Koh Lanta : Pauline revient sur son aventure et son départ instantané après l'épreuve des grappins !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Pauline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images chaque semaine ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place il y a quelques mois ?

Oui, c’est vrai que je connais l’issue en fait de chaque épisode mais à chaque fois que je regarde, j’ai l’impression de ne pas connaitre la suite ou alors j’espère une fin différente. C’est vraiment bizarre comme sensation parce que je connais du coup la fin de l’épisode et j’espère toujours qu’il y ait un petit rebondissement, un petit truc alors que, non, je sais comment ça se passe.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La vie de ma famille tourne pas mal autour de la carrière de mon frère, du coup j’avais envie de me lancer un défi à moi. J’ai décidé de participer à « Koh Lanta » mais un petit peu sur un coup de tête, ça fait des années que je regardais l’émission mais je ne m’étais jamais dit que je participerai un jour. Comme ça, un jour, j’ai décidé de pourquoi pas m’inscrire et j’ai été sélectionnée.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une façon spécifique ?

Non, je n’ai pas vraiment fait de préparation spécifique pour l’aventure, j’ai essayé de me préparer physiquement. C’est vrai que je fais du sport assez régulièrement, c’est vrai que j’ai essayé d’intensifier un peu ma préparation. Après, non, je n’ai pas eu de préparation spécifique pour « Koh Lanta ».

Le début d’aventure a démarré sur les chapeaux de roues, avec l’annonce par Denis de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Du coup, je me suis dit que, oui, ça allait être forcément une pression supplémentaire dans mon aventure. Chaque année, il y a des aventuriers aguerris, je savais que j’allais avoir de la concurrence très très forte en face de moi et le fait qu’il y ait cette annonce de totem maudit, je me suis dit que, potentiellement, il pourrait me viser à plusieurs reprises. On ne savait pas non plus comment, au début, il allait apparaitre ni sous quelle forme. C’est vrai que, avant même de commencer l’aventure, c’est un peu stressant.

Peu de temps après, vous héritez du bracelet maudit de Lili. Comment l’avez-vous appréhendé ?

C’est vrai que, bon, je n’en ai pas voulu personnellement à Lili. On se connaissait depuis 24 heures, il fallait qu’elle fasse un choix et elle l’a très certainement fait un peu au hasard. C’est vrai que je préférais continuer l’aventure avec un bracelet maudit, plutôt que de partir au bout de 24 heures. Donc, bon, finalement, l’un dans l’autre j’ai pris la nouvelle comme il fallait que je la prenne, c’était comme ça et pas autrement. Après, je savais que, pour moi, soit mon aventure allait être très brève, soit qu’elle allait être très longue parce que, avec la pression du bracelet, je savais que la réunification allait se faire attendre.

Au fur et à mesure de l’aventure, l’équipe rouge à laquelle vous faisiez partie a perdu pas mal d’épreuves de confort. Sans doute que cela n’a pas été facile à supporter ?

C’est vrai que, dans ma situation, ça m’arrangeait plutôt que l’on perde les conforts plutôt que les immunités. Parce que, avec cette voie supplémentaire, je me sentais en danger à chaque fois que l’on allait au conseil. Donc moins on y allait, mieux c’était pour moi. Après, c’est vrai que j’aurais aimé avoir un peu plus de confort parce que le climat aux Philippines a été un peu compliqué pour nous, il a beaucoup plu, on a eu du mal à trouver des ressources en termes de nourriture. C’est vrai que j’ai quand même trainé le totem maudit plus le bracelet maudit jusqu’au dernier confort de la réunification…avec les verts, on l’a quand même eu tout le temps, ensuite, chez les rouges, on l’a eu tout le temps jusqu’à presque la réunification donc c’est vrai que la quasi-totalité de mon aventure s’est faite sous totem ou bracelet maudit.

Si on revient à l’épisode diffusé ce mardi et à l’épreuve des grappins, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé ? Selon vous, qu’est-ce qui vous a manqué sur ce jeu ?

