Ici tout commence : Sarah Cheyenne Santoni nous présente son personnage dans la nouvelle série de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo : ©Fabien Malot/ITC/TF1

 

Bonjour Sarah Cheyenne,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous faites partie du casting de la nouvelle série de TF1 « Ici tout commence ». Comment présenteriez-vous ce programme ?

C’est la nouvelle série quotidienne diffusée juste avant « Demain Nous Appartient » et les deux séries sont liées par leurs personnages. On retrouve des personnages que l’on a déjà vus dans DNA, comme celui de Clément Remiens, Frédéric Diefenthal et Vanessa Demouy. Mais aussi des nouveaux personnages qui sont arrivés récemment, celui de Julie, Luccia, Azize, Salomé, Benjamin et celui du  grand Francis Huster. Elle se déroule principalement dans le village de Calvières dans lequel se trouve l’institut Auguste Armand. Celui-ci ouvre ses portes pour une nouvelle année. Plusieurs élèves vont venir passer le concours pour intégrer (ou pas) la première année, quand d’autres rentrent en deuxième année. Tout le monde se croise dans ce château, donc c’est la rencontre entre professeurs et élèves, entre familles et amis. Presque tout tourne autour de cette école.

Avec vos propres mots, quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Qui est Elodie ?

Mon personnage est malvoyant. Mais c’est avant-tout (pour moi) une jeune fille déterminée, qui n’a pas envie de se laisser marcher dessus ou de se rabaisser (vis-à-vis de son handicap).
C’est une jeune fille pleine de rêves, pleine d’espoirs et qui, malgré son handicap, se montre très volontaire, très autonome. Elle fait preuve aussi de bienveillance vis-à-vis des autres afin qu’ils le soient également envers elle. Néanmoins, elle a 19 ans, donc elle a ses envies, sa part d’innocence, son impulsivité d’ado. Elle veut intégrer une grande école de gastronomie française et elle fera tout pour y trouver sa place.

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Je n’avais pas envie de m’inspirer d’un comédien ou d’une comédienne qui interprétait un malvoyant ou une malvoyante. Parce que, pour moi, c’était leur propre interprétation de leur personnage et du handicap. Je ne voulais pas m’inspirer de la façon dont quelqu’un d’autre joue, pour défendre mon rôle. J’ai préféré me fier à mes sens, je me suis entrainée à travailler à l’aveugle, à cuisiner à l’aveugle, à marcher avec une canne fournie par le service accessoires. Après, j’ai tout simplement contacté des personnes qui sont, dans la vie, malvoyantes. J’ai préféré m’inspirer de personnes qui vivent ce handicap au quotidien. J’ai préféré aller chercher dans le réel. Pour moi, les premières personnes à convaincre vis à vis de mon personnage, le premier « public », c’est celui des accompagnants et des personnes qui vivent avec des malvoyants. J’espère qu’ils reconnaitront leur situation.

Même si ce n’est jamais évident à dire, selon vous, qu’est-ce qui plaira aux téléspectateurs dans ce nouveau programme ?

D’un point de vue visuel, j’espère que les décors vont plaire aux téléspectateurs comme ils nous ont plu. Ça nous enchante de tourner dans le château de Saint-Laurent d’Aigouze, de tourner à Aigues-Mortes aussi. C’est incroyable de tourner dans des décors comme ceux-là. J’espère que le public sera autant séduit que nous.

J’espère aussi que notre interprétation, notre jeu, notre façon de jouer ensemble va plaire. J’espère que l’on va pouvoir vite s’attacher à nos personnages. Et que le public ressentira l’amitié qui nous habite en chacun et chacune, depuis le premier jour où on s’est tous rencontrés. Nous sommes une palette de comédien(ne)s et de personnages très différents, c’est assez incroyable. C’est ce qui fait la complexité de cette série et c’est ce qui m’a séduite à la projection des premiers épisodes. Je suis très fière d’être de faire partie de cette grande famille.

D’un point de vue scénaristique, le public n’est pas prêt de s’ennuyer. Ils sont très forts les auteurs pour ça, à la fin de chaque épisode, on a hâte de voir le prochain. Donc entre mensonge, trahison, histoire d’amour, vengeance, etc, on espère qu’il y aura assez d’ingrédients pour faire monter l’envie du public de continuer à visionner la série tous les soirs et donc de rester avec nous.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation pour, ensuite, être aussi efficace que possible sur le plateau ?

Dès que l’on peut, avec mes partenaires de jeu, on essaye de travailler en amont les séquences.
Je fais partie des personnes qui, pour vraiment bien connaitre la scène et ses enjeux, ont besoin d’entendre le texte. Donc j’ai besoin d’un(e) partenaire de jeu pour connaître mon texte. On a la chance aussi d’avoir un coach sur le plateau, Pascal Barraud, qui est comédien, et des répétiteurs(trices). Du coup, c’est agréable de pouvoir travailler les séquences avec eux.
J’ai besoin de connaitre mon texte et, une fois que je le connais, je peux encore mieux réfléchir à l’enjeu de la séquence. Pour être libre avec mes partenaires et être davantage disponible pour les différentes intentions demandées par la réalisation et la production. C’est important de travailler en amont les séquences, surtout que, dès fois, ce sont 3 à 4 pages de texte.

C’est important pour ma part en tout cas, d’autant plus que j’ai souvent des déplacements un peu particuliers, je dois marcher avec la canne, je dois être très sensible au toucher et à l’ouïe. Vu que j’ai toutes ces particularités-là et que je dois aussi me concentrer sur mes gestes et mouvements, si je ne connaissais pas mon texte, je m’emmêlerais un peu les pinceaux.

C’est vrai que c’est un rythme particulier mais, au final, quand on arrive à trouver le sien, c’est du « gâteau ».

A l’aube de cette nouvelle aventure, que peut-on vous souhaiter ?

Que le public soit au rendez-vous bien sûr ! Que l’on puisse avoir des audiences valorisant le travail fait par toute l’équipe. Nous, on travaille sur la série depuis mi-juillet, mais certain(e)s travaillent dessus depuis des mois ! Ils ont sûrement hâte d’avoir le retour du public. Je suis sure que les téléspectateurs seront présents. Je nous souhaite vraiment de la bienveillance de la part du public. Car malgré la crise sanitaire que nous traversons, nous devons continuer à faire exister le divertissement et la fiction est un bon ingrédient pour s’évader un-peu du réel…

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités artistiques ?

J’ai commencé à tourner la cinquième saison de « Tandem », dans le rôle d’Alice toujours. J’ai aussi pu écrire un court-métrage que j’ai, dans la foulée, tourné. C’est un court-métrage qui traite du harcèlement scolaire et il sera en ligne le 5 novembre, journée de lutte contre le harcèlement scolaire. Encore un projet engagé… et ce n’est pas le dernier.

Merci, Sarah Cheyenne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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