Koh Lanta : Louana évoque son riche parcours dans l'aventure et se remémore ses moments les plus marquants !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Louana,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous aviez vécu sur place il y a quelques mois ?

Bien sûr ! Il faut savoir qu’il y a le casting qui dure six mois, ensuite on voyage sur place, ça dure environ deux mois, ensuite il y a la diffusion qui dure environ quatre mois, voilà au total ça fait presque une année complète. On se rend compte que cette aventure est complètement dingue et qu’on a vraiment l’aventure sur place et c’est une nouvelle aventure de vivre la diffusion. Parce qu’il y a plein de choses qu’on ne sait pas, il y a plein de choses que l’on n’a pas forcément vues, que ce soient les interviews, que ce soient les histoires sur le camp,….C’est beaucoup d’émotions de vivre cette aventure mais c’est aussi beaucoup d’émotions de la regarder parce que c’est magique. Il y a plein de choses dont on n’est pas au courant.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je regarde le programme depuis à peu près ses débuts, depuis à peu près vingt ans. Après, ça dépend des saisons, si j’étais en France ou pas mais je regarde « Koh Lanta » depuis des années. Je suis une grande passionnée de « Koh Lanta » depuis toujours, j’avais vraiment envie de me challenger, de voir un petit peu mes limites. J’avais dit aussi dans mon portrait que j’avais eu une enfance un peu sauvage à la campagne, je suis originaire du sud de la France, j’ai toujours grandi en campagne, ça fait trois ans que j’habite sur Paris, c’était aussi une manière pour moi de me reconnecter à mon enfance, de me reconnecter à la nature. Voilà, j’avais vraiment envie de me challenger et de vivre une aventure complètement dingue.

Justement, vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique ?

Pas vraiment ! En fait, je suis une ancienne cavalière professionnelle à cheval donc le sport rythme ma vie. J’ai toujours fait du sport dans ma vie, ça fait partie de mon quotidien. Maintenant, je ne peux pas dire que je me suis vraiment préparée à fond physiquement. Quand j’ai été sélectionnée, trois semaines avant mon départ, j’ai fait appel à un coach sportif pendant une semaine et demie. Mais c’était plus pour faire une préparation mentale que physique, c’était vraiment pour avoir un petit sas de décompression entre l’appel téléphonique et mon départ. Je ne suis pas sûre que l’on ait besoin d’avoir une condition physique extrêmement sportive pour faire « Koh Lanta », en tout cas ce n’est pas, moi, ce que je préconise. Par contre, il faut être prêt psychologiquement à faire cette aventure et je pense que la seule chose dont on a vraiment besoin pour faire « Koh Lanta », c’est d’avoir un gros mental et vraiment beaucoup beaucoup beaucoup de motivation et de détermination pour aller au bout et pour se pousser à bout, vraiment.

On l’a vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis dès les premières minutes de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Je m’en souviens très bien, quand on voit Denis arriver en bateau, il nous annonce le totem maudit. Je ne sais pas, j’ai été choquée, je crois, de cette nouvelle, je me suis dit « oh là là, ok, donc on part sur une saison qui est complètement inédite, sur quelque chose qui est complètement inédit et ça tombe sur moi ». Il y avait un peu de pression, je me suis dit que je regarde le programme depuis je ne sais combien d’années, ça a toujours été à peu près les mêmes choses, à part pour les armes secrètes donc je me suis dit que « ça peut être compliqué ». En plus de cela, bon, on ne le savait pas à ce moment-là, le totem maudit, ça veut dire que l’on a besoin d’être très concentré pour les immunités mais on a besoin d’être très très concentré pour les conforts. Normalement, dans « Koh Lanta », on sait que les conforts, bon si on gagne, tant mieux, si on ne gagne pas, tant pis et que les immunités ont toujours été importantes. Là, le totem maudit, ça veut dire que les immunités sont importantes mais que les conforts aussi parce qu’il ne fallait jamais être dernier. Donc c’était une pression supplémentaire.

Un peu plus tard dans l’aventure, vous devenez capitaine de l’une des tribus. Comment aviez-vous appréhendé ce rôle ?

Je n’avais pas pour objectif de faire « Koh Lanta » et d’être capitaine, ce n’était pas un rôle que je voulais absolument avoir avant de partir sur « Koh Lanta ». Parce que l’on sait que le rôle de chef d’équipe est à double tranchant. C’est avoir un peu une épée de Damoclès au-dessus de la tête, ça peut être très bien comme ça peut être une mise en danger, si les conseils donnés ne sont pas forcément les meilleurs ou bons. Donc ce n’était pas forcément un rôle que j’avais souhaité, maintenant je pense que je l’ai assumé pleinement, j’ai pris mes responsabilités, j’étais super contente et fière en tout cas d’avoir constitué moi-même mon équipe. C’était vraiment l’avantage d’avoir le choix de constituer moi-même mon équipe. Je pense que j’étais une chef d’équipe relativement cool parce que chacun avait sa place, chacun avait son mot à dire, chacun avait ses atouts, ses avantages sur les épreuves, je pense que l’on avait une belle cohésion d’équipe. On n’a pas gagné beaucoup de conforts mais ça nous a rapprochés, ça nous a vraiment donné une bonne cohésion de groupe donc je pense que j’ai assumé mon rôle pleinement.