Là, j’ai clairement manqué de lucidité. Comme je l’ai dit, le climat aux Philippines a été vraiment horrible, on a vraiment pris de la pluie énorme. Trois jours avant cette épreuve, on avait pris un gros orage sur le camp, un tout petit peu avant la réunification. J’ai passé, je pense, la nuit la plus horrible de mon aventure, j’étais trempée, j’avais très froid, je me répétais que j’allais tomber malade. Effectivement, le lendemain, c’était un petit peu le cas, je n’étais pas très bien, j’avais mal à la tête, mal à la gorge, je sentais que, physiquement, je commençais à arriver au bout. Quand on tombe malade, malheureusement, déjà que l’on est affamé et fatigué, si, en plus, on a ça qui nous tombe dessus, ça nous affaiblit encore un peu plus. Donc je pense que, sur cette épreuve, physiquement, j’étais arrivée au bout, du coup j’ai manqué complètement de lucidité sur la technique à adopter pour pouvoir avoir mes trois palets.

Ce jeu a causé votre départ instantané. On imagine alors que de nombreux sentiments se sont mélangés en vous ?

Oui, c’est vrai que j’étais très déçue de moi parce que, finalement, j’étais dans une bonne stratégie, avec un bon groupe avec lequel on était en majorité numérique. J’avais des affinités particulières avec les ex-verts, c’est vrai que l’on essayait au maximum de se protéger entre nous. Je n’avais jamais fini dernière sur une épreuve individuelle jusque-là, j’étais plutôt milieu de peloton. C’est vrai que terminer dernière sur cette épreuve, j’étais un peu déçue de moi parce que je ne pensais pas que ça allait m’arriver, même s’il y avait toujours une possibilité. Dans ma tête, j’essayais de me dire « calme toi, ça va aller, tu as toujours été plus ou moins au milieu donc il n’y a pas de raison que, aujourd’hui, ça ne le soit pas ».

Sans oublier aussi que nombre de vos camarades d’aventures étaient particulièrement émus de vous voir partir ainsi….

Oui, c’est ça qui m’a un peu réconfortée finalement. Mon aventure se termine mais, du coup, personne n’a éteint mon flambeau, je n’ai pas subi de trahison de la part de mes co-équipiers, je n’ai pas fait les frais de stratégie donc ça m’a rassurée sur le fait que les liens que l’on avait créés ensemble étaient vrais et forts.

Sur le camp, au quotidien, quelles principales activités aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Je n’ai pas trop pu vivre sur le camp réunifié. Chez les rouges, les tâches étaient réparties plutôt de manière un peu vieille école je dirais. Parce que les filles étaient plutôt sur le camp à faire « le ménage » et à manger et que les garçons partaient en forêt chercher le manioc. C’est vrai que j’étais plus côté balayage sur le camp parce que l’on était sous un arbre qui perdait pas mal ses feuilles, donc pour garder quand même un camp beau et propre sur lequel il fait bon vivre, je m’attelais au balayage.

D’ailleurs, plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Mes deux plus beaux souvenirs sont le seul confort que j’ai gagné avec les rouges, quand on a gagné le rôti avec les patates. C’est vrai que manger après 21 jours de privation était quelque chose d’incroyable, c’était une sensation que, je pense, je ne revivrai plus jamais de ma vie, à part en participant à « Koh Lanta ». C’était vraiment une des sensations les plus fortes de l’aventure. Mais aussi tous les liens que j’ai créés avec notamment les ex-verts, durant les premiers jours d’aventure parce qu’on a beaucoup rigolé, malgré les défaites, la pluie et la faim. On essayait de sauver un peu notre moral comme on le pouvait, du coup, on a pas mal raconté nos vies persos, on s’est raconté pas mal de blagues donc c’est vrai que ça nous a vite soudés.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été, pour vous, le plus compliqué à appréhender ?

Le plus compliqué, pour moi, finalement, aura été ce bracelet maudit parce que, malgré le fait que j’avais super confiance dans les ex-verts, je me rappelais sans cesse que l’on était dans un jeu et que, à tout moment, des stratégies pouvaient me mettre en danger. Donc j’avais confiance en eux et, en même temps, ce bracelet m’oppressait un peu. J’essayais de ne pas trop en dire et de ne pas trop en faire parce que j’avais peur des répercussions que ça pouvait avoir sur mon aventure.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, auriez-vous l’envie de repartir à l’aventure ?

Oui, je pense que c’est vraiment une question, si on la pose à la majorité des aventuriers, à laquelle ils répondraient oui. Parce que, quand on n’est pas arrivé au bout, finalement que l’on n’a pas gagné l’aventure, on pense toujours pouvoir faire mieux et on a envie de relever le défi. C’est vrai que maintenant que je sais comment mieux préparer mon aventure et comment agir et réagir, je me pense capable de pouvoir faire mieux.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article