Pass Ligue 1 : Smail Bouabdellah évoque les premiers mois d'antenne du programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

@FEP / Prime Video Sport

 

Bonjour Smail,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis le début de saison, sur Prime Video via le Pass Ligue 1. On imagine sans doute tout le plaisir et toute la joie que ce doit être pour vous de participer à la naissance et au développement de ce beau projet ?

Oui, c’est même super coolJ. Ça va faire quatre fois de suite que je participe à la création d’une chaine, c’est plutôt sympa. Avec plus ou moins de réussite. Mais j’espère que, là, encore une fois, à l’image de beIN, ce sera une réussite. Ça m’a l’air de suivre son chemin dans le plaisir, dans le bonheur et dans le contenu. Donc, oui, c’est toujours excitant d’être dans une aventure, encore plus quand elle commence à peine. Quoi de mieux que de parler foot toute la journée et de kiffer autour de ce que l’on aime pour bosser ? Oui, tous les voyants sont au vert !

Au-delà de la naissance d’un nouveau projet, c’est aussi un format neuf, novateur, que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent…

C’est LA grande nouveauté au niveau support et au niveau technique. J’ai l’impression, en tout cas dans mon entourage, dans les gens que je peux croiser, que ça a l’air d’être une réussite plutôt qu’un échec. Les gens s’abonnent facilement, consomment facilement. Je suis très attaché au match plus qu’au reste donc je trouve cela super. C’est génial de pouvoir naviguer, de pouvoir se balader et d’avoir une infinité de possibilités. Demain, s’il y a trente matchs en même temps, vous pouvez tous les diffuser simultanément, contrairement à une chaine classique où il faudrait trente canaux. Là, vous pouvez avoir trente petites cases, vous cliquez dessus comme sur les services de streaming que l’on peut connaitre, autres que dans le sport, pour le cinéma et les séries.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

A l’image, 8 des 10 rencontres sont proposées lors de chaque journée et vous en commentez deux d’entre elles, principalement le vendredi soir, le samedi après-midi, le dimanche midi ou le dimanche soir, en alternance avec Julien.

Franchement, c’est super cool. Pour le coup, faire cela avec Julien, oui c’est bien mais c’est surtout facile. De le faire avec quelqu’un qui est votre copain, c’est génial. Quand tout se passe bien, c’est encore mieux. Je vous disais que tous les voyants étaient au vert, là aussi c’est un vrai kif. Il peut y avoir parfois des rivalités, on peut travailler parfois dans des atmosphères un peu moins faciles et tranquilles, là, au contraire, c’est plus que cool et ça se passe super bien. Donc on kiffe tous les deux…enfin, je pense qu’il kiffe autant que moi, je l’ai lu sur votre site, il a l’air de kiffer aussi.

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, dans les jours qui précèdent la rencontre mais aussi à votre arrivée au stade ?

Dans les jours qui précédent les matchs, c’est du travail. C’est de connaitre l’actualité des deux équipes qui vont jouer le match. Mais c’est connaitre aussi toute l’actualité de la Ligue 1 et, en général, le plus possible l’actualité du foot. Il faut être vraiment à jour de l’actualité du foot français en particulier et globalement même du foot mondial. Après, sur du contenu concret, c’est beaucoup de travail, il faut mettre ses fiches à jour. S’il y a un nouveau joueur du centre de formation qui n’a jamais été dans le groupe, je fais sa fiche. Je m’intéresse à son parcours, ses caractéristiques, sa façon de jouer. Ce sont des petites clés pour connaitre tous les joueurs qui vont disputer la rencontre. Je fonctionne aussi assez simplement, je revois au minimum le match précédent de chacune des équipes.

Je parle de travail parce que c’est le mot utilisé mais vous conviendrez que c’est du boulot tranquille, je ne dis pas que l’on est chanceux car la chance, c’est du hasard mais on est des privilégiés. La clé reste pour autant le travail et la rigueur. Travailler, c’est préparer au mieux, être le plus rigoureux possible, ça ne veut pas dire que vous n’allez pas vous tromper sur un corner, lors d’un cafouillage sur le buteur ou sur un nombre de réalisations. En revanche, vous savez que le jeune joueur du centre de formation qui rentre est gaucher, qu’il joue aujourd’hui latéral droit mais qu’il est formé au poste de milieu droit. Voilà, ça c’est du boulot. Mais encore, je le redis, on est dans un domaine agréable, on ne va pas à la mine, on ne travailler pas en plein froid comme certains peuvent le faire. Je dis toujours que l’on n’a pas de gloire à retirer de faire notre travail, c’est juste normal.

