Section de recherches : Elise Tielrooy évoque la nouvelle saison à venir de la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elise,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra prochainement vous retrouver dans la nouvelle saison de « Section de recherches » sur TF1. On peut imaginer, pour vous, la joie que cela a été de retrouver vos camarades et toute l’équipe de tournage ?

C’est sûr. A chaque fois que l’on se retrouve après plusieurs mois d’interruption, c’est vrai que c’est très sympathique. C’est comme une réunion familiale lorsque l’on n’a pas vu les gens pendant longtemps et que l’on fait le point sur tout ce qui s’est passé. Le reste de l’année on reste un peu en contact mais ce n’est pas pareil que de se voir tous les jours. Donc c’est très agréable, surtout que l’on s’entend très bien.

Sans tout en dévoiler, peut-on s’attendre, pour cette nouvelle saison, à quelques nouveautés pour votre personnage, la capitaine Ariel Grimaud ?

Oui, il y a des changements, c’est aussi pour cela que j’ai hâte que la diffusion puisse se faireJ. Je me suis beaucoup amusée et il me tarde d’avoir le feedback du public. C’est toujours marrant quand on le tourne, quand on le joue mais, contrairement au théâtre, il faut attendre la diffusion pour savoir ce que les téléspectateurs en auront pensé.

On découvrira un peu plus la vie personnelle d’Ariel, j’ai trouvé cela très marrant, ça a été bien écrit, j’étais ravie de pouvoir jouer cela, ce fut très plaisant.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources d’inspiration particulières pour son interprétation ?

Au départ, (avant de rencontrer le reste de l’équipe) je voulais en faire un personnage très froid. Je m’étais fixé ça toute seule dans mon coin, et finalement ce n’est pas exactement ce qui s’est passé. Le personnage s’est tricoté avec les partenaires et les réalisateurs, avec le texte, avec les accessoires, avec aussi la perception des autres sur qui elle est, ce qu’elle apporte, et la ligne de départ s’est adaptée. C’est très bien comme cela.

Ça arrive que l’on parte avec quelque chose et que, en réalité, le personnage prenne vie un peu malgré nous par moment. Tout d’un coup, ces petites briques les unes après les autres font un personnage plus complet, plus complexe et, souvent, plus riche que ce que l’on avait imaginé.

 

 

La série existe depuis bientôt quinze ans. Justement, selon vous qui avez rejoint l’équipe en 2018, qu’est-ce qui explique cette fidélité du public ?

Je pense qu’il y a un mélange de choses. D’abord, et c’est le plus important je pense, l’attachement aux personnages. Il y a aussi le fait que ce soit joliment tourné et dans une région somptueuse. C’est beau, les décors sont magnifiques. Les intrigues aussi sont bien ficelées et sont possibles à regarder en famille. Ça permet aussi certainement de discuter de certains sujets. Voilà, je pense que c’est un ensemble. La fidélisation est clé, je crois que c’est important d’avoir des personnages à retrouver régulièrement, pour les voir évoluer. On s’attache, on les voit bouger, changer un peu. Je pense que ça joue aussi.

A titre plus personnel, avant de rejoindre le programme, le regardiez-vous ? Sinon, vous étiez-vous plongée dedans en amont pour bien en maitriser le contexte et les enjeux ?

Je la regardais ponctuellement, je ne me suis pas plongée dedans avant de la rejoindre car je ne voulais pas trop être influencée par ma prédécesseure. Je voulais proposer quelque chose de radicalement différent. Elle était très très bien, il fallait que je me démarque. Ce n’était pas facile, elle était là depuis le début, son personnage était très aimé donc je voulais justement prendre de la distance pour proposer quelque chose de différent.

En revanche, j’ai dû prendre un peu de champ par rapport à mon esprit comédie de « Mes amis, mes amours, mes emmerdes », esprit qui m’habite de toute façon. J’aime m’amuser avec un texte. Donc c’est plus à cela que j’ai pensé, à m’inscrire comme une pièce dans un puzzle. Il fallait apporter sa particularité mais qu’elle s’imbrique bien dans l’ensemble. J’ai dû penser au fait que c’est une série policière sérieuse, que j’avais un personnage sérieux. Une scientifique ! Et sur le plateau, je garde toujours cela en tête.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. On imagine que vos précédentes expériences, notamment à l’image, vous ont beaucoup aidée à vous adapter sereinement ?

Absolument ! D’autant plus sereinement que sur une série, on peut justement donner des nuances au personnage au fur et à mesure. Quand on fait un unitaire, on a envie de tout mettre tout de suite mais, dans une série, on a le temps d’installer, on a le temps de prendre sa place, d’étoffer, de complexifier, c’est toujours très agréable.

Ce rythme de tournage est une bonne chose, on n’a pas le temps de s’ennuyer, on est sur le grill, c’est très agréable.

 

 

En complément, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

De reprendre l’écriture. J’ai publié deux romans, j’en ai écrit un troisième mais qui est encore en chantier, du coup je me concentre sur mon quatrième qui sera la suite des deux premiers. Par ailleurs, le premier devrait être adapté, mais je ne sais pas très bien où ça en est. Avec cette crise sanitaire tout est bouleversé ! Bien entendu les tournages aussi. Cette année la reprise est un peu étrange.

En conclusion, on l’a dit, vous possédez différences cordes à votre arc artistique. Les considérez-vous comme complémentaires ou comme autant de métiers différents ?

C’est absolument complémentaire. L’une nourrit l’autre. Dans tous les cas, c’est une projection dans de la fiction, c’est créer des personnages, que ce soit dans l’écriture, au théâtre ou sur les tournages. Ce que l’on apprend d’un côté va aider pour le reste.

Merci, Elise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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