Demain Nous Appartient : Juliette Tresanini nous parle des différents thèmes abordés au travers de Sandrine, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

En cette période de rentrée scolaire, l’activité de Sandrine Lazzari, votre personnage dans « Demain Nous Appartient », sur TF1, est particulièrement chargée. On peut notamment penser à l’arrivée de Lise, l’ex de Morgane, en tant que CPE au lycée. Quel regard Sandrine y porte-t-elle ?

Elle ne voit pas cela d’un très bon œil, clairement. Elle est dubitative quant aux compétences de Lise et elle n’a pas tort parce que les méthodes de la CPE sur les élèves ne rentrent pas du tout dans ses valeurs à elle. Je parle, par exemple, de la gifle donnée à Jules, qui est vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour Sandrine. Parce qu’elle est quand même très proche de ses élèves, très pro donc elle estime que c’est un acte impardonnable.

C’est génial parce que ça crée du jeu très intéressant. Je n’avais pas encore joué la jalousie ni la mauvaise foi, qui sont deux sentiments assez agréables à interpréter, surtout en comédie. Je crois qu'on l'aura bien compris, j'aime la comédie  ...

On voit, du coup, que l’arrivée de Lise perturbe un peu l’équilibre de votre couple. Ces scènes-là de petite tension avec le personnage de Morgane ont dû être intéressantes à jouer, apportant autre chose à l’évolution de ce duo ?

Ah oui, clairement ! Même si on a eu tellement de messages de gens qui adorent ce couple et qui nous disent « nooonnn, ne vous séparez pas ! ». Ça nous fait jouer autre chose. Tant que l’on joue et qu’il y a matière à pouvoir explorer des émotions, des sentiments intenses, quelque que soit le sentiment, c’est agréable pour un acteur. Là, on prend beaucoup de plaisir avec Marie à jouer ces tensions, c’est sûr.

 

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

A titre plus personnel, comment aviez-vous réagi à la lecture des scenarii, notamment en voyant les « manigances » de Sandrine en demandant, en douce, la mutation de la nouvelle CPE ?

En fait, je suis très étonnée, les gens disent que Sandrine a bien raison et trouve sa réaction « normale ». Alors que je trouvais que mon personnage était un peu extrême sur ce coup-là. Je m’étais dit que, pour une fois, Sandrine n’était pas « la gentille » de l’histoire. Je me rends compte que les gens sont tellement attachés au couple Morgane / Sandrine qu’ils sont plutôt de leur côté. Ça me fait plaisir, en tout cas, de proposer une version un peu noire de mon personnage. J’ai adoré cette scène où je prends mon téléphone, où j’appelle le rectorat pour faire muter Lise, sitôt qu’elle quitte le bureau. J’avais un petit truc sadique dans mon regard, j’avais l’impression d’être « Meryl Streep » dans « Le diable s'habille en Prada ». La méchanceté peut être agréable à jouer, c'est un exutoire, d'avoir l'autorisation de l'être. C'est pour ça que j'aime mon métier.

Par ailleurs, une autre arrivée est à noter, celle d’une nouvelle professeur d’anglais, interprétée par Camille de Pazzis. L’équipe pédagogique du lycée est donc de plus en plus présente à l’antenne, ce qui doit vous faire plaisir et vous réjouir ?

Vu que Chloé Delcourt quitte le lycée, clairement, je me serais retrouvée un peu seule en conseil de classe (rire) …Je n’avais plus personne, je n’avais plus de professeur et Frédéric Diefenthal, comme on le sait, part sur « Ici tout commence ». Vraiment, j’aurais été « alone ». Il fallait bien renouveler, il n’y avait plus de CPE, il n’y avait plus de professeurs emblématiques. Donc, oui, je me réjouis. Camille est super, on a eu deux trois scènes ensemble, ça se passe très bien. Avec Sara, on adore se détester, nous qui, dans la vie, sommes amies. Et d’autres professeurs vont revenir…Je crois que la production veut remettre un peu de peps dans ce décor qui avait un peu été oublié l’année dernière et qui plaît beaucoup aux ados notamment, car il y a toutes les histoires et les intrigues des jeunes. Pour cela, il faut des profs, des cours et de l’activité.

La rentrée scolaire, quant à elle, a aussi été intense, on peut notamment penser à l’histoire de la fausse sextape de votre fils. Comment Sandrine, en tant que maman mais aussi que proviseur, a-t-elle pris cela ?

Moi-même qui ai un enfant de sept ans dans la vie, j’essaie de me mettre à sa place. C’est l’enfer, c’est clairement diffamatoire…En plus de ça, ce n’est pas lui donc c’est une injustice totale. En jouant, j’éprouvais vraiment cette colère de mère. Je bouillonnais de l’intérieur quand je faisais toutes ces scènes...

Je trouve que c’est vraiment tellement important qu’on en parle dans la série parce que mon Dieu que ça arrive à plein de gens sur les réseaux sociaux. J’ai grandi dans les années 90, où il n’y avait pas cela, on était un peu plus préservés, le harcèlement existait déjà mais bon, ce n’était pas d’ampleur publique. Mais, là, c’est, je crois, la cause numéro un de suicide auprès des adolescents. C’est très important d’en parler et de le prendre très à cœur. Du coup, mon personnage était vraiment très en colère…

 

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

Sans tout en dévoiler, à quoi peut-on s’attendre, dans les prochaines semaines, pour votre personnage ?

Il va y avoir du nouveau dans notre vie personnelle, à Morgane et moi, avec l’arrivée de quelqu’un chez nous. On va accueillir une personne dans la famille, qui n’est pas forcément directement liée à celle-ci mais qui va en faire partie un temps.

Là, je m’apprête à tourner une arche principale autour de mon personnage. Je vais avoir beaucoup de travail tout le mois de novembre, je vais tourner presque tous les jours. Il faudra s’attendre à des retours de personnages, à une grosse grosse intrigue extrêmement bien écrite atours de la famille Lazzari.

En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets artistiques du moment ?

Je relance ma chaîne Youtube. C’est absolument génial. J’ai rentré deux courts métrages la semaine dernière. L’un parle de la pression que met la société sur les femmes d’être toujours jeunes et fraîches. Quand on dit qu’une femme de trente-cinq ans est périmée, je trouve cela incroyable. J’en ai fait un sketch avec Cyril Garnier, qui joue dedans, « J’ai décidé de ne pas vieillir ». L’autre s’appelle « Bébé au chocolat », sur la pression des femmes à devenir absolument mères. C’est fou de constater que quand une femme ne veut pas d’enfant, on lui demande toujours de se justifier. Pourquoi ? Je ne sais pas. Ce sont donc un peu les injonctions faites aux femmes que l’on évoque. La semaine prochaine, je tourne deux autres courts métrages, un peu plus de science-fiction, toujours pour ma chaîne, avec Audrey Pirault et Nicolas Berno. Je suis très fière de reprendre les vidéos, de créer mes propres projets de A à Z.

On pourra aussi me retrouver dans « Lucas a disparu », aux côtés de Laetitia Milot, prochainement sur M6.

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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