Fanny Gilles évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Bonjour Fanny,

Quelle joie d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Nous pouvons actuellement vous retrouver dans la série quotidienne à succès de TF1 « Ici tout commence ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous d’avoir rejoint cette belle et grande famille artistique ?

C’est une expérience très heureuse, oui. Il y a de très bons acteurs, les décors sont naturels, la lumière est belle, il y a un vrai travail sur la mise en scène malgré le manque de temps. Je trouve l’écriture très intéressante aussi, ils abordent des sujets pertinents, c’est bien dialogué… En plus, c’est un vrai plaisir d’acteur. On tourne très vite mais c’est bien préparé en amont, le jeu n’est pas sacrifié. On enchaîne des longues scènes, parfois des morceaux de bravoure…!

En plus, j’ai retrouvé plein de potes sur le plateau. J’ai notamment joué avec Catherine Marchal, que j’aime beaucoup. J’ai découvert Anaïs Raciti, qui joue ma fille, ainsi que Tom Darmon, et Benjamin Douba-Paris. Tous sont de très bons acteurs et sont, en plus, super sympas. D’ailleurs tout le monde est sympa, sur ce plateau. Chacun fait de son mieux, sans égo, et avec le sourire. Vraiment, j’ai passé des super moments.

Vous y interprétez Florence. Qui est-elle ?

Elle fait de l’évènementiel, elle crée des évènements éphémères pour booster l’image des  restaurants, pour faire du buzz. J’arrive avec ma fille à la Table des Rivière et on se rend compte que j’ai envie, avec elle, de placer quelqu’un comme second de la cheffe Guinot. On se demande pour quelle raison…on se dit que Tom est mon fils ou encore l’amoureux de ma fille…On va finir par découvrir que… on vit, lui et moi, en couple, avec mes enfants, depuis quatre ans, à Paris.

Vous le disiez, le rythme de tournage est soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

C’est un peu comme du théâtre, on a énormément de texte. J’y suis allée pour une arche, sur huit jours de tournage, ce qui m’a laissé le de temps de préparer, c’était pas si compliqué. Mais pour les récurrents, qui doivent apprendre toutes ces pages, tout en tournant ces longues journées, c’est très intense. Ils font un sacré boulot.

Le cadre de tournage a aussi dû aider au plaisir pris sur le tournage ?

Les salins du midi, c’est magnifique ! J’ai adoré. On tournait du lever au coucher du soleil, donc dans une lumière incroyable. C’est un peu dur pour les yeux la journée, mais c’est dingue comme décor! Froid aussi!!!

Quels premiers retours avez-vous d’ailleurs pu avoir du public ?

Ce qui revient, c’est « mais qu’est-ce qu’elle mijote ? ». A leur première arrivée, on a l’impression que les deux parisiennes sont un peu supérieures mais, en même temps, on découvre une complicité entre elles, elles sont sympathiques… A l’image, on commence à comprendre ce qui va se passer…

Au-delà de cette arche, peut-être aurez-vous l’occasion de revenir ?

La production m’a laissé entendre qu’ils étaient contents. Ça va dépendre du retour du public sans doute, je ne suis pas contre, c’était vraiment une chouette expérience !

En parallèle, après une saison 6 à succès, vous retrouverez l’équipe de « Sam » cet été pour le tournage de la saison 7…

Exactement ! On est super contents ! C’est vrai qu’il y a eu de gros changements en saison  6 et ils ont plu. Je pense que l’on avait besoin de ce côté solaire, bande de potes, tout en restant centré sur des cas de scolarité. On attendait le retour du public, je suis très contente que cela ait permis une saison 7, dans laquelle mon personnage va revenir davantage.

J’ai hâte. C’est aussi une équipe que j’aime beaucoup. Que ce soit la production, l’équipe technique, artistique, les auteurs… On a traversé pas mal d’aventures, il y a vraiment une bonne ambiance, on est une sorte de famille, sans chercher le cliché. Chez Authentique, qui est une production indépendante, y a un vrai truc humain, je m’y sens bien.

 

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Plus globalement, quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

Je suis très contente. En saison 1, elle n’était pas très développée. J’ai essayé d’y glisser tout l’humour, et l’humain que je pouvais… Après, le personnage s’est développé…En deuxième saison, c’était assez poussé dans le comique, je me suis super amusée. Puis, en saison 3, elle a craqué et ce qui l’anime émotionnellement, psychologiquement a été dévoilé, c’était super intéressant. En saison 4, elle s’est faite virer, et vit une belle histoire d’amour avec Xavier… En saison 5, j’avais accouché, le couple battait de l’aile, et en même temps, j’avais des scènes de dingue pour essayer de reconquérir Xavier (j’ai adoré notamment chanter sur une table!)…Véronique est un peu barrée, elle est capable de faire beaucoup de choses, les auteurs en jouent et je m’amuse toujours autant. Chaque année, j’ai l’impression que c’est un nouveau personnage et qu’il se va passer mille choses nouvelles. J’adore jouer Véronique !

C’est une série qui parle à tous, aux jeunes mais aussi aux parents…

Oui, c’est une vraie richesse ! Il y a des thèmes qui parlent vraiment aux jeunes, il y a des thèmes intéressants pour la génération des parents. Et même les parents des parents. Il y a des problématiques relationnelles à tous les âges. Ça parle à pas mal de gens.

Dans un autre registre, vous êtes en pleine création d’un spectacle. Que pouvez-vous déjà nous en dire, sans tout en dévoiler ?

Je crée ce spectacle pour un festival de musique classique, le festival du Bruit qui Pense, avec lequel je travaille régulièrement. Avec le directeur du festival, Ingmar Lazar, qui est un pianiste très talentueux, on avait envie de travailler sur Beethoven, notamment sur sa vie amoureuse. On a généralement l’image d’un Beethoven sombre mais c’était un grand amoureux. Passionné. Evidemment souvent malheureux… Tout génie qu’il était, il avait peu d’argent, il avait cette personnalité très forte, difficile parfois… mais il aimait…! Avec passion, désespoir… et finalement avec génie…!

Du coup, j’ai eu envie de concevoir un spectacle qui parlerait de ses amours et de celles d’une femme aujourd’hui. Ils se rejoignent dans leurs émotions, leur vécu, dans un espace hors du temps, dans l’Amour.

C’est un vrai concert, avec un beau programme. Et c’est aussi un pont vers un public plus néophyte qui se pense moins familier avec la musique de Beethoven. Beethoven était un génie, un dingue, un pionnier dans plein de choses, un révolutionnaire, et aussi un grand amoureux. J’avais envie de lui associer un vécu d’aujourd’hui pour le rapprocher justement de ceux qui ne le connaissent pas. Pour qu’ils soient touchés et bouleversés. C’est en quelque sorte un concert théâtralisé. C’est un peu un ovni, je crois, mais j’adore!

On le joue le 26 mars à Louveciennes, à la salle Camille Saint-Saëns, dans le cadre du « Festival du bruit qui pense ». Il n’y a qu’une seule date. Il faut venir.

Pour conclure, ces différents supports, à l’image et sur scène, doivent sans doute être très riches et très complémentaires pour vous ?

Oui ! C’est une vraie richesse, et je pense que c’est aussi une nécessité. Un artiste a besoin de moyens d’expression, c’est important d’avoir plusieurs sources d’épanouissement artistique. Je joue, j’écris, je compose… Cela me permet d’être toujours dans la créativité, c’est important pour moi.

Merci, Fanny, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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