Demain Nous Appartient : Clémentine Verdier évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et en profite pour nous présenter ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Frédéric Vignale

 

Bonjour Clémentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous rejoignez le casting de la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Oui, effectivement ! Déjà, j’ai des amis qui en font partie donc il y avait la joie de savoir que j’allais les rejoindre. Après, tant que l’on n’y est pas allé, on ne se rend pas compte de ce que c’est. Vous parlez à juste titre de « famille ». Quand on fait différents projets, certes il y a la notion de famille le temps du tournage, mais l’organisation du tournage fait que souvent on se croise peu, c’est très dispersé. Hors, là, effectivement, la chose qui m’a le plus frappée sur DNA, c’est que l’on sent pleinement cette famille. Dans les acteurs qui travaillent dessus depuis longtemps, qui accueillent les nouveaux arrivants avec beaucoup de générosité et de convivialité, insufflent confiance et plaisir, mais aussi avec tout le cadre logistique, qui est totalement dingue. Oui, c’est une organisation de malade ! On nous annonce que ça va aller très vite, bon, mais curieusement, on n’a pas une sensation de précipitation, tout est encadré, les équipes ont une belle intelligence de travail et relationnelle, qui donne cette impression d’arriver dans une famille en effet. C’est très agréable.

En plus, le cadre de tournage est plutôt très agréable…

Oui, oui, oui. Après, je connaissais déjà bien Sète. J’y suis beaucoup allée. D’abord pour le théâtre, lors de ma toute première tournée. J’avais découvert cette ville et j’en étais tombée amoureuse,  j’étais restée à Sète pendant quelques jours avant les dates suivantes. Pendant plusieurs années, chaque été j’y repassais et j’avais très envie d’y aller aussi pour une série pour y passer plus de temps. Curieusement, le tournage de DNA est la période où j’ai le moins profité de Sète, parce que l’on est sur le travail, on est concentré. C’est un travail efficace, on ne va pas s’attarder des heures car c’est une grosse machine à plein de têtes qui avance, et il faut que, tous, on avance ensemble. Ce qui crée une forme d’excitation, comme on a au théâtre, par exemple, avant de rentrer sur scène. C’est très stimulant ! Ça demande de la préparation et de la concentration, pour se faire plaisir quand on tourne.

C’est totalement dingue quand on y pense : c’est une ruche et ils ont littéralement recréé une ville de personnages ! Ce dont je n’avais pas eu conscience jusqu’à présent, c’est que quel que soit le personnage que l’on rencontre, il trimballe une histoire complète avec lui. Ce que l’on ne retrouve pas dans d’autres types de formats où les rôles principaux ont clairement plus d’histoire que les « petits rôles ». Là, chacun est animé par toute son histoire et c’est très porteur.

 

@ Sarah Robine

 

Dans quel contexte arrive votre personnage ?

Il y a pas mal de changements sur cette rentrée, avec une volonté de continuer tout en ouvrant de nouvelles histoires et intrigues. Il y a notamment l’arrivée d’un nouveau directeur d’écriture, Marc Kressmann, et vous avez forcément entendu parler des nouveaux arrivants. Par exemple, il y a un nouveau décor, le lycée Agnès Varda, où un des personnages phare de la série est muté avec une nouvelle position. Donc certains des personnages existants vont être intelligemment mêlés à pas mal de nouveaux. Notamment, la nouvelle CPE, Irène Lopez Diallo, qui arrive avec sa famille. Je suis la meilleure amie d’Irène, mon personnage s’appelle Laetitia Lefranc. C’est une femme seule qui a un fils, Clément. Elle est très proche de lui et s’en occupe du mieux qu’elle peut, ils ont vraiment une relation fusionnelle. Elle habitait à Agde et vient s’installer à Sète sur l’invitation d’Irène. Son fils a fait quelques « bêtises », on va dire, et en plus il a une santé très fragile, il a besoin d’aide pour intégrer le lycée. Irène va aider Clément en ce sens.

Au moment de rejoindre le tournage, avez-vous visionné des épisodes pour vous imprégner de l’esprit et de l’ambiance du programme ?

