Koh Lanta : Aubin revient sur son beau parcours aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Aubin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination dans la saison actuelle de « Koh Lanta » sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Non, pas spécialement. En fait, je m’attendais forcément à mon départ, j’ai eu un peu plus de dix mois pour m’y préparer. Je n’ai pas été déçu de revoir ces images-là, ça fait partie du jeu, ça fait partie de « Koh Lanta ». Après, forcément, on se repose toujours des questions et on se dit que si on avait fait comme ci ou comme ça, si on avait été voir untel, peut-être que…. C’était vraiment très bref, j’ai appris à ne pas trop y penser. Avec des « si », j’aurais fini sur les poteaux.

Au moment de rejoindre le conseil, où vous partiez avec le désavantage d’une voix contre vous, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Etiez-vous inquiet pour votre avenir ?

Inquiétude, oui et non. Je pars du principe et je le disais un peu plus tôt dans l’aventure à Denis pendant un conseil que, dans « Koh Lanta », il faut toujours se sentir en danger. Que l’on ait une voix contre soi, qu’on soit le plus fort, qu’on soit le plus faible, qu’on soit le plus ancien, qu’on soit le plus jeune. Il y a toujours plein de surprises. Mais, par contre, j’avais quand même cette petite inquiétude de me dire que j’avais une voix en plus et que si ce que j’avais prévu ne se passait pas comme je l’avais prévu, et ça a été le cas, ça allait me couter cher. C’est exactement ce qui s’est passé. Oui, il y avait cette inquiétude, qui s’est avérée juste.

Lors d’un précédent épisode, sur le camp bleu, vous aviez sorti un collier d’immunité, à juste titre. Aviez-vous fait la démarche d’en chercher un autre pour vous protéger ?

Pas forcément. J’avais cette étiquette qui me collait sur la tête selon laquelle j’avais sorti Mathieu, la tête des bleus. En plus de cela, j’étais persuadé que, sur l’ile des oranges, le collier avait déjà été trouvé par Estelle. Du coup, je m’étais dit que notre ile était vierge de tout collier.

Parmi les évènements marquants du dernier épisode, le coup de fil aux familles a été particulièrement fort. A titre personnel, comment avez-vous vécu ce moment ?

J’avais promis à ma compagne que, s’il y avait des épreuves pour le téléphone ou le courrier, je ferais en sorte de les gagner. Tout simplement parce que j’avais besoin d’avoir des nouvelles et elle aussi. C’est une épreuve que j’avais à cœur de gagner. Au moment où j’arrive à parler avec elle, toutes les craintes que j’avais pu avoir se sont envolées. Mine de rien, elle était toute seule à la maison avec le petit, qui avait 9 mois à ce moment-là. C’était le seul frein que j’avais à « Koh Lanta », de savoir si ça allait bien chez moi, avant de savoir si, moi, j’allais bien là-bas.

Ce coup de fil m’a été totalement bénéfique, il m’a permis de me libérer. Je le dis sur mon interview de sortie, à « Koh Lanta », je n’avais pas faim, je n’avais pas froid, je n’avais pas soif, je me sentais relativement bien, il n’y avait que le manque de mon fils et le manque de nouvelles qui me freinaient. D’avoir eu des nouvelles au téléphone et de me dire que, au bout de quinze jours, ça  allait, m’a incité à penser que je pouvais aller jusqu’au bout tranquillement. Le frein à main était desserré.

Lors de l’épisode précédent, on avait pu voir le regroupement des quatre tribus en deux. Comment se sont passées, justement, vos premières heures dans votre nouvelle équipe ?

Dès le début, avec Alix, on a eu à cœur de faire beaucoup sur le camp, car il était très sommaire. Ils avaient un kit de pêche qu’ils n’avaient jamais utilisé. Moi qui pêche un peu, j’avais fabriqué des cannes à pêche pour que ça puisse nous servir plus tard. Avec Alix, on a fait un agrandissement de la cabane. On a réorganisé l’endroit où placer le feu. On a de suite fait ces choses-là et, après, ça a été beaucoup d’échanges avec les autres, mine de rien il fallait recréer des liens, et aussi je voulais vraiment expliquer aux autres pourquoi j’avais voté Mathieu, afin d’éviter une étiquette de stratège sur la tête.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Mon collier, bien sûr. Je suis allé le chercher, j’ai eu une théorie pour le trouver. Je pense que c’est ma plus belle réussite. Il y a eu aussi le premier totem en remportant l’épreuve des flambeaux avec l’équipe des jaunes. C’est aussi un évènement marquant. En troisième position, ce sont les moments la nuit, où les caméras s’en vont, où on est entre nous, où on discute, où les discussions sont un peu plus libérées. Mais on ne parle pas de stratégie, on est tous ensemble, on parle vraiment de tout et de rien. C’est un moment qui est super, on découvre plein de choses sur l’humain et sur les autres. Ce sont des moments magiques.

