Demain Nous Appartient : Antoine Cohaut évoque Ben, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques semaines dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de rejoindre ce beau programme ?

C’est le premier projet professionnel sur lequel je suis pris. C’est, en plus, un rôle récurrent. On fait beaucoup de choses, notre famille semble appréciée. C’est un vrai plaisir de commencer, pour moi, par DNA, c’est une vraie famille de comédiens, tout le monde s’entend très bien. On tourne à Sète, une très belle ville. Pour moi qui suis originaire du Sud, c’est plaisant de jouer là-bas.

C’est une très bonne expérience, c’est une quotidienne, on doit tourner rapidement. Trois équipes tournent en parallèle, à raison de huit séquences par jour, contre quatre au cinéma et l’on fait deux à trois prises seulement, pour entre six à huit en long-métrage. En tant que comédien, c’est une très bonne école, cela m’apprend à être efficace très rapidement. C’est vraiment intéressant pour moi qui débute dans ce métier. Il faut avoir de l’endurance.

Je suis très content d’être là. Mes partenaires me font grandir, je pense notamment à Renaud Roussel, qui joue mon père, il m’aide beaucoup sur le plateau. Sans oublier Linda Hardy. C’est un vrai plaisir de tourner avec eux. J’ai beaucoup de chance, c’est cool, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui rêveraient d’être à ma place.

 

 

Avec vos mots, comment caractérisez-vous Ben, votre personnage ?

Ben vient de Bordeaux, il a perdu sa mère, il y a un an. Il en souffre encore, il l’extériorise pas mal vis-à-vis de son père. C’est ce dernier qui conduisait au moment de l’accident. Ben le tient donc pour responsable de la mort de sa mère et du fait que sa sœur soit en fauteuil roulant. Il en veut encore pas mal à son père.

A la différence de sa sœur qui est assez solaire et qui essaie de positiver, il est un peu plus négatif pour le moment. C’est un jeune garçon assez brisé dans la vie. Perdre sa mère à 15 ans est un gros choc pour un adolescent. Il a tout à reconstruire à Sète, une nouvelle ville pour lui.

Il n’accepte pas la nouvelle relation de son père, ce que l’on peut comprendre. Parfois, il peut être amené à faire des bêtises mais c’est un garçon que l’on peut pardonner, en tant que téléspectateur.

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Pas directement. Je suis une éponge, je prends de tout ce que je vois, j’entends et j’écoute. En tant que très gros cinéphile, je prends aussi inconsciemment de personnages de films. Je joue à l’instinct. Personnellement, je n’ai pas perdu ma maman mais des grands-parents donc je peux comprendre sa douleur.

Ben est un « petit con », je pense que mes parents pouvaient me qualifier, malgré moi, de « tête à claques » quand j’étais petit donc je crois qu’il y a une part de moi qui se reconnait un peu dans ce personnage. J’arrive à comprendre Ben parce que j’ai pu être un peu comme lui à un moment donné. J’étais moi-même un peu renfermé à certains moments, je le redis, je me reconnais un peu en lui. Je pense d’ailleurs que c’est le cas de pas mal d’acteurs de fiction. C’est ce qui fait le petit truc en plus.

Vous l’avez dit, le rythme de tournage est soutenu. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation ? Peut-être l’avez-vous déjà peaufinée au fur et à mesure ?

Comme beaucoup d’acteurs, j’aime travailler du jour pour le lendemain, si le nombre de séquences me le permet. J’ai appris à mieux préparer mon texte, à bien mieux maîtriser les mots. Je faisais beaucoup plus, au début, de mise en bouche que maintenant. A présent, je me permets simplement d’adapter certains mots qui ne me correspondent pas trop, pour mieux coller à ma réalité. Je fais plus attention encore à l’apprentissage, pour être plus instinctif sur le plateau. Je suis arrivé avec peu d’expérience, j’écoute les différents conseils que l’on me donne. J’ai travaillé aussi mon articulation, j’ai fait pas mal d’exercices.

Je suis assez instinctif dans le jeu, je n’ai pas trop changé en ce sens. A partir de mi-octobre, on pourra me retrouver dans l’intrigue principale. Mon personnage commencera à prendre plus d’importance. Du coup, j’ai eu plus de séquences à tourner et donc à préparer. J’ai appris à les maîtriser plus tôt. Je pense être plus efficace maintenant qu’au début.

Sans rien en dévoiler, cette arche principale permettra-t-elle de mieux connaitre Ben ?

Oui, on va comprendre ses faiblesses, sa douleur, l’origine de celle-ci. Il va souffrir, beaucoup de choses vont se passer avec son père, avec sa sœur Solène, avec Clémentine aussi. On va en apprendre plus sur lui. On va le voir à nu, clairement. On va le découvrir plus amplement.

 

 

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales raisons du succès de ce programme ?

Je pense que le programme cherche à être réaliste, vise à toucher le plus de personnes possibles, de toutes tranches d’âges. Beaucoup les jeunes aussi, au travers des lycéens. Il y a plein d’histoires, de retournements de situation, c’est toujours intéressant à regarder. C’est un rendez-vous quotidien, à 19h 10, pour le public. Ce genre de programmes, on le voit, marche bien. Je pense que la série va durer très longtemps, peut-être même indéfiniment.

La forte présence sur les réseaux sociaux explique aussi le succès.

Vous êtes un jeune comédien, c’est là votre première expérience significative. A termes, quelles seraient vos envies artistiques ?

J’ai 20 ans, c’est mon tout premier projet pro audiovisuel. J’ai comme projet final d’être réalisateur de films. Je regarde des films depuis longtemps, je baigne dedans. J’ai cette envie de percer dans ce milieu qui fait rêver. C’est ma voie, c’est ce qui me plait le plus. J’ai un instinct de meneur, j’aime entreprendre, c’est pourquoi la réalisation et la création m’attirent beaucoup.

L’acting me plait, mais je pense que la réalisation me donnera encore plus d’émotions. C’est un objectif qu’il me tarde de pouvoir atteindre. Je me donne toutes les cartes en ce sens. Je commence par le jeu actuellement et j’espère grandir. Tester le cinéma en tant qu’acteur dans un premier temps serait une étape nécessaire sans doute également.

Il me plairait aussi, pourquoi pas, d’être directeur créatif de jeux vidéo, ces derniers m’attirent beaucoup. J’ai pas mal d’idées à ce sujet, pour créer de A à Z de nouveaux jeux.

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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