Koh Lanta : Benjamin nous raconte son aventure aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit » diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images vous rappellent-elles certains souvenirs et certaines émotions vécus aux Philippines ?

Complètement ! Quand je vois les images, j’ai l’impression de vraiment revoir ma participation, de revoir ce qui s’est passé, de ré imaginer les sensations que j’ai pu avoir, les odeurs, les goûts,….Les difficultés, je les ai ressenties au cours de l’aventure et je les ai senties une seconde fois au cours de la diffusion. Je ne suis pas très télé et, pourtant, malgré tout, ça m’a fait plus de bien que ce que je pensais. Cette diffusion télé était très agréable.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Il y en a pas mal…Déjà, c’était un programme qui me correspondait, en ce qui concerne les valeurs que ça prodigue. Je me considère comme quelqu’un de plutôt simple dans la vie, je suis du genre, certainement comme beaucoup de personnes, à ne pas avoir besoin d’une folie pour être heureux. Dès fois, les moments les plus simples sont les plus dingues. Il suffit que je me promène dans la nature avec mon petit toutou et, voilà, je suis un home comblé. Il suffit de pas grand-chose et je trouvais que cette aventure représentait bien tout cela. Au-delà de tout ça, on ne va pas se le cacher, il y a 100 000 euros à la fin, ça peut être une bonne motivation. En plus de tout cela, il y avait l’aspect stratégique, j’avais la volonté de montrer une autre vision de jeu. Evidemment des personnes ont été même beaucoup plus stratégiques que moi mais j’avais envie de faire rentrer cette vision du jeu dans le jeu. Enfin, c’était aussi un petit symbole par rapport à ma grand-mère, on a toujours regardé les épisodes en famille et maintenant qu’elle n’est plus là, je m’étais dit que ce serait un beau geste que je fasse cette aventure pour elle.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparé d’une façon spécifique ?

Je me suis beaucoup préparé psychologiquement, beaucoup moins physiquement. Je me suis préparé physiquement quand même, j’ai eu un entrainement très intensif trois mois avant de partir mais bon, trois mois, c’est léger. Alors que, psychologiquement, ça a été un entrainement beaucoup plus long. Pour donner un exemple, j’ai arrêté le sucre bien avant « Koh Lanta », je savais que c’est quelque chose à éviter, maintenant j’ai repris cette drogue de manière importante, là je suis encore en train de manger des bonbons à l’heure où je vous parle. Le truc, c’est que, globalement, j’essaie de faire des pauses avec ce produit et je fais attention à ma consommation malgré tout. C’est quelque chose de très néfaste, surtout quand on est dans une optique de survie. C’est-à-dire que le manque de sucre, on ne s’en rend pas souvent compte, est quelque chose que l’on ne peut pas s’imaginer, dont on ne prend pas vraiment conscience. Arrêter le sucre, ce n’est pas forcément quelque chose d’évident, psychologiquement.

L’aventure a démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi ?

J’ai réagi comme on le voit dans le générique à chaque fois avec mon fameux « c’est terrorisant ». Disons que, oui, j’avais peur de tout cela. Il suffisait de regarder les gabarits qu’il y avait, j’étais clairement le moins sportif des garçons en tout cas. Surtout que, dans la première épreuve, les garçons étaient en concurrence contre les garçons et les filles contre les filles. Du coup, il y avait deux bracelets qui étaient donnés. Dans cette vision-là des choses, ça me faisait plutôt peur d’être mis en concurrence avec les garçons. A chaque épreuve, le fait qu’il y ait le totem maudit poussait à se dépasser.

Sur le camp, on le sait, les premiers jours sont toujours intenses, entre la découverte des camarades, l’installation et l’acclimatation. Personnellement, comment les avez-vous vécus ?

Les premiers jours, ça a été compliqué parce que j’ai été frustré de ne pas commencer dans l’équipe que je voulais. C’est vrai que l’équipe des bleus, voilà, j’y suis rentré un peu par défaut. Après, j’ai eu beaucoup de chance parce qu’elle a gagné chacun des conseils mais la réalité est que j’aurais préféré commencer mon aventure dans une autre équipe. C’est vrai que la personnalité d’Alexandra, dès les toutes premières secondes, avait commencé et d’ailleurs celle de Jean-Philippe également. Globalement, j’ai du mal avec le leadership très prononcé. Quand je voyais la constitution des bleus et des verts se faire, je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer parmi les violets, surtout que Céline me paraissait plus cool. Voilà, il y avait beaucoup d’autres caractères, comme celui de Jean-Charles, qui me paraissaient sympas. D’ailleurs, ça a été conforté quand j’ai vu le transfert qu’il y a eu entre Ambre et Setha. On a vu que le choix d’Ambre a été porté sur une ambiance de groupe…ils avaient des armoires à glace en face d’eux, ils auraient pu prendre un François par exemple mais, non, ils ont pris la décision de choisir Ambre pour que ça se passe bien dans l’équipe. Globalement, cette vision du jeu est celle que j’adore. C’est plus qu’honorifique de la part des violets d’avoir fait cela. Pour moi, ça aurait dû être l’équipe dans laquelle je serais rentré.

