Pass Ligue 1 : Benoit Daniel évoque avec nous le nouveau programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure du Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Oui, c’est un vrai plaisir de commencer une histoire. On part de rien, ça n’existait pas deux mois avant le début du championnat et il a fallu être prêt à la 1ère journée donc c’est une aventure passionnante. J’ai été embarqué dans le prolongement de Roland-Garros, on avait appris la nouvelle pendant la compétition, on avait tous été surpris et, à la fois, on s’est tous dit que c’était quand même une chance incroyable pour nous. On est passionnés, pour la plupart, de tennis et de foot, c’est vrai qu’il y a pas mal de gens qui avaient bossé sur Roland-Garros et qui ont enchainé sur le foot.

La Ligue 1 est la compétition phare du sport en France, sur laquelle je n’avais encore jamais bossé mais que je suivais bien évidemment. Quand Pedro Garcia m’a appelé, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est passionnant parce que ça s’est construit et que ça continue à se construire. La manière en plus dont c’est construit, la méthode de diffusion, le fait d’être sur les stades…sont hyper intéressants. Pour le coup, on est vraiment au contact des joueurs, des équipes. Donc c’est sûr que, depuis le début, c’est un vrai plaisir, vous pouvez en être certain.

Avec ce nouveau média et cette nouvelle formule, l’accompagnement et l’habillage, sur le terrain et autour, sont plus riches que ce que l’on a l’habitude de connaitre. Dans le dispositif, vous vous inscrivez principalement dans l’animation des rencontres, avec trois moments d’intervention, les 20 minutes d’avant-match, la mi-temps et le debrief bord pelouse d’après match.

Oui, je vois que vous avez bien suiviJ. C’est quelque chose que j’adore, je le faisais déjà pour le tennis à Eurosport, j’étais sur les tournois, j’encadrais les lives, je faisais les avant-matchs, les après-matchs, les interviews et je retrouve cet exercice. Je l’adore, on est au contact des joueurs, on bosse avec des consultants, il y a un travail d’équipe qui est passionnant, avec les équipes techniques, éditoriales, on raconte notre histoire tous ensemble, avec de beaux moyens pour le faire. Oui, c’est un exercice que j’adore, j’aime bosser avec les autres journalistes, avec les consultants qui sont toujours des personnes hyper intéressantes à côtoyer et puis, évidemment, avec les acteurs, joueurs et entraineurs. Je trouve cette formule super intéressante pour nous et, je pense, pour l’abonné. Dès qu’il prend l’antenne, à 20 minutes du match, il est vraiment au bord du terrain, avec nous, il voit l’échauffement, il suit les derniers instants. A la mi-temps, il est encore là. A la fin du match, ils voient les joueurs en plateau, à leur sortie des vestiaires. Cette formule est un peu le coup gagnant de Pedro Garcia et de ses équipes. Autour d’un match, je trouve que c’est ce qu’il y a de mieux, tu es dans l’action, tu es au contact des joueurs, tu prolonges vraiment l’évènement, tu es au stade, tu es là.

 

 

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

C’est un travail d’équipe. Nous avons un chef d’édition, un présentateur, un commentateur, un consultant et un journaliste bord terrain. Il y a tout un travail collectif de préparation, on construit notre petite histoire, surtout sur l’avant-match, sur comment on amène les gens jusqu’au coup d’envoi. On cherche des infos, on appelle les consultants, les entraineurs si on peut. A partir de là, on construit le petit conducteur qui fait monter la tension jusqu’au match. Donc c’est à la fois collectif mais aussi perso, en préparant les infos sur les joueurs, sur le match, pour arriver armé le jour J.

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même avoir de petits échanges en off.

C’est sûr ! On n’embête pas trop les joueurs avant le match, ils viennent faire leur reconnaissance sur le terrain. Plus les entraineurs. C’est surtout la force des consultants d’ailleurs, qui peuvent davantage se le permettre car c’est un moment quand même assez « compliqué ». Par contre, juste avant le match, aller voir les dirigeants et les journalistes locaux fait partie des possibilités. Le fait d’être dans le stade aide à voir ce qui se passe, à sentir les choses, l’ambiance, les supporters, c’est aussi hyper intéressant.

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques mètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

C’est l’intérêt, même avant le match. On prépare le conducteur mais on réagit aussi à ce qui se passe. Pas uniquement les blessés, aussi l’ambiance, un geste rigolo, une attitude, …C’est ce qui est évidemment très sympa dans ce genre d’exercice. On est dans le conducteur, tout en étant capable de rebondir sur ce qui se passe. En plateau, en général, on suit les rails et on avance et, sur le site, c’est passionnant de pouvoir réagir, rebondir et de s’adapter à ce qui se passe.