Oui, absolument ! J’ai regardé en quelques jours tout un mois de diffusion ! Vraiment c’était très important pour moi. C’est sûr que l’on passe plein de castings dans l’année donc on essaie de regarder plein de choses, c’est le quotidien d’un acteur de regarder quasi tout ce qui se crée. Forcément, quand j’avais été appelée pour le casting, j’avais regardé un bon paquet d’épisodes pour comprendre les intrigues et connaître les personnages. C’est concret alors, on sait de qui on parle. Quand j’ai su que je rejoignais la série, j’ai tout regardé entre la période que j’avais déjà visionnée et le moment de la diffusion, j’ai tout rattrapé pour être bien au clair de toute l’histoire, connaître les acteurs que j’allais peut-être rencontrer, et également pour en profiter, c’était un vrai plaisir. Chaque épisode est construit intelligemment de plusieurs intrigues qui évoluent sur pas mal de semaines, donc il était très important de comprendre comment ça fonctionne. Toutes les intrigues sont importantes les unes par rapport aux autres et vu qu’on ne tourne rien dans l’ordre naturellement, mais parfois avec plusieurs semaines d’écart, il faut être très au clair mentalement. C’était très enrichissant, avant d’avoir les textes, d’avoir été dans la peau des téléspectateurs.

 

@ Frédéric Vignale

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

J’ai la chance d’avoir beaucoup d’éléments dans les scènes, vraiment. Mon personnage est relativement présent quand il arrive et tout était assez clair. Elle n’a pas vraiment de vie professionnelle parce que la santé de son fils nécessite une grande disponibilité donc tout est centré sur le rapport familial. J’ai beaucoup aimé l’écriture, pleine de finesse, donc j’ai beaucoup travaillé sur la matière. Assez vite, j’ai eu en globalité l’arche sur laquelle j’arrive, qui m’a permis de travailler dessus, d’écouter beaucoup aussi les partenaires plus anciens qui sont pleinement dans le plaisir de la transmission. Et puis il y a toute une armée extraordinaire de coachs sur DNA, qui connaît la série et le public, qui prépare, voit les rushes et est en lien avec l’écriture, la réalisation et la postproduction, ce qui est formidable. J’ai pas mal écouté et beaucoup suivi mon instinct. Je crois que mon personnage est assez clair et je l’aime beaucoup… Vous me direz !!

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Comment avez-vous appréhendé ce rythme et cette organisation ?

Effectivement, c’est la chose la plus effrayante quand on débarque dans l’aventure. Je suis actrice, la « minute utile » ne me parle pas trop, c’est pas concret. En revanche, le nombre de séquences par jour et le nombre de pages à apprendre, ça, c’est très concret, et pourrait faire flipper… Et c’est là où je trouve que la machine DNA est fascinante. On est accueilli, encadré chaleureusement, on peut poser toutes les questions aux coachs, présents en amont et pendant le tournage, il y a toujours un ou une répétitrice, on comprend qu’il y a des gens qui sont là pour nous accompagner. Et, en fait, je n’ai jamais senti ce rythme « soutenu ». Je savais qu’il existait mais on est tellement encadré que tout se passe bien et même agréablement.

Par exemple, je voulais être tranquille avec le texte et j’ai trouvé un système très simple : démarrer chaque semaine, systématiquement, après avoir tout balayé avec le répétiteur, la veille de mon 1er jour, parfois le dimanche, afin d’arriver sereinement au plateau. Et aussi rester pas mal focus. C’est pour ça que je disais que je n’ai pas du tout profité de Sète. J’ai quand même mis six semaines avant d’aller me baigner ! En plein été !!! On sait que tout le monde a envie de faire du bon travail, on a envie de défendre les personnages et les enjeux qui nous sont proposés. Qui sont très riches, au niveau narratif, au niveau émotionnel, avec de beaux enjeux.

