Koh Lanta : Dorian évoque son parcours jusqu'à l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Dorian,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions !

Vous avez été éliminé à l’orientation, comme Lola, lors de l’édition de « Koh Lanta », dont la diffusion vient de s’achever sur TF1. Racontez-nous ces plus de cinq heures de fouilles…Comment se sont-elles passées ?

Sincèrement, je n’ai pas trop vu le temps passer. C’est vrai, j’étais tellement épuisé que, clairement, je n’étais plus lucide. Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui s’est passé. Cinq heures, c’était interminable mais, en fait, j’ai eu l’impression de ne rester que vingt-cinq minutes. C’était vraiment bizarre. A la fois, c’était très long et, à la fois, ça passait très vite. Voilà, clairement, je n’étais pas assez lucide et clairvoyant pour mener à bien cette épreuve. Je pense que si j’avais eu la chance de trouver un élément remarquable dès le début, j’aurais sans doute été beaucoup plus dynamique. Là, le fait de chercher, de ne pas trouver, de ne trouver personne, c’était vraiment compliqué, une sensation bizarre. Je ne comprenais pas, j’avais l’impression que le monde s’arrêtait en fait et que, moi, j’étais encore là, que je n’étais presque plus sur la même ile que les autres. Donc, franchement, j’étais vraiment perdu au milieu de nulle part, ça a été vraiment compliqué.

Pendant de longues heures, j’étais là à errer, à chercher, à me demander où j’étais. Une fois que j’ai pu trouver l’élément remarquable et que j’ai senti que le poignard n’était pas loin, que ça se rapprochait du but, là, forcément la motivation est revenue comme jamais. J’ai tout donné vraiment, j’aurais tout déterré s’il le fallait pour trouver le poignard. Bon, malheureusement, Alexandra l’a trouvé avant moi. J’étais tellement épuisé que, sur ce moment, franchement, j’étais presque content que ça se termine et que je puisse enfin me reposer et manger. Parce que, vraiment, j’étais dans un épuisement inimaginable.

Avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre parcours ? Retenez-vous principalement votre accession à la finale à cinq ? Ou reste-t-il un petit regret de ne pas avoir franchi la dernière marche ?

C’est mitigé, c’est vrai. Avec le recul, on a tendance à avoir des regrets. Maintenant, le bilan reste quand même positif, j’ai quand même fait une belle aventure, personne ne m’a éliminé, je suis finaliste de « Koh Lanta » donc il faut voir le côté positif. Maintenant, c’est vrai qu’il y a une petite frustration. Déjà, de me dire que les poteaux n’étaient pas loin mais surtout par rapport aux victoires individuelles que je n’ai pas eues et c’est ce pour quoi j’étais principalement venu. Donc, voilà, j’ai existé autrement que par des victoires sur les épreuves, je suis content mais c’est vrai que ça reste une petite frustration de me dire que je n’ai pas remporté de victoire en individuel et que j’ai échoué si près des poteaux.

Vous l’avez souvent dit, vous avez été régulièrement placé mais jamais gagnant lorsque l’aventure est devenue individuelle. Comment l’expliquez-vous ?

Je ne l’explique pas vraiment. Les épreuves n’étaient pas forcément faites pour que je puisse m’exprimer physiquement. Quand ça a été le cas, j’ai loupé le coche. Je pense à un manque de réussite aussi. Il y a des épreuves, si on les refait, je gagne tous les jours. Mais, là, ça n’a pas été le cas, notamment sur le parcours du combattant, qui reste mon plus gros regret en termes d’épreuve. Parce que cette épreuve était pour moi et je ne comprends pas comment elle a pu m’échapper. Voilà, c’est le jeu, c’est « Koh Lanta », ce n’est pas forcément le meilleur physiquement qui gagne, on l’a vu, c’est ce qui fait aussi le charme du jeu. C’est vrai que ça a été très frustrant de ne pas se retrouver à ce niveau-là. Maintenant, encore une fois, le fait d’aller loin dans l’aventure et d’exister autrement que par ça, plus par ma personnalité, c’est aussi plaisant et j’essaie de relativiser. Même si c’est vrai que, encore aujourd’hui, je l’ai au travers de la gorge.

 

Crédits photos : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours d’aventure aux Fidji ?

