Floriane Chappe évoque sa rentrée théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Floriane,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On pourra vous retrouver à partir du 23 octobre prochain, au théâtre Montorgueil, pour la pièce « La Raclette ». Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

On avait fait un showcase parisien, en septembre 2019, au théâtre Edgar, où nous avions invité notamment des directeurs de théâtres et des producteurs. Ça avait été un carton plein, on avait eu plein de réponses positives, dont le théâtre Montorgueil qui nous ouvre ses portes à partir du 23 octobre, les vendredis et samedis à 20h. Si ça fonctionne bien et si les gens reviennent dans les salles, on sera sur scène les jeudis également.

C’est une comédie moderne, très actuelle, qui parle d’une amitié datant depuis la maternelle de quatre camarades, qui avaient fait un pacte. Pacte qui a été rompu par deux d’entre eux. Ils veulent ainsi en parler à cette soirée et attendent pour cela que tout le monde soit arrivé. C’est un mélange de quiproquos, c’est explosif, c’est très drôle, il y a quatre caractères hauts en couleurs.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Elisa est stricte mais très attachante. Elle est rigoureuse, elle a des tocs, comme par exemple classer son frigo par ordre alphabétique. Elle est un peu beaucoup maniaque niveau ménage et microbes, et cela bien avant le coronavirus. C’est une avocate trentenaire qui travaille au service juridique de La Brioche Dorée et qui attaque en procès tous ceux qui ne sont pas dans les clous.

 

 

Avez-vous, du coup, des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Absolument ! En premier lieu, Monica Geller dans « Friends ». Je la trouve très proche d’elle. Cette pièce me fait beaucoup penser à cette série et je pense que c’est aussi le cas pour la metteur en scène, on a senti dans la direction que c’était une source d’inspiration non négligeable. Je trouve que, dans mon personnage, il y a, je l’ai dit, du Monica, mais il y a aussi du Rachel. De toute façon, ça reste très sitcom et c’est voulu….

Quels premiers retours avez-vous eus des spectateurs lors des premières représentations ?

Ce que l’on m’a beaucoup dit, c’est que la fin est incroyablement originale. Nous avons plusieurs fins, des fins alternatives...c'est la notre force, le public peut revenir pour découvrir nos autres fins...dans un tout autre "style" et qui ne racontent pas du tout la même chose !

Tout le monde se reconnait, que ce soit chez David, chez Elisa, chez Tiph ou chez Jonathan. On a tous une part de l’un d’entre eux chez nous, c’est quelque chose que l’on a tous vécu, on a tous déjà été à une raclette avec des caractères bien différents, bien distincts. Ce qui est ressorti, dans toutes les générations, c’est : « c’est connu, j’ai trop vécu cela ». Vraiment, les gens s’identifient à nos personnages et à la situation, ils se projettent. Du coup, c’est très bien reçu, ça parle, ça évoque des souvenirs. C’est une des raisons pour lesquelles on vient au théâtre : voyager, vivre de bons moments. Ça leur rappelle leurs bons moments. On marque un bon moment justement dans leur mémoire et, en plus, on leur fait revivre certains souvenirs.

 

 

Pour cette reprise, avez-vous réadapté certaines parties, suite aux premiers retours reçus ?

On a justement adapté en fonction des retours et des rires. Grâce au travail des deux auteurs, Thibaut Marchand et Leah Marciano. Ils travaillent beaucoup comme cela : ils présentent une fois, voient là où ça fonctionne, là où ça ne fonctionne pas et font de nouveaux tests. Cette version-là n’est donc plus exactement la même, je crois que l’on en est à la version six.

A un mois environ du retour sur scène, dans quel état d’esprit êtes-vous ? On imagine l’impatience de retrouver le public ?

C’est exactement ça ! On est très impatients de retrouver le public, de retourner sur scène, de renfiler nos costumes, de voir une salle avec des sièges rouges. On n’en peut plus, on a très envie, puisque c’est l’essence même de nos vies. Là, on nous l’avait un peu enlevée. Je crois d’ailleurs que c’est l’essence même de la plupart des parisiens. Je me faisais cette remarque pendant le confinement, je crois que si on vit à Paris, c’est pour un accès facile à la culture. Si on paye ces montants de loyer, c’est aussi pour avoir accès à des théâtres, à des concerts et donc on espère que le public va revenir. On a hâte, impatience est le mot qui revient, je me dis que ça va être un mois très long.

Justement, quelles finalisations vous reste-t-il pour ce dernier mois ?

On a eu nos répétitions de la version 6. Là, les répétitions qu’il nous reste sont des répétitions chant et danse, parce qu’il y a une partie surprise en ce sens. On travaille avec le compositeur de musique, Julien Lamassonne, c’est lui qui a créé de A à Z les musiques et les paroles, il est donc aussi notre coach vocal.

 

 

En parallèle, quelles sont vos autre actualités artistiques actuelles ?

J’ai été, tout l’été, cascadeuse dans un célèbre parc d’attraction. C’est un show que j’avais l’habitude de faire avant Covid et qui avait été annulé pendant cette période. J’ai donc retrouvé le personnage et les costumes mais on a adapté la rencontre avec le public. On avait de petits combats adaptés avec des distances, c’était vraiment un super exercice et un beau challenge. Ensuite, on allait à la rencontre des gens avec la distance barrière de sécurité. Voilà, c’était une expérience nouvelle dans ce monde nouveau, mais c’était incroyable de pouvoir retrouver une équipe artistique que j’affectionne particulièrement, de retrouver un costume que j’adore, un théâtre que j’aime.

J’ai aussi une actualité cinéma, j’avais tourné à Noel dernier un court métrage, qui sortira en cette fin d’année. C’est un film d’Emilie Bélina Richard, que l’on retrouvera sur les réseaux sociaux et sur Youtube à partir de décembre. J’ai vraiment hâte, c’est une belle comédie romantique que l’on adorera regarder sous la couette, avec un petit chocolat chaud.

Merci, Floriane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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