Par la suite, vous êtes désignée ambassadrice, sur l’épreuve du même nom. Quels souvenirs gardez-vous de cet échange que l’on a vu particulièrement intense avec Colin ?

Les ambassadeurs, c’est pareil, ce n’est pas forcément un rôle que je voulais avoir sur « Koh Lanta » parce que c’est très compliqué de gérer les ambassadeurs. On sait que l’on a son destin entre ses mains mais on sait que tout peut basculer à un moment parce que si on élimine quelqu’un de son équipe, on est en danger, si on élimine quelqu’un de l’équipe adverse, que l’on protège la personne en face mais qu’elle n’est pas protégée, ce qui c’est exactement passé pour moi, c’est aussi une mise en danger. Donc, sur le moment des ambassadeurs, j’ai été très fière de moi, très contente parce que j’ai tenu jusqu’au bout et j’allais vraiment à la boule noire. J’avais été conditionnée par mon équipe et par moi-même d’aller à la boule noire. C’est un sentiment qui est très bizarre parce que l’on voit son aventure défiler quand on va aux ambassadeurs, on voit vraiment son aventure défiler, c’est un moment qui n’est pas évident parce qu’on sait que l’on va faire de la peine à quelqu’un ou que l’on peut potentiellement sortir. Mais j’en garde un souvenir assez puissant parce que, mine de rien, j’ai quand même assumé pleinement mon rôle d’ambassadrice et je suis rentrée au complet chez les rouges donc j’étais quand même fière de moi.

Parmi les autres moments marquants de votre aventure, on peut notamment citer le parcours du combattant. On imagine que cette épreuve a également été une source de joie et de fierté pour vous ?

Tout à fait ! C’est mon plus beau souvenir, ma plus belle victoire sur « Koh Lanta ». Pour moi, qui dit « Koh Lanta » dit parcours du combattant, c’est une épreuve mythique de « Koh Lanta » depuis des années. Il y a les poteaux mais aussi le parcours du combattant. C’est vraiment l’épreuve que chaque aventurier rêve de faire, ça me tenait à cœur vraiment de la gagner et ça se voit, je pense vraiment que j’ai tout donnéJ.

Pour en revenir à l’épisode de mardi dernier, vous avez eu le droit à la dégustation. Comment s’est-elle passée ? On a le sentiment que vous avez beaucoup pris sur vous, par rapport à l’émotion que vous dégagiez avant cette épreuve…

Tout à fait ! Il faut savoir que l’épreuve de la dégustation est l’épreuve que je redoutais le plus sur « Koh Lanta ». J’ai énormément de mal à manger des choses qui me dégoutent ou des insectes, ça ne m’était jamais arrivé de ma vie. Mais je sais que quand j’ai ouvert cette assiette et que j’ai vu le vers vivant, ça m’a vraiment dégoutée. C’est vraiment l’épreuve que je redoutais le plus, je ne savais pas si j’étais capable vraiment d’aller au bout et d’être rapide sur ce genre d’épreuve. Ce n’est pas une épreuve physique, ce n’est pas une épreuve statique, c’était vraiment une épreuve où ça se jouait au mental. Je ne dis pas que je n’ai pas de mental mais c’était vraiment jouer sur la corde sensible de manger tout ça donc c’est vraiment une épreuve que je redoutais.

Quelques heures plus tard, sur l’épreuve d’immunité, on a presque eu l’impression que vous étiez une grande sœur pour Maxime tout au long de ces dizaines de minutes d’équilibre, pour l’accompagner, pour le motiver à rester debout…

