aventure, à commencer par avoir commencé à perdre tous mes amis, tous mes alliés dès le début de l’aventure, j’ai vécu tellement de choses avec le cœur, aussi d’essayer de survivre comme lors de l’équilibre sur l’eau, ou sur les épreuves avec François…il y a tellement de choses qui se sont passées et là je me dis que c’est la fin. Ça me fait bizarre, je me dis que j’ai presque touché les poteaux, je me demande comment c’est possible. Donc j’ai de la déception, en même temps, je me dis que j’ai quand même tenu longtemps car j’aurais pu partir beaucoup plus tôt. En même temps, je me dis qu’il ne restait vraiment rien pour arriver vraiment au bout. Donc je suis très partagée entre plein d’émotions et je suis assez triste.

Parmi les moments marquants de votre aventure, on peut penser notamment aux lettres de vos proches…Sans doute que cela vous a fait beaucoup de bien ?

Oui ! En fait, le jour où on arrive avec Jean-Charles face à ce coffre, la première chose que je vois, directement, ce sont les lettres. Je ne pense même pas à la nourriture, je me dis que si je pouvais continuer à ne pas manger mais lire la lettre, ce serait le plus beau cadeau, ça me donnerait la pêche, ça me ferait vraiment du bien. Jean-Charles, gentiment, me propose de prendre la lettre, bien qu’il y ait d’autres choses à prendre en priorité. Bien sûr, ça me touche énormément, il y a mon mari qui m’avait écrit, il y a mes amis, du coup ça me fait chaud au cœur, ça me fait du bien, ça me relance à nouveau à aller encore plus loin.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Alors, je pense que l’un des plus beaux souvenirs est la victoire lors de l’équilibre sur l’eau. Les émotions étaient tellement fortes, j’ai vraiment vécu quelque chose d’extraordinaire. Bien sûr, quand je repense à tout cela, le premier jour d’aventure, sur le bateau, c’était juste exceptionnel, c’était magique. Le jour où nous avons gagné les élastiques avec l’équipe bleue, c’était un moment extrêmement marquant. Les rencontres que j’ai faites avec les aventuriers ont été vraiment géniales, les amis que j’ai trouvés, donc il y a plein de moments marquants. En fait, « Koh Lanta », ce ne sont que des moments marquants et je pense que, à vivre, c’est vraiment exceptionnel, j’ai vraiment de la chance de l’avoir fait.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Au quotidien, la survie est très difficile, vraiment. De ne pas pouvoir manger, c’est difficile mais c’est quelque chose encore que j’ai géré. L’humidité, la pluie, le froid, c’est quelque chose de très très difficile à vivre, ça nous épuise, on n’arrive pas trop à dormir, c’est quelque chose qui est difficile à vivre tous les jours. Evidemment, la perte de mes alliés, petit à petit, m’a vraiment bouleversée, ça m’a vraiment fait mal au cœur de voir mes amis partir un à un, de ne rien pouvoir faire pour les sauver, ça m’a marquée beaucoup.

Sur le camp, quelles principales tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’ai adoré couper les cocos avec Anne-Sophie, quand on s’est retrouvées, aller ramasser les cocos, essayer de trouver les meilleures cocos, qu’elles soient bonnes. En gros, c’était un moment extrêmement génial, ça voulait dire que l’on allait manger du coco, bien que l’on n’en pouvait plus, c’était quelque chose de très très bon. Aussi de partager ce moment, de couper les cocos, de les partager entre la tribu, ça a toujours été un petit moment convivial que l’on aimait bien faire.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, auriez-vous l’envie de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Vous savez quoi ? Je ne refais pas mon sac, j’y vais direct J J J. Mais, oui, évidemment ! N’importe quel aventurier, je sais que l’on est tous prêts à aller refaire cette aventure. C’est vraiment un moment extrêmement dur mais tellement insolite, tellement unique à vivre, il faut le vivre absolument. Je pense que n’importe quel aventurier vous dirait « oui, je repars direct ».

Merci, Olga, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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