Lors des premiers jours, le fait de défendre votre région vous avait-il donné un peps et un élan supplémentaire de motivation et de fierté ?

Oui, complètement. On le voit un peu sur la première épreuve, celle des cordes, je me suis donné à fond et je termine cinquième sur vingt-quatre candidats. Alors que j’étais très loin d’avoir le meilleur cardio sur le papier. C’est grâce à ce système-là des régions, qui m’a donné une motivation supplémentaire. Tout simplement parce que, à la base, sur « Koh Lanta, on part pour moi et quand Denis nous annonce sur la plage que l’on allait se battre pour notre région, je me suis dit que j’aurais tout le Gers derrière moi et que le moindre écart allait me retomber dessus. J’avais vraiment à cœur de réussir pour mon département et je le vois pendant la diffusion, la majorité des gersois sont derrière moi et sont quand même contents de ce que j’ai pu faire à « Koh Lanta ». Oui, c’est une pression supplémentaire peut-être mais c’est une pression positive.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant l’aventure, certaines choses ont-elles été plus ou moins difficiles à appréhender ?

Rien n’est plus simple qu’à la télé à « Koh Lanta ». Je serais incapable de donner une seule chose qui soit plus simple que ce que l’on peut voir à la télé. Par contre, des plus dures, je peux en donner beaucoup. Même si on se prépare à la faim, à la fatigue, à supporter les autres, …même physiquement. Il y a énormément d’épreuves où on se dit derrière l’écran « mais qu’est-ce que ça a l’air facile et ils n’y arrivent pas », alors que, finalement, une fois que l’on est en plein dedans, on regrette de l’avoir pensé. En fait, tout est multiplié, la difficulté aussi. Sur trois jours condensés en deux heures, c’est vrai que ça a l’air facile. Toutes les personnes qui sont parties à « Koh Lanta », quel que soit le niveau physique, que l’on parle de champions ou des plus faibles, des plus jeunes ou des plus anciens, tout le monde a sous-estimé l’aventure. Sur les vingt-quatre aventuriers, il y a 100% des aventuriers qui vous diront la même chose.

A titre personnel, quelles étaient vos activités favorites sur le camp ?

En fait, sur le premier camp, celui des bleus, il faut savoir que l’on a tous toujours participé. Personne n’a bronzé. Je n’étais pas à l’initiative des choses parce que Sébastien était très manuel, Mathieu également, Ava aussi, du coup j’apprenais beaucoup avec eux. Cela m’a peut-être fait défaut, je disais dans le jeu « ce n’est pas moi qui fait cela ». Alors, si, je le faisais mais je n’étais pas à l’initiative de. Par contre, chez les jaunes, tout cela a basculé et je n’avais pas envie que ça me coute aussi cher que ce que ça avait pu me couter chez les bleus. On le voit, j’ai quand même eu la majorité des votes contre moi chez les bleus et ça n’a pas été le cas chez les jaunes. En fait, en arrivant sur le nouveau camp, j’ai voulu faire plein de choses. C’est ce que l’on disait au tout début avec Alix. Ça m’a plu car, cette fois, c’est moi qui étais à l’initiative. Après, l’activité préférée est, je pense, le moment où on allait chercher les crabes. C’était super. Il faut s’imaginer Sébastien en caleçon, avec un bob sur la tête, couché sous des rochers, en train de gueuler pour essayer de chercher des crabes. Ce sont des images qui sont magiques.

Justement, est-ce cette prise d’initiative un peu plus facile chez les jaunes qui vous a incité, au dernier jeu d’immunité, à vous porter volontaire pour l’ultime tâche, à savoir le lancer, le tir, visant à déverrouiller la structure ?

Quand il a fallu choisir quelqu’un pour tirer, tout le monde parlait un peu chinois. Du coup, je me suis dit que, comme j’avais une voix contre moi, si on réussissait, ça allait être super. Déjà, on ne partirait pas au conseil et, pour le suivant, j’espérais que ça m’aiderait. J’assume toujours tout, je voyais que personne ne voulait y aller, je me suis porté volontaire et, comme je l’ai dit au conseil, même si ça devait me porter préjudice, ce n’est pas grave, au moins je l’aurais assumé. Cette épreuve n’était pas pour moi, surtout quand on voit que, en face, on avait Hadja et Brice qui avaient déjà fait du handball…Mais bon, je pense que cette prise d’initiative était nécessaire à ce moment-là dans l’aventure, d’autant plus que je n’avais pas spécialement brillé sur d’autres épreuves donc il fallait quand même que je me rattrape de cela.

Merci, Aubin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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