Koh Lanta : Fouzi fait le bilan de son aventure et évoque son départ lors d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Fouzi,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. Les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place ?

Bien sûr ! La diffusion est toujours une période particulière, ça fait du bien de revoir cela, ça me permet de me remémorer des moments encore plus fortement je pense, ce sont des supers souvenirs qui émergent, parfois des moins bons quand on se voit aussi maigre et franchement c’est un peu compliqué de se voir à l’image comme cela. Mais oui, oui, ça nous ravive la flamme du tournage.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Ça fait 10 ans que j’en rêve, « Koh Lanta » est un rêve de gosse, je regardais l’émission quand j’étais plus petit, avec ma mère, avec ma famille, quand on était en vacances en Algérie, à l’époque la diffusion était l’été. Je m’amusais à refaire les épreuves, c’est vraiment un rêve d’enfant de vivre cela. Petit à petit, c’est vraiment devenu un objectif, j’avais aussi à cœur de véhiculer certaines images et de montrer que quelqu’un qui avait une double culture comme moi, ça pouvait être une richesse et pas un fardeau comme ça peut parfois être entendu en France. Et puis faire briller les yeux de mes proches, me dépasser et gagner l’aventure, l’émission.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique ?

Je fais pas mal de sport, après j’ai essayé de faire une préparation un peu plus complète, notamment en termes de natation, d’apnée, de sports un peu plus complets. J’ai essayé de faire d’autres sports. J’avais fait des stages de survie, en Colombie, en Thaïlande, de la plongée sous-marine, cela m’a bien aidé, notamment pour tout ce qui est construction de cabane, pêche,…ça a été utile. Et puis c’est surtout une préparation mentale, « Koh Lanta », c’est vous et les autres, on se met dans une bulle, on essaye d’être positif, de faire en sorte que votre nom ne sorte jamais dans l’urne, que vous fassiez l’unanimité au sein des autres aventuriers.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis dès les premières minutes de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

Honnêtement, ça fait très peur quand on entend cela. On se dit « ouhlà, mince, on va être mangés à quelle sauce ? ». Surtout on se dit que l’on ne va pas pouvoir être maitre de son destin, contrairement à un autre « Koh Lanta », où si vous êtes bon socialement, stratégiquement, vous pouvez aller assez loin. Là, vous le voyez, mon élimination est quand même liée en partie au totem maudit, ça rabat à chaque fois les cartes. Là, à la fin de l’aventure, vous êtes envoyé sur une épreuve éliminatoire, alors que vous ne le méritez pas forcément puisque vous n’avez pas fini dernier sur l’épreuve précédente. C’est ça aussi qui fait le charme de la saison, à chaque fois on est paniqué à l’idée de savoir à quelle sauce on va être mangé à cause de ce totem.

Concernant l’épisode de votre élimination, on l’a vu, un rebondissement en est en partie à l’origine, avec cette épreuve éliminatoire à trois, aux côtés d’Olga et de Jean-Charles. Lorsque Denis l’évoque, que vous étiez-vous alors dit ?

Alors, étonnement, ça va tellement vite que l’on n’a pas forcément le temps de réfléchir à cela. Mais je me dis quand même qu’il y a des chances que j’y sois. Si j’y vais, ben tant mieux, à ce moment-là de l’aventure, j’avais besoin d’un peu de confiance et de me mettre en avant. Je voulais vraiment y aller, bon, après, on a vu que ça ne m’a pas été favorable. Mais, à ce moment-là, je voulais plutôt y aller. Si je devais y aller, tant mieux, ça me permettait de me mettre en avant et de me donner de la confiance pour la fin de l’aventure. Parce que si je reviens de l’épreuve, je reviens avec plus de confiance et, malheureusement, ça s’est arrêté là.

Au moment d’entendre votre nom, vous n’êtes finalement pas si surpris que cela et vous le prenez presque positivement au final…

Exactement ! C’est vrai que quand Bastien me cite, je me dis que c’est une opportunité pour moi, ça me permet de prouver ma force, ma valeur, moi aussi j’ai envie de me dépasser sur une épreuve. Surtout, je me dis que ça ne sert à rien de le prendre négativement. En général, le positif attire le positif et, de toute façon, je ne peux pas changer la voie de Bastien. Je me dis « Vas y, donne toi à fond, n’ai pas de regret et reviens encore plus fort de l’épreuve ».

Justement, sur l’épreuve en elle-même, qu’est-ce qui, avec le recul, vous a manqué ?

