Koh Lanta : Flavio évoque son départ de l'aventure suite à une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Flavio,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination « soudaine » de « Koh Lanta », suite à une épreuve d’immunité éliminatoire. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Pour vous dire la vérité, je dirais même que le fait de revoir les images me semble plus terrible que la réalité. J’en ai l’impression, on ne va pas se mentir. Quand j’étais à Tahiti, il y avait la pression, il y avait aussi tout cet engouement, j’avais le stress et je n’avais peut-être pas percuté que je venais de perdre. Après, j’ai réalisé quelques minutes plus tard, quand Denis m’a dit « Flavio, vous quittez l’aventure, vous ne passez même pas par le camp ». Ça m’a mis un coup sur la tête.

Le fait de revoir les images, de revoir ma tête, que revoir que j’étais vraiment à deux millimètres de mettre la boule, c’est horrible, je crois que je n’ai même pas de mot. C’est pire qu’un cauchemar, en fait c’est un ascenseur émotionnel. J’ai tellement rêvé de faire cette aventure, je me voyais aller loin, on ne va pas se mentir, je me voyais aller sur les poteaux, je me voyais faire de grandes choses sur « Koh Lanta ». Perdre aux portes de l’orientation, perdre comme ça, ça m’a achevé. Comme je le dis, je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, j’avais les cartes en mains, je n’ai pas su les utiliser, je me suis planté un couteau dans le dos. Le fait de revoir le combat, c’est comme si on remuait le couteau, les images sont plus terribles que la réalité.

Comment aviez-vous réagi à l’annonce de Denis, juste avant de débuter l’épreuve, de son caractère éliminatoire ?

J’ai toujours eu cette volonté de bien faire. Quand Denis dit que le premier a le totem et que le dernier est éliminé sur le champ, à la vue de mon parcours dans ce « Koh Lanta, les armes secrètes », où j’ai toujours été constant, où j’ai toujours été sur le podium, je me dis que, franchement, je ne me voyais pas perdre. Pour moi, soit j’avais le totem, soit j’étais au moins dans les trois premiers car ça avait toujours été comme ça. Juste une fois, j’avais fini avant dernier car j’avais glissé mais, sur toutes les autres épreuves, j’avais fini dans le top 3. Là, à l’inverse, je suis dernier, en plus sur une épreuve accessible à tout le monde. Gagner le totem était l’objectif numéro un…En plus, quand Denis nous annonce que c’est la dernière épreuve avant l’orientation, je me suis dit que j’avais juste à faire cette épreuve et que j’allais à l’orientation. Mais ce fut une cata, tout s’est chamboulé, un rêve est parti, les objectifs sont partis ce jour-là.

A froid, avec le recul, que vous a-t-il manqué pour éviter la dernière place sur ce jeu ?

Je pense que je n’ai pas la réponse et c’est ça qui est vraiment dommage. Je ne sais pas ce qui m’a manqué, c’est pour cela que je n’ai toujours pas fait le deuil de ma défaite, je n’ai toujours pas avalé cette défaite et je pense que je ne l’avalerai jamais. Je ne vais pas vous mentir, « Koh Lanta », c’est l’histoire d’une vie. Avec toutes les personnes qui rêvent de faire ce jeu, j’ai eu l’extrême chance d’y participer.

Pour moi, il y a deux positions qui sont horribles : l’élimination aux ambassadeurs quand on n’a pas pu se défendre et partir sur une épreuve éliminatoire, en plus aux portes de l’orientation. Ce sont les pires sorties, même si d’autres sorties sont aussi dramatiques, quand on est trahi ou que l’on part sur blessure.

A froid, je ne sais pas ce qui m’a manqué et c’est ça le pire. Encore, si ça avait été une épreuve de force musculaire…mais c’était une épreuve adaptée à tout le monde, il ne fallait pas avoir de grandes capacités physiques ni intellectuelles. Donc je ne sais pas ce qui m’a manqué…En tout cas, je pense avoir bien géré le stress…Je me dis que mes adversaires ont été plus forts que moi, je ne vois pas d’autre solution…..

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Il y en a tellement…Après, même s’il y a eu des tensions chez les jaunes, pour moi cette équipe est formidable. Elle est ce qu’elle est, il y a eu des différences, des tensions mais, pour moi, cette équipe des jaunes est tellement particulière qu’elle est tellement belle aussi. Il y avait tellement de caractères différents, de personnalités différentes que c’était tellement beau. C’était une très très belle partie de mon aventure.

La première fois aussi que je vois Denis, je me dis que c’est tellement beau. Je n’y croyais pas, moi qui suis fan de « Koh Lanta », j’ai vu toutes les arrivées des aventuriers. A chaque fois, on les voyait démarrer l’aventure en sautant dans l’eau, pour nager, sans oublier de récupérer les casseroles, c’est un peu la bataille, ils se mettent directement dans le bain, ce n’est pas forcément les plus belles arrivées en termes d’images. Tandis que notre arrivée…on est arrivés en pirogue, le soleil bleu, l’eau turquoise, on voit Denis au bout, c’est magnifique…pour moi, c’est la plus belle des entrées pour commencer « Koh Lanta ».

