Les 12 travaux mythiquement merveilleux de Pernille : Coralie Caulier évoque la sortie de son nouveau livre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Coralie,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Le 25 mars dernier est sorti votre deuxième livre, un roman feel good, toujours aux Éditions Sud Ouest: Les 12 travaux mythiquement merveilleux de Pernille. A titre personnel, on imagine que cela doit vous procurer beaucoup de joie et sans doute avez-vous hâte de découvrir les premiers retours des lecteurs ?

Oui, tout à fait ! Déjà, c’est une grande joie parce que c’est effectivement mon deuxième livre mais en plus, c’est un premier roman. Ce format fiction a une importance particulière pour moi, je me dis « waouh, c’est incroyable ». J’ai hâte d’avoir les retours des lecteurs, leurs avis et, en même temps, j’ai une légère appréhension. Il y a cette petite voix qui me dit, forcément, « j’espère que ça va plaire ». Mais ce n’est que du positif, même cette fébrilité ressentie est positive, parce que ce n’est que du bonheur.

Si l’on revient à la genèse de ce projet, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

J’étais dans le contexte que l’on a tous connu du premier confinement, chez moi. Il faisait beau, j’étais pas mal dans mon jardin, avec rien de spécial à faire de mes journées. J’avais envie, depuis un moment déjà, de me remettre vraiment à l’écriture. Je continuais de le faire mais sur des écrits plus courts, des nouvelles par exemple. Et c’est vrai que l’envie d’écrire un deuxième livre m’habitait depuis un certain temps. À ce moment-là, je me suis dit que c’était l’occasion, que j’avais tout le temps devant moi. Alors je me suis mise à réfléchir. Je voulais profondément me lancer dans une fiction mais, en même temps, j’avais envie de faire un vrai lien avec mon premier livre et ne pas faire, d’un seul coup, une grosse rupture. Entre le témoignage et le roman, c’est très différent. Dans mon premier livre, j’ai montré comment, à titre personnel, j’ai évolué avec les épreuves et notamment avec l’évocation de la sophrologie qui est un outil important pour moi au quotidien puisque je suis également sophrologue en maison de santé. J’ai donc utilisé cette ressource et ai fait en sorte que ça se marie avec la fiction. C’est pour cela que je suis partie sur un roman de développement personnel, un roman feel good. C’était évident pour moi, dans la période qu’on vivait à ce moment-là, que l’on avait tous besoin de bouffées d’air frais, de choses agréables, positives. C’est ainsi que je suis arrivée à ce projet d’un livre qui fait du bien, qui amène aussi le lecteur à cheminer personnellement.

Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous du coup ce roman ?

C’est l’histoire de Pernille, une jeune femme qui a une vie un peu folle, par mont et par vaux mais qui s’oublie un peu. A un moment donné, il va se passer quelque chose dans sa vie qui va tout remettre en question. Dans de multiples rebondissements, elle va se demander si elle a vraiment pris les bonnes directions, si ce qu’elle vit lui correspond, si ce qu’elle pense est l’essence des choses. Voilà, on va suivre son cheminement, de chapitre en chapitre. L’idée est que le lecteur puisse progresser avec elle tout au long de son avancée. Pour moi, les péripéties de Pernille sont un peu comme un parcours initiatique. Elle va se reconnecter à des choses vraies, elle va faire des rencontres, elle va redécouvrir des gens qui étaient déjà dans son entourage mais qu’elle survolait peut-être un peu trop. C’est donc une redécouverte de la profondeur, de l’amitié, de l’amour, de l’humanité aussi quelque part.

Tout au long du livre, les lecteurs pourront, comme je l’ai dit, cheminer avec Pernille et puis, à la fin, en bonus, il y a les « 12 douze travaux sophro » avec des astuces concrètes que les lecteurs pourront mettre en pratique dans leur quotidien pour, eux aussi, mener leurs propres travaux afin de se reconnecter à eux-mêmes.

C’est donc un livre tout public…

Oui, je ne crois pas qu’il soit spécifiquement ciblé, je pense que tout le monde peut s’y retrouver. On a tous des moments de vie où on se remet en question sur les choix et la direction que l’on a donnés à son existence.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce personnage ?