Je dirais du calme, clairement, de la sérénité et le fait de ne pas paniquer. Et puis un peu de cou en plus. C’est étonnant, ce sont des petits détails que les téléspectateurs ne voient pas, à l’épisode 4, on a une épreuve où on est sur des poutres, où on est sur de l’équilibre, là je suis en pleine forme, je ne tombe jamais alors que Jean-Charles, François et Maxime n’arrêtent pas de tomber, on voit qu’ils ne sont pas à l’aise, contrairement à moi. Là, on voit à J+32 de l’aventure, que je n’arrive même pas à tenir  debout. C’est quand même la preuve que le physique, à un moment, dit stop. Je sais que les gens aiment bien dire « le mental, le mental » mais il n’y a pas que cela. Je pense que l’on perd de ses sens et ça se voit. L’équilibre est pourtant un de mes points forts, je l’ai bien travaillé, je pensais être fort là-dessus, je l’ai été jusqu’à la réunification mais après, vous perdez tellement de poids, 69 kilos, je n’avais jamais fait ce poids-là, votre corps n’est pas le même, vous n’avez pas le même sens de gravité, il y a la fatigue, le soleil, on le voit il fait très chaud, après c’est la même chose pour Jean-Charles. De mon côté, vous rajoutez cela plus le fait que je pétais un câble sur ces boules, je suis devenu fou, j’ai même failli arrêter, je n’en étais pas loin,…Donc c’est clair que c’est un peu des deux.

Avec le temps, vous dites-vous que c’est « mieux » de partir comme cela, plutôt que sur une élimination au conseil par ses camarades ?

Pour moi, c’est deux poids deux mesures, il y a deux analyses. D’abord, je me dis « mince, c’est quand même dommage, je ne me fais pas éliminer par les autres », ça veut dire que j’aurais pu aller plus loin, même, si je vais jusqu’à la fin, être choisi par mes pairs parce que je pense que j’avais fait l’unanimité auprès des autres aventuriers, que ce soient les jaunes et les rouges. D’un autre côté, je me dis que c’est quand même noble de sortir sur une épreuve où vous ne vous faites pas éliminer par des gens, où ce n’est pas votre nom qui ressort parce que l’on ne vous aime pas, pour des questions stratégiques…J’ai ces analyses-là, j’essaie de me remonter le moral en me disant que j’ai quand même fait 33 jours, j’ai fini 8è, c’est quand même une belle place. Alors, c’est clair que j’aurais aimé gagner cette aventure mais c’est comme ça.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Alors, j’ai clairement la première victoire avec les bleus, où on a une impression d’un bulldozer, ça ne se voit pas trop à l’écran, on est tellement à l’aise, on se dit que l’aventure démarre trop bien, c’est magnifique, on est une belle équipe, je me sentais en forme physiquement, c’était une belle émotion de se dire que c’était le premier totem remporté. Un super souvenir pour moi aussi, c’est ce moment avec la pêche où je fais cette dédicace à mon père, il y a tout le côté familial qui ressort, c’est vrai que pour moi c’était important. Le pire souvenir, c’était cette élimination, ainsi que les départs de Samira et de Collin, qui ont été un peu durs pour moi.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Clairement, la faim et le froid. La faim parce que l’on n’a rien à manger et c’est hyper frustrant, on a envie d’aller chercher à manger mais quand vous y allez, vous brûlez des calories, vous ne trouvez pas grand-chose donc c’est vraiment le cercle vicieux, vous vous dites que, limite, vous avez passé plus de temps à chercher qu’à manger. Donc c’est compliqué. Et puis le froid aussi. C’est vrai, je me souviens des gouttes d’eau qui nous tombaient dessus tous les soirs, on n’arrivait pas à dormir, on bougeait, il était 2 à 3 heures du matin, on faisait en sorte de bouger pour ne pas avoir la goutte d’eau qui nous tombe sur le visage, afin de pouvoir dormir. Ce sont de mauvais souvenirs, enfin oui et non, ça reste gravé, on se dit que l’on est vraiment passé par quelque chose d’extraordinaire. Mais c’est très fatigant, les nuits sont interminables.

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’aimais bien tout ce qui est construction de la cabane et maintien ensuite, c’est vrai que j’en faisais beaucoup, c’est quelque chose que j’aimais bien. Pour moi, c’était important le soleil et ce côté cocon. Et après le côté chasse aussi, j’allais très souvent chercher du manioc, et puis trouver des cocos ainsi que des choses qui nous permettaient de manger un minimum.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous tenté de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Oui, bien sûr ! Alors, je mettrais des Snickers et des Bounty dans mon sac J J J, non dans mon ventre plutôtJ. Franchement, je mangerais plus en amont, je suis arrivé fit mais il faut arriver fat en fait, il faut arriver avec 5 à 6 kilos en trop, histoire d’être bien au moment de la réunification. C’est important d’avoir des réserves…Sinon, oui, complètement, c’est une aventure extraordinaire à vivre, on n’en garde que des bons souvenirs, des belles rencontres, j’en vois encore plus au moment de la diffusion. Juste après le tournage, on se dit que ça a été tellement compliqué que non, là quand on voit la diffusion, et les émotions que cela a pu procurer, évidemment oui !

Merci, Fouzi, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article