Déjà, c’est le jour 1, quand on arrive sur l’ile et que le jeu commence. Que l’on voit les vingt-trois aventuriers et que l’on se dit, « ça y est, on y est ». C’est un moment exceptionnel. Le jeu commence, en plus je commence sur les chapeaux de roue parce que, sur la première épreuve, j’arrive à m’exprimer physiquement, exactement ce que j’étais venu chercher. Je me dis franchement que l’aventure part du bon pied, ce qui est top. Ensuite, l’épreuve des poteries, où, individuellement, je fais gagner mon équipe, ça reste un moment fort pour moi, c’est ce genre de sensation que j’étais venue chercher, où je pouvais briller sur les épreuves. Vraiment, le fait de faire gagner mon équipe, je voyais la joie dans leurs yeux, j’étais vraiment trop trop content. Ensuite, au-delà des amitiés fortes que l’on a pu créer, le jeu de confort, chez les fidjiens, avec Loïc, Lola et Alexandra, était un moment fort de l’aventure. Franchement, j’en garde de très bons souvenirs.

Sur le camp, quelle place, quel rôle pensez-vous avoir eu ? Au quotidien, quelles tâches réalisiez-vous le plus ?

C’était plus aller chercher du bois. C’est vrai qu’avec Laurent et Loïc, on allait chercher énormément énormément de bois, malgré la fatigue. Il y a des moments où c’était très dur rien que de casser une branche. C’est vrai que, principalement, c’est à ce niveau-là que j’étais le plus actif. Je ramenais très très régulièrement du bois…et il en fallait car je crois que l’on ne se rend pas compte à quel point un feu en plein vent consomme.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant le jeu, avez-vous eu plus ou moins de difficultés à supporter certaines choses ?

Oui, clairement. En partant, on sait que ça va être dur mais tant que l’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas se rendre compte de ce que c’est. Notamment la faim. C’est ce qui m’a été le plus difficile, de ne pas manger. J’étais vraiment affaibli. Quand on est sportif de haut niveau, on a besoin de manger. Même si tout le monde avait très faim, j’ai peut-être plus souffert de la faim que tous les autres. Je pense que ça s’est vu et, clairement, ça on n’est pas prêt. On peut l’imaginer mais, tant que ça ne nous arrive pas, on ne peut pas savoir ce que c’est. Donc je savais que ça allait être très dur mais, quand j’étais sur place, c’était encore plus dur que ce que je pouvais imaginer.

Pendant plus de trois mois, vous étiez en prime time sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Totalement ! Franchement, c’est incroyable, la diffusion nous replonge vraiment dans le jeu, on est frustré quand on ne gagne pas, j’étais triste de ne pas gagner, j’étais heureux quand je me voyais heureux. On sait plus ou moins ce qui va se passer mais quand on se revoit dans la galère, ça nous replonge vraiment vraiment dans l’aventure. On voit tous les aventuriers, on voit aussi des choses que l’on n’avait pas vues, nous, dans le jeu. Je l’ai très très bien vécu, c’était super, en plus j’ai eu la chance d’aller loin donc de me voir régulièrement, avec toujours autant d’engouement. Personne ne savait mon parcours, personne ne savait où j’allais. Voilà, toutes les semaines, ça repoussait encore, on se revoyait la semaine d’après puis encore la suivante…Franchement, la diffusion était incroyable à vivre et c’était une seconde aventure qui commençait.

Pour finir, comment s’est déroulé votre retour à un quotidien plus traditionnel ?

J’ai eu besoin de plus que quelques jours. C’est vrai que, quand on revient, c’est vraiment très compliqué. On commence déjà à manger énormément, on se gave, on se gave, notre foie n’est pas habitué, du coup on fait des crises de foie. Mes prises de sang n’étaient pas bonnes, j’étais vraiment vraiment affaibli. Voilà, même si on perd du poids, il faut savoir que mentalement, psychiquement, psychologiquement, c’est très compliqué de rester trente-neuf jours sans confort sur une ile et de revenir à la normale comme si de rien n’était. Les gens nous parlent comme si tout allait bien. Mais nous, pendant trente-neuf à quarante jours, on a été là à galérer et, franchement, c’est très très compliqué de se remettre d’une aventure comme cela. C’est vraiment très dur physiquement, autant que mentalement. Il faut quelques jours voire quelques mois pour se réhabituer, pour recommencer le sport, reprendre le corps que l’on avait avant, que tout redevienne normal. Après, voilà, le corps humain est très très bien fait et il finit par s’adapter.

Ce fut un plaisir, Dorian, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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