Koh Lanta : Thomas évoque ses souvenirs d'aventure en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Non, pour ma part, ce n’est pas si loin que ça en fait donc ça ne m’a rien fait. En plus, j’étais bien entouré donc je n’ai pas mal revécu mon élimination. Après, on voit que j’étais très faible, revoir mon malaise fait un peu peur mais j’ai bien vécu cette sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous totalement en danger ? Ou aviez-vous quand même un certain espoir ?

Je savais que c’était mon tour. Ca faisait quelques temps, entre l’élimination de Mathieu, Myriam, Shanice que je savais que j’étais une tête à abattre, j’ai eu un peu de répit avec les destins liés. Je commençais à être apprécié, je commençais à m’ouvrir, il y aurait pu avoir un espoir, il y avait peut-être Magalie et on savait que Flavio n’était pas plus apprécié que cela. Malheureusement, j’ai fait un malaise quelques heures avant le conseil, je pense qu’ils ont eu de la peine et, en quelque sorte, en m’éliminant, ils se sont dit qu’ils me laissaient aller me requinquer à l’extérieur.

Le verdict de la tribu réunifiée est, malheureusement pour vous, sans appel, à en juger par le nombre de voix. Qu’avez-vous ressenti en voyant autant de fois votre nom sur les papiers ?

Je savais très bien qu’ils allaient tous voter contre moi. Ce n’était pas une surprise et je ne l’ai pas mal pris car je savais pourquoi ils faisaient cela. Toute bonne chose a une fin. Maintenant, c’est vrai que c’est un peu frustrant à cinq jours du final. Mais bon, après, on ne peut pas aller contre le corps.

On l’a encore vu sur les images vendredi dernier, vous avez perdu beaucoup de poids. On imagine que le quotidien, après un mois de survie et de privation, ne devait pas être simple pour un grand gabarit comme vous ?

C’est sûr, j’ai perdu 12 à 13 kilos. Je fais beaucoup de sport donc j’ai l’habitude de manger énormément, je mange 4 à 5 fois par jour. Même si je ne mange pas de grosses quantités à chaque fois, je mange souvent. Donc, là, je suis passé de tout à pas grand-chose, voire à rien dès fois. C’est vrai que, au début, avec les jaunes, on a tellement galérés, on n’avait pas de feu, on n’avait pas mangé du tout donc j’ai perdu beaucoup de poids. Après, on avait gagné le riz et je suis parti en confort donc j’ai mangé un petit peu. Mais dans les derniers jours avant l’épisode où je suis éliminé, on voit que l’on n’a plus du tout de riz, on mange une fois sur deux, c’est vrai que, mis bout à bout, ça faisait beaucoup, mon corps n’a pas tenu.

On sent bien, en plus, que vous aviez une « overdose » de noix de coco….

Déjà, je ne suis pas un grand fan de la noix de coco, avant même de partir à « Koh Lanta ». Après, on sait qu’il y en a partout. Au début, on en mange, on en mange, on en mange, après, au bout de 3 à 4 jours, on ne peut plus en voir. Après, on en mange à nouveau parce qu’il n’y a que ça. Quand on a faim, on mange ce qu’il y a. On ne peut pas être difficile à « Koh Lanta ». Mais c’est vrai que, à la fin, on faisait de la frite de coco, des chips de coco et, au final, on a même fait du charbon de bois de coco, tellement c’était brulé. On essayait de trouver des subterfuges pour se dire que ce n’était pas de la noix de coco mais, au final, ça avait le gout de la noix de coco et c’était de la noix de coco. On avait beau la manger dans tous les sens, c’était de la noix de coco.

Dommage d’ailleurs que l’offrande de Denis, au conseil, n’arrive pas un peu plus tôt….

Ah, bah, après c’est sûr que quand Denis nous donne le riz en récompense parce que l’on a très bien géré les rations de riz, c’est sûr que je me dis que c’est bien dommage. Ça serait arrivé quelques jours avant, ou même une journée avant, je pense que je n’aurais pas fait ce malaise. Le peu de riz que j’aurais mangé aurait pu éviter que je fasse ce malaise. Après, on ne peut pas revenir en arrière, c’est fait, c’est fait, malheureusement.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ce qui va me rester gravé à jamais, c’est déjà l’arrivée en Polynésie devant Denis, c’est le départ du jeu, j’ai mis un petit peu de temps à réaliser que j’étais devant Denis, en plein milieu de l’océan. Après, il y a les rencontres avec Mathieu, Myriam et Shanice, les fous-rires que l’on a eus, même sous la pluie, les nuits à discuter avec Mathieu sous la pluie. Tous ces moments sont gravés. Comme la première victoire chez les jaunes, en radeau, franchement j’ai adoré faire cette épreuve. Même notre capitaine ne croyait pas en notre radeau, pourtant il était là, il a flotté et on a gagné, c’était une belle victoire d’équipe. Celle aussi où on était avec Flavio, où il devait casser les cibles, franchement celle-là était tellement belle, il y avait de la cohésion et la récompense était énorme. Après, il y a tout eu, même la réunification, franchement. Cette aventure restera gravée à vie dans ma tête et je ne retiens que les bons moments.

Avec le recul, que retenez-vous de ce duel improvisé face à Mathieu, où vous sauvez votre place en réussissant, le premier, à superposer les trois boules sur le support ?

