Demain Nous Appartient : Yannick Laurent évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Yannick,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série quotidienne à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui ! C’est un programme que je connaissais, que j’avais vu évoluer depuis 5 ans qu’il existe. Avec un grand changement l’été dernier, ils ont renouvelé en partie les personnages, les intrigues, l’image. C’est un nouveau souffle et une nouvelle énergie dont je suis heureux de faire partie.

J’ai un rôle de skippeur et pour moi qui suis passionné de voile, j’étais d’autant plus excité parce que ce n’est pas tous les jours que l’on me propose de faire du bateau à la télé J.

 

 

En plus, les lieux de tournage, en intérieur comme en extérieur, sont particulièrement plaisants pour les acteurs …

C’est une magnifique machine. Il y a des extérieurs qui sont superbes, la région est extrêmement photogénique, la qualité de tournage en extérieur est impressionnante. Les gens à Sète sont fiers de la série donc ça s’intègre bien dans le mouvement de la ville. Le port, pour ce qui me concerne, a été un décor important au départ… avant que mon bateau ne coule. La maison de Raphaëlle, jouée par Jennifer Lauret, avec qui je suis en couple, est magnifique, avec vue sur mer. C’est un vrai moment d’évasion. Et puis le studio, vraiment un outil incroyable : un commissariat, un hôpital, une école, un cabinet d’avocat, des cellules de garde à vue, des appartements, il y a eu une multitude de lieux fixes utilisés tout le temps, qui permettent de raconter les histoires avec une grande beauté et avec beaucoup de possibilités. C’est une fourmilière quotidienne qui donne vraiment le sentiment d’un monde, d’une unité. Je ne veux pas être trop shakespearien mais on a l’impression qu’à l’intérieur de ce théâtre, on pourrait raconter un peu toutes les histoires.

Il y a du coup une vraie synergie avec tous les corps de métiers, regroupés en un même lieu, pour faciliter les échanges et les interactions entre tous…

Oui, c’est très vrai ! C’est la dimension studio. J’apprécie beaucoup cette ambiance, aussi parce qu’elle est différente de ce que j’ai l’habitude de faire sur un unitaire. Là, dans le cadre d’une quotidienne, comme on travaille ensemble pendant des mois, ça nous permet à nous aussi, en tant qu’acteurs, de progresser, de regarder plus la technique travailler. A la cantine du studio mange tous les jours une centaine de personnes, à la fois les gens de la production, les techniciens, les gens de l’artistique et on peut prendre le temps d’échanger. On peut ajuster les choses pendant le tournage et trouver un rythme sur-mesure pour ce parcours d’endurance. C’est vraiment appréciable.

 

 

Pour redonner un peu de contexte, comment est arrivé votre personnage ?

Je suis skippeur et j’ai un coup de foudre pour une avocate. Ce qui est drôle, c’est que la rencontre nait d’un accident trottinette contre scooter. On retrouve, dans cette histoire d’amour, tous les ingrédients de la comédie romantique, avec les familles recomposées et le beau-père, le papa de Raphaëlle, joué par Xavier Deluc. J’adore Xavier et j’étais très très content de le retrouver sur cette série, où on a plusieurs scènes ensemble. Dans la série, il ne m’aime pas, en général les pères avec leur fille sont protecteurs, lui il est plus que protecteur : il est procureur !

Il a l’habitude de trancher très rapidement sur les gens et, au premier regard, il ne m’aime pas ! Contrairement à l’ex de Raphaëlle, qui était lui-même procureur… Moi, il me considère un peu comme un punk à chien mais sur l’eau. Il essaie de me chercher des poux et j’essaie, avec humour, de m’intégrer dans la famille. Raphaëlle a deux filles, une est à Toulouse chez son père et je côtoie l’ainée, avec qui je m’entends, pour l’instant, très bien.

