Koh Lanta : Alexandra se remémore son parcours aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée sur TF1. A titre personnel, les images vous remémorent-elles certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place il y a quelques mois ?

C’est évidemment que, en regardant les images, on revit exactement les mêmes émotions, les moments de joie quand on gagne, les moments de tristesse quand on voit quelqu’un partir ou quand on part soi-même. J’ai tout revécu au moment de la diffusion exactement comme je l’ai vécu.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitées à candidater ?

Je suis une fan de sport, j’ai une maman sportive, j’ai toujours fait du sport depuis que je suis née. Je suis très compétitrice donc tout ce qui est challenge sportif, évidemment ça m’attire, ce qui est le cas, évidemment, dans « Koh Lanta ». J’habite sur une ile, j’ai un papa qui aime beaucoup la survie, qui en fait beaucoup donc c’est vrai que j’ai toujours été initiée à cette vie, je vais dire, assez simple. Donc, voilà, se retrouver dans des conditions difficiles, faire de la survie, se retrouver avec des challenges sportifs, c’est tout ce que j’aime. D’ailleurs, pour tous mes amis, c’était une évidence que je fasse « Koh Lanta ».

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée spécifiquement ?

On apprend très tard, évidemment, que l’on est pris pour l’aventure. Donc je dirais que le gros de ma préparation était finalement toute ma jeunesse, c’est-à-dire faire du sport depuis ma plus tendre enfance jusqu’à aujourd’hui. Et je dirais toute la motivation que l’on acquiert via le sport de haut niveau, tout ce que j’ai appris à travers le sport de haut niveau a été ma plus grand force dans « Koh Lanta ». Après, il est vrai que, trois semaines avant, au moment où j’ai appris que c’était bon, j’ai évidemment intensifié mon entrainement, j’ai essayé de travailler sur d’autres choses, comme l’équilibre, j’ai essayé de travailler sur le psychologique, sur les pensées positives. Mais c’est très difficile de se préparer à « Koh Lanta », vous n’avez aucune épreuve, je dirais, conventionnelle avec un sport, vous avez toujours des mélanges de logique avec de la natation ou de la logique avec du physique, on ne peut pas s’entrainer à « Koh Lanta » en fait, il faut être extrêmement polyvalent et j’ai essayé de travailler cette polyvalence sur la fin.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

Dès que Denis annonçait qu’il y avait un totem maudit et que l’on aurait deux bracelets condamnant à un vote jusqu’à la réunification, c’est évident que ça met un stress supplémentaire, on se dit que l’on veut gagner mais, surtout, il ne faut pas perdre. Comme on le dit souvent d’ailleurs dans les épisodes, c’est une double peine, la peine de perdre et la peine de se récupérer le totem maudit et la malédiction qui va avec.

Dans la foulée, vous devenez capitaine d’une des trois premières tribus, celle des bleus. Comment avez-vous appréhendé ce rôle, à la fois dans la composition de l’équipe mais aussi sur le camp ainsi que dans les épreuves ?

J’ai appréhendé très facilement ce rôle de chef d’équipe parce que, étant chef d’entreprise par ailleurs, c’est un rôle que j’apprécie, sinon j’aurais fait autre chose professionnellement. Après, je sais que ça a eu une très mauvaise résonnance au niveau des gens et une très mauvaise image, on associe souvent au rôle de chef des valeurs et un mode de fonctionnement, alors que, moi, j’y associe beaucoup de bienveillance, beaucoup d’écoute. Du coup, je me suis affichée en tant que leader, c’est vraiment ce que j’aime et ce que je suis mais, sur le camp, un leader est un chef orchestre donc j’ai juste été chef d’orchestre et chacun pouvait jouer sa partition comme il l’entendait et ça s’est très bien passé.

Sur le camp justement, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

J’allais souvent chercher à manger, notamment dans l’eau, à chercher des coquillages, des bénitiers. Je pense que s’il y avait une chose que je faisais beaucoup, c’était ça ou aller chercher du bois pour le feu. Mais on l’a vu, on a pris du temps à le faire…je dirais plutôt chercher tout ce qui était produits de la mer pour mon équipe.

Lors de l’épisode de mardi, votre équipe a remporté un chouette confort, avec un beau moment de partage entre danse, repos et nourriture. Cela a sans doute dû être particulièrement réconfortant ?

Bien sûr ! L’aventure est très très dure, elle est dure physiquement parce qu’on est très fatigués. On a faim et le fait d’avoir faim, évidemment, fatigue, on n’a plus de force. Donc avoir un moment où l’on mange tous ensemble…on le sait, même dans la vie de tous les jours, les déjeuners et les diners sont des moments de partage. Si on rajoute à cela le sentiment de faim, c’était un moment évidemment encore plus fantastique. On est H24 ensemble dans des moments qui sont difficiles, on le voit avec la pluie qui a été très présente durant cette saison, c’est évident que passer des bons moments tous ensemble sont des moments qui soudent, j’ai envie de dire, qui soudent presque à vie.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur le parcours de votre tribu jaune, notamment sur les épreuves de confort et d’immunité, aux fortunes diverses ?