Le fait d’être présent au stade permet sans doute aussi des échanges de proximité….

Oui, on échange avec les joueurs, les entraineurs, les staffs, parfois les dirigeants aussi, parfois les gens au stade également, les employés du club. Mais ce n’est pas à se dire que l’on va aller rechercher l’info, c’est plus pour sentir l’atmosphère autour du match. Je n’utilise pas ces moments-là pour avoir l’info sur la compo. Avoir la compo avant qu’elle ne sorte, je m’en fiche, au contraire je vais la découvrir et comme j’ai préparé mon match, quelle qu’elle soit, je vais être prêt.

Après, ce qui fait la grande différence, c’est au moment du match : vous êtes au stade, vous sentez l’odeur des joueurs, l’odeur du terrain, l’odeur de l’huile. J’adore l’odeur de l’huile de camphre. Vous sentez la buvette, ça sent les merguez, ça sent les fritesJ. C’est le kif ! Vous vous imprégnez de tout cela pour commenter et essayer de transmettre au mieux cette atmosphère à l’abonné qui, lui, malheureusement, n’a pas l’opportunité d’être au stade.

Sur la première partie de saison, le retour du public a sans doute dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Ah, c’est génial. Ça a été gâché par des gens qui ne comprennent rien et qui ne sont pas du tout dans cet esprit-là. Mais je pense qu’ils ne sont pas dans cet esprit ni pour le foot ni pour plein d’autres domaines. Je pense qu’ils sont complètement à côté de leurs chaussures au-delà du foot. Mais oui, quel kif d’aller au stade, de voir les gens, de partager avec eux. Je pars du principe que le foot rend heureux et qu’il donne des émotions. Elles ne sont peut-être pas toujours joyeuses parce que, dès fois, vous perdez ou vous faites match nul mais quel kif de pouvoir partager des émotions avec des gens, tous ensemble, autour de notre passion commune.

D’ailleurs, en fonction du rythme du match et de l’ambiance au stade, adaptez-vous votre commentaire, peut-être sur l’intonation, le dynamiste voire le choix des mots, pour vous mettre en phase ?

Il faut trouver le bon équilibre. Celui-ci est facile quand le match s’enflamme parce que vous avez juste à vous laisser porter par son rythme. En revanche, quand le match est sur une intensité moins importante, si vous vous mettez à son rythme, l’abonné va s’endormir, va s’ennuyer. Vous n’êtes pas là pour lui survendre le match mais vous êtes quand même là pour le divertir. Il y a un juste équilibre. Mais c’est nettement plus facile de commenter un match avec beaucoup beaucoup de rythme qu’un match où il ne se passe pas grand-chose et où l’intensité n’est pas élevée.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

Peu de temps après la mi-saison, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur le championnat de Ligue 1 ?

J’ai été emballé par le début de saison, oui, emballé ! Emballé par le spectacle, par les buts, par les acteurs, par les entraineurs, par les joueurs, par les arbitres. J’ai trouvé que tout le monde était au niveau, était dans l’esprit, c’était vachement positif. Là, je pense que le froid, la situation Covid, les soucis avec les supporters ont un petit peu mis le couvercle sur la casserole. Mais on va vite l’enlever, ça va vite bouillir à nouveau je l’espère, sur le terrain, dans les tribunes et dans tout ce qu’il peut y avoir autour.

Sur le terrain, j’ai adoré, comme beaucoup, Seko Fofana. J’adore aussi Ludovic Blas, je me régale de Jonathan Clauss, je me régale de Savanier. C’est génial de suivre ces joueurs-là. Je pourrais vous sortir une liste de beaucoup beaucoup de noms. Oui, c’est toujours passionnant. Après, j’entends les gens qui ne sont pas satisfaits de la Ligue 1, oui, mais je ne suis pas sûr qu’un Burnley-Brighton soit toujours très intéressant à regarder. Je ne compare pas aux autres championnats, je ne dis pas que la Ligue 1 est le meilleur championnat du monde, je dis juste que c’est mon préféré. Si votre plat préféré est celui de votre maman, purée et saucisse végétarienne, que vous l’aimez depuis que vous êtes petit, ce le sera à vie. Celui qui dit qu’une blanquette de veau ou qu’un saumon sont meilleurs, on lui répond « oui, si tu veux mais j’ai le droit de préférer le repas de ma maman de quand j’étais petit ». C’est pareil avec le foot…

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure du Pass Ligue 1 ?

Que ça dure et que l’on continue à partager ensemble de belles émotions…voilà, aussi simplement que cela !

Merci, Smail, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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