Oui, on est restés plus de quarante-cinq minutes je crois sur cette épreuve…Il faut savoir que Maxime avait mal au bout des cinq premières minutes. C’est la deuxième plus belle épreuve que j’ai faite sur « Koh Lanta », après le parcours du combattant pour la simple et bonne raison que c’était une épreuve qui était extrêmement douloureuse. C’est ça la magie de « Koh Lanta » aussi, c’est aller au-delà de la douleur, aller au-delà de la fatigue, aller au-delà de ses capacités et j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à faire cette épreuve avec Maxime, à porter Maxime dans cette épreuve et j’ai été hyper fière de lui parce que quarante-cinq minutes d’épreuve alors qu’il était autant en déséquilibre depuis le début prouve que dès fois, le mental…Alors, on n’a pas gagné, ça aurait été bien…mais, dès fois, ça prouve qu’avec le mental, on peut aller au-delà et qu’on peut vraiment passer le cap de la souffrance avec un bon mental. J’en garde un très très très bon souvenir.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Franchement, ça a fait plusieurs étapes dans ma tête. J’ai tiré la boule, je savais très bien que j’étais extrêmement mise en danger avec Maxime. Mais, en fait, je pense que j’ai eu beaucoup de naïveté. Quand je suis retournée sur le camp, je pensais que mon alliance verte était très forte et c’est là où, je pense, que je n’ai pas assuré. J’étais capitaine des rouges, j’ai sauvé l’aventure de tout le monde aux ambassadeurs, sur le camp j’avais clairement fait ma place chez les rouges et, en discutant avec les ex-verts, je pensais vraiment que l’alliance était très forte et je pensais que j’aurai eu la capacité d’être sauvée. Dans la journée, je me suis dit « bon, ben, finalement, être avec Maxime, ce n’est pas cool mais ça peut peut-être le faire parce qu’on s’était promis de rester entre ex-verts ». Je me souviens, Ambre et François m’avaient dit « c’est bon, on va éliminer des rouges, on ne va pas éliminer des ex-verts ». J’ai un sentiment mitigé, j’ai tiré la boule, je savais que j’étais en danger et puis, plus tard, sur le camp, j’avais été rassurée par les ex-verts, forcément ça faisait partie de leur stratégie. Mais, en allant au conseil, j’étais un peu mitigée et quand j’ai vu le nom de Maxime, je me suis dit que, finalement, ils ne sont pas allés au bout de ce qu’ils avaient dit.

Vous avez évoqué précédemment les deux plus belles épreuves vous concernant sur cette aventure. En complément, quels resteront vos autres plus beaux souvenirs ?

Un très très bon souvenir également pour moi, vous savez, on n’a pas eu beaucoup de conforts chez les rouges ni chez les verts donc je dirais le confort que l’on a eu avec François, du tir à l’arc. Parce que c’était un moment un peu hors du temps, hors du camp aussi, où on a pu manger, et ça c’est précieux, on a pu avoir l’appel téléphonique aux familles, on a pu dormir dans des lits. Ça restera des moments gravés, indélébiles dans ma mémoire parce que, forcément, quand on a des petites bulles à part du camp, ça marque.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué pour vous à supporter ou à appréhender au quotidien ?

Ce qui a été le plus dur pour moi dans l’aventure, ça a été la faim parce qu’on a vraiment des moments où une minute paraissait des heures voire des jours. C’était interminable. Les nuits sous la pluie étaient interminables pour moi. On avait froid, on était trempés, on était mouillés, on n’arrivait pas à dormir, c’était hyper rude de dormir sur des bambous. Donc on va dire que les premières nuits passées sur l’ile, quand il y avait la fin du cyclone, étaient des conditions de survie très très compliquées à gérer et j’en garde des souvenirs très durs.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient les activités que vous aimiez plus particulièrement pouvoir faire ?

J’avais le rôle de la cuisinière sur « Koh Lanta », j’étais à la marmite pour mon équipe, je m’occupais de faire à manger, le riz ou le manioc. Voilà, c’est vraiment le rôle que j’ai eu sur « Koh Lanta », c’est un rôle qui n’est pas évident non plus parce que, forcément, il faut réfléchir ce que pense la tête, ce que pense le corps et réellement ce que l’on a besoin de faire dans l’aventure. C’est-à-dire que « Koh Lanta » est un marathon, on ne peut pas tout manger en un jour, il faut vraiment rationnaliser à fond. Donc c’est vraiment un rôle qui n’est pas évident mais je prenais quand même du plaisir à cuisiner. Parce que, forcément, manger, c’était un plaisir. Oui, je m’en rappelle, sur le camp, j’avais vraiment le rôle de la cuisinière et ça me prenait beaucoup de temps.

Pour terminer, si l’opportunité se présentait à nouveau, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Evidemment ! Vous m’auriez dit cela à la fin de « Koh Lanta », quand on est rentrés, je vous aurais dit « jamais de la vie » parce qu’il faut vraiment être fou pour faire « Koh Lanta », il faut vraiment avoir un grain pour faire cette aventure. Mais, avec la diffusion, maintenant, on prend beaucoup de plaisir à regarder cela. Forcément il y a des choses qu’on aurait changées, qu’on aurait faites différemment et, en fait, j’ai un goût d’inachevé un petit peu, forcément avec les destins liés, je pars avec Maxime donc, forcément, j’ai un goût d’inachevé. J’avais pour objectif d’aller jusqu’aux poteaux. Je suis quand même très très fière de mon parcours et très fière de tout ce que j’ai accompli dans « Koh Lanta ». Mais, évidemment que si on m’appelle demain, j’y retourne, j’essaierais d’aller encore plus loin dans l’aventure et je pense que j’avais la capacité à aller encore plus loin dans l’aventure.

Merci, Louana, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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