C’est évident que je fais partie des gens qui ont eu un « Koh Lanta » plutôt top, plutôt cool même. Dans la mesure où on ne peut pas dire que ce n’était pas difficile, c’était extrêmement difficile mais j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de victoires, que ce soit avec les bleus ou avec les jaunes. A part le confort des violets, on a tout gagné donc c’est évident que l’on a eu de la chance et je pense qu’on l’a activée parce que l’on avait l’envie et la motivation. Après, vous savez, parfois certaines épreuves se jouent à pas grand-chose. Donc le regard que je porte sur cette équipe est un regard plutôt bienveillant, en me disant, même si on a travaillé, que l’on a eu la chance de pouvoir vivre ces bons moments. C’est vraiment super !

En amont du conseil de votre élimination, vous ne vous en cachez pas, vous savez que vous êtes en danger…

Il ne faut pas oublier que je suis persuadée que Setha a un collier donc je suis persuadée non pas que je suis danger mais que je pars. D’ailleurs, je récupère l’assiette que l’on a gagnée lors du confort, je récupère le petit verre sur lequel j’ai gravé le nom de mes enfants et de ma famille, je récupère tout. Dans ma tête, je pars, en fait. Donc, quand j’arrive à ce conseil, pour moi je suis partie parce que Setha a un collier. En fait, je vois dans les yeux d’Olga qu’elle a essayé quelque chose. Ce qu’elle a essayé, c’est de faire en sorte que Setha ne sorte pas son collier et je me dis qu’elle a réussi. L’objectif était qu’elle fasse comprendre à Setha de ne pas sortir son collier, qu’elle ne se sente pas en danger et comme elle est joueuse…et faire en sorte de rallier Bastien. Bon, Bastien avait promis à Setha qu’il n’allait pas voter contre elle, après il avait quand même fait promettre à Collin qu’il fallait qu’il vote contre Setha justement par rapport au collier…Donc c’est un peu le serpent qui se mordait la queue mais, en gros, il y avait plein de promesses à droite et à gauche, j’étais très en retrait de tout cela, persuadée qu’elle sortirait son collier et que j’étais morte. Du coup, quand j’arrive, pour moi, je suis déjà partie.

Quand je vois au premier tour que, finalement, elle n’a pas sorti le collier, je me dis que j’ai peut-être une chance. Pour le coup, je suis étonnée, au deuxième tour, que quelqu’un comme Bastien ne vote pas pour moi. Mais, voilà, il l’a expliqué par la promesse qu’il avait faite à Setha…

 

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Votre élimination s’est jouée à un fil, entre les deux votes consécutifs et le tirage au sort à la boule noire. Cela a-t-il accentué votre sentiment sur le moment ?

Je pense que l’on préfère partir sur une boule noire que éliminée par l’intégralité de sa tribu. Ce qui est, pour moi, beaucoup plus un désaveu. Là, on est vraiment dans de la stratégie, dans du jeu, où chacun veut sauver sa peau. Quand on part comme ça, à 50/50, ça veut dire aussi que ce n’est pas un désaveu total, c’est de la stratégie. Donc, clairement, je préfère partir sur une boule noire qu’avec sept voies contre moi.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Mes plus beaux souvenirs, ce sont les épreuves. Vous savez, les épreuves à « Koh Lanta », on n’attend que ça toute la journée. On fait des épreuves dans des endroits qui sont vraiment magiques. J’emploie le terme « oufissime » sur l’épreuve des poteries, c’est splendide, avec une eau turquoise, presque transparente. Celle des poutres est à peu près pareille. On ne se rend pas compte du travail fourni mais les épreuves sont sublimes en fait, quelle chance de pouvoir évoluer dans un cadre et dans des épreuves telles que celles de « Koh Lanta ». Donc mon meilleur souvenir est toutes ces épreuves que l’on a réalisées et, évidemment, celles où on a été plus performants sont forcément les meilleurs souvenirs que l’on garde. Je dirais les poteries, je dirais la première victoire – celle des puzzles, ce sont des épreuves sur lesquelles on s’est un peu plus illustrés.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant de partir à l’aventure, certaines choses ont-elles finalement été plus ou moins faciles à appréhender ?

J’avais très très peur pour la faim parce qu’il faut que je mange trois fois par jour, sinon je peux tomber. Evidemment, je ne vais pas mentir, on a faim du matin au soir mais je pensais par exemple que j’aurais des phénomènes, comme des crampes d’estomac que l’on peut avoir à 11h quand on a un peu faim. Alors que pas du tout, je n’ai jamais eu mal au ventre parce que j’avais faim, c’était dur mais j’avais juste faim. Je n’ai pas été malade par rapport à cela. A l’inverse, je n’avais pas anticipé le fait que le froid allait être horrible. En fait, j’ai eu très très froid. C’était le pire parce que ça prend le moral, ça prend les nerfs, ça prend les tripes et c’était très très dur.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Je fonce ! En fait, je fonce parce que j’ai un gout d’inachevé, j’ai l’impression de ne pas avoir été au bout de moi-même, je regrette justement d’avoir vu le mur du collier d’immunité de Setha et de m’être dit que c’était mort pour moi. Alors que pas du tout, sur « Koh Lanta », il faut se battre jusqu’à ce que l’on ait tous les noms inscrits contre vous. Tant que Denis n’a pas éteint votre flamme, c’est possible. Donc mon plus grand regret est de ne pas avoir cru au fait que je pouvais m’en sortir et de m’être avouée vaincue trop tôt. Donc c’est évident, si j’ai la chance (parce que ce n’est déjà pas facile de participer une fois donc deux fois…) de participer une deuxième fois à « Koh Lanta », j’y vais et je pense que j’aborde l’aventure bien différemment.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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