Après ces premiers mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Les gens ont l’air hyper contents. J’adore cette formule et je crois que les gens aussi en fait. Ils voient en permanence ce qui se passe, ils ont l’impression d’être au stade avec cette formule. Je pense qu’ils se sentent privilégiés, vraiment, même si on n’est pas les premiers à le faire. Cette formule-là est toujours gagnante, on est au stade, là où ça se passe. Les retours montrent que les gens trouvent cela très bien et c’est hyper positif pour nous. C’est une aventure qui vient de commencer et, dès le début, j’ai l’impression que l’on a trouvé la bonne formule. Même si elle s’adapte au travers de nos réunions hebdomadaires, pour progresser, pour rythmer mieux, pour raccourcir, pour rallonger, pour trouver les bonnes formules. Ce sont des ajustements permanents.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première moitié du championnat ?

J’ai fait beaucoup de matchs plutôt de deuxième partie de tableau et je trouve que ce « championnat-là » est passionnant parce que l’enjeu est presque même plus important. C’est vraiment la survie d’un club qui se joue. Donc on sent la tension, on sent l’importance de chaque point pris. Avant, ça me faisait marrer d’entendre « l’important, c’est les trois points, on prend match après match » mais, en fait, quand tu le vis au contact des joueurs et des entraineurs, tu te rends compte que ce qui compte, ce sont les points. Car ce sont eux qui vont leur permettre de se sauver. Donc prendre trois points permet de faire un pas vers l’objectif du maintien en Ligue 1, synonyme de survie de l’institution, permettant aux supporters de continuer à vivre cette aventure-là et aux salariés de pouvoir rester au club. Les enjeux économiques et humains sont énormes. Au-delà du jeu, je trouve l’intensité émotionnelle énorme. Après, en termes de jeu justement, je trouve que ça joue bien. Il y a plein de bons joueurs que je découvre un peu parce que je ne les connaissais pas tous. Comme Ekitike à Reims, que je trouve vraiment intéressant. Le fait de les avoir sous les yeux nous fait nous rendre compte à quel point ils jouent vraiment bien au foot.

Donc mon regard est hyper respectueux, je me rends compte de la difficulté : les mecs jouent très bien au foot et, à la fois, ils supportent une grosse pression. Pression populaire pour prendre les points du maintien et pression physique avec un engagement fort, c’est rare qu’il y ait un moment où ils peuvent faire un contrôle tranquille, ils n’ont jamais le temps en fait, ils ont un ou deux adversaires sur le dos, ils doivent prendre des décisions à 2000 à l’heure. C’est là où c’est impressionnant : l’intensité, la pression, l’exigence que ça réclame. Quand on est au stade, on s’en rend compte.

Je trouve que chaque match est intéressant, passionnant, même les rencontres avec peu d’actions. Quand on connait l’impact et l’enjeu d’une victoire, d’un match nul ou d’une défaite, finalement chaque geste réussi ou chaque erreur a des conséquences donc je mesure cela encore plus aujourd’hui.

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades avait aussi aidé à cette effervescence…

Ah, c’est sûr. J’ai découvert la Meinau cette année, c’est un stade incroyable, avec une ambiance de dingue. C’est vrai que, même quand le match est un peu pourri, l’ambiance dans les tribunes donne du spectacle et des frissons. Ca vibre, c’est ce qui fait la force du foot aussi. Les gens viennent au stade, supportent leur équipe, poussent leurs joueurs donc, avec ou sans public, ça change vraiment tout.

 

 

Avec la jauge actuellement réduite fortement, peut-être captez-vous des choses différentes mais complémentaires, qui peuvent vous aider pendant vos interventions ? Comme notamment les échanges entre le banc et le terrain ?

Oui, c’est vrai. Après, avec le Covid, ce n’est pas toujours évident de rester près des bancs, ça reste quand même un gros souci pour nous. Etre au bord du terrain permet de vraiment bien ressentir les choses, même quand il y a du public d’ailleurs. Il y a de vrais échanges, ça discute beaucoup en fait, un peu comme les mecs le dimanche matin : « vas-y joue, je suis là ». En fait, même les pros font cela. Certains entraineurs gueulent bien aussi, j’ai vu récemment Fred Antonetti à Metz, on l’entend bien. C’est sûr que le son au stade est bien différent.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

De continuer ! De continuer à progresser aussi. Je pense que, avec le temps, ça se fait naturellement. Déjà, en quelques mois, j’ai l’impression de mieux connaitre les équipes. J’avoue que, pour moi, ce qui compte beaucoup, c’est l’humain. Je m’entends bien avec tout le monde, pourvu que ça dure ! De continuer aussi à faire honneur à ce droit, qui est quand même hyper intéressant. Donc, finalement, de faire comme les équipes, les athlètes, les joueurs, de continuer à progresser. On peut aussi souhaiter que les équipes continuent à faire du jeu, elles qui jouent plutôt bien au foot cette saison.

Merci, Benoit, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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