C’est un beau souvenir pour Mathieu et moi car on n’aurait pas pu espérer, lui comme moi, une fin aussi belle. Mais c’est aussi un des plus mauvais moments de l’aventure pour ma part parce que j’élimine mon frère de jeu, mon ami, mon confident. C’est sûr que ça m’a fait un gros vide. Après, comme on se l’est dit, on s’est battus comme des hommes, on a fait un duel comme des hommes, le meilleur a gagné et Mathieu est sorti comme un homme. Sur le duel, on le voit, lui comme moi n’avons pas envie de mettre la dernière boule mais il fallait qu’il en reste un. Je ne veux pas considérer cette victoire comme telle, c’est une victoire parce que je reste mais c’est une défaite parce que, mine de rien, ça me met un coup sur la tête et, après, on le sait, je mets un coup de pression à Vincent à cause de cela. On sait la suite de l’aventure…

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Je ne suis pas du genre à rester assis à ne rien faire, je participais à tout sur le camp. On a fait un lotissement tellement on a construit de cabanes. Construire une cabane, aller chercher du bois, couper des arbres, tout ça ne me dérangeait pas du tout. Après, autre chose que j’ai apprécié et que je n’avais jamais fait, c’était la pêche au harpon. Franchement, j’ai pêché mon premier poisson de toute ma vie au harpon. Vraiment, quand on mettait la tête dans l’eau, c’était un aquarium, là j’ai pu vraiment savourer et me dire que j’avais vraiment de la chance de vivre ces moments-là.

A l’inverse, qu’est-ce qui était plus compliqué à appréhender et/ou à supporter au quotidien ?

On va à « Koh Lanta », on sait pourquoi on y va, c’est de la survie, je sais que le plus dur à supporter était la pluie. Il pleuvait souvent la nuit et, malheureusement, on faisait des cabanes à ciel ouvert, on n’avait pas de toit étanche, il pleuvait dans la cabane, ça c’était assez compliqué. Les premiers jours, on n’avait pas de feu, il fallait que l’on se protège de la pluie comme on pouvait, il fallait qu’on protège les vêtements qui étaient humides et, vu que l’on n’avait pas de feu, ça ne séchait pas. Donc, oui, les premiers jours sans le feu étaient vraiment durs à cause de la pluie. Après, ça fait partie de l’aventure et ça reste des moments magiques parce que l’on est restés soudés. Même sous la pluie, même dans la galère, on gardait le sourire.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où les jaunes étaient initialement en majorité ?

Après, il n’y a pas grande chose à dire. On arrive à la réunification où, avec l’aide des rouges, on arrive à en éliminer deux. Aux ambassadeurs, Vincent fait très bien le travail en éliminant Fred. Les filles trahissent leur clan en éliminant Fred et nous donnent un bon coup de pouce. On arrive à 8 contre 5, on se dit que le tapis rouge est déroulé pour éliminer les rouges un par un. Malheureusement, il y a Vincent qui est arrivé et qui a trahi sa famille, les gens qui l’ont emmené jusque-là, je ne peux pas dire le contraire. Ça a été le tournant de l’aventure, on ne s’attendait pas à cela mais c’est le jeu.

Au moment de sortir, difficile de faire un pronostic pour la suite, tellement les rebondissements sont nombreux ?

Je n’ai pas de coup de cœur pour les gens qui restent, après il y a des affinités, il y a des gens que j’apprécie, Arnaud, Jonathan sont des gens hyper biens, ils m’ont tendu la main quand je n’étais pas bien. Après, il y a Flavio avec qui j’ai débuté l’aventure mais, malheureusement, il ne s’est jamais trop imposé dans sa stratégie, on ne sait pas ce qu’il vote. Je lui ai reproché et, à juste titre, je ne suis pas le seul à l’avoir fait. Après, j’apprécie bien aussi Maxine, je suis tombé en binôme avec elle, je n’étais pas un cadeau à ce moment là de l’aventure et elle ne m’a jamais montré qu’elle était déçue, elle ne m’en a jamais voulu, je trouve ça très bien de sa part et je m’en suis excusé aussi. Après, cette épreuve à deux était aussi une bonne partie de rigolade, ils voyaient bien que je n’étais pas un cadeau, je le montrais bien pour Laetitia et Vincent et on a bien rigolé quand même.

Pour terminer, en bouclant la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

J’ai voulu faire « Koh Lanta » pour déjà me défier personnellement, pour me lancer un défi. Aussi parce que mon papa est gravement malade, il est atteint de la maladie de Korsakov, il était tombé malade à 48 ans, je trouve que c’est très très jeune, à 48 ans sa vie s’est arrêtée pour moi, je me suis toujours dit que je vivrais ma vie plus celle qu’il n’a pas vécue. Quoi de plus beau que de croquer la vie à pleines dents et de faire « Koh Lanta », un très très beau défi. Voilà, après je me suis dit que j’avais eu pas mal de difficultés à l’école, moi qui suis dyslexique, à « Koh Lanta », j’ai voulu montrer que, quoi qu’il arrive, on était tous sur le même pied d’égalité, que l’on soit chef d’entreprise, chômeur, chauffeur poids lourd ou professeur d’école voire élagueur, on était tous pareils. Là-bas, il n’y a pas de chef d’entreprise, il n’y a pas quelqu’un qui est plus grand que l’autre, c’est aussi ce que j’ai apprécié sur « Koh Lanta » : on y va, on est tous à égalité et c’est « que le meilleur gagne ». Ce ne sont pas toujours les plus intelligents ou les plus doués à l’école qui réussissent à « Koh Lanta » et c’est ce que j’aime.

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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