Fort Boyard : Jérôme Le Banner revient sur son passage mythique dans l'émission et en profite pour évoquer ses autres actualités, artistiques notamment !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérôme,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le 25 septembre, vous auriez dû combattre pour la dernière fois, à Lyon. Mais une blessure vous en a empêché…

Je me suis blessé il y a quelques jours, j’ai une bonne déchirure aux adducteurs, qui me contraint à repousser de quelques mois le combat. Je verrai cela avec l’organisateur. En Italie, pendant le tournage d’un film, je me suis battu contre ma valise et me suis fait une contusion au niveau des adducteurs. Je me suis ré-entrainé dessus et puis voilà, ça a pété.

D’ailleurs, quelles principales raisons vous ont incité à vous lancer dans ce dernier combat ?

Quand on m’a proposé Bombardier, à Lyon, j’ai trouvé cela sympa. J’ai souvent des fans qui me demandent quand est ce que je combats à nouveau. Je crois qu’ils ont oublié l’âge que j’aiJ. En plus, à part là, mon corps ne me le rappelait pas beaucoup.

Plus globalement, avec le recul, quels resteront vos plus beaux et principaux souvenirs de votre belle et grande carrière de champion de haut niveau ?

Le Japon et Bercy.

 

 

En parallèle, vous poursuivez aussi votre incursion sur le petit et sur le grand écran. Vous avez terminé, il y a quelques semaines maintenant, le tournage pour M6 de « J’irai au bout de mes rêves », aux côtés notamment de Camille Lou et de Guillaume de Tonquedec. Quel rôle y interprétez-vous ? Dans quel contexte s’inscrit votre personnage ?

On est trois garçons, un trisomique, un homosexuel et je suis leur préparateur physique. On a un gros lien d’amitié qui me permet un peu d’être intrusif dans leurs vies. Notamment dans celle du trisomique qui tombe amoureux d’une fille dite « normale ». A un moment donné, on essuie ses pleurs, on essuie ses rires, on l’entraine, il y a un gros moment d’émotion lorsque l’on est tous dans la voiture. C’est un autre registre, ce n’est plus un combat sportif, c’est un combat pour ramener quelqu’un de dit « non normal » à la « normalité ».

Cet été, vous avez tourné en Italie « Les Cinéphiles », road-movie de Laurent Germain Maury, tiré du roman de Laure Odène, avec Will Kemp, Blanca Suarez et... Quentin Tarantino. On imagine le plaisir et la joie que ça a dû être pour vous de faire partie de cette belle aventure ?

Il y a encore un autre mec que je ne peux pas dévoiler mais qui va vraiment faire parler de lui. Il était un peu hors-jeu depuis deux ans mais il va revenir sur les chapeaux de roues. On termine ce tournage au mois de novembre.

Laurent m’avait déjà choisi il y a six ans de cela et je le retrouve pour le rôle de Léo, un gars un peu dur. C’est encore autre chose, j’ai un autre rôle, ça me plait de me travestir.

Un mot, là aussi, sur votre personnage ?

C’est quelqu’un qui aime violer les femmes mais avec des bouteilles.

Si on revient à l’origine de votre parcours artistique, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir comédien ?

Ce n’est pas moi qui ai voulu devenir comédien, c’est le cinéma qui est venu à moi. Avec un projet qui s’appelait « Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques ». Thomas Langmann était venu assister à un de mes combats à Bercy, j’arrivais avec une grande toque rouge et il a dit « tiens, lui serait bien pour jouer le rôle de Claudius Cornedurus ». Il est venu me voir, il m’a demandé si ça m’intéressait, je lui ai dit non, je ne voulais pas faire de cinéma, je ne voulais pas être figurant mais il m’a expliqué que c’était un grand rôle dans ce projet qu’il avait depuis un bout de temps. J’ai passé du coup mon premier casting avec Depardieu et Clovis Cornillac.

 

 

Pour la suite de votre parcours, quels sont vos projets et envies ?

Je suis en instance de signatures, j’ai fait aussi deux castings récemment. Un anglo saxon et un français. Après, le résultat n’est pas à mon bon vouloir, j’ai déjà fait des castings que j’avais super bien réussis et où quelqu’un de différent avait été pris parce que le physique n’était pas là ou qu’il était trop prononcé. C’est aléatoire. En tout cas, j’espère que, sur M6, les producteurs et les réalisateurs me verront.

Mes envies seraient d’avoir un bon rôle mais surtout de vivre, tout simplement, avec la banane et le sourire.

On ne peut pas ne pas revenir sur votre deuxième participation, cet été, à la mythique émission de France 2 « Fort Boyard ». Et notamment sur votre prestation dans la cellule de « La banque ». Racontez-nous ce qui s’est passé…

En coulisses, Philippe Etchebest, un ami, me prend à parti et me dit « voilà, tu rentres dans la banque, il faut tout péter, tu pètes tout, tu pètes tout, tu me fais du nickel ». Il me dit ça, bon, ben moi je le prends un peu au pied de la lettre. C’est un ami, on s’appelle souvent, je lui donne des cours de boxe mais heureusement que lui ne me donne pas de cours de cuisineJ. Bref, quand il me dit « rentre dans la banque et pète tout », je rentre dans la banque et, comme un bon samaritain et comme un con, je pète tout. Au lieu de retrouver la petite mannette en fer pour faire lever le volet en plastique, je casse tout…grosse connerie. Ça restera dans les annales, comme « Excalibur » que j’avais fait il y a 20 ans.

Cela vous a fallu un séjour dans les prisons du fort, aux côtés du chef Willy. Comment s’est passé ce séjour et l’épreuve du « Willymaton » ?

On s’est bien amusés. Willy est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, on avait fait une émission avec Lagaf sur C8 avec du bowling. Hors caméra, c’était rigolo avec Willy, il est super gentil et c’est un super bon acteur d’ailleurs je trouve. Encore une fois, il y a des copains du copain du cousin qui joue mais, honnêtement, je serais producteur, je ferais un film avec Willy en tête d’affiche.

 

 

Par la suite, vous avez dû faire face au « train fantôme ». Les petites bêtes sont-elles devenues depuis vos amies ?

Oui, un peu plus ! Dès qu’il y en a une chez moi, je la prends délicatement et je la mets dehors.

C’était là votre retour sur le fort, après déjà vos premiers exploits en 1996, où vous aviez remporté en moins d’une minute « Excalibur ». Pourquoi avoir retenté l’aventure 25 ans après ?

C’est l’amitié avec Philippe ! Ca faisait bientôt 2/3 ans qu’il me demandait mais je ne pouvais pas, j’étais au Japon. Une autre fois, il n’y avait pas eu à cause du Covid. Cette fois-ci, il m’a dit « s’il te plait Jérôme, viens », j’ai dit ok. J’y suis allé par amitié.

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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