Après, les premiers jours, d’un point de vue physique, sont spéciaux, on est tout feu tout flamme, on est plein d’énergie et, du coup, on a envie de faire trente milliards de choses à la fois. Malgré tout, on n’a pas le temps de tout faire parce que le jour se finit un jour ou l’autre.

Quelques jours plus tard, à la surprise de tous, une nouvelle composition des équipes a eu lieu, regroupant les aventuriers en deux tribus au lieu de trois. Comment avez-vous appréhendé ces changements ?

Pour moi, c’était forcément un bon changement. Le fait de rabattre les cartes était quelque chose de très intéressant. En plus, ça me permettait de connaitre de nouvelles têtes. C’est aussi pour les rencontres que je suis venu, pour découvrir de nouveaux profils, des gens qui n’ont rien à voir avec moi. Du coup, je n’ai vu ce changement que comme un point positif.

Concernant votre élimination, elle a eu lieu dans des conditions singulières, avec deux votes consécutifs et un tirage au sort à la boule noire. On imagine que ces moments-là doivent être remplis d’émotion et que les sentiments s’entremêlent….

C’est mythique de sortir à la boule noire. En fait, avant de partir, je m’étais dit qu’il était probable que je sorte un jour sur boule noire parce que si je devais aller aux ambassadeurs, j’aurais été apte pour aller à la boule noire, afin de défendre ma position. Globalement, je suis capable de pas mal de choses au sein d’un jeu et je m’étais dit que c’était le genre de sortie qui me convenait. Quand j’ai vu la boule noire, je me dis que, que je reste ou que je parte, c’est mythique en fait. Jouer sa place dans « Koh Lanta » à la boule noire est un truc de dingue. Oui, plein d’émotions se sont entrechoquées mais toutes ces émotions n’étaient que positives et, honnêtement, je n’ai aucun mauvais souvenir de ce conseil là. Pour moi, j’ai passé une très bonne soirée, malgré mon élimination.

D’ailleurs, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Honnêtement, je pensais sortir mais je ne pensais pas que ça allait être serré. C’est ce qui m’a fait grandir au sein de ce « Koh Lanta », c’est que je me suis rendu compte que les autres avaient beaucoup plus confiance en moi que moi je m’accordais de confiance.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Evidemment quand je vais chercher le totem, au bout du cinquième jour, sur la deuxième immunité qu’affrontent les bleus. Je prends mes responsabilités, je sais que je suis forcément sur la sellette parce que je sais déjà à ce moment-là qu’Alexandra, qui était cheffe des bleus, en cas de conseil, aurait poussé pour ma sortie et que certains auraient été tentés de la suivre. Après, je ne dis pas, si ça se trouve, la réalité aurait été que je ne serais pas sorti. C’est compliqué à savoir. En tout cas, à ce moment-là, j’ai décidé de prendre mes responsabilités, de prendre la place de celui qui allait dénouer le nœud et commencer à faire le puzzle par la suite. Forcément, quand on prend ses responsabilités sur une telle épreuve et que, en plus, on devient l’artisan de la victoire, c’est vachement flatteur. Quand il s’agit d’aller chercher le totem auprès de Denis, ça a été des émotions incroyables qui sont passées en moi. Aussi parce que, étant donné mon gabarit, je ne m’attendais pas à cela, je ne m’attendais pas à être décisif sur les épreuves. Encore une fois, parce qu’il me manquait certainement de la confiance en moi.

En termes de survie, la réalité était-elle en phase avec l’image que vous en aviez avant de partir ?

Oui et non. C’est-à-dire qu’il y a certaines choses où je pensais prendre un peu plus cher. Au niveau de la météo, j’ai eu l’impression de plutôt bien supporter tout cela. Par contre, au niveau de la nourriture, oui ça a été très compliqué, aussi parce que globalement on ne mangeait que de la coco et on ne buvait que du lait de coco. On n’a pas eu de feu pendant un long moment, vraiment un très long moment. Ce qui voulait dire ne pas manger chaud. Le riz, au-delà d’être un énorme apport d’un point de vue nutritionnel, permet aussi de limiter les dégâts d’un point de vue digestif, en variant la nourriture. Donc il permet énormément de choses. Tant que l’on n’y avait pas accès, c’est vrai que c’était compliqué. Physiquement, c’est ça qui m’a principalement poussé à bout, le manque de nourriture est compliqué. A un moment donné, la caméra était tournée vers les verts en montrant, c’est vrai, qu’ils ne mangeaient pas beaucoup mais il faut savoir que, nous, sur notre camp, même si on gagnait, c’était précisément la même chose qui se passait, on ne mangeait pas, on n’avait pas de feu. Ça a été compliqué !

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous prêt à refaire votre sac ?

Instantanément ! Si, là, maintenant, je reçois un coup de fil de la production, je pars instantanément, je cours même. C’est le genre d’aventure que l’on ne peut pas refuser en fait.

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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