J’ai tourné avec sept ou huit réalisateurs et réalisatrices différents, ce sont des manières différentes de travailler, des rythmes différents, des équipes différentes. C’est formidable. Quand on travaille au studio, par exemple, le décor est très connu des équipes et il y a généralement beaucoup de séquences. Quand on est sur un nouveau décor, il y a des choses nouvelles qui arrivent. On sait que certains jours vont être durs, par exemple parfois on est de toutes les séquences de la journée !! Mais je pense que, inconsciemment, on se prépare pour que ça se passe bien, on a envie de ne rien laisser derrière soi. Et on a été suffisamment rassuré par l’organisation pour que ça ne soit pas un problème. Les gens savent tous que ça va sûrement être fatiguant mais que ça ne sert à rien de le dire, c’est pas constructif. Il y a une vraie énergie positive dans les équipes où tout le monde essaie de travailler au mieux, ensemble, et donc une grande fierté de savoir que l’on a, en faisant le meilleur travail possible, réussi à rentrer toutes les séquences en fin de journée.

En parallèle, la nouvelle saison de la série « Les Engagés » sera bientôt visible, avec un nouveau format, de 3x45 minutes…

Oui. C’est un personnage très différent. Je suis arrivée en saison 2, Virginie Tellier, mon personnage, est une femme politique, maire d’arrondissement de Lyon. Thibault, l’un des personnages principaux avec Hicham, avait un peu déconné dans son engagement militant et se retrouvait convoqué dans le bureau de madame la maire, qui lui tirait les oreilles et après, quand même, lui sauvait les fesses. Elle lui arrangeait le coup mais avait aussi ses intérêts politiques derrière. Elle revient avec un parcours très intéressant, à plus grande échelle, dans « Les Engagés XAOC », avec ce nouveau format qui s’apparente à un final.

 

@ Jo Voets

 

C’est une série incroyable, qui a développé un grand nombre de personnages, avec un cœur immense et c’est ce qui a, je crois, fait son succès. Sur des problématiques importantes, militantes, notamment les questions LBGT (première série française LGBT !), mais aussi plus universelles, sur la militance, l’entraide, le lien entre l’intime et le politique, le fait de travailler ensemble. Le créateur de la série, Sullivan Le Postec, était toujours écartelé parce qu’il a développé beaucoup de thématiques et de personnages que le public a aimés mais il était un peu à l’étroit narrativement. Ce nouveau format lui offre plus de place. Une intrigue sort de Lyon, devient plus nationale, voire même internationale. Les deux personnages centraux, Hicham et Thibault, ont chacun leur histoire, qui vont se retrouver peut-être un peu mêlées... Thibault est un personnage avec des valeurs, c’est un militant, un combattant. Il va avoir un de ses amis, Anzor, réfugié tchétchène encadré par le centre LGBT, attaqué pour ses choix d’identité personnelle. C’est une affaire politique et Thibault va se lancer dans la défense d’Anzor. Hicham, lui, va devoir affronter son passé parce qu’un membre de sa famille va avoir besoin d’aide. On lui demande de revenir sur les lieux qu’il avait quittés au tout début de la série. Ce sera un retour aux origines.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ?

J’ai tourné cet été dans trois autres projets. Une série, « Visions », réalisée par Akim Isker. C’est une très belle série pour TF1, avec un très beau scenario et un super casting. « Pavillon RDC », le premier court métrage de Maryline Nobili, que j’avais rencontrée en tant qu’assistante réalisatrice sur un précédent tournage, une aventure très familiale. Et le prochain film de Jean Becker, « Les volets verts », où j’ai une séquence avec Gérard Depardieu.

Pour la rentrée, il y aura bientôt la projection à Paris d’un court-métrage qui avait obtenu le Grand Prix du Festival de Cognac 2020 et pour lequel je viens d’avoir mon premier prix d’interprétation : « Une Partie en l’air », de Geoffrey Fighiera. C’est, disons, un polar féministe, avec un rôle comme on en rencontre quand même peu, un vrai cadeau ! Et il est possible que je sois au théâtre, en décembre, à la Porte Saint Martin… Même s’il est très difficile de se projeter avec ce que nous traversons. Et puis j’espère que plein de belles surprises vont arriver !!

Merci, Clémentine, pour toutes vos réponses !

Merci à vous.

Publié dans Télévision

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