Le saut du diable : Maira Schmitt évoque son personnage dans cette création de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Bonjour Maira,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver le jeudi 17 juin prochain, en prime time sur TF1, dans l’unitaire « Le saut du diable ». Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, comment présenteriez-vous ce téléfilm ?

Alors, c’est un bon téléfilm d’action, c’est une certitude. Ce sont les retrouvailles d’un père et d’une fille au bout d’un long moment de doutes existentiels du père. Donc ce sont des retrouvailles assez intenses, assez fortes. C’est la relation qui s’installe, tout le passé est vraiment mis à nu au cours du téléfilm. Mais c’est aussi le côté action, aventure, avec le meurtre dont je suis témoin, entre passeurs et migrants. Donc c’est une question d’actualité qui est traitée dans un film d’action et de divertissement, c’est aussi cela que j’ai beaucoup aimé.

Après, c’est une course contre la montre, contre le temps, dans la montagne, avec un mélange de canyon et d’escalade.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Qui est-il ?

C’est une jeune fille très mature pour son âge, point sur lequel on a vraiment insisté au cours du tournage. On ne voulait pas la rendre ennuyante, ni trop jeune, ni ado typique que l’on peut retrouver dans pas mal de films. Donc on a voulu lui donner un caractère très mature, capable de se poser beaucoup de questions, avec une capacité d’adaptation qui est quand même assez grande puisqu’elle va suivre son père dans cette aventure-là sans se douter de tout ce qui va se passer. Et, pourtant, elle va le faire, elle va descendre des montagnes de 60 mètres de haut, elle va se jeter dans des canyons d’eau glacée, elle va traverser l’orage, la montagne,… Donc c’est vraiment une jeune fille qui a du caractère, qui aime en découdre et qui, malgré tout cela, sait gérer ses relations familiales et est beaucoup à l’écoute de son père pendant toute l’aventure dans laquelle ils s’embarquent.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

D’ailleurs, pour son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

C’était difficile car ce n’est pas une aventurière dans l’âme. On ne pouvait pas prendre Lara Croft ou n’importe qui puisqu’elle est vraiment une fille qui se retrouve là-dedans un peu par dépit et qui se lance dans cette aventure mais sans le savoir. Donc je n’avais pas forcément de source d’inspiration précise puisque c’était assez original d’avoir un personnage comme cela qui soit pris au dépourvu. Il n’y avait pas besoin d’avoir des capacités sportives ou d’escalade surhumaines, c’est juste une personne normale, une adolescentes normale, qui se lance dans cette aventure.

Par rapport à l’actualité, bien évidemment comme on a tourné à proximité de l’Italie, il y avait beaucoup de centres de migrants à côté de nous. On en a donc beaucoup parlé avec le réalisateur, même si ce n’est pas là l’élément principal du film. Mais ça fait partie de l’actualité et j’ai trouvé très intéressant de traiter cela dans un film de divertissement comme celui-ci. Parce qu’on aurait pu bien sûr faire un autre sujet, avec juste le père et la fille qui partent à l’aventure. Donc j’ai beaucoup aimé mettre de l’actuel dans tout cela et mélanger les genres…cette histoire pourrait finalement presque faire un documentaire.

Face à cette diversité des thèmes et des émotions, vous avez pu utiliser de nombreuses couleurs de votre palette artistique…

Bien sûr ! C’était vraiment génial. Quand j’ai lu le scénario, la première demande que l’on m’avait faite avait été d’écrire toutes les choses d’action que je ne pourrais pas effectuer, pour qu’une doublure s’en occupe. En fait, au fur et à mesure de l’aventure dans la montagne, je me suis rendue compte que j’étais capable de tout faire donc j’étais super contente. Parce que c’était très très physique et je ne pensais pas avoir toutes ces capacités-là, même si je sais que je suis très débrouillarde. J’ai su m’adapter, on n’a eu que trois jours en fait avec les guides de montagne pour s’entrainer au canyoning et à l’escalade. C’est vrai que ça a vraiment élargi ma palette de possibilités au niveau physique. Je trouve que c’est vraiment important d’utiliser le corps quand on joue. Là, c’est vraiment un film qui est centré sur ça, sur comment appréhender une descente en montagne. Cela m’a beaucoup aidé pour le jeu, j’ai eu la chance de ne jamais avoir peur en hauteur, je n’avais pas du tout le vertige. Devoir jouer la peur et l’angoisse liées au scénario a permis d’élargir encore plus la palette des possibilités parce que ce n’était pas juste jouer la peur en étant tétanisée et en tenant debout droite comme un piquet, c’était vraiment la peur profonde d’une situation extrême.

Cela m’a montré aussi que je pouvais résister au froid et à l’eau. Je n’ai pas le vertige mais j’ai assez peur de l’eau, je n’ai jamais été très à l’aise dans ce milieu-là. Je me suis dit que, maintenant que j’ai vu que je pouvais le faire, même physiquement je pourrai m’adapter à d’autres situations extrêmes.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Selon vous, et même si ce n’est pas toujours évident à définir, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui suivront ce programme ?

Déjà, j’imagine que ce seront les images parce que c’est vrai que la montagne est extrêmement bien filmée. Les cadreurs et les chefs opérateurs ont fait un super boulot, sous la réalisation d’Abel Ferry. Les images sont vraiment splendides, c’est très original, surtout pour la chaine TF1. J’imagine aussi que ce sera la relation père/ fille qui est toujours assez intéressante, surtout à cet âge-là. En tout cas, j’ai adoré la traiter. Et bien sûr l’aventure et l’action qui, encore une fois, sur des sujets qui sont extrêmement rares sur une chaine de télévision française.

A titre personnel, avez-vous déjà eu la chance de le visionner ?

Oui, oui, je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps, c’est pour cela que je parle des images, j’étais vraiment époustouflée et très heureuse de les découvrir. Ça fait toujours une sensation toute drôle, ça m’a rappelé plein de souvenirs du tournage, de comment ça s’était passé, c’était vraiment un grand plaisir de découvrir ce film.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Pour terminer, en quelques mots, que peut-on vous souhaiter avec ce téléfilm ?

Bien évidemment, on peut souhaiter que beaucoup de monde regarde ce beau film parce que ça a été vraiment une aventure tant au niveau scénaristique, qu’humain ou physique. J’espère que tout ce travail sera récompensé parce que, quand on fait des choses comme cela, on a envie de les montrer. Je pense que je ne suis pas la seule à être fière de ce beau projet et de tout ce qu’il apporte finalement. Surtout, encore une fois, j’insiste sur son originalité que je suis très très fière de défendre. Je me dis que ça peut montrer qu’il n’y a pas que les séries policières qui peuvent marcher sur des chaines comme TF1, qui sont très familiales. Je suis très heureuse de montrer aussi cette autre facette de la télévision française, qui est en train de se développer de plus en plus j’ai l’impression.

Merci, Maira, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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