Alors, je ne suis pas Pernille, clairement ce n’est absolument pas autobiographique, bien qu’il me soit aussi arrivé de me remettre en question. Moi-même, je me suis déjà plus d’une fois demandée si j’avais porté attention aux bonnes choses, si les valeurs que j’accordais à tel ou tel point étaient justes avec moi-même. Mais, ce personnage, c’est surtout un constat de société, parce que Pernille est aussi le reflet de beaucoup de personnes de nos sociétés modernes, où on court après le temps, où on court après une réussite et où, parfois, on s’oublie au milieu de tout cela. Je pense que c’est un peu plus une observation du monde. Pour ma part, je ne dis pas avoir trouvé LA solution au mal du siècle mais malgré tout, la maladie m’a un peu ralentie par rapport à la course effrénée du monde et je regarde cela d’un œil comme un peu extérieur en me disant que les personnes devraient freiner, ralentir la vitesse. C’est, en effet, aussi tellement vital de prendre le temps de regarder…C’est un peu ça ce livre, comme si Pernille était cette société moderne qui avance trop vite à qui j’avais envie, à un moment donné, de dire « calme, stop ».

 

 

On l’a dit, c’est votre deuxième livre et votre premier roman. On peut penser que ce fut, à titre personnel, une chouette expérience ?

Oui ! Même si j’en avais déjà dans mes tiroirs, je l’avoue J, le fait de savoir que celui-ci va être lu amène une touche de magie supplémentaire. C’est un exercice que j’aime beaucoup ; j’ai toujours écrit. C’est une expérience enrichissante et vibrante. Pendant la rédaction, il est vrai que je vivais tous les jours avec Pernille et les autres personnages du livre. Il m’arrivait de commencer à m’endormir et, soudainement, de me dire « ah mais il faut qu’il se passe ça » ou « ah mais non, elle ne peut pas dire ça, ce n’est pas elle, il faut que je change cela ». Je vivais constamment avec elle, c’était toujours dans ma tête, je trouve que c’est très difficile de s’en extraire pendant la phase d’écriture.

Comment s’est passée l’écriture en elle-même ? Avez-vous, par moment, dû modérer le contenu ?

Non, je ne me suis pas réfrénée. Pour trouver la liberté dans l’écriture, j’aime cadrer les choses en amont. C’est-à-dire que j’ai vraiment un plan général, j’ai un grand tableau en liège avec plein de post-it de plein de couleurs, avec des thèmes associés. Ce qui fait que je sais où je vais. Par contre, après, je suis emmenée dans plein de détours à l’intérieur que je n’avais pas prévus. Mais je pense que c’est ce cadre-là, cohérent, qui me permet de trouver le plus de liberté possible. Si je commençais à écrire comme ça, sans travail préparatoire, je pense que j’aurais des moments où je devrais me réorienter mais sans trop savoir ni où ni comment, au risque de rester bloquée dans mon carcan du connu. Là, avoir cette direction me permet de prendre sans crainte de multiples détours, là où me mènent l’écriture et les personnages. La contrainte du cadre m’offre la liberté d’explorer, paradoxalement. Après, généralement, je me laisse guider par des faits que je découvre moi-même en écrivant. C’est rigolo !

A moyen ou long terme, cette nouvelle expérience vous donne-t-elle l’envie de la renouveler ?

Oui ! Très honnêtement, je n’ai pas arrêté. J’ai plein d’idées dans mes carnets et dans ma tête. J’ai déjà une bonne direction pour l’après si j’ai la chance que ce livre-ci plaise.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

On peut souhaiter surtout au livre qu’il voyage longuement, j’espère de tout cœur que les lecteurs vont aimer, apprécier, évoluer avec Pernille et tous ses acolytes. Ce que je peux souhaiter le plus, c’est que ce livre s’épanouisse dans les mains des lecteurs et qu’il devienne leur histoire à eux. Ça ne m’appartient plus et c’est très bien, ce moment de passation est hyper important et hyper fort. J’ai d’ailleurs hâte de rencontrer les personnes dans les dédicaces pour qu’ils puissent me donner leurs avis, leurs retours et ainsi que l’on puisse échanger. J’espère bien évidemment que ce livre pourra donner l’envie, et aux lecteurs et aux Éditions Sud Ouest, d’une suite à cette aventure littéraireJ.

Merci, Coralie, pour toutes vos réponses !

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