Jennifer Lauret est une actrice incroyable, les gens la connaissent depuis qu’elle a 6 ans, elle est extraordinairement gentille, généreuse, talentueuse, j’ai une chance incroyable d’avoir commencé cette aventure DNA avec elle. D’une grande simplicité et d’une grande générosité, elle m’a très vite transmis tout ce que, entre acteurs, on peut se transmettre des codes d’une série comme celle-là. En plus de son talent d’actrice, elle a un savoir-faire sur ce type de programme qui lui permet d’appréhender presque en même temps l’artistique et la technique. De par le placement et la façon dont elle sent le plateau, c’est un plaisir de travailler avec elle, moi qui avais moins l’habitude de voir cela chez d’autres acteurs.

Xavier Deluc joue donc mon beau-père, c’est un acteur totalement différent de Jennifer, c’est un autre acteur emblématique de la télé française. C’est très enrichissant pour le mouvement d’une quotidienne, qui traite un gros volume avec des jours de tournage qui s’enchainent pendant des mois. Xavier, un peu comme moi, était habitué à des rythmes plus d’unitaires, c’est-à-dire plus en à-coups. Même dans la façon de jouer, je suis touché par le fait qu’avec la carrière incroyable qu’il a faite, il soit toujours dans cette recherche, cet abandon de l’instant. Sa fragilité est extrêmement riche et instructive. C’est une chance pour moi de le voir appréhender ce nouveau personnage.

 

 

Elisa Ezzedine complète notre quatuor familial, cette série est une école extraordinaire pour les jeunes, il y en a plein, ils ont leur façon de travailleur à eux. Cette génération a une façon de travailler différente de la mienne. Avec Xavier, je vois plein de choses en commun avec moi, notamment dans la façon de construire les choses. Les jeunes sont complètement différents, c’est la génération des réseaux sociaux, des écrans, des zappings mais ils ont une envie de bien faire, une spontanéité, un abandon, un lâcher-prise, ils ne sont impressionnés par rien ni personne, ça leur donne une force et une belle audace. Ils m’apprennent aussi beaucoup. Avec Elisa, il m’a fallu un temps pour comprendre quelle actrice elle est, au-delà de la très belle personne qui transparaît tout de suite. On se découvre au fur et à mesure.

Et puis je dois dire un mot d’Ingrid Chauvin avec qui je commence à avoir plus de scènes. Son authenticité, son énergie et son état d’esprit portent la série. Elle est aussi intense dans le contre champ que quand la caméra est sur elle. Je la sens là pour la série autant que pour son seul personnage. Et je vois que cela infuse sur toutes les actrices et acteurs avec qui elle joue… c’est à dire la totalité, je crois ?!?

Artistiquement parlant, dans le jeu, vous avez eu un champ des possibles très variés, ce qui doit être très plaisant et très enrichissant ?

Dans une quotidienne, il y a des cycles et de commencer par une comédie romantique est une chance. Je ne peux pas en dire plus sur la suite mais il va y avoir énormément de surprises… et en tant qu’acteur, j’ai la chance d’aller dans beaucoup d’univers de jeu différents.

Dans une quotidienne, on sait juste comment on commence… Ce sentiment de vouloir rester en vie et d’avancer alors que les intrigues se compliquent, est un moteur qui est assez formidable et unique.

 

 

Maintenant que les premières séquences ont déjà été diffusées à l’antenne, regardez-vous le rendu final pour capitaliser les points forts et ceux à corriger ?

Bien sûr ! Il y a un outil incroyable qui est mis à la disposition de tous ceux qui travaillent sur DNA, en l’occurrence une interface en réseau. Cela permet à tous les acteurs d’avoir en direct, l’ensemble des scénarios et des continuités des séquences de son personnage, son calendrier de tournage, les jours à jour, tous les épisodes diffusés depuis le numéro un. On a la possibilité de demander à voir des rushs avant la diffusion deux mois plus tard. Des coachs préparent en amont avec nous des options de jeu pour les séquences à tourner…

Je regarde tous les épisodes dans lesquels j’ai tourné, j’en regarde d’autres pour m’imprégner de ce que les autres personnages disent de moi et de mon environnement, pour voir également comment sont croisées les intrigues. Cela me permet aussi de mieux appréhender le montage, en intégrant cette grammaire d’images, ça me traverse et, inconsciemment, je pense proposer des choses plus justes ou qui pourront davantage coller à l’énergie de la série.

Merci, Yannick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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