Ici tout commence : Elise Tielrooy évoque Sylvie, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elise,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous avez rejoint, il y a quelques semaines maintenant, le casting de la série « Ici tout commence » sur TF1. A titre personnel, on imagine le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Absolument ! C’était très agréable de retrouver ces jeunes comédiens dont on m’avait donné comme un apéritif. Là, on a vraiment pu se côtoyer pendant presque trois semaines, tous les jours, c’est très agréable de pouvoir se dire « à demain », au lieu de repartir en train vers Paris. Ça a confirmé mes impressions du début, que cette équipe est assez impressionnante et formidable.

En plus de l’équipe, c’est vrai que le cadre de tournage est quand même particulièrement agréable pour tout le monde…

C’est sûr ! J’ai découvert la Camargue, que je ne connaissais pas et je dois dire que c’est magnifique ! Une faune et une flore surprenantes, très riches…. Une architecture préservée. Je suis contente de ne pas tourner en été car il commençait à faire très chaud quand j’ai terminé. Même si c’est plus agréable d’avoir chaud là-bas qu’à Paris.

On vous avait déjà vue à l’image plusieurs semaines avant cette deuxième salve de tournage, où vous y interprétez Sylvie, la maman de Salomé. Justement, avec vos propres mots, comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Sylvie est une personne qui est en permanence écartelée, elle a peur, elle a fait des choses contre son gré et elle vit avec ça sur la conscience. Elle se sent coupable, en tout cas elle préfère l’oublier parce que ça serait trop difficile. Elle a quand même abandonné une fille et a laissé une autre dehors. Elle est seule, alors qu’elle a deux enfants. C’est, je pense, une grande souffrance pour n’importe quelle mère. C’est une situation que je ne souhaite à personne et qui n’est pas facile. D’ailleurs, je trouvais ça très joli, dans la série, ces filles qui se battent pour retrouver leur ascendance. Ca soulève le sujet hautement sensible de l’accouchement sous X, qui est particulier à la France. Je trouvais ça très joli que, par le biais de Kelly, Salomé arrive à retrouver sa mère biologique, c’est-à-dire moi.

Au moment de l’interpréter, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Je pense beaucoup à mes enfants quand je tourne, je me sers de ça pour nourrir ce personnage qui est loin de moi en fait. Si on regarde bien, à la fois je comprends Sylvie parce que sinon, on ne peut pas interpréter un personnage que l’on ne comprend pas du tout et, en même temps, il faut aller chercher loin la fragilité qu’elle peut avoir, ainsi que le manque de confiance et les angoisses. Moi, Elise, je la trouve beaucoup beaucoup grâce à ce que je ressens pour mes enfants.

Votre personnage intervient, pour le moment, ponctuellement sur le programme. Pour mieux appréhender encore les tournages, vous arrive-t-il de vous replonger dans la diffusion juste avant ?

J’ai lu les épisodes donc je sais ce qui se passe. Je sais comment je réapparais dans la série. C’est très étonnant : quand on est sur le plateau et quand on est en train de tourner, on est totalement dedans et, quand on ressort, il est vrai que c’est très plaisant de retrouver, par la diffusion, l’ambiance et les visages familiers. Alors que c’est comme si on avait été éjectés en quittant le plateau. C’est très étrange, c’est tellement intense quand on y est, que quand on n’y est plus, c’est bien de regarder de temps en temps pour voir où ça en est. C’est fascinant de voir ce très léger décalage de six semaines entre le tournage et la diffusion.

C’est comme s’il y avait quelque chose qui continue quand on n’est pas là, on a plaisir à voir que ça continue et, en même temps, ça manque. Donc c’est ambivalent.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est intense. C’est un exercice différent pour vous, comparativement à vos nombreuses précédentes expériences télévisuelles. Comment avez-vous, du coup, appréhendé cette organisation ?

Il fallait y allerJ. C’est vrai que c’était totalement différent. En réalité, j’ai beaucoup appris. Bon, d’abord, on ne s’ennuie pas, c’est sûr que l’on n’a pas le temps du tout. C’est vrai que c’est un rythme qui n’a rien à voir. Mon agent m’avait prévenue, il m’avait dit « tu verras, c’est différent ». On a beau être prévenue, tant que l’on n’a pas expérimenté la chose, on ne peut pas savoir. Après, la qualité de l’équipe autours et la qualité de mes partenaires ont fait que c’était tout-à-fait jouissif néanmoins et que le rythme a été intégré. C’est vrai que, le soir, en rentrant, on est bien fatigués. Ce qui était compliqué, c’était le texte parce que l’on ne peut pas apprendre toute la semaine pendant le week-end, c’est trop compliqué. Donc il y a un moment où l’on court un peu après le texte pendant la semaine, si on est de toutes les journées. Mais bon, c’est une discipline à acquérir et je suis très admirative de tous les récurrents. J’insiste, c’est une vraie discipline, on ne peut pas faire la fête le soir, ce n’est pas possible, contrairement à d’autres tournages. Après, je remercie l’équipe, qui était fantastique. Le fait de pouvoir rire sur le plateau, d’avoir des moments où, tout à coup, on déconne, c’est ça qui nourrit aussi l’envie d’être là, l’envie de tourner, c’est un ensemble. Mes partenaires étaient fantastiques.

Vous ressortez d’une session intense et intensive de tournage, vous l’avez dit. Ce qui signifie donc que l’on pourra vous retrouver à l’antenne un peu plus régulièrement à partir de la deuxième quinzaine de juillet ?

C’est ça, vous allez me revoir beaucoup pendant l’été. On a dû tourner une quinzaine d’épisodes, vingt peut-être, où notre histoire de famille est très très présente. Elle est haletante, elle est pleine de suspense.

A titre plus personnel, on peut penser que vous êtes impatiente de voir, à l’image, le rendu final de toutes ces journées de travail ?

Oui, totalement, surtout que l’on tourne dans le désordre et que les progressions que l’on doit trouver dans le jeu sont tellement subtiles. J’ai hâte de voir tout monter dans l’ordre pour voir si ce que l’on a fait est correct. Après, on sait ce que l’on a tourné mais on ne sait pas ce qui sera monté. Tout cela est une surprise. C’est toujours intéressant. Après, c’est toujours compliqué de se voir à l’écran et de s’entendre. Bien sûr que je vais regarder, j’ai hâte et j’appréhende en même temps.

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques en ce moment ?

Je suis en train de terminer un roman noir, policier, qui n’a rien à voir avec les deux précédents. Je vais aussi, maintenant que j’ai terminé de tourner, commencer à chercher un éditeur. Il y aura aussi une soirée de fin, deux supers épisodes surprenants, pour la série « Section de recherches ». Sans oublier, d’ici là, les vacances en famille. Ca nourrit l’artistique aussi car, souvent, j’écris.

Merci, Elise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article