Après, j’ai tissé des liens d’amitié, je pense notamment à Vincent. On a vécu une trentaine de jours ensemble, et pourtant on a tissé des liens que je ne tissais pas avec des personnes que je connaissais depuis des années. Ça n’a pas de prix.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus difficile à supporter et/ou à appréhender ?

Je dirais la météo. Franchement, moi qui ne suis pas douillet, qui ai l’habitude d’être mis à l’épreuve notamment par mon activité de sapeur-pompier, j’ai appris à dormir dehors, à mettre la main à la pâte dans des conditions assez rudes…mais, là, la météo m’a fait mal. Je savais que la pluie était un ennemi sur « Koh Lanta » mais un ennemi comme ça…je ne sais pas si c’est parce que nous n’avions pas le feu, je ne sais pas. Pour moi, sur « Koh Lanta », la pluie est la pire des ennemies. J’étais préparé aux tensions, aux stratégies, aux épreuves, à tout ce mélange parfait pour faire un « Koh Lanta » mais la pluie….

Au quotidien, sur le camp, quel rôle diriez-vous avoir eu ? Quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Ah clairement, la pêche ! J’ai découvert la pêche à « Koh Lanta ». On ne va pas dire que je suis contre la maltraitance animale mais je ne suis pas non plus fan de ça. Aller la pêche pour se nourrir, ah, c’était un aquarium géant. C’était mon activité favorite.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé depuis la réunification, où les jaunes étaient arrivés en majorité avant d’être éliminés presque les uns après les autres ?

Franchement, je me dis que c’est un gag, que ce n’est pas possible. On arrive en supériorité numérique, avec le rôle d’ambassadeur de Vincent, on arrive à sortir Fred, du coup les rouges ne sont plus que six et, au conseil d’après, on arrive à en éliminer encore un, ils sont cinq et on est huit. Après, dégringolade…il y a eu des tensions, il y a eu des mots assez forts qui ont été dits envers Vincent donc je comprends aussi sa réaction. Je comprends également Shanice qui a voulu protéger les jaunes mais elle n’a pas eu forcément la bonne méthode, je comprends tout à fait Vincent qui agit, on est tous humains, tout le monde aurait réagi d’une manière ou d’une autre. Mais, en fait, la conséquence est que l’on est arrivés à huit mais que, à l’orientation, il n’y a plus qu’un seul jaune. C’est dur de se dire que c’est un gag et que c’est pourtant bien réel, tous les jaunes ont été évincés, de par les affinités, de par les stratégies, de par aussi les armes secrètes. Mais si on m’avait dit, avant d’y aller, que l’on serait à huit contre cinq, j’aurais pensé qu’il y aurait eu au moins deux ou trois jaunes à l’orientation…mais il y en a eu qu’un seul, c’est quand même particulier.

A quelques jours du dénouement, avez-vous des favoris parmi les candidats encore dans le jeu ?

J’avoue que c’est quand même assez homogène. Je vais prendre l’exemple d’Arnaud, que je n’ai vu qu’à partir de la réunification, on ne va pas se mentir, il avait quand même un niveau sur les épreuves qui n’était pas des meilleurs. Mais il est monté crescendo, il a fait une remontée qui est fulgurante, qui est impressionnante. L’épreuve de confort, il arrive à finir deuxième, l’épreuve d’immunité, il la gagne en quelques minutes, sur le camp il est vachement actif, il est vachement présent, il pêche. Donc je dirais que ce groupe est fortement homogène. De par les capacités physiques mais aussi de par la hargne qu’ils ont, l’envie qu’ils ont de tous gagner, c’est ça qui est beau, c’est ça qui fait que la magie de « Koh Lanta » opère. Ils sont tous fatigués, ils sont tous à bout, ils sont tous au bout, c’est vachement homogène, tout le monde peut gagner.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous ont incité à candidater à « Koh Lanta » ?

Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à candidater. La première, c’est que c’est un rêve d’enfant. « Koh Lanta » était un rendez-vous familial, on regardait en famille tous les vendredis. A l’âge adulte, le rêve devient objectif, il faut que je le fasse pour me voir sur telle ou telle épreuve. Quand j’étais assis sur mon canapé, je me disais que ce n’était pas possible qu’ils n’arrivent pas à faire ceci ou cela, pensant que, à leur place, j’aurais gagné. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai envoyé ma candidature et, à ma grande surprise, j’ai été pris et on m’a vu pendant onze semaines sur TF1, je suis vraiment fier. Donc c’est parti d’un rêve devenu un objectif, je ne dirais pas vital mais il fallait que je fasse cette aventure dont je suis tellement fan, je m’y voyais tellement qu’il fallait que je la réalise. Aussi pour me construire, il faut dire ce qui est, « Koh Lanta » procure des sentiments et des choses incroyables. Pour moi, j’avais besoin de partir, pour voir de quoi j’étais capable. Moi qui ai un fort manque de confiance en moi, le fait d’avoir vécu une aventure comme ça, où tout est en accéléré en une trentaine de jours, m’a quelque part aidé à me construire.